Propositions pour faire évoluer l'X

la fable de l’autocar et de la formule 1 et autres contes

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Polytechnique pour tous
Publié le 23 juin 2015 dans École & éducation

Le rapport Attali s’inscrit dans une cohérence idéologique dangereuse, partant du collège pour tous, lycée pour tous, bac pour tous pour finalement aboutir à Polytechnique pour tous.

Par Thierry Berthier.
polytechnique credits vince11111 (licence creative commons)

polytechnique credits vince11111 (licence creative commons)

« Polytechnique pour tous » : c’est un peu l’esprit du rapport que vient de livrer Bernard Attali sur le devenir de l’École polytechnique (X). Commandé par le Premier Ministre à la fin de l’année 2014, le document propose une longue liste d’adaptations et de réformes dont certaines relèvent clairement d’une stratégie de nivellement par le bas et d’égalitarisme forcé. Le rapport Attali s’inscrit d’abord dans une cohérence idéologique de transitivité, partant du collège pour tous, lycée pour tous, bac pour tous pour finalement aboutir à Polytechnique pour tous. S’il propose un certain nombre d’évolutions positives qui sont déjà en application à l’École, il préconise également un ensemble de mesures qui risquent fort de porter atteinte à l’efficacité et à l’intégrité de la structure d’excellence. Arrêtons-nous sur les plus contestables d’entre elles.

Créer l’École Polytechnique de Paris

Cette mesure suggère de dissoudre l’École polytechnique et une dizaine d’écoles présentes sur le plateau de Saclay (ou en cours de déménagement) dans une grande marmite universitaire fièrement baptisée « École polytechnique de Paris ». Il est question ici d’atteindre une taille critique suffisante pour peser et compter dans le classement de Shanghai qui défavorise systématiquement les petites entités même si celles-ci produisent une recherche de tout premier ordre. L’auteur du rapport souhaite ainsi pouvoir rivaliser dans le classement avec les grands pôles américains (Stanford, MIT), avec le Technion israélien ou encore l’EPFL et l’ETH suisses. Si l’idée semble a priori séduisante, il faut rapidement s’interroger sur les effets d’une dissolution de dix écoles et universités dans une unique mégastructure effaçant d’un trait de plume les spécificités et les acquis de chacun. La solution raisonnable consisterait à conserver les anciennes entités au sein d’une fédération active et puissante mais cet établissement existe déjà et porte le nom d’Université Paris-Saclay. Elle a le mérite de respecter les ADN de ses composantes. Donnons-lui les moyens de devenir un très grand pôle international, mondialement reconnu donc visible depuis Shanghai. Les élèves sortant obtiendraient alors le double diplôme, celui de leur école et celui de l’université Paris-Saclay. La gouvernance de Paris-Saclay aurait en charge la promotion du label à l’international, l’implantation d’antennes à l’étranger (comme sait parfaitement le faire Centrale-Supelec avec ses extensions en Chine, en Inde et au Maroc) et la remontée dans le classement de Shanghai. Cette stratégie est techniquement réalisable si chaque direction de composante accepte de jouer le jeu en mettant en commun ses réseaux et ses infrastructures. La dissolution pure et simple ferait réapparaître de manière systémique les anciennes écoles et risquerait de devenir un gouffre pour les finances publiques et pour le contribuable.

La création de L’École polytechnique de Paris relève du « syndrome de l’autocar et de la Formule 1 » : une course internationale de Formule 1 oppose les meilleures équipes composées des meilleurs ingénieurs et du meilleur pilote. La France, qui vient de perdre les dernières courses souhaite être plus « visible » dans la prochaine compétition et décide pour cela d’augmenter arbitrairement la taille de son équipe de pilotes. Elle abandonne alors sa Formule 1 au profit d’un autocar qui embarque à son bord cinquante pilotes de niveaux hétérogènes puis se lance dans la course en autocar…. contre des F1.

