Rattrapage et recherche en IA?

Salut, j’ai une situation un peu difficile quant à ma suite d’études, et j’aurais besoin de conseils de gens qui ont plus d’expérience. Voilà le résumé :

En gros, ma scolarité s’est plutôt mal passée, pour plein de raisons (problèmes de santé chroniques et diagnostiqués très tard notamment). J’ai quand même pu passer ma MPSI/MP sans me faire virer, et j’ai intégré une Polytech (Nice). Vu que la seule chose où j’étais bon et intéressé à l’époque, c’était l’info, j’ai pas eu de grosses difficultés pour continuer, mais je me suis rendu compte que ce qu’on faisait dans ce genre de cursus m’intéressait peu finalement. Plus ça avançait, et moins j’aimais le côté technique, programmation, dev logiciel, etc. Si j’avais mieux réussi mes concours, j’aurais visé l’Ensimag, qui a apparemment un cursus plus orienté maths et m’intéressait plus a priori.

J’ai fait Erasmus en Suède, et j’ai beaucoup plus accroché ; mes résultats n’étaient toujours pas fameux, mais les cours de machine learning/IA m’intéressaient. Après être rentré, j’ai décidé de viser la recherche en IA/machine learning. Et probablement de bouger à l’étranger.

Voilà ma situation : je suis en 5A, toujours dans ma Polytech ; j’ai déjà signé pour un stage (en France) qui devrait être intéressant (orienté deep learning), et je devrais avoir un job d’ingé après ça, si je m’en sors bien. Problèmes :

  • Je ne suis pas sûr de vouloir rester en France. Je pense bien me plaire dans l’entreprise où je ferai mon stage, j’y resterai probablement au moins quelques temps après le stage, et ils sont intéressés par me garder si je fais bien mon job, mais mes plans sont assez flous pour les années à venir. Je pourrais avoir envie de retourner en Suède notamment.
  • Je veux être chercheur, peut-être en GAFAM après quelques années, et je pense pas que mon master data science soit suffisant.
  • J’ai un transcript assez mauvais. En gros, j’étais dans le dernier quart de ma prépa en maths et physique, mais dans le top en info et langues. En école, c’est plein de notes acceptables (de 15 à 19), surtout dans les cours techniques, saupoudrées de mauvaises notes dans les cours où j’avais moins d’intérêt (10~13). Là où ça fait mal, c’est que ces mauvaises notes sont surtout dans les quelques matières théoriques (un peu d’info théorique, un ou deux cours de stats ; à l’époque, je n’avais pas vraiment de but et peu de motivation).

Ça donne des moyennes de 14,5 à 16,15 selon les semestres, mais surtout tirées vers le haut par les matières plus techniques. Puisque je suis plus intéressé par l’IA et le côté théorique, je pense que j’aurais de grosses faiblesses si je candidatais à des doctorats.

Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est l’impact du classement de l’école. J’ai du mal à avoir des infos fiables là-dessus, mais j’imagine qu’une moyenne de 15 aux grandes mines n’a pas la même valeur pour un candidat thésard que la même dans une Polytech.

Tout ça impacte le type d’école où je ferais ma thèse, et j’aimerais quand même faire un PhD dans de bonnes conditions, avec un bon encadrant, etc. Et je suppose que tout ça dépend de ma compétitivité dans les admissions, donc des facteurs mentionnés au-dessus. J’ai pas mal lu ce forum et souvent vu des gens conseiller l’EPFL, mais en comparant les réputations, j’ai du mal à voir comment je pourrais avoir une chance dans ce genre d’écoles sans un excellent dossier, ce que je n’ai pas et n’ai peut-être plus le temps d’avoir (c’est mon dernier semestre de cours).

J’aurais besoin d’un avis objectif sur mes chances actuellement, et de conseils pour planifier la suite. Si ce que j’ai écrit au-dessus me donne l’air d’un flemmard, c’est pas complètement faux, mais pour ma défense j’ai seulement pu régler les problèmes de santé pré-mentionnés dans les derniers mois, et j’avais pas vraiment le moral avant. En supposant que je me réveille maintenant, est-ce que j’ai encore une chance de me rattraper et d’entrer dans un bon PhD ?

J’ai pensé à faire un deuxième master, en maths appliquées/stats/domaine théorique apparenté, probablement à l’étranger. Avec une grosse amélioration dans celui-ci (ce que je pense pouvoir faire), je me dis que je pourrais convaincre les recruteurs que mes notes des années précédentes étaient une mauvaise passe, et que je peux faire mieux. Encore une fois, je suis pas sûr de la rentabilité de la démarche.

