Bonjour,
Je suis actuellement en Sup MPSI à Janson de Sailly, et notre prof de physique vient de nous annoncer au beau milieu d’un DS qu’il fallait penser à remplir notre fiche de voeux pour la spé… or je suis loin d’être décidé! 
Je me débrouille pas trop mal cette année, je suis classé 2e en physique, 1e en SI et environ 5e en maths. Dans les autres matières je m’en sors pas trop mal vu le peu d’attention que je leur porte.
Le truc c’est que j’aimerais intégrer l’X, et je me demande si le mieux est de faire PSI ou MP. J’ai vu des témoignages sur le forum de personnes admises à l’X en PSI qui estiment qu’elles n’auraient jamais pu intégrer par MP, étant donné l’importance du coeff des maths à ce concours. Or je suis quand même moins à l’aise en maths qu’en physique: en maths, les 1er (qui passeront eux le concours étranger) me mettent facilement 3 points d’avance, tandis qu’en physique il n’y a presque pas d’écart. Quant à la SI j’en fais depuis la 2nde, et ça aide. Donc j’ai l’impression d’avoir plus un profil PSI que MP.
Cependant il me semble que pour d’autre concours, genre Centrale, les MP sont mieux lotis que les PSI. Or étant donné qu’il est très probable que je rate l’X, je ne préfère pas me fermer d’autres portes…
Enfin, ici, à Janson, on a ce qu’ils appellent une « MP** »,je sais que ça ne veut pas dire grand chose, mais je pense quand même que le niveau de cette classe est plus élevé que celui de la PSI*. Et la concurrence me motive…
Bref, je suis totalement perdu! 
Quelqu’un peut-il me renseigner ?
Merci
Bonjour,
Midway a écrit:
Or je suis quand même moins à l’aise en maths qu’en physique: en maths, les 1er (qui passeront eux le concours étranger) me mettent facilement 3 points d’avance, tandis qu’en physique il n’y a presque pas d’écart. Quant à la SI j’en fais depuis la 2nde, et ça aide. Donc j’ai l’impression d’avoir plus un profil PSI que MP.
Je pense honnêtement que ces arguments doivent suffire à te faire pencher pour la PSI plutôt que pour la MP. Des préférences valent mieux qu’un choix stratégique ; je n’ai pas vu beaucoup de cas, mais les quelques-uns que je connais qui avaient hésité, sont allés en MP* par choix stratégique alors qu’ils étaient dans ton cas ont en général été fort déçus. La spé MP*, c’est quand même un peu particulier : même si les maths ne jouent pas un rôle beaucoup plus élevé qu’ailleurs, l’esprit des maths imprègne fortement…
Enfin, je pense que comparer des niveaux de classes de filières différentes n’a pas de sens 
Bon courage !
D’accord avec les messages précédents.
Après, si tu vises vraiment l’X, à toi de voir et à peser le pour et le contre. Le contre, c’est qu’il y’a très peu de places à l’X en PSI. Environ 40 en tout et pour tout, l’an dernier.
Pour tout autre concours que celui de l’X, la PSI aurait été le choix naturel.
Mais pour l’X, force est de constater que le nombre de places est vraiment TRES defavorable pour les étudiants venant de PSI…
Ce n’est pas tout à fait vrai, puisqu’il y a 45 places (voire 1 ou 2 de plus) chaque année. Pour les MP option SI, il n’y en a que 80. Certes c’est environ le double mais je pense que la concurrence est moins rude en PSI. De plus, les épreuves de maths, physique, SI et modélisation (physique-SI) ont le même coefficient. A ta place, mon choix est fait. Et puis certes, les MP ont 140 places à Centrale paris, mais les PSI en ont quand même 80. A nouveau, la concurrence…
La PSI est plus interessante niveau quota pour les concours centrale et mines si je n’abuse.
Ton profil ressemble beaucoup au mien je trouve, et mon esprit (bien que forcé par le fait que je sois pcsi-psi) penche fortement vers la PSI, que ce soit pour l’X ou simplement parceque c’est la filiere qui me represente le plus.
Apres, les 45 places a l’X peuvent faire peur, mais si jme rapelle (il faut que je verifie) les pourcentages élèves admis/ élèves presentent le concours en PSI est proche de celui en MP, que ce soit info ou si, c’était de l’ordre de 1 pour 20.
Donc au final, choisis plutot ce qui te plait comme sciences plutot que ce qui te ferait integrer, parce que forcement, si on aime on ne comptera pas les belles heures qu’on passera à travailler sainement.
Si tu vise l’X spécialement, il faut savoir que ce n’est pas très favorable en PSI. La comparaison pertinente est celle avec les PC : 150 places contre 42, et le niveau est similaire… C’est pas avec l’aumône de quelques places que fait l’X chaque années en redistribuant celles des universitaires (et qui profite d’ailleurs à toutes les filières) que cela change grand chose.
