Bonsoir,
Je me permets de vous parler du projet professionnel d’un ami à moi ( qui aurait bien souhaité vous écrire sur ce forum mais qui est occupé actuellement, il m’a donc prié de vous transmettre son message). Il a eu son diplôme d’ingénieur d’Etat de l’Ecole Hassania des Travaux Publiques au Maroc. Il est aussi titulaire d’un M2 en Mathématiques Fondamentales et Appliquées de l’université de Nantes et d’un M2 en Probabilités et Finance de l’UPMC et l’Ecole Polytechnique. C’est sa première année d’embauche à Société Générale en tant qu’ingénieur financier. Il a un profil très intéressant (bonne maitrise de l’anglais, membres actifs dans plusieurs associations, très bonne prise de parole en public…). Il souhaite, après avoir gagné 5 ans d’expérience dans le domaine de la haute finance, de postuler pour le Master d’Affaires Publiques de SciencesPo Paris qui pourrait l’aider à accélérer sa carrière. Son rêve ? Dès son jeune âge, il rêvait d’occuper un poste de haute responsabilité ( PDG, ministre…) sans avoir en tête d’avoir un grand salaire mais plutôt pour avoir plus de visibilité et de capacité pour prendre des décisions qui peuvent améliorer des vies ( ne serait-ce que sur le plan régional ou national).
Le décor étant planté, il vous sera incroyablement reconnaissant si vous lui apportez des réponses amples aux 3 questions suivantes :
1- Avec un tel parcours académique, pourrait-il aspirer à gravir les échelons qu’il désire ? ( sachant que, à titre d’exemple, la plupart des grands patrons et PDG sont issus des meilleures écoles et universités françaises ou américaines). Certes, il y a tant d’autres critères qui déterminent ceci ( à savoir le parcours professionnel…).
2- Ce désir d’accumuler plusieurs masters de renommée ne serait-il pas considéré comme un moyen pour camoufler son école d’ingénieur de départ ( qui est d’ailleurs très bien classée au Maroc mais loin d’être comparable à L’X ou à Supelec) ?
3- Comme les plus grands postes d’administration nécessitent une grande expérience professionnelle , une durée de 7 ans serait-elle suffisante pour occuper de tels postes ? En d’autres termes, peut-on devenir PDG ou ministre à l’âge de 32 ans ?
La réponse à la dernière question est plutôt de l’ordre de 42.
Plus sérieusement je crois que Alexandre le grand est devenu roi dès l’âge de 19 ans puis empereur avant l’âge de 32 ans.
Au Soudan du Sud, c’est peut-être possible de devenir directeur de compagnie pétrolière ou ministre à 32 ans.
J’ai trouvé un fil Prepas.org où quelqu’un explique qu’il faut intriguer pour progresser dans une entreprise.
Enfin, qu’il se rassure, ton ami est quelqu’un de très très malin, il ira loin : il est en effet capable faire faire son boulot par quelqu’un d’autre (ici, te demander à toi de se renseigner à sa place).
Par contre peut-être que ce genre de sujet devrait trouver sa place sur un forum de coaching, pas sur Forum Prépas.
C est de l ingénierie… littéraire façon aznavour. « Je me voyais déjà en haut de l affiche »
Quand on sait que certains ministres (hors républiques bananière) n ont pas de diplôme (ou si peu)
Simo, la carrière c est une question de compétences et de personnalité. Pas d accumulation de parchemin.
Si ton copain débordé a mis assez d argent de côté pour se payer 2ans d iep c est son droit. Il fait quoi ensuite ?
Une autre approche est que tu conseilles à ton ami de suivre un atelier de développement professionnel où il pourra travailler sur des « persona » fictives (bien que la méthode des persona soit décriée par des spécialistes du design thinking pour sa moindre efficacité) :
je m’y connais pas trop , mais c’est quand même des questions effrayantes / inquiétantes pour quelqu’un qui a autant de diplôme en mathématiques .. Sachant les qualités que les mathématiques demandent..
C’est même pas dans le fait de rêver de "pouvoir / d’autorité " mais la façon dont cela est posé, fait très enfantin
Pour répondre sérieusement on peut être pdg à n’importe quel âge et avec n’importe quel niveau de diplôme, il suffit de créer sa boite…
S’il veut être pdg d’une boite du Cac40 c’est plutôt pas avant 50 ans et il faut une chance qui confine au phénoménal.
Ca commence par avoir les bons diplômes (remarque c’est une condition ni nécessaire, ni suffisante, elle est simplement facilitatrice), et surtout le meilleur réseau possible. Après il faut être le meilleur, avoir un encore plus gros réseau et un jour ça pourrait passer.