Tout au long de sa réflexion, l’auteur du rapport a semblé ignorer la tendance élitiste mondiale de recherche d’excellence, de quête des meilleurs talents qui accompagne désormais les économies de la connaissance et de l’innovation. L’exemple américain illustre à lui seul parfaitement ce mouvement mondial de détection des meilleures intelligences et des « gros potentiels ». Il s’inscrit aujourd’hui pleinement au cœur de la convergence NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, sciences Cognitives) qui transforme notre environnement en profondeur. L’Université de la Singularité, créée par Ray Kurzweil, Directeur de l’ingénierie de Google, soutenue par Cisco, par la Nasa et de nombreux grands groupes s’emploie à détecter et à recruter les meilleurs profils à l’échelle mondiale. Elle n’est pas la seule à le faire. La Chine s’engage dans une démarche éthiquement contestable de sélection génétique des futurs quotients intellectuels d’exception. La course au neurone se généralise et s’accélère pour devenir le moteur des économies du futur. La France de son côté possède une école mathématique (laboratoires des ENS, de l’X et d’autres grandes écoles) reconnue qui est parfaitement capable de rivaliser avec le géant américain si on ne l’entrave pas. Dans ce contexte de compétition mondiale, l’élan égalitariste qui consiste à casser l’École polytechnique relève de la faute stratégique et de l’aveuglement idéologique. C’est une forme de trahison de l’esprit des sciences qui anime l’X depuis plus de deux siècles.

Créer un accès post-bac

Attali Polytechnique rené le honzecLa seconde proposition formulée par Bernard Attali appelle à créer un accès post-bac à l’École. Il s’agit de la proposition la plus surréaliste du rapport. Elle pourrait d’ailleurs faire sourire si elle n’engageait pas directement la survie de l’École. Cette préconisation témoigne d’un manque total de connaissance de la nature du concours d’entrée, de ses exigences et du niveau scientifique de l’École. L’auteur a-t-il déjà côtoyé une équation mathématique durant sa vie ? Certainement pas… La situation est pourtant simple : celui ou celle qui entre à Polytechnique par le concours ouvert aux élèves des classes préparatoires est nécessairement excellent en mathématiques, en sciences physiques, en français, et en langues. Il est excellent dans toutes les matières. D’une parfaite impartialité et d’une totale régularité, ce concours parvient à détecter depuis plus de deux siècles les 400 meilleurs esprits mathématiques et physiques d’une classe d’âge en France. Il ne passe jamais à côté des talents mathématiques et s’avère d’une redoutable acuité. C’est le concours le plus républicain qui soit car il donne les mêmes chances de réussite à chaque candidat. Résoudre un problème mathématique ou physique complexe pendant quatre heures, seul devant sa copie, dissipe de fait toutes les inégalités sociales ou culturelles. Seules les capacités de déduction, d’intuition et l’intelligence agissent puis déterminent la liste des reçus et celle des collés. Le rapport Attali critique la prédominance de quelques grands lycées parisiens à l’entrée de l’X (Louis Le Grand, Henri IV, Sainte Geneviève pour ne pas les citer). Effectivement, ces trois lycées approvisionnent chaque année l’École en élèves brillants qui sont souvent issus de petits lycées de province mais ayant fait le choix de faire une grande « prépa » parisienne après le bac. Pour autant, doit-on leur faire un procès pour réussite excessive ? L’auteur du rapport semble oublier que le concours est le même pour tous et que l’on n’entre pas à l’X par hasard, par chance, par piston ou par le niveau du compte en banque de papa-maman.

Si l’on essaie maintenant d’imaginer un recrutement post-bac à la façon des écoles d’ingénieurs INSA, on doit alors détecter les meilleurs élèves d’une classe d’âge scolarisés en Terminale. Les milliers de mentions Très Bien obtenues au bac chaque année ne suffisent pas pour sélectionner efficacement les candidats à l’entrée. Il faut donc s’orienter vers un nouveau concours classant et très sélectif à l’image du Concours Général. Les petits lycées de province seront-il en mesure de mettre en place une préparation pertinente à ce concours afin de rivaliser avec les grands lycées ? On peut raisonnablement en douter. Le dispositif ne fera que déplacer le problème du vivier de recrutement en amont. D’autre part, il est impossible d’effectuer un simple recrutement sur dossier de Terminale qui soit équitable, compte-tenu de l’hétérogénéité des notes et des appréciations à l’échelle nationale. Pour être totalement cohérent, il faudrait que Bernard Attali, lui-même Énarque de formation, propose un accès à l’ENA post-bac ou par apprentissage puis un accès aux études de chirurgie post-bac… Cette proposition rappelle beaucoup les adaptations du concours d’entrée à Sciences Po imaginées et mises en œuvre par Richard Descoings. Celles-ci s’appuient sur des critères sociaux favorisant la diversité et brisant du même coup l’égalité républicaine d’accès à l’IEP. Cette stratégie de concours parallèle appliquée par Sciences Po ne fonctionne pas pour les sciences dures. Ce n’est peut-être pas politiquement correct de l’affirmer mais c’est une réalité scientifique. En souhaitant court-circuiter la classe préparatoire, l’auteur du rapport montre son niveau de considération pour le travail réalisé durant ces deux années de travail intense… On notera que le système des classes préparatoires fait lui aussi l’objet de critiques régulières et de tentatives de déstabilisation ou de suppression alors qu’il a démontré son efficacité depuis des décennies. C’est bien connu, en France, on aime casser ce qui fonctionne ! Comme le dit si bien Sylvie Bonnet, Présidente de l’UPS (l’Union des Professeurs de Spéciales), « la voie d’accès post-bac à l’X existe déjà : ce sont les classes préparatoires scientifiques ! »

