Progression 3/2 > 5/2

En lisant tous ces posts sur le sujet et étant une habituée du Conseil des prud’hommes, section encadrement, traitant des licenciements des cadres et autres ingénieurs…et des Cours d’Appel (chambre sociale),
Je peux vous dire que des carrières pleines chez les ingénieurs vont devenir plus rares dans le futur.
Par contre les licenciements avant même 50 ans (âge fatidique ou les cadres sup sont trop souvent considérés comme « hors d’usage » en France ) ne sont pas rares après un"léger" harcèlement dans certains cas.
Licenciement soit pour motif économique (la société est en difficulté ou rachetée par des fonds de pension…cas classique) ou alors pour motif personnel , on trouve toujours de bonnes raisons quand le salarié ne « fait pas l’affaire »…
Les carrières sont parfois mouvementées de nos jours.
Il faut être coriace…sauf quand on est fonctionnaire mais tout le monde ne peut pas l’être:)
J’ai vu devant les prud’hommes, des X , des centraliens, des ingénieurs des ponts et chaussée etc, etc, etc…
Le diplôme ne protège plus, cette ère est révolue.

Préparez vous à endurer les petits gars et écoutez bien vos professeurs de droits en école d’ingé, ils vous apprendront peut être à anticiper des situations délicates en matière de droit du travail.

cauchy-schwarz a écrit:

Centrale Lyon —> X , est-ce possible en MP* :cry: ? Avec le changement de programme?
J’ai bien un pote qui a fait Supélec → Top 5 Ulm, donc autant dire que ça dépend du personnage.

skml a écrit:

[quote=« Transcender »]
Ca donne (presque) envie de faire 5/2 tout ça.
Ne pas oublier le coût d’une 5/2 pour l’étudiant, futur ingénieur : manque à gagner d’un an de salaire d’ingénieur, soit ~40k€ primes et intéressement compris en gros, donc ~30k€ nets + perte d’une année de cotisations retraite. Sans compter les frais et coûts d’une année de scolarité en plus pour atteindre le diplôme d’ingénieur, facilement quelques milliers d’euros. Quand on compare les salaires de sortie des écoles au k€ près, il faut aussi peser les dizaines de k€ que coûtent une 5/2. D’ailleurs, je ne parle même pas des 15k€ en plus pour l’Etat (coût d’une année de prépa) et des frais pour les parents.

Alors 5/2 pourquoi pas, mais il ne faut pas oublier qu’il y a un prix à payer qui va au-delà de l’effort scolaire supplémentaire. Il faut donc bien peser le pour et le contre. :wink:
[/quote]
Je poursuis…par rapport aux premiers posts de ce topic dont un cité ci-dessus…

Faites donc une 5/2 si vous en avez le courage et si cela en vaut la peine et ne vous préoccupez pas de la question du coût ou de l’argent perdu en redoublant la spé…c’est parfaitement ridicule
à l’échelle d’une carrière ou il y aura forcément des aléas autres qui vous feront perdre de l’argent et qui dépasse largement le problème ce la retraite.

lafayette911 a écrit:

Les carrières sont parfois mouvementées de nos jours. (…) Le diplôme ne protège plus, cette ère est révolue. (…)Par contre les licenciements avant même 50 ans (âge fatidique ou les cadres sup sont trop souvent considérés comme « hors d’usage » en France )
Voici les données de l’enquête IESF 2013 pour relativiser un peu :
Enquête Ingénieurs et Scientifiques de France 2013 a écrit:
Le taux de chômage, hors jeunes à la recherche de leur premier emploi, s’établit à 2,8% (au lieu
de 2,7% fin 2011).
*
Combien de périodes de chômage avez-vous connues ?*
50 à 54 ans
aucune : 70% ; une :19% ; deux ou trois : 10% ; plus de trois : 1%
55 à 59 ans
aucune : 68% ; une :20% ; deux ou trois : 11% ; plus de trois : 2%
60 à 64 ans
aucune : 69% ; une :16% ; deux ou trois : 12% ; plus de trois : 3%

Tous les discours sur les nouvelles carrières de cadres nomades dans des entreprises flexibles doivent
donc être modérés par les données de cette enquête qui font – au contraire -apparaître une population
très stable et protégée du chômage.