Par contre, en PSI, les Mines et Centrale sont plutôt bien jouables.
Sache que le concours pour l’X est assez spécial : il est commun avec l’ENS de Cachan. Le style des épreuves n’a à peu près rien à voir avec ceux des concours MP et PC. En plus seuls 80 personnes sont admissibles.
Ma question : pourquoi désires-tu particulièrement avoir l’ X ? Globalement, si tu intègres une des trois premières, tu auras la même carrière. Si tu as une raison qui te tient vraiment à coeur, soit, va en MP, je dirais que tu as plus de « chances » de passer la barre de l’admissibilité. A l’oral, tout restera à faire.
Sinon, va en PSI, ton profil me semble vraiment correspondre à la filière. Si tu accroches l’X à l’issue, prends ça un peu comme un « bonus ».
Reste que la PC me semble toujours être le bon plan pour l’X 
C’est sûr que la voie la plus aisée est la PC, mais je crois que ça n’a rien à voir avec le sujet en fait…
Si tu préfères la SI et physique, va en PSI
c’est vrai qu’avec 45 places à l’X on se sent un peu enflés mais bon ça reste faisable
Kowt a écrit:
[quote=« d0n »]
Et si tu as vraiment les capacités pour entrer à l’X, tu y entreras !
C’est un peu un argument pipeau, ça. A ce niveau, le facteur chance est quand même très grand. Et puis, l’oral compte davantage en MP, les MP doivent être plus littéraires… C’est un vrai choix qu’il faut faire, et pas simplement compter sur son potentiel.
[/quote]
Je confirme, c’est bien un argument super pipeau. Qui est capable de distinguer le dernier admis du premier non-admis à l’X sur la base de leurs capacités ? La chance joue quand même un rôle très important.
Exemple parmi tant d’autres (enfin, c’est plutôt un presque-contre-exemple à l’assertion « Si tu as les capacités, tu rentreras à l’X ») :
Le major de ma classe de spé, futur X-Mines (donc « plus fort » que la quasi-totalité des autres polytechniciens sur la base du classement interne de l’école, qui n’a aucune raison d’être plus juste ou plus injuste que le classement du concours d’entrée) a pris 8 en physique au concours alors que, sur l’année, il mettait 5 points au deuxième : s’il avait eu 8 désistements au lieu de 10 dans sa filière, il serait à Centrale Paris et pas à l’X à l’heure qu’il est.
Par contre, le concept du MP « plus littéraire » que les PSI, c’est une vaste blague…
LB a écrit:
[quote=« Kowt »]
l’oral compte davantage en MP, les MP doivent être plus littéraires…
Euh… Non. S’il y a bien une chose qui est totalement identique entre MP/PC/PSI c’est bien le français.
[/quote]
??? Mais vous avez vu les coefficients et les épreuves à l’oral ??
A l’oral en MP/PC : *épreuve de français (contraction + commentaire + discussion)
*double épreuve de langue vivante (texte écrit et texte oral)
*langue vivante facultative autorisée
→ compte pour 17% de la moyenne totale de l’oral (sans prendre en compte la LV2)
A l’oral en PSI : *pas d’épreuve de français
*une seule épreuve de langue - texte écrit
*langue vivante facultative non autorisée
→ compte pour 8% de la moyenne totale de l’oral
Et puis à l’écrit, le poids du français est quasiment identique MAIS comparez les deux sujets de dissertations de cette année :
MP/PC : Grosse citation de 9 lignes plutôt complexe (un MP ou PC pourrait-il me fournir sa citation siouplait ?)
PSI : « Se faire spectateur de soi-même, c’est s’exposer à devenir étranger à sa propre existence »
A vous de juger si c’est équivalent…
Kowt a écrit:
MP/PC : Grosse citation de 9 lignes plutôt complexe (un MP ou PC pourrait-il me fournir sa citation siouplait ?)
Avec plaisir :
« L’âme ne se meut à l’aise que dans la pénombre, elle y trouve sa place et sa respiration. Il lui faut aussi sortir de cette ombre, et se voir. A ne vivre que dans l’ombre, ou que dans la lumière, elle se recroqueville. […] La respiration de l’âme exige le repli du secret et le dépli du langage, à condition que ce repli soit créateur. Créateur en ce sens qu’il ouvre l’être à sa propre complexité, qu’il engendre en la révelant. Il cesse de n’être que lui-même, il s’étend, développe des liens, devient autre. Alors, en effet, le secret n’est jamais épuisé par la révélation. Les perspectives qui s’ouvrent dans le dépli, ce caractère inépuisable du sens, c’est encore le secret, tel qu’il vit dans la parole. »
Pierre JOURDE, « La fiction du secret », in Siècle 21 Littérature et société, n°12, 2008
Citation énorme, pas évidente à comprendre. Et pas facile de résumer entierement dans une problèmatique 