Bonjour tout le monde,
Je me permets de lancer ce sujet puisque dans ces derniers moments j'étais vraiment dans le dilemme de quitter ou non l'ENS Lyon pour rejoindre une grande école d'ingénieur. Pour ceux qui s'intéressent pas à la plainte, passez directement vers le bas du texte.
Je me présente d'abord mon cas de figure: Je suis un étudiant étranger venu en France pour faire la prépa(cf. signature). A l'époque(2011), j'ai intégré simultanément l'ECP et l'ENS de Lyon, puis l'ENS Paris sur dossier en département d'informatique.
Pour des raisons financières, mes parents m'ont imposé à intégrer l'ENS de Lyon contre une rupture de soutien économique, puisqu'ils pensent que l'ENS Lyon est l'école la plus adaptée pour moi, alors qu'à l'ENS de Paris les auditeurs risquent d'être virés à la fin d'année. Ils me soutiennent également d'aller en ECP puisque j'ai été classé 6ème, donc ils jugent que mon potentiel de réussite dans cette Ecole est "forte". Mais j'ai renoncé à ce choix puisque l'ECP propose plus à ses étudiants étrangers intégrés depuis la CPGE des bourses de soutien depuis 2010, contrairement à ce qui a été fait pour ceux venant des universités étrangères.
Ne voulant pas détruire la relation avec mon père, à mon contre-coeur(je suis plutôt attiré par ULM pour l'aspect mathématique omniprésent dans ses offres de cours), je suis venu à l'ENS de Lyon, d'où le début d'un **long cauchemar** qui a duré 2 ans. Je précise que j'suis en département d'informatique.
En première année, le choix des cours est sur la carte(pas de choix), j'ai raté certains en réussissant d'autres, donc le passage en 2ème année est réussi sans problème. Etant vraiment intéressé par les algorithmiques(randomisés en particulier), j'ai accroché le top 10 dans toutes les matières relatives à l'algorithmique. (Je précise également que je voulais repasser le concours de Centrale-Supélec en voie universitaire(inscrit en Lyon1) vu comment j'ai raté certaines matières avec des 8,5 et 9, mais une dérogation n'a pas été acceptée.) Ce qui est paradoxal est que même si je rebute complètement à la programmation(j'ai toujours pas un très bon niveau en C++/Java), j'ai validé sans problème les deux modules de programmation grâce à mon niveau en algorithmique.
Je suis donc finalement arrivé en 2ème année, en détestant toujours la programmation et toute l'application informatique. Le choix des modules est hyperbement limité contrairement au MPRI, et ce même en 2ème année. Il y a aussi moins de cours liés à l'algorithmique, ce qui m'ont fortement perturbé en terme de résultats par rapport à l'an dernier. Comme il demande une mention sur l'année, sauf si j'ai plus que 13 en stage(ce qui est quand même réalisable), je vois mal comment je vais l'avoir.
Dans cet aspect, j'ai pris une porte de secours: concours universitaire des Mines-Ponts(en tant qu'élève de Lyon1). Mon dossier a été retenu par plusieurs établissements(hors de mes espérances) malgré le manque des mention B voire TB demandées par ces écoles durant mes années en ENS. J'ai passé les écrits à Saint-Etienne ce lundi, et je pense pouvoir être admissible à la plupart des écoles envisagées. Je commence donc à reprendre tous mes cours et exos oraux de physique. :blush:
Je précise que, comme certains sur ce forum l'auraient vu, j'ai passé également le concours Info de l'ULM en espérant de la décrocher vu la diversité des offres du cours. Après les écrits, je suis ni confiant, ni désespéré.
Donc le choix est le suivant(si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à me les proposer):
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Rester à l’ENS de Lyon si sans jamais j’ai 13 en stage ou une dérogation est accordée pour le passage en M2. Mais je précise que je déteste l’informatique appliquée, y compris la programmation. Vu que la recherche en informatique ne s’y retourne pas, et je suis vraiment contre l’idée de faire une thèse(pas du tout motivé, donc risque de ne pas décrocher le doctorat par suite, même si mon père insiste vraiment dessus). Je peux non plus passer l’agrég vu que c’est réservée aux ressortissants de l’UE.
