Quel costume acheter pour le concours?

Lurker a écrit:

[quote=« Dubblee »]
Je parlais du métier d’informaticien en général.

Ça n’existe pas. Il y a une branche, l’informatique, avec des centaines de métiers.
Dubblee a écrit:

On peut fabriquer de très beaux sites sans faire de décomposition LU par exemple. Je suis d’accord que dès que le programme le requiert les maths peuvent s’avérer nécessaires. Je me vois mal faire un jeu comme angry birds sans savoir que la trajectoire d’une chute libre dans le champ de pesanteur uniforme est une parabole, on est bien d’accords.
Encore une fois, si à l’issue de ton bac+5, ton but c’est de faire de très beaux sites, t’as perdu 5ans.
[/quote]
C’est à cette branche que je fais référence, et aussi au « bac internet » dont sarkozy parlait je crois. Savoir faire de très beaux sites juste après le bac, c’est bien non?

En fait, personne ne parle de la même chose :grin:

La question pour moi c’est : peut-on travailler dans l’informatique sans savoir ce qu’est un lougarithme dafuq? ? Pour moi oui.

Je te redis qu’il y a probablement une confusion de termes. L’informatique dont tu parles est en fait appelée ainsi par abus de langage, à mon avis.
*L’informatique existait bien avant l’invention du microprocesseur : c’est l’art de trouver des algorithmes pour solutionner un problème. Si tu parles de cette informatique, il est inimaginable de ne pas connaitre un logarithme (rien que pour travailler avec les arbres, ça serait rigolo).
*Après si tu parles de savoir taper quelques lignes de codes pour un programme à la complexité factorielle, ce n’est pas vraiment de l’informatique, même si on l’appelle comme ça.

ØļivierŏđÐ a écrit:

Je tiens à préciser qu’un type qui ne touche pas à l’algorithmique n’est pas un informaticien (plus maintenant en tout cas, car le terme s’est restreint à cette catégorie). Un designer de page web n’est pas un informaticien a priori.
J’aimerais bien savoir ce qui t’amènes à affirmer cela.
On dirait la définition méprisante des matheux ratés qui font de l’info théorique, qui sont convaincus que l’info se fait avec un papier et un crayon, et que toute tentative d’application sur un ordinateur est une hérésie ou une faiblesse intellectuelle.
[Edit: je ne dis pas ça contre toi, tu n’as pas encore eu le temps de verser dans cette aigreur, quoique tu puisses être influencé par certaines personnes sus-citée]

Comme dit plus haut, l’informatique est un champ très large, dans lequel on retrouve un grand nombre d’activités, du pisseur de code au chercheur en logique, de l’admin système windows au chercheur en sécurité informatique, du créateur de sites web html aux concepteurs d’architectures logicielles époustouflantes.

Pour autant, on peut, toujours comme cela a été dit, distinguer des métiers de techniciens, et des métiers d’ingénieurs ou chercheurs (même si ces derniers peuvent avoir une grande part technique, et même si certains techniciens seront meilleurs architectes que des ingénieurs). Dans ce cadre, on peut imaginer un bac spécifique à la première catégorie, mais alors cela serait plutôt un bac technologique, alors que les ingénieurs proviendraient plutôt d’un bac scientifique. Dans le cas d’un bac techno, la place des maths serait bien sûr réduite, comme dans l’essentiel des bacs techno, et pourtant pas nulle, car on considère que les maths contribuent à former un esprit bien fait et apte à réagir aux difficultés de la vie quotidienne, et pas uniquement à exercer son métier ! Donc oui on peut faire de l’info sans vraiment avoir fait de maths, mais les maths sont utiles à la construction d’un esprit capable de répondre à des problématiques complexes, y compris celles des informaticiens.