Supprimer le classement de sortie

L’obsession égalitariste s’exprime à nouveau dans cette proposition. Le classement actuel permet de sélectionner les élèves candidats aux grands corps de l’État (Mines, Ponts et Chaussées, Armement…) et aux poursuites en quatrième année dans les plus prestigieuses universités américaines. La différence de niveau académique séparant l’élève major de l’élève classé trois-centième existe bel et bien. En général, les recruteurs apprécient de connaître le classement de sortie des candidats à un poste, et ceci quelle que soit l’école concernée ! La suppression de ce classement n’aura aucun effet positif sur le fonctionnement de l’établissement mais aura au contraire tendance à le fragiliser en appauvrissant l’information d’évaluation. C’est une mesure purement idéologique, donc très nocive pour les élèves et leurs futurs employeurs.

Supprimer la solde des élèves polytechniciens

Le principe du remboursement de la pantoufle vient d’être officiellement adopté. Manifestement, il ne suffit pas à l’auteur du rapport qui préconise une suppression pure et simple de la solde. Si la solde disparaît, il faut alors rester cohérent et supprimer également toutes les soldes perçues par les élèves des autres écoles militaires (Saint-Cyr, Navale). Il faut ensuite étendre la mesure aux Écoles Normales Supérieures et à toutes les formations du supérieur qui rémunèrent leurs étudiants. L’économie réalisée sera de toute évidence infinitésimale par rapport à ce que coûte l’échec en premier cycle universitaire ou par rapport au coût des quotas de bacheliers technologiques à intégrer de force dans des filières incompatibles avec leur niveau académique. Nous payons toujours beaucoup plus cher les pulsions égalitaristes que le coût de la solde annuelle des polytechniciens…

Multiplier par quatre le nombre d’élèves étrangers

Avant de formuler cette proposition, l’auteur du rapport aurait été bien inspiré d’observer la position des élèves EV2 (élèves étrangers non recrutés sur le concours français) dans le classement de sortie (le flop50) de l’École… Les meilleurs étudiants chinois se dirigent naturellement vers les grands pôles américains puis, par défaut vers les établissements européens souvent en fonction du classement de Shanghai. Multiplier brusquement l’effectif des élèves étrangers fera baisser le niveau des promotions sans apporter de visibilité supplémentaire.

Ne sacrifions pas Polytechnique

Les mesures préconisées par Bernard Attali sont mauvaises car elles ne peuvent qu’affaiblir l’École polytechnique. Contre-productives, elles cherchent à niveler par le bas là où il faudrait « tirer vers le haut » la structure pour la rendre résiliente. Des adaptations sont certainement nécessaires à l’X comme ailleurs, dans d’autres écoles ou universités. Construire une réforme sur la seule base d’une idéologie égalitariste, c’est faire preuve d’un aveuglement coupable face aux mutations technologiques actuelles.

Monsieur Le Premier Ministre, Monsieur le ministre de la Défense, accordez-vous six mois supplémentaires pour commander une seconde étude, réalisée cette fois (gratuitement) par une équipe de scientifiques, de chercheurs, d’industriels, d’innovateurs, de décideurs civils et militaires en phase avec la modernité et la réalité internationale. Vous obtiendrez alors les bonnes propositions pour cette École de la République

Perso on ne m’a jamais demandé mon classement de sortie de mon école (ce qui tombe bien vu qu’il n’y en a pas)

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Retard a écrit:

Perso on ne m’a jamais demandé mon classement de sortie de mon école (ce qui tombe bien vu qu’il n’y en a pas)
Oui je sais, je m’y perds dans les assoc pseudos <==> IRL mais si je me souviens bien de l’école que tu as faite, je connais des étudiants qui avaient piqué le classement informatique des élèves dont la direction niait l’existence .. et qui existe toujours.