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Aller en ULM cette fois-ci, mais cette admission est la moins possible(qui remédierait aussi mes regrets en été 2011). Déjà il faut une dérogation pour le passage en M1 voire M2, vu que l’ULM ne demande pas de mention pour le passage, et je suis assez confiant de décrocher le M1(je sais pas si c’est déjà arrivé à quelqu’un, mais je compte le faire). Mais tout dégoût contre l’informatique appliquée persiste…
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Aller en Ecole d’ingénieur que j’aurais intégré, je précise que mon dossier a été accepté par le Télécom Paris, l’Ecole des Ponts, Supaéro et les Mines de Saint-Etienne. Ne voulant pas faire de l’informatique appliquée et ayant reçu une formation solide en informatique théorique, je trouverais peut-être mon bonheur en mathématiques appliquées(où mon niveau de programmation suffirait) ou d’autres choses. Je précise que je serais admis en 2ème année avec normalement un semestre de tronc commun puis des spécialités. Si sans jamais vous avez des renseignements sur ces écoles, je suis prenneur 
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Rester à l’ENS de Lyon si sans jamais une dérogation est refusée et je dois rester en M1 pour un an de +. Dans ce cas, peut-être je serais plus attiré pour aller en MPRI en M1/M2… Je pense que ma bourse ne sera pas retirée si j’arrive à obtenir l’accord du chef de département.
Et pourquoi pas un M2R hors de l’ENS de Lyon en algo ? Normalement avec le diplome de l’ENS, tu resterais inscrit à l’ENS et si tu as un bon master ça peut valoir le coût. Entre autre, pourquoi pas tenter une admission sur dossier à Ulm en M2R ?
(Remarque en passant, comment peux-tu passer le concours d’Ulm en info si tu as déjà une L3 ?)
ne crois pas que le MPRI soit le nirvana même s’il y a beaucoup de choix… Les cours ne sont pas tous extraordinaires
En info, il y a 2 écoles : l’informatique tellement théorique que ce sont des maths suivies par des matheux sans PC
et une informatique - encore théorique - mais qui nécessite d’être bon développeur
C’est cela qui me chiffonne; si ton truc ce sont les maths appliquées pourquoi avoir postulé pour des départements d’info !!
tu aurais peut du suivre un bi-cursus math-info
Pour l’école d’ingé : regarde les options de 3ème année pour voir ce qui te plairait…
Tu peux faire des maths appliquées dans chacune des 3 mais cela reste vaste/vague
tu peux aussi faire coup double en demandant à l’ens Lyon une césure pendant ton m1 d’ingénierie puis suivre par exemple le master MVA depuis les ponts ou telecom
et valider ainsi ton diplome d’ENS
heavenhel a écrit:
Et pourquoi pas un M2R hors de l’ENS de Lyon en algo ? Normalement avec le diplome de l’ENS, tu resterais inscrit à l’ENS et si tu as un bon master ça peut valoir le coût. Entre autre, pourquoi pas tenter une admission sur dossier à Ulm en M2R ?
(Remarque en passant, comment peux-tu passer le concours d’Ulm en info si tu as déjà une L3 ?)
C’est plutôt un M1 qu’il ne faut pas avoir
, ce qui est marqué dans leur notice.
Pour ta question, l’ULM me semble prendre jamais aucune personne extérieure en M2. Et la marque de l’ENS sert quand même beaucoup(je le sens notamment lors de la recherche du stage, où personne me refuse).
Je suis également en train de penser à une année de congé. Mais comme je suis pas français, peut-être les règles sont moins strictes en ce point-là. J’ai l’impression que l’attribution de la bourse du ministère d’éducation est liée à la validation de l’année scolaire et la continuation de cursus en l’ENS.
father a écrit:
ne crois pas que le MPRI soit le nirvana même s’il y a beaucoup de choix… Les cours ne sont pas tous extraordinaires
En info, il y a 2 écoles : l’informatique tellement théorique que ce sont des maths suivies par des matheux sans PC
et une informatique - encore théorique - mais qui nécessite d’être bon développeur
C’est cela qui me chiffonne; si ton truc ce sont les maths appliquées pourquoi avoir postulé pour des départements d’info !!
tu aurais peut du suivre un bi-cursus math-info
Pour l’école d’ingé : regarde les options de 3ème année pour voir ce qui te plairait…
Tu peux faire des maths appliquées dans chacune des 3 mais cela reste vaste/vague
tu peux aussi faire coup double en demandant à l’ens Lyon une césure pendant ton m1 d’ingénierie puis suivre par exemple le master MVA depuis les ponts ou telecom
et valider ainsi ton diplome d’ENS
Pour votre premier point sur le MPRI: inéluctible, on peut toujours avoir des cours très justes. S’ils possédent une grande promo de 80 personnes, c’est sûr qu’il y aura des cours qui ne peuvent pas satisfaire à certains.