Mon but idéal serait une des grandes universités techniques suédoises, ou potentiellement une autre en Europe (mais je les connais peu). Du coup, si quelqu’un ici connaît bien les systèmes français et suédois et peut me renseigner par expérience, ça m’aiderait beaucoup. Les conseils plus généraux sont aussi bienvenus.

Merci d’avoir lu jusqu’en bas :slight_smile:

Pourquoi cette fixette sur la Suède ?
Il fait froid, la langue absconse et j ai pas souvenir qu ils étaient les meilleurs en ia ?
Ils ont des labos en Suède les gafam ?
j ai déjà lu le même topo sur ce forum..
L idée de travailler un peu avant n est pas mauvaise
C est de faire un m2 plus théorique non plus
L un n empêche pas l autre.
L enchaînement m2recherche/phd est assez classique dans les facs anglo-saxonnes
Le complexe du diplôme est stérile.
Les meilleurs doctorants ne sont pas forcément les meilleurs académiques.
Postule. Qui t en empêche ?
Si tu penses être trop juste (je parle compétences, les notes on s en tape) blinde toi avant. Y a plein de Mooc sur le sujet. Tu peux aussi faire des maths à distance..

déjà lu le même topo sur ce forum.

Le candidat n’a maintenant plus qu’à suivre tous les très bons conseils de father.

Tous.

#coaching

(En espérant que ça n’est pas du troll de bashing contre les Polytech)


édit - 2 autres aspects :

  • il semble que le candidat n’évoque pas de souci quant à pouvoir se financer 4 années d’études dans le monde anglo-saxon ;
  • peut-être un lien sentimental avec la Suède…

yoyo1011, post:2, topic:129261 a écrit:

Pourquoi cette fixette sur la Suède ?
Il fait froid, la langue absconse et j ai pas souvenir qu ils étaient les meilleurs en ia ?



deleted_user2, post:3, topic:129261 a écrit:

  • peut-être un lien sentimental avec la Suède…

C’est plus de cet ordre-là, oui.

deleted_user2, post:3, topic:129261 a écrit:

  • il semble que le candidat n’évoque pas de souci quant à pouvoir se financer 4 années d’études dans le monde anglo-saxon ;

C’est un problème aussi. En Suède, ça devrait pas en être un, les universités sont gratuites pour moi ; l’idée serait de travailler en économisant quelques années pour pouvoir me supporter pendant deux ans de master.

yoyo1011, post:2, topic:129261 a écrit:

Ils ont des labos en Suède les gafam ?

J’ai mélangé mes plans. Pas vraiment d’opportunités chez les GAFAM en Suède ; mais je pense pas pouvoir y postuler tout de suite non plus de toute façon. Mon plan est de bouger en Suède pour quelques années (parce que j’aime le pays et j’y ai des attaches, simplement), sans être sûr d’y rester toute ma vie non plus.

yoyo1011, post:2, topic:129261 a écrit:

L idée de travailler un peu avant n est pas mauvaise
C est de faire un m2 plus théorique non plus
L un n empêche pas l autre.
L enchaînement m2recherche/phd est assez classique dans les facs anglo-saxonnes

Au moins j’ai un plan du coup, merci. :slight_smile:

yoyo1011, post:2, topic:129261 a écrit:

Le complexe du diplôme est stérile.
Les meilleurs doctorants ne sont pas forcément les meilleurs académiques.
Postule. Qui t en empêche ?
Si tu penses être trop juste (je parle compétences, les notes on s en tape) blinde toi avant. Y a plein de Mooc sur le sujet. Tu peux aussi faire des maths à distance..

Je vais faire tout ça de toute façon, mais j’avais pas l’impression que les MOOC impactaient tant que ça les décisions d’admission ? En cherchant sur d’autres forums, j’ai quand même l’impression que le diplôme et les notes sont ce qu’on va regarder en premier dans une candidature, master ou PhD. Et que les places de doctorant sont assez rares. Si je me plante sur un de ces points, merci de me corriger.

anabrgn, post:4, topic:129261 a écrit:

l’idée serait de travailler en économisant quelques années pour pouvoir me supporter pendant deux ans de master.

ça retardera d’autant d’années…

father parle sans doute aussi de la possibilité d’un Master de mathématiques à réaliser en études à distance, en parallèle de son travail.

Enfin pour ceux qui ne trouvent pas de CDI tout de suite à l’étranger, il y a aussi la piste civiweb VIE, mais avec ses inconvénients (contrat court, moins bien payé).

deleted_user2, post:5, topic:129261 a écrit:

[quote=« anabrgn, post:4, topic:129261 »]
l’idée serait de travailler en économisant quelques années pour pouvoir me supporter pendant deux ans de master.