Hamrock a écrit:

Moi si, pour certains stages en entreprise (grands groupes et pme, les deux) ou université à l’étranger (que j’ai eus :sunglasses: ), mais je pense que ça reste anecdotique.

Sinon, dans le fond, je suis d’accord avec l’article. Il ne faut pas casser l’X, c’est une bien trop belle école. Même si l’attitude élitiste de certains m’exaspère, je déteste encore plus les participants du nivellement par le bas (c’est insupportable).
Et comme le dit l’article, le concours est ce qu’il y a de plus républicain et devrait être encouragé dans beaucoup plus d’endroits que ça (t’es pauvre, moche, handicapé - bon, pas pour l’X… - d’une religion mal acceptée, d’une ethnie pointée du doigts, etc. Le concours s’en fout ! T’es intelligent, tu réussis, t’es pris, point.).
D’un autre coté, si tu n’es pas inscrit à Ginette ou LLG tes chances théoriques s’amenuisent assez fortement … Au moins t’es averti, c’est pas comme le loto !

padpad a écrit:

la fable de l’autocar et de la formule 1 et autres contes

contrepoints.org/2015/06/23 … -pour-tous

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[/quote]
La principale erreur est une erreur de diagnostic (même pour ça ce rapport est nul) puisque les classements internationaux survalorisent la recherche au détriment de la qualité de la formation et surtout
de l’insertion professionnelle.

Donc tant que la France dispose du CNRS, du CEA, de l’INSERM, de l’INRA, de l’INRIA etc, la remontée dans ces classements sera très partielle.

Merci à toi pour ton message - resté sans commentaire - ici :
viewtopic.php?f=37&t=55280
à propos du point de vue de Campus France sur ces dits classements internationaux.

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Hamrock a écrit:

Les profs de prépa sont (presque) tous les mêmes, le top agrégé. Peu importe ta prépa, t’as les mêmes cours, le même programme avec la même qualité.
Non… je ne crois pas non. Loin de là même.
Hamrock a écrit:
Pour résumé, les deux seules différences entre les prépas : Les élèves et les concours ciblés. C’est pas le fait d’être à LLG ou Ginette qui te donne des chances d’aller à l’X, etc. C’est le fait d’être toi, doué ou non.
Non plus. Pourquoi les gens seraient ils prêts à lâcher 30000€ à Ginette sinon? Ils seraient tous stupides?

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Der RHDJ a écrit:

[quote=« Hamrock »]
Les profs de prépa sont (presque) tous les mêmes, le top agrégé. Peu importe ta prépa, t’as les mêmes cours, le même programme avec la même qualité.
Non… je ne crois pas non. Loin de là même.
[/quote]
Je n’ai pas fait une grande prépa parisienne, j’ai fait une prépa de province de classement moyen-haut, et n’ai pas l’impression d’être en retard par rapport à mes camarades. Nous sommes un certain nombre à venir d’ailleurs que de LLG-H4-Ginette, il y en a même de ceux qui viennent des « petites prépas » qui sont dans le top 15 de la promo. Alors certes, on ne fait pas QUE des sujets de l’X dans les « petits lycées », mais on peut travailler de son côté et le prof est toujours là pour t’aider/te donner du boulot/t’aider à préparer l’École que TOI tu veux et pas juste l’école que le reste de ta classe vise.
A mon sens, le plus gros problème dans ces prépas n’est pas la formation donnée, mais l’autocensure.

Hamrock a écrit:

Et oui, lâcher 30000€ pour une prépa est débile (sauf si t’es riche), sachant que LLG, HIV et d’autres n’ont pas à rougir de leurs résultats. Là pour le coup, l’élève qui a le niveau pour Ginette, s’il va à LLG, je ne suis pas sûr que son talent soit sacrifié (et il économisera !). Mais bon, faire parti de l’élite de l’élite (de l’élite de l’élite) a un prix, on dirait. :grin:
Un jugement absolu qui semble manquer cruellement d’informations. Par exemple, c’est plus « débile » pour un « riche » que pour un boursier dernier échelon pour qui la scolarité est quasiment remboursée.
J’en ai marre de réécrire la même chose à chaque fois qu’une bonne âme ignorante se sent obligée de faire des généralités sur un sujet qu’elle ne maîtrise pas. Tu trouveras des propos de tes semblables et mes réponses là : viewtopic.php?f=16&t=54948&start=15 et pages suivantes.