Pour le 2ème point: j’aime pas du tout programmer ou développer, puisque d’une part je pratique très peu en prépa, donc est certes en désavantage par rapport à mes camarades, et d’autre part je le trouve inintéressant. Contrairement à ce dégoût, j’ai validé tous les modules de programmation en deux années. Les 2 seuls modules que j’ai raté sont en architecture et compilation.
A noter que je connais guère à l'époque sur l'informatique théorique ou les maths appliquées, je pensais que les deux me conviendront vu que j'ai un goût particulier en maths(mais pas les maths pures, ce qui est prouvée en 3ème point).
Pour le 3ème point: J’ai suivi effectivement un bi-cursus maths-info en premier semestre, mais je n’ai pu valider qu’un module avec 10,2/20(je rappelle que pour valider l’année, il faut avoir une mention en département d’info) sur les deux proposés par le département de mathématiques. Enfin je me suis dit que je prends pas de risque de rater mon année et je me concentre sur des matières d’algo en 2ème semestre(que j’ai eu 15+ à compenser avec ce fameux 10,2 que j’ai cité).
Pour votre 4ème point: En école d’ingé, la vie coûte plus chère, et je dois peut-être donner des colles en loisir pour compenser les dépenses. J’ai cité les mathématiques appliquées puisque c’est, d’après ce que j’ai exploité, l’option qui correspond le mieux à mon profil dans une école d’ingé.
Pour votre 5ème point: Si je quitte l’ENS, ce serait plutôt définitif. Car si sans jamais je vais en une école d’ingénieur, je vais y rester 2 ans pour accrocher mon diplôme. Je vois pas (pour l’instant) comment retourner en M2R, et je pense pas que ça va être facile.
gerrard008 a écrit:
Pour votre 5ème point: Si je quitte l’ENS, ce serait plutôt définitif. Car si sans jamais je vais en une école d’ingénieur, je vais y rester 2 ans pour accrocher mon diplôme. Je vois pas (pour l’instant) comment retourner en M2R, et je pense pas que ça va être facile.
As-tu signé un contrat décennal ou quelque chose du genre?
A part ça, je ne connais pas trop l’informatique, mais j’ai du mal à voir pourquoi tu es si certain que Ulm va te plaire alors que Lyon est « un vrai cauchemar ». C’est normal de ne pas aimer tous les cours qu’on fait, ça arrive à tout le monde.
Tu penses en termes d’études…pense en terme d’avenir : Que veux tu faire à la sortie???
Raphaëlle a écrit:
[quote=« gerrard008 »]
Pour votre 5ème point: Si je quitte l’ENS, ce serait plutôt définitif. Car si sans jamais je vais en une école d’ingénieur, je vais y rester 2 ans pour accrocher mon diplôme. Je vois pas (pour l’instant) comment retourner en M2R, et je pense pas que ça va être facile.
As-tu signé un contrat décennal ou quelque chose du genre?
A part ça, je ne connais pas trop l’informatique, mais j’ai du mal à voir pourquoi tu es si certain que Ulm va te plaire alors que Lyon est « un vrai cauchemar ». C’est normal de ne pas aimer tous les cours qu’on fait, ça arrive à tout le monde.
[/quote]
Non, pour moi c’est pas un contrat décennal, et on est normalement payé que pendant 3 ans par le ministère d’éducation pour un montant mensuel de 1000e.
Je suis pas sûr, c’est juste que le nombre de cours où je suis à l’aise ne me permet pas d’avoir de supers notes, si on galère déjà pour valider son diplôme, ça sert à rien de parler d’autres choses. Il existe sans doute aussi une raison de goût.
fakbill a écrit:
Tu penses en termes d’études…pense en terme d’avenir : Que veux tu faire à la sortie???
