Python en CPGE

si tu parles de l’algo, j’en ai des souvenirs, mais on part plutot sur papier il me semble. de toute maniere pas 2h/semaine
Je comprends pas ce que tu essayes de prouver .. C’est la faute de ton prof s’il s’en tient pas au programme, les deux heures par semaine on est censé les avoir et c’est pas parce que ton prof les a pas fait que c’est pareil partout. Pour les MPSI de ma ville, trois je crois, toutes avaient leur deux heures de Maple/calculatrice par semaine.
Et oui, je parle de l’algo, pendant les heures de TP maple notre prof nous a fait découvrir l’algo. Par exemple la récursivité, la méthode d’exponentiation rapide et tout ça. On faisait pas que ça mais c’est la partie que j’aimais et qui m’a donné envie de choisir l’option info :smiley: (même si je l’aurais quand même choisie parce que j’aimais vraiment pas la SI) Mais de toute façon ce qu’on fait en info dépend fortement du prof, je comprends pas pourquoi tu parles de ce que toi tu faisais comme d’une vérité générale ..

Les CPGEs sont dépendantes de plusieurs ministères.

Les classes usuelles dépendent du ministère de l’enseignement supérieur et du ministère de l’éducation nationale.

Les classes des lycées militaires dépendent du ministère de la défense (co-tutelle avec le supérieur peut-être).

Les classes des lycées agricoles dépendent du ministère de l’agriculture (ici aussi peut-être co-tutelle).

De manière très légitime, il faut donc la signature de tous les ministères concernés. Comme ici il n’y a pas de BCPST, pas besoin du ministère de l’agriculture. Mais cela t’aurais fait réagir autant que la défense ? Du temps de 94 on avait fait un unique gros texte : legifrance.gouv.fr/affichTex … ieLien=cid . Il est bien signé de tous ces ministères.

Mais cela t’aurais fait réagir autant que la défense ?
Non pas du tout : je pensais que les écoles avaient leur mot à dire donc je m’étonnais de l’absence du ministère de l’industrie.

Le gag n’est pas là : le gag est dans la fragmentation de tout ce m*** .

Je n’étais pas dans les commissions de programme mais il me semble que les écoles y prennent part. Un consensus s’établit autour d’un projet de programme qui lui est soumis à consultation par le public puis entériné par les ministères.
La phase de décision n’a donc pas grand chose à voir avec ces avis.

Pour ma part : au maximum 3heures de maple sur toute l’année de sup, pareil cette année avec 2/3 de la classe qui sèchent. L’épreuve d’info spécifique X, pour la préparer on a pas touché 1 minute un ordi dans l’année, ça remplaçait les heures de TIPE et c’était du recopiage de correction de sujet de concours :frowning:

cordinanze a écrit:

Pour ma part : au maximum 3heures de maple sur toute l’année de sup, pareil cette année avec 2/3 de la classe qui sèchent. L’épreuve d’info spécifique X, pour la préparer on a pas touché 1 minute un ordi dans l’année, ça remplaçait les heures de TIPE et c’était du recopiage de correction de sujet de concours :frowning:
C’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de séchage, je comprends pas vraiment puisque les sujets ont quand même l’air intéressant donc ça fait un repos entre autres. De toute manière les pseudo-codes me semblent autorisé à l’info B 2h

fakbill a écrit:

Mais cela t’aurais fait réagir autant que la défense ?
Non pas du tout : je pensais que les écoles avaient leur mot à dire donc je m’étonnais de l’absence du ministère de l’industrie.

Le gag n’est pas là : le gag est dans la fragmentation de tout ce m*** .
fakbill, tu es très clairement un expert dans ton domaine et tu es quelqu’un d’extrêmement pratique, et c’est vraiment tout à ton honneur. Mais à certains niveaux de décisions, il est nécessaire de sacrifier une bonne dose de praticité pour garantir l’État de droit. Je sais que cela peut paraître aberrant lorsque l’on se dit que tout pourrait être fait plus simplement, mais on oublie aussi parfois que ce type de mentions a toutes ses raisons d’apparaître* et pour des motifs bien plus impérieux que la simple praticité :slight_smile:

Très clairement, je suis sûr que tu comprends pourquoi on ne laisse pas sans aucune garantie le « chef du service de la stratégie de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle » signer pour des décisions qui touchent l’armée :slight_smile: Cette garantie, très probablement fixée au niveau légal mais je n’en sais pas plus, c’est cet avis (je suppose conforme, c’est-à-dire qu’il doit être positif pour que la décision puisse être ainsi prise), et il est donc nécessaire de l’indiquer dans le document (sans quoi il suffit qu’un étudiant attaque l’arrêté le mois prochain pour que tu n’aies pas de Python à la rentrée). Comme tu vois, tout ça, c’est finalement très concret et ce n’est pas (que) de l’enc***age de mouches proprement français pour justifier la paye de hordes de fonctionnaires :wink:

oui oui je comprends bien que tout cela est légal.
Loin l’idée de moins de ne pas faire signer X si la loi dit que X doit signer.