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corderaide a écrit:

Je doute que la majorité des élèves de Ginette ait plus de 19 au bac… (mention TB je n’en doute pas un instant, par contre, mais je vois mal un The TJFK avoir 18+ en histoire géo, philo et anglais et 20 en option piscine/aquaponey + latin…)
Même pas, on avait des gens avec la mention bien :smiley:
Hamrock a écrit:
De plus, je confirme ce que je dis plus haut, étant donné le niveau de départ de ceux qui rentrent à Ginette, encore heureux que le lycée ait des stats pareils. Là par contre je peux me tromper, mais contrairement à LLG et autres où j’ai déjà rencontré des gens qui n’avaient pas mini 19/20 de moyenne au bac (de même sur leurs bulletins, bien entendu), Ginette pas le souvenir.
Je ne sais pas pour les moyennes au bac car ce n’est pas vraiment le sujet de conversation principal, mais ça ne m’étonnerait pas dans la mesure où pour un élève qui peut viser des top prépas, il « suffit » de bosser pour avoir de super notes au bac, et que le profil type du mec à Ginette c’est un gars pas forcément extraordinaire, mais qui bosse. Je n’ai pas fait de stats pour les cas inverses, mais beaucoup de gens à Ginette avaient été refoulés aux portes de LLG.
Hamrock a écrit:
(la pension trimestrielle minimale doit tourner autour de 2000, en tout cas c’est ce que j’avais calculé pour moi)
Et comme dit de l’autre côté, si tu n’as pas l’internat à LLG (réputé assez difficile à obtenir), combien ça coûte la vie à Paris ? (Logement + Bouffe + Transport essentiellement)
Hamrock a écrit:
edit. Et en parlant d’ignorance, tu serais surpris de ce que peut proposer, pour beaucoup moins cher que ça, une petite prépa de province d’un lycée public avec internat au niveau de ses services, par contre, bien entendu, ce n’est pas Ginette et ses élites (rien de péjoratif).
Et toi serais-tu surpris de savoir que j’étais dans un tel lycée dans le secondaire (avec beaucoup de contacts avec les profs et élèves), et que ma soeur est dans une telle prépa ? Je ne nie pas la qualité du corps professoral, mais c’est hors débat pour la plupart des élèves qui - comme moi - n’auraient pas la motivation de bosser plus s’ils majoraient tous les DS de sciences. Hors, ce n’est en général pas suffisant pour intégrer n’importe quelle école dans ces prépas (rien de péjoratif).
Hamrock a écrit:
Une vendetta sert à faire mal, je doute fortement de l’impact de mon message sur le recrutement de Ginette. :smiley:

Ce n’est pas parce que Hamrock, illustre inconnu d’un forum obscur a dit quelque chose sur Ginette, qu’un élève potentiellement intéressé va le croire (au contraire, ça va attiser sa curiosité pour la chose).
La vendetta dont parle corderaide, si je ne méprends pas, ne concerne pas ton message en particulier, mais l’ensemble des messages de ce type que lancent des gens qui n’en savent pas plus que toi et le font sans plus d’arguments que ce que tu as fourni dans ton message initial, et inscrivent une tendance à la rumeur calomnieuse qui - elle - peut influencer le lycéen moyen qui passe ici. C’est d’ailleurs le principe de la propagande : on s’en fiche que ce soit injustifié et potentiellement faux, si on matraque assez ça deviendra une vérité.