De ce que tu en dis il est déjà plutôt mal parti pour les postes visés en Europe ou aux Etats-Unis. Je ne me prononce pas pour l’Afrique car je n’y connais rien.
Même en relavant son diplôme avec Sciences Po ça ne suffira pas. Vaudrait mieux intégrer l’ENA derrière pour assurer au maximum.
Concernant la partie ministre, la réponse de father est on ne peut plus claire… Il ne s’agit que de réseau
Pour répondre sérieusement on peut être pdg à n’importe quel âge et avec n’importe quel niveau de diplôme, il suffit de créer sa boite…
S’il veut être pdg d’une boite du Cac40 c’est plutôt pas avant 50 ans et il faut une chance qui confine au phénoménal.
Ca commence par avoir les bons diplômes (remarque c’est une condition ni nécessaire, ni suffisante, elle est simplement facilitatrice), et surtout le meilleur réseau possible. Après il faut être le meilleur, avoir un encore plus gros réseau et un jour ça pourrait passer.
De ce que tu en dis il est déjà plutôt mal parti pour les postes visés en Europe ou aux Etats-Unis. Je ne me prononce pas pour l’Afrique car je n’y connais rien.
Même en relavant son diplôme avec Sciences Po ça ne suffira pas. Vaudrait mieux intégrer l’ENA derrière pour assurer au maximum.
Concernant la partie ministre, la réponse de father est on ne peut plus claire… Il ne s’agit que de réseau
Pourquoi pensez-vous qu’il est mal parti pour des postes en Europe?
Simo, faut pas tout mélanger.
Ton pote est Marocain, il ne grimpera jamais dans la sphère politique européenne.
Par contre il peut faire carrière dans son pays s il y développe un gros réseau.
Depuis Paris, ce sera un peu compliqué
A un moment ou a un autre, il devra se rapprocher de son pays.
Science po lui donnera un beau vernis. Mais ce ne sera pas forcément super utile.
J ai l exemple concret d une directrice financière (étrangère mais européenne) qui a choisi de rentrer dans son pays pour y mener une carrière politique.
Passons maintenant au secteur privé.
Les grands groupes internationaux sont parfois dirigés par des profils extra-européens. Mais ça reste minoritaire.
S il cherche un vrai booster, je lui conseillerais plutôt un gros mba genre insead. C est qd même autre chose que l iep !
Ça lui donnera un profil plus généraliste que le fort en math, et un accès à un vrai réseau.
Il y a néanmoins 3 bémols :
Ça coûte bonbon
Il va trimer 15mois durant
En sortie, il ne gagnera pas forcément plus que dans la finance de marché.
Par contre il pourra inflechir sa carrière :
Banque, direction financière, consulting de haut niveau, grands organismes internationaux..
Et peut être qu un jour il sera appelé comme ministre de l économie de son pays… cf la carrière de notre actuel président
C’est exactement pour ça que je disais qu’il est mal parti. Pipo c’est bien mais sans un top MBA (i.e top américain ou INSEAD) ou l’ENA derrière je pense qu’on est loin du profil de pdg du cac.
La réponse à la dernière question est plutôt de l’ordre de 42.
Plus sérieusement je crois que Alexandre le grand est devenu roi dès l’âge de 19 ans puis empereur avant l’âge de 32 ans.
Au Soudan du Sud, c’est peut-être possible de devenir directeur de compagnie pétrolière ou ministre à 32 ans.
J’ai trouvé un fil Prepas.org où quelqu’un explique qu’il faut intriguer pour progresser dans une entreprise.
Enfin, qu’il se rassure, ton ami est quelqu’un de très très malin, il ira loin : il est en effet capable faire faire son boulot par quelqu’un d’autre (ici, te demander à toi de se renseigner à sa place).
Par contre peut-être que ce genre de sujet devrait trouver sa place sur un forum de coaching, pas sur Forum Prépas.
Merci de votre réponse Monsieur. Mais, je me demande que peut être le lien du coaching avec mon sujet ?
Progresser dans sa carrière ca demande parfois d être coache
D ailleurs dans certains groupes les jeunes collaborateurs ont souvent un parrain/buddy pour les guider au mieux et remplacer le manque d expérience
Simo, tu es toujours sur le schéma ; j ai plein de jolis diplômes donc j ai droit à ce niveau de responsabilité
Mais le monde de l entreprise ne fonctionne pas du tout sur cette base.