Taupalosaurus a écrit:

[quote=« ØļivierŏđР»]
Je tiens à préciser qu’un type qui ne touche pas à l’algorithmique n’est pas un informaticien (plus maintenant en tout cas, car le terme s’est restreint à cette catégorie). Un designer de page web n’est pas un informaticien a priori.
On dirait la définition méprisante des matheux ratés qui font de l’info théorique, qui sont convaincus que l’info se fait avec un papier et un crayon, et que toute tentative d’application sur un ordinateur est une hérésie ou une faiblesse intellectuelle.
[/quote]
On dirait un portrait de mon prof d’info en MP :grin:

Je crois qu’on est beaucoup à avoir eu un prof comme ça, en prépa ou en école… hélas, ces gens là font tellement de mal à leur discipline…

@Taupalosaurus - > Je vais développer.

J’ai clairement indiqué que pour moi il y avait deux informatiques :
*l’informatique que tu décris est en gros le domaine du travail autour de l’ordinateur qui s’est amalgamé avec l’informatique parce que le développement de l’ordinateur s’est fait en étroite relation avec celui de l’informatique. Je suis donc d’accord avec ce que tu dis : si nous désignons tout ceci sous le terme générique d’informatique, tous ont leur place. Et non je n’ai aucun grief vis-à-vis de la machine. Au contraire je suis toujours impatient de travailler dessus et je dois prendre sur moi pour d’abord faire l’étude au crayon/papier. Etude qui est pourtant indispensable si on veut pondre un programme efficace et qui ne demandera pas X années de calculs.
*l’informatique originelle. Et là ce n’est pas MA définition, mais c’est tout simplement le sens premier du terme d’informaticien et celui qui m’est apparu le plus souvent au cours de mes lectures. C’est le scientifique (car cette informatique là est une science et non pas une technique) qui s’occupe de concevoir des méthodes les plus efficaces possibles pour résoudre un problème, qui s’assure qu’on ne peut pas faire mieux qu’avec les méthodes actuellement utilisées (et je te souhaite bien du plaisir pour faire ça sans maths). Cet informaticien peut aussi bien travailler exclusivement sur papier (à moins que tu ne considères pas lord Babbage ou Ada Lovelace comme des informaticiens) qu’avec un ordinateur. Mais le point important est qu’il utilise l’algorithmique.

EDIT :
J’argumente encore un coup pour la distinction entre les deux informatiques :
Avant, on ne faisait pas de distinction entre la physique et les mathématiques car les deux domaines étaient extrêmement liés. Je pense que nous serons d’accord pour dire que bien que les deux domaines soient tout aussi honorables l’un que l’autre, ils sont distincts.

ØļivierŏđÐ a écrit:

Je te redis qu’il y a probablement une confusion de termes. L’informatique dont tu parles est en fait appelée ainsi par abus de langage, à mon avis.
*L’informatique existait bien avant l’invention du microprocesseur : c’est l’art de trouver des algorithmes pour solutionner un problème. Si tu parles de cette informatique, il est inimaginable de ne pas connaitre un logarithme (rien que pour travailler avec les arbres, ça serait rigolo).
*Après si tu parles de savoir taper quelques lignes de codes pour un programme à la complexité factorielle, ce n’est pas vraiment de l’informatique, même si on l’appelle comme ça.
Si ce n’est pas en n^n je ne code pas :sunglasses:

Mais c’est une distinction artificielle. Ce que tu appelles « informatique originelle », c’est la science du traitement de l’information automatisé par des machines. Tout tourne autour des machines: machine très abstraite pour certains, très concrète pour d’autres. C’est le même champs d’intérêt, d’un point de vue différent.

Et ceux qui affichent trop ostensiblement leur écart aux machines, avec tout le respect que je leur dois, non, ce ne sont pas des informaticiens, mais des mathématiciens. D’ailleurs, l’exemple de Babbage ne va pas trop dans ton sens: il aura cherché jusqu’à sa mort à créer physiquement sa machine, et seules les limitations matérielles de son époque l’en empêchent.