Cependant, je ne suis pas le premier à dire que c’est la loi qui est trop compliquée.
Je ne suis pas le premier à dire qu’on devrait essayer de simplifier les processus de décision.
On parle ici de simplifier la loi et non, bien sûr, de prendre des raccourcis.

Simplifier la loi et les règlements, c’est un doux rêve (tout le monde est pour, mais c’est compliqué, et le parlement semble très occupé à voter plein de lois mal écrites plutôt que de simplifier les autres) même si beaucoup de boulot a été fait depuis quinze ans avec la codification.

Mais là, ce n’est pas la loi, c’est juste une ligne dans un arrêté qui ne mange pas de pain, qui n’a rien coûté à produire et qui ne gène en rien la lisibilité du texte :slight_smile:

« qui n’a rien coûté à produire » : ben si. Un peu de temps de tous ces braves gens qui ont du lire la chose (je parle de leur conseillers) fois les tonnes de textes qu’ils ont à signer. Ce n’est pas exactement gratuit (bon ok ça ne va pas chercher loin) mais c’est profondément inefficace.

On en revient à Python? Est ce qu’il y aura du Sage?

Pas de SAGE. Il y a 60% d’algo et de prog en Python tout nu avec des listes mais sans dictionnaire (a fortiori sans classes).
25% de calcul numériques à faire soit en Python+scipy soit en Scilab (au programme dichotomie, newton pivot de gauss, euler + utilisation d’une bibliothèque de calcul numérique).
15% d’algèbre relationnelle avec des TP en SQL à travers un logiciel comme Phpmyadmin (donc pas de bdds à travers Python).

Rien n’empêche un prof de maths de montrer des choses en SAGE. Personnellement je préférerais montrer du sympy car ça a l’avantage de pouvoir se rajouter facilement chez l’étudiant qui veut pousser un peu plus. Pour le cours de sup/spé en maths les possibilités de sympy sont largement suffisantes.

Pour les intéressés : python-prepa.github.io/

(Plutôt pour les prépas donc :wink: )

Pas de SAGE. Il y a 60% d’algo et de prog en Python tout nu avec des listes mais sans dictionnaire (a fortiori sans classes).
25% de calcul numériques à faire soit en Python+scipy soit en Scilab (au programme dichotomie, newton pivot de gauss, euler + utilisation d’une bibliothèque de calcul numérique).
15% d’algèbre relationnelle avec des TP en SQL à travers un logiciel comme Phpmyadmin (donc pas de bdds à travers Python).
Très bien. Ca part juste un peu en vrille sur la fin. Pourquoi aller parler « d’algèbre relationnelle »??? Les BD c’est trivial (du point de vue de l’utilisateur de base) donc j’espère qu’on ne noye pas le poisson sous le formalisme.

fakbill : Le but est de montrer que le modèle+algèbre relationnel permet de prendre de la hauteur et de traiter au bon niveau des problèmes de gestion de donnée. En restant au niveau SQL on a vite fait de se noyer dans les concepts pas évidents (index, attributs NULL, interclassements, …). En plaçant le programme sur un petit noyau de l’algèbre relationnel on limite grandement la partie SQL qu’on va étudier. Cela permet notamment de ne pas avoir un risque d’inflation sur les sujets de concours (année N un concours parle d’index unique, année N+1 on considère qu’il vaut mieux en parler aux élèves même si c’est hors programme, année N+2 tous les concours parlent d’index unique, année N+3 un concours parle de …, et au bout de 10 ans le programme a quadruplé).

Nico_ : ton lien c’est super, mais ne fais pas peur aux futurs élèves. Il s’agit de formation des enseignants. 99% de la chose est hors programme du point de vue des élèves :wink: Mais pour pouvoir enseigner n on doit connaître n^42 !

Je comprends vraiment pas pourquoi il y a une partie gestion de donnée mais bon sinon c’est pas mal.

Marc de Falco a écrit:

Nico_ : ton lien c’est super, mais ne fais pas peur aux futurs élèves. Il s’agit de formation des enseignants. 99% de la chose est hors programme du point de vue des élèves :wink: Mais pour pouvoir enseigner n on doit connaître n^42 !
Pardon ce n’était pas le but, c’était histoire des trucs sympas qu’on peut faire.

L’algèbre relationnelle et la manipulation du logiciel du type SQL me semblent vraiment hors de question pour les taupins. En école d’ingé, j’ai l’impression que seuls les gens en génie logiciel ou informatique en auront.

oui je me demande aussi ce que ca vient faire là…très peu d’ingé auront un jour à tripoter une BD alors qu’il me semble totalement indispensable de savoir un peu coder.

C’est la seule composante du programme qui ne soit pas au service des autres disciplines justement.
C’est important de voir que l’informatique existe en soit et a des problématiques intéressantes.
Les programmes de maths et de physique-chimie sont remplis de points inutiles donc indispensables :wink:

mouais…pas convaincant.