Franchement vous trouverez certainement des traces a moi sur ce forum quand j’étais 3/2 et je me posais aussi les mêmes questions, j’avais eu Centrale Marseille et Telecom Bretagne . La en 5/2 le progrès est net, je suis admissible partout Centrale Pa , Grandes Mines avec pas mal de points d’avance et à l’X ( j’ai pas passé les ENS ). Donc si vous êtes motivés et si vous voulez l’école que vous voulez, je vous encourage à faire la 5/2, surtout que moi j’aimais ce que je faisais !

skml a écrit:

[quote=« lafayette911 »]
Les carrières sont parfois mouvementées de nos jours. (…) Le diplôme ne protège plus, cette ère est révolue. (…)Par contre les licenciements avant même 50 ans (âge fatidique ou les cadres sup sont trop souvent considérés comme « hors d’usage » en France )
Voici les données de l’enquête IESF 2013 pour relativiser un peu :
Enquête Ingénieurs et Scientifiques de France 2013 a écrit:
Le taux de chômage, hors jeunes à la recherche de leur premier emploi, s’établit à 2,8% (au lieu
de 2,7% fin 2011).
*
Combien de périodes de chômage avez-vous connues ?*
50 à 54 ans
aucune : 70% ; une :19% ; deux ou trois : 10% ; plus de trois : 1%
55 à 59 ans
aucune : 68% ; une :20% ; deux ou trois : 11% ; plus de trois : 2%
60 à 64 ans
aucune : 69% ; une :16% ; deux ou trois : 12% ; plus de trois : 3%

Tous les discours sur les nouvelles carrières de cadres nomades dans des entreprises flexibles doivent
donc être modérés par les données de cette enquête qui font – au contraire -apparaître une population
très stable et protégée du chômage.

[/quote]
Pour répondre à cette enquête, elle date de 2011 et l’économie s’est encore dégradée depuis en France.
Cependant, il est clair que cela ne concerne pas les jeunes qui sortent d’école (ils coutent moins cher ) mais les autres…
Et puis il y a une omerta…ceux qui restent sur le carreau sont silencieux…
voir les 2 articles ci dessous.

lemonde.fr/education/article … 73685.html
challenges.fr/emploi/2014061 … coles.html

En lisant tous ces posts sur le sujet et étant une habituée du Conseil des prud’hommes, section encadrement, traitant des licenciements des cadres et autres ingénieurs…et des Cours d’Appel (chambre sociale),
Je peux vous dire que des carrières pleines chez les ingénieurs vont devenir plus rares dans le futur.

Par contre les licenciements avant même 50 ans (âge fatidique ou les cadres sup sont trop souvent considérés comme « hors d’usage » en France ) ne sont pas rares après un"léger" harcèlement dans certains cas.
Licenciement soit pour motif économique (la société est en difficulté ou rachetée par des fonds de pension…cas classique) ou alors pour motif personnel , on trouve toujours de bonnes raisons quand le salarié ne « fait pas l’affaire »…
Les carrières sont parfois mouvementées de nos jours.
Il faut être coriace…sauf quand on est fonctionnaire mais tout le monde ne peut pas l’être:)
J’ai vu devant les prud’hommes, des X , des centraliens, des ingénieurs des ponts et chaussée etc, etc, etc…
Le diplôme ne protège plus, cette ère est révolue.

Préparez vous à endurer les petits gars et écoutez bien vos professeurs de droits en école d’ingé, ils vous apprendront peut être à anticiper des situations délicates en matière de droit du travail.lafayette911
Ceci va dans le sens du Doctorat après l’école d’ingé:

  • faciliter une expatriation en cas de coup dur avec M<D , souvent à l’étranger, M = ingé D = docteur LMD
  • en cas de coup dur, devenir prof en IUT (pas besoin de passer le CAPES, le doctorat + expérience d’ingé suffisent)

Oui c’est une bonne réponse…
Ne pas compter que sur l’hexagone (trop trop petit et à la mentalité désespérément bornée) pour fournir un emploi, nos amis allemands adorent nos ingénieurs mais pas seulement…
jcomjeune.com/jeunes-diplome … ver-un-job
vosdroits.service-public.fr/part … 0040.xhtml
D’ou l’intérêt de garder une LV2 en prépa mais aussi en école d’ingé et d’aller faire des stages et vacances à l’étranger pour muscler l’oral.

pour les chercheurs aux USA c’est par ici…

fr-fr.facebook.com/notes/fred-b … 6788095192

orientationgb.com/2010/11/11/etu … ou-partir/

les USA ne sont pas un Eden pour ceux qui comptent y émigrer(problème des retraites inexistantes et du système de couverture sociale, sans compter les « tuitions » exorbitantes pour faire des études à l’université…pas moins de 48000 dollars/an pour la moindre université…cela reste un luxe qui n’est pas à la portée des familles moyennes.