ça retardera d’autant d’années…
[/quote]

Le retard que je prendrais en travaillant me gêne pas, ça reste de l’expérience dans mon domaine. Pour les deux ans de master, je suis d’accord, mais je me sens pas vraiment prêt à commencer un doctorat alors que j’ai essentiellement arrêté les maths en entrant en 3A (et elles se sont mal passées en prépa). Je suis aussi d’accord sur l’intérêt du MOOC pour rattraper ça, mais

deleted_user2, post:5, topic:129261 a écrit:

father parle sans doute aussi de la possibilité d’un Master de mathématiques à réaliser en études à distance, en parallèle de son travail.

dans ce cas, j’aurai le problème des lettres de recommandation. On parle bien d’un master en ligne ? Sans contact avec les profs, j’imagine que ça serait dur de trouver des contacts pour commencer le PhD ensuite.

deleted_user2, post:5, topic:129261 a écrit:

Enfin pour ceux qui ne trouvent pas de CDI tout de suite à l’étranger, il y a aussi la piste civiweb VIE, mais avec ses inconvénients (contrat court, moins bien payé).

Je pense avoir un CV correct quand je finirai mon stage ; trouver un job à l’étranger devrait pas être un gros problème en soi. J’ai des pistes et des moyens d’améliorer mon CV si besoin. Je pense juste rester quelques temps pour voir ce que je peux faire ici, le job devrait me plaire.

En fait, si la boîte où j’ai signé avait des bureaux dans un pays qui m’intéresse, ça serait le job parfait. Mais ils en ont pas, et je me vois pas rester ici toute ma vie, donc je dois prévoir un départ à un moment ou un autre.

Et la Norvège ???

édit - suite à la réponse en dessous : bémol pour la Norvège, car la population est moitié celle de la Suède, donc moitié d’opportunités d’emploi, mais le pétrole et l’océan. Donc aussi des possibilités…

deleted_user2, post:7, topic:129261 a écrit:

Et la Norvège ???

No comment. :confused: Mon entreprise n’y a pas de bureaux non plus. Pas dans le reste de la Scandinavie non plus.

Je sais pas si c’est de l’humour à cause de ma fixation sur la Suède, ou un conseil sérieux ; j’ai rien contre la Norvège, j’ai juste jamais visité. :laughing: Je cherche juste à bouger dans un pays où je sais que j’aimerais vivre, et comme j’ai déjà passé du temps en Suède, j’y connais des gens et j’y ai quelques contacts niveau pro, ça me paraît être un bon choix. Du coup, continuer mes études/ma carrière là-bas m’attirait pas mal.

caligula1515, post:6, topic:129261 a écrit:

ça serait dur de trouver des contacts pour commencer le PhD ensuite.

Toi-même tu sais.
Toi-même tu dis que c’est difficile de faire un doctorat, tous les ingénieurs n’y arrivent pas…
Un bon candidat arrivera à se tisser un réseau de relations dans des universités. Même à distance.

caligula1515, post:9, topic:129261 a écrit:

Toi-même tu dis que c’est difficile de faire un doctorat, tous les ingénieurs n’y arrivent pas…

Je suis assez intéressé pour prendre le risque.

caligula1515, post:9, topic:129261 a écrit:

Un bon candidat arrivera à se tisser un réseau de relations dans des universités. Même à distance.

Alors je dois être un mauvais candidat, j’ai du mal à voir comment faire ça… Contacter directement un prof par mail ? Communiquer avec les profs qui gèrent les projets pour leur montrer que je suis intéressé/compétent ?

Je suis pas contre l’option du master à distance, mais si « perdre » deux ans dans un deuxième master peut me donner plus d’occasions de faire des contacts (j’imagine que c’est quand même plus facile quand on suit les classes en personne et est présent sur le campus), je peux accepter le retard que ça me donnerait. J’ai des amis qui finissent leur master à 25 ans (entrés dans le supérieur un peu plus tard), et ils ont l’air de bien le vivre.

Merci pour vos conseils, en tout cas. :slight_smile:

Une dernière option que j’ai pas mentionnée : j’ai vu que certaines universités proposaient des cours pour « non-degree students », sur place. Est-ce que vous pensez que ça serait une bonne option pour garder contact avec des profs et me préparer tout en gardant un job ?

AÏe j’ai pas trouvé de Master de mathématiques à distance en France…

Le CNED n’a que :
agrégation de mathématiques - https://www.cned.fr/Inscription/1AMATDIX
dans le catalogue http://www.sup-numerique.gouv.fr/pid36561/catalogue-de-formations-a-distance.html
du site http://www.sup-numerique.gouv.fr

(mais ça peut être intéressant à essayer ?)