Ce qui va départager les collaborateurs a compétence/travail égal ce sont les relations interpersonnelles…
Progresser dans sa carrière ca demande parfois d être coache
D ailleurs dans certains groupes les jeunes collaborateurs ont souvent un parrain/buddy pour les guider au mieux et remplacer le manque d expérience
Simo, tu es toujours sur le schéma ; j ai plein de jolis diplômes donc j ai droit à ce niveau de responsabilité
Mais le monde de l entreprise ne fonctionne pas du tout sur cette base.
Ce qui va départager les collaborateurs a compétence/travail égal ce sont les relations interpersonnelles…
1- J’ai bien saisi votre réponse. Je comprends donc que les diplômes ne sont pas aussi importants que l’expérience et le réseau interpersonnel. Toutefois, je trouve cette vision un peu utopique et qu’elle n’est pas appuyée par les chiffres actuels ( par exemple en France, le nombre des hauts fonctionnaires issus de l’ENA est très important par rapport aux autres établissements, est-ce une simple coïncidence ?). Ne serait-il pas convenable de dire qu’il y a des écoles dont les diplômés sont prédisposés à des postes de responsabilité ?
2- Lorsque vous proposez un MBA comme accélérateur de carrière, quel en est le but ? 2 réponses me traversent l’esprit :
a- Le profil de mon ami est plutôt celui d’un matheux, alors qu’un métier d’administration requiert plus d’aptitude dans le management et la prise de gestion ( c’est la raison pour laquelle il envisage un master en gestion des affaires publiques).
b- Les diplômes présentés ne sont pas à la hauteur du projet ambitionné ( Je me demande si la différence entre un diplôme de l’X et ces diplômes est si flagrante) ?
Même un énarque a besoin de relations interpersonnelles, sinon il peut se retrouver assez vite fait préfet ou directeur d’hôpital à Petaouchnok et sa carrière professionnelle ne fera pas beaucoup d’étincelles…
[quote=« celsiuus, post:11, topic:130371 »]
Progresser dans sa carrière ca demande parfois d être coache
D ailleurs dans certains groupes les jeunes collaborateurs ont souvent un parrain/buddy pour les guider au mieux et remplacer le manque d expérience
Simo, tu es toujours sur le schéma ; j ai plein de jolis diplômes donc j ai droit à ce niveau de responsabilité
Mais le monde de l entreprise ne fonctionne pas du tout sur cette base.
Ce qui va départager les collaborateurs a compétence/travail égal ce sont les relations interpersonnelles…
1- J’ai bien saisi votre réponse. Je comprends donc que les diplômes ne sont pas aussi importants que l’expérience et le réseau interpersonnel. Toutefois, je trouve cette vision un peu utopique et qu’elle n’est pas appuyée par les chiffres actuels ( par exemple en France, le nombre des hauts fonctionnaires issus de l’ENA est très important par rapport aux autres établissements, est-ce une simple coïncidence ?). Ne serait-il pas convenable de dire qu’il y a des écoles dont les diplômés sont prédisposés à des postes de responsabilité ?
2- Lorsque vous proposez un MBA comme accélérateur de carrière, quel en est le but ? 2 réponses me traversent l’esprit :
a- Le profil de mon ami est plutôt celui d’un matheux, alors qu’un métier d’administration requiert plus d’aptitude dans le management et la prise de gestion ( c’est la raison pour laquelle il envisage un master en gestion des affaires publiques).
b- Les diplômes présentés ne sont pas à la hauteur du projet ambitionné ( Je me demande si la différence entre un diplôme de l’X et ces diplômes est si flagrante) ?
[/quote]
ton pote est marocain. Il ne sera donc jamais fonctionnaire Français/européen
L ena recrute des profils étrangers seulement s ils sont déjà fonctionnaires de leur pays; après quoi ils retournent dans leur pays. La porte est donc fermée.
l Ena ou l insead forment d une manière très différente des cadres dirigeants. Le 1er pour l État, le 2nd pour le secteur privé. Si ton pote vise le privé, il n a pas grand chose à tirer d un master d affaires publiques (antichambre de l Ena)
il veut devenir chef ?
Qu il monte sa boîte de trading ou de gestion de fonds ! Ce sera plus efficace en temps et en argent que d agglutiner des diplômes
Oui mais comme il est marocain, l Ena lui est à priori fermée.
Sans compter que c est long et très sélectif.
L insead est également sélective, mais c est sur dossier avec bcp de sous à débourser. (Alors qu on est payé à l Ena…)
Ça filtre un peu du coup