J’ai toujours pas une idée très fixée, l’algo me plaît certes, mais d’après les stages que j’ai suivis, j’ai remarqué une doze assez importante de programmation dans n’importe quel genre de recherche. Et normalement on commence pas par être chef de projet(le seul qui programmerait pas mais faut avoir des compétences très solides).
Je pense donc aux mathématiques appliquées, voire la finance. mais comme j’en ai jamais touché pendant ma scolarité à Lyon, je me doute de ce choix. Il ne sera pas forcément meilleur que l’algo
corderaide a écrit:
Normalement, tu as le droit de faire ton M2 n’importe où (pourvu que ça soit un M2R… et encore), donc essaye de tenter un M2R en algo (ça doit bien exister dans une des deux autres ENS). Sinon, tu peux très bien tenter un M2 en école d’ingénieur (compris dans le cursus de l’ENS normalement, et ils doivent l’accepter), puis demander une année de CCP pour la faire dans cette même école d’ingé. Avec deux ans dans l’école, tu en auras le diplôme.
En as-tu parlé avec tes profs/directeurs de département ?
Ils ont juste un partenariat en Suisse, en terme d’école d’ingénieur, et la vie en Suisse coûte tellement chère que ma bourse ne tiendra pas du tout là-bas.
En fait dès la première année, je suis déjà parmi les seuls qui se plaint de certains cours et veut se réorienter
Et puis il faut aussi choisir une direction meilleure que l’endroit où on est maintenant.
gerrard008 : encore une fois ce sont des disciplines et non des métiers ce que tu décris là…
Tu parles de « chef de projet » en disant : « Et normalement on commence pas par être chef de projet(le seul qui programmerait pas mais faut avoir des compétences très solides). » ??? dans quel contexte te places tu???
Il n’y a pas de chef de projet dans la recherche en info théorique.
Tu peux sois être chargé de recherche (cnrs) et donc ne faire que de la recherche (si tu veux, certains enseignent aussi) soit maitre de conf mais là…il y a bcp de cours à donner.
Il y a extrêmement peu de boites privées qui fasse de la recherche en info théorique (au sens où tu l’entends).
fakbill a écrit:
Il n’y a pas de chef de projet dans la recherche en info théorique.
Tu peux sois être chargé de recherche (cnrs) et donc ne faire que de la recherche (si tu veux, certains enseignent aussi) soit maitre de conf mais là…il y a bcp de cours à donner.
Il y a extrêmement peu de boites privées qui fasse de la recherche en info théorique (au sens où tu l’entends).
Pour le dernier point j’suis très d’accord.
Le fait que la recherche est mal payée en France m’a touché un peu, puisque l’argent joue un rôle important si on a rien en France. Le recouvrement social du genre RSA est basé plutôt sur les revenus, qui ne m’aidera pas si je veux acheter des appartements pour 4 personnes par exemple.
Si je retourne en mon pays d’origine, le recouvrement social n’étant pas aussi dévéloppé qu’en France, je dois faire de quoi à nourrir toute ma famille(y compris mes parents en cas où ils sont malades ou quoi qu’il arrive) sans les aides sociales.
C’est quoi le « recouvrement social »???
Bref ton histoire m’a l’air bien compliquée…je me retire de la discussion.
Je ne sais pas si les concours universitaires voudront de toi…tu es sûr que tu peux ?
gerrard008 a écrit:
Le fait que la recherche est mal payée en France m’a touché un peu, puisque l’argent joue un rôle important si on a rien en France. Le recouvrement social du genre RSA est basé plutôt sur les revenus, qui ne m’aidera pas si je veux acheter des appartements pour 4 personnes par exemple.
La recherche n’est pas toujours très bien payé en France, certes, mais on peut quand même être chercheur sans être au RSA… 
(et on peut bien gagner sa vie sans pouvoir acheter d’appartements de quatre personnes, selon la région
)
PS : et il faut aussi regarder le salaire horaire. Dans la recherche publique, selon l’endroit où l’on est, on peut faire du 9h-17h sans travail perso le soir ou le week end et avec pause café à 9h, 11h, et 15h. Ce sont des horaires que beaucoup de cadres dans le privé n’auront jamais.