Peut-être faut-il appeler le CTU de Besançon.
Voir ici pour le magistère de maths : http://sciences.univ-fcomte.fr/pages/fr/menu3795/formations/licence-mathematiques-16862-15338.html

Ou directement sur la page du CTU : http://ctu.univ-fcomte.fr/

CTU - Besançon qui a un master en mathématiques :

http://ctu.univ-fcomte.fr/index.php/fr/master-mathematiques


Mais après il faut passer le cap de mathématiques avancées à informatique et IA ?!

Sans oublier que l’université de Franche-Comté est moins connue que d’autres.

Aix et Marseille propose un master de maths à distance. Mais sont ils adaptes au projet ?
https://ctes-sciences.univ-amu.fr/sites/ctes-sciences.univ-amu.fr/files/fiche-descriptive-master-maths-te_19-20_mod.pdf

Trouver un doctorat/un directeur de thèse ne pose aucun souci.
Les offres sont publiques.
C est pas compliqué d écrire un mail !
Vous vous faites des noeuds au cerveau

Évidemment c est mieux d expérimenter le labo avant de se lancer.

Et pourquoi pas un cifre

clarcis, post:14, topic:129261 a écrit:

Aix et Marseille propose un master de maths à distance. Mais sont ils adaptes au projet ?
Enseignement à distance Sciences (EADS) | sciences.univ-amu.fr

Ca m’a l’air bon pour me mettre au niveau en maths, mais peut-être moins adapté que certains cursus sur campus qui m’intéressaient, où j’aurais pu prendre des électives beaucoup mieux ciblées (computation, machine learning, etc.). Puis une partie des cours m’ont l’air peu utiles dans mon cas (méthodes d’ondelettes, équations cinétiques).

clarcis, post:14, topic:129261 a écrit:

Évidemment c est mieux d expérimenter le labo avant de se lancer.

Dur dans mon cas pour l’instant. Ca aussi aurait été plus facile si j’étais physiquement dans l’université avant de candidater en PhD.

clarcis, post:14, topic:129261 a écrit:

Et pourquoi pas un cifre

J’ai l’option. Toujours le problème de la location… Je peux la faire en France, dans ma région, ça m’attire juste pas vraiment. Et comme un doctorat prend plusieurs années…

Si c’est ma meilleure chance, je vais encore y penser.

Merci d’avoir cherché en tout cas. :slight_smile:

De mémoire Nice proposait aux candidats classes groupe info de ens Lyon une bourse pour un parcours info théorique (a Nice)
Tu peux peut-être le suivre en part Time en négociant avec ta boîte..

Si tu pars à l’étranger peu importe ton école française : elle n’aura aucune réputation.

Avec Polytech tu es foutu en France. Encore plus si tu fais un PhD.
Il faut émigrer le plus rapidement possible.
PhD en Suede ça parait faisable.
Pour les gafams tu peux oublier, ils regardent tout tes transcripts ( et la prépa ne compte pour eux ) et seulement après te font passer des tests techniques.
Il faudra attendre quelques années

thepilot311, post:17, topic:129261 a écrit:

Avec Polytech tu es foutu en France. Encore plus si tu fais un PhD.

Encore plus si je cherche une place en PhD, ou encore plus si je cherche un job après un PhD ?

Maintenant, si c’est seulement en France, c’est pas un gros problème : soit je trouve une super opportunité de thèse cifre que j’aurais trop de mal à refuser, soit j’irai faire un PhD à l’étranger, peut-être après un deuxième master.

thepilot311, post:17, topic:129261 a écrit:

Il faut émigrer le plus rapidement possible.

C’était mon plan pour d’autres raisons. Pour l’instant, j’ai une chance d’avoir un stage puis job intéressant et peut-être un peu d’expérience de recherche, donc je préfère avoir une alternative sûre avant de me précipiter.

thepilot311, post:17, topic:129261 a écrit:

Pour les gafams tu peux oublier, ils regardent tout tes transcripts ( et la prépa ne compte pour eux ) et seulement après te font passer des tests techniques.
Il faudra attendre quelques années

Sachant qu’un doctorat est un prérequis dans les jobs type R&D que je veux, est-ce que le transcript compterait tant que ça ? J’avais l’impression qu’une fois entré en PhD, on est jugé sur nos publications, pas nos notes de master.

(Tu as mal édité / cité (?) dans ton dernier message.)

Father veut sans doute dire que si tu t’accroches à l’idée de rater ta recherche à cause du nom de ton diplôme, ça risque de te freiner par une prophétie auto-réalisatrice.

Il y a des gens sortis d’écoles moins réputées qui ont des parcours exceptionnels.

Les gafam s intéressent à l académique mais c est loin d être le seul critère !
Il y a des tests assez approfondis pour identifier de quoi tu es capable
Les publications c est surtout pour les jobs de chercheur ds l académique
Tu as une vision faussée des choses en pensant que le diplôme fait tout…