Conclusion, faire des études universitaires en France ou à l’étranger pour obtenir un master spécialisé ou un post doc ,après un diplôme d’ingé est tout à fait intéressant pour avoir une reconnaissance certaine à l’étranger…où le système français n’est pas connu (prépa + ecole d’ingé).
De plus, certains élèves sortent [b]trop jeunes d’école et sont sur le marché du travail après avoir fait supelec ou autre .
Ils ne sont pas très crédibles quand ils ont une allure de lycéens.
Je pense notamment à ceux qui ont eu leur bac à 15 ans…ce n’est pas une critique, c’est factuel.
Les employeurs recherchent aussi la maturité et c’est légitime.

Juste comme ça : un mastère spécialisé n’a pas de valeur à l’étranger, c’est une formation franco-française
on peut parler du double diplôme aussi…

Masselotte a écrit:

Juste comme ça : un mastère spécialisé n’a pas de valeur à l’étranger, c’est une formation franco-française
+1, le MS est une vaste blague en France; c’est en fait une 3A payante, vu que tu suis les mêmes cours que les 3A d’options :slight_smile: une belle manière d’acheter son diplôme, et les prix sont en hausse, preuve de l’engouement!

Masselotte a écrit:

on peut parler du double diplôme aussi…
Normalement tu récupères un MSc. en DD, non?

oui
ça n’avait pas de rapport avec ma remarque sur les MS, c’était juste pour compléter ce qui était dit sur les façons de partir à l’étranger

Bien sûr on peut parler de ce que vous voulez…
Certains masters français sont reconnus en Angleterre et vice versa car il y a des accords étroits entre certaines universités depuis longtemps.
Erasmus a largement contribué à cela .
Il me semble que certaines écoles d’ingé privilégient cela également, polytechnique avec Stanford ou Berkeley, je ne me rappelle plus…
Cf par ex pour les études de droit, le double diplôme entre Assas et le kings college à Londres.
Cela dépend ensuite des domaines et du rayonnement des anciens élèves.
etudierenangleterre.fr/etudier-a … s-licence/

C’est aussi pour cela que polytechnique mène une réflexion sur un rapprochement avec Paris 11 dans le futur pour sa visibilité internationale entre autres.

orientation.blog.lemonde.fr/2013 … president/

voilà le lien que je recherchais…
polytechnique.edu/accueil/re … 8253759712

Il ne s’agit ici que de polytechnique… mais d’autres écoles et universités font la même chose.
Alors prenez votre béton de pèlerin et frappez aux portes, c’est mon conseil…Il y a aussi des bourses accordées par la fondation Fullbright pour ceux qui veulent se construire leurs parcours tout seuls.
Il existe une foultitude d’opportunités en Europe, Suisse, Belgique , UK etc… mais il faut être curieux et tenace.

ou intégrer une école qui a ça « dans le sang »

oui, le classement "we shine ***** " à la française… ne fait pas tout, soyez attentif à l’ouverture sur l’international.

Juste comme ça : un mastère spécialisé n’a pas de valeur à l’étranger, c’est une formation franco-française
on peut parler du double diplôme aussi…
Comment ça, pas de valeur? :smiley: Si ton recruteur à l’étranger voit que le profil acquis grâce au master spécialisé est bien celui qu’il recherche avec le bon stage qui va bien avec, il va embaucher. C’est quoi la valeur ? C’est le plus que ça appporte à l’embauche. Donc si ça permet ou facilite une embauche ça a de la valeur.

le diplôme n’est pas reconnu contrairement à un MSc, c’est tout.
Sinon encore heureux que ça puisse jouer sur une embauche, je vois pas l’intérêt de gâcher un an et 15k€ sinon… mais ça serait cool d’avoir des exemples de gens qui ont réellement trouvé un poste à l’étranger grâce à leur MS

le diplôme n’est pas reconnu contrairement à un MSc, c’est tout.
Le recruteur quelquepart à Londre ou ailleurs s’en fiche bien que quelqu’un ait décidé ou non d’une équivalence du diplôme.

C’est le recruteur qui valorise ou pas le dipôme et le stage qui va avec et personne ne va lui imposer quoi que ce soit.

Masselotte a écrit:

exemples de gens qui ont réellement trouvé un poste à l’étranger grâce à leur MS
Je connais un ingénieur passé par MS qui est parti en doctorat en Norvège.