En même temps, c’est grâce à cette propagande négative que la sélectivité y est moins forte à l’entrée, je pense donc pouvoir la remercier. Car tu as cité principalement :

  • le prix : alors que je connais des gens qui n’ont pas placé SG pour cette raison, et finalement payent plus cher si on compte tout, et sont plus emmerdés par des aspects pratiques, dans un lycée parisien moins coté;
  • l’ambiance/le « bizutage » : qui est particulièrement représentatif vu qu’énormément de gens d’autres prépas sortent des trucs du genre « L’ambiance doit être vraiment spéciale / J’y serais pas à l’aise » et TOUS ceux que je connais à l’intérieur (À PART the_tjfk) l’ont simplement adoré et se sont senti poussés par elle.
    Hamrock a écrit:

Ce n’est pas la peine de s’emporter sur une petite phrase (sans doute maladroite), les intéressés seront faire la part des choses.
Bref, tout ça pour dire que tu es sur un forum où les gens, que tu le veuilles ou non, vont donner un certain crédit à ton propos, donc ce n’est pas le meilleur endroit pour lancer des « phrases maladroites » concernant un univers que tu n’as pas approché. Et ça concerne la phrase originale aussi bien que le « j’aurais appuyé sur des points plus sensibles comme le célèbre bizutage de Ginette ».

Hamrock a écrit:

La privatisation d’un domaine aussi important que l’éducation est une aberration
Si on ne peut qu’être d’accord avec cette généralité, sortie de son contexte, il faudrait quand même préciser que c’est - en tous cas pour les taupes - une privatisation très relative, avec des tarifs adaptés et des systèmes de bourses privées, et dans un domaine où si on laissait la puissance publique seule pour faire face aux besoins, ca serait un beau naufrage.

Et ceci dit, cette « privatisation rampante » n’est rien à côté de ce qui se prépare dans les école d’ingénieur en général, il suffit de regarder ce que font les écoles de commerce, qui sont particulièrement « « en avance » » sur le sujet. ( Outre le statut quasi privé de la majorité des écoles et de la majorité des prépas, elles en sont à créer des terminales pré-prépas privées ..)

Hamrock a écrit:

Le programme est identique pour les étudiants d’une même section, c’est un arrêté ministériel qui les fixe (education.gouv.fr/pid25535/b … d_bo=71622). Après la différence se fait sur la préparation à certains concours suivant la prépa ou tu es et donc les exercices, le travail à fournir n’est pas le même, mais ça je l’ai dit.
Là aussi, il y a la théorie ( enfin la règlementation) que tu rappelles fort justement et la pratique qui conduit parfois à des errements genre pondérer les différentes parties du programme dans un format particulier en fonction de la cible.

Mais bon, venir sur forums prepas taper sur Ginette, t’es pas prudent là.
Même moi qui n’hésite pas à me fabriquer des inimités solides quand j’ouvre la bouche, j’évite le sujet, c’est te dire :slight_smile:

Der RHDJ a écrit:

[quote=« Hamrock »]
Les profs de prépa sont (presque) tous les mêmes, le top agrégé. Peu importe ta prépa, t’as les mêmes cours, le même programme avec la même qualité.
Non… je ne crois pas non. Loin de là même.
[/quote]
Lol 100% d’accord avec Der RHDJ… Pour avoir fait plusieurs prepas, une bonne provinciale et une excellente parisienne, je peux t’assurer que ce n’est pas les memes profils. Bien sur tu trouveras toujours des exceptions mais en majorite à LLG H4 et Ginette tu as vraiment des cas (majors de l’agreg reconnus dans le milieu etc, surtout dans les MP*). Dans ma prepa provinciale, il y avait un prof de mpsi qui avait fait une centrale provinciale et classement vers les 100 à l’agreg. Peut etre qu’il etait excellent en prof mais c’est pas ce que tu trouveras dans le top 5. Bon, par contre il se peut que le prof major de ulm de l’agreg et avec une these en algebre homologique soit moins bon prof que le cachanais de base qui a un classement correct a l’agreg mais c’est une autre histoire ça.

Et le plus faux dans le message de Hamrock c’est « les memes cours, le meme programme ».

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Hamrock : comment expliques-tu qu’en comparant les cours (ouioui le cours, pas les TD ni DM) certaines mp* top parisienne, il y a entre 25 et 30 de hors-programme, alors que pour l'autre mp* (par ailleurs bonne provinciale) il y en a 5? De fait ce n’est pas le meme cours qui est delivre en pratique. Apres si tu veux dire que le programme officiel est inclus dans tout enseignement de prepa oui on est d’accord. Mais cela n’entraine pas que les cours donnes sont les memes, sinon on peut aussi dire les cours d’un TS des quartiers nord de marseille et d’un TS1 à llg sont identiques en contenu car ils suivent en theorie le meme programme.

Bah tout le monde fait dans une certaine proportion du HP non ?