L’anglais est pour cela éclairant, qui n’a pas vraiment de mot pour ce que tu appelles « informatique originelle »

Je ne trouve pas cette distinction artificielle et c’est vrai que ma qualification d’originelle porte un peu à confusion. Je voulais dire par là « celle qui a vu le jour en premier ».
Je suis tout à fait d’accord avec le fait que ces domaines sont intimement liés : de nos jours l’info théorique n’aurait souvent pas beaucoup d’intérêt si les ordinateurs n’était pas là pour exécuter effectivement les algorithmes et de même les ordinateurs seraient un peu limités si on n’avait pas conçu des algorithme performants pour les faire tourner.
En revanche (je dirais même par ailleurs), il n’en demeure pas moins qu’il y a une nette différence entre ce que fait le mec qui optimise les algorithmes et ce que fait le mec qui « pisse du code ». Je dirais même que leurs métiers n’ont rien à voir. L’un mène une démarche scientifique, l’autre est spécialisé dans la communication entre l’home et la machine. Si tu regardes l’étymologie du mot informatique, il définit la première catégorie alors qu’il n’a aucun rapport avec la deuxième. C’est un abus de langage qui vient de l’étroite connexion entre les domaines. Et encore une fois je n’ai jamais préconisé ni justifié l’écartement à la machine. Je t’ai même dit que dans la première catégorie, il y a ceux qui travaillent sur machine, et d’autres non.

J’ai l’impression (je me trompe peut être) qu’en plus d’avoir des quiproquo sur ce qu’est l’informatique (les différents types ont été évoqués), ce que sont les maths utilisés en info dont on parle ont aussi besoin d’être précisés : il ne s’agit pas forcément de concepts de programmes de maths de prépa (ex : algorithmique, théories des graphes, géométrie informatique, analyse numérique orientée info…), j’ai l’impression que certains disent maths en pensant « intégrales multiples » ou « inversions de matrices » alors que les maths sont assez larges. :grin:

En tout cas, utiliser l’exemple des informaticiens pour contester l’utilité de l’algèbre au lycée, ça doit être le pire exemple que l’on puisse trouver, et ça témoigne d’une ignorance profonde.

Au passage quelqu’un pourrait-il m’expliquer la partie verte de ce code HTML ?
img804.imageshack.us/img804/9910 … mentoz.jpg
Pourquoi vert ? Pourquoi une balise en <!-- ?

C’est un commentaire, c’est-à-dire qu’il apparaît pas sur la page.

Et sinon, pour répondre au pauvre gosse qui ne sait toujours pas lequel des 3 costumes choisir vu qu’il hésite entre ces 3 là : Pour moi le 3e.
C’est son droit de vouloir se mettre en costume. Pour la coiffure, reste soft.

Ahah, juste excellent ce topic, je n’avais jamais regardé en me disant « ça doit être un truc de EC », mais c’est énorme

Rien que l’amorce de l’auteur, « pour me différencier des prolos »

Namého ?! Le prolo, il te dit fuck :stuck_out_tongue: (à prendre gentiment).

Et excellent les costumes proposés, celui de l’ENS est vraiment énorme :slight_smile: (jvais investir dedans des fois que je serai admissible)

marcoli a écrit:

Si vous persistez à croire que venir en T-shirt, jeans et baskets est une bonne idée, tant mieux pour ceux qui font l’effort de se vêtir correctement.

La seule fois où, dans un moment d’égarement, je suis venu à un entretien d’embauche (collectif) en veste et jeans, il se trouve que j’étais le seul à être ainsi vêtu. J’avoue avoir ressenti un peu de honte. Et ce n’est pas une question de fermeture d’esprit ou de « l’habit ne fait pas le moine ». C’est une question d’image et de respect. Et, au fond, ce n’est pas si désagréable d’être en costume, ou du moins bien habillé ; on peut y prendre du plaisir.
Et on ne peut pas bien s’habiller en polo, Jean, et chaussures sobres ?

Bref :slight_smile:

si, mais il faut éviter le jean maculé de cambouis (trop prolétaire) et les mocassins à glands :slight_smile:

Faut voir. Ça peut ajouter une touche de pathos à votre prestation et qui sait, si vous tombez sur un examinateur au coeur tendre… :slight_smile: