Salut, je ne sais plus où j’ai lu/entendu ça, mais existe-t-il vraiment un projet pour supprimer les prépas au profit d’écoles en 5 ans avec deux (ou plus) années très sélectives (un peu comme l’epfl si je ne m’abuse) calqué sur le modèle en vigueur dans les autres pays. Dans 10 ans, 20 ans? En tout cas j’ai plutôt hâte.
J’en doute, la prépa est un système qui fonctionne très bien.
Il y a des idées dans l’air, mais ce n’est pas nouveau.
Ca serait (vraiment) dommage car l’avantage de la prépa, c’est que TOUT le monde prépare un concours en deux ans. Avec des « prépas intégrées » beaucoup n’auraient pas l’occasion de se révéler et finalement d’avoir des ambitions et des réussites supérieures à leurs désirs initiaux. Surtout qu’en sortie de BAC tout le monde s’accorde à dire qu’on n’a pas vraiment fait ni de maths, ni de physiqe, ni de chimie. Comment choisir de manière éclairée alors ?
En effet, supprimer la prépa serait d’une stupidité sans nom. J’ose espérer que cette suppression n’aura jamais lieu…
Deviling a écrit:
J’en doute, la prépa est un système qui fonctionne très bien.
Voyons, c’est vrai que jamais un gouvernement n’oserait s’attaquer à un système qui marche bien
Je ne sais pas si les CPGE vont disparaître dans les années à venir, mais en tout cas, si leur évolution est dictée par la volonté de réduire les coûts à tout prix, j’ai peur qu’elle ne se fasse pas dans le bon sens…
Il y a déjà des fermetures de prépa, des projets (de je ne sais plus quel recteur notamment) de pénaliser les classes ayant moins de … 48 ! élèves (supppressions d’heures…) (ça existe vraiment les lycées ou toutes les classes ont au moins 48 élèves ?)
Après, outre les prépas intégrées, comme candidats de remplacement, il y a aussi les prépas dans les facs (apparemment incitées à se développer…). Ce qui s’accompagne entre autres de la nécessité d’être dans une ville relativement grande, de la multiplication des profs différents (un pour la méca, un pour l’élec… c’est ce qui se passe dans ma ville en tout cas il me semble) au lieu d’un prof à temps plein investi entièrement dans sa classe, etc.
Mme Pécresse a fait prépa à Sainte Geneviève je doute que temps qu’elle soit là elle autorise une suppression ou diminution des moyens des prépas..
Mme Pécresse ? Je me rappelle d’un article ou elle disait qu’elle « ne pouvait pas tolérer » que « certains » (ou « quelques » je sais plus… enfin c’était même pas « une majorité ») bons élèves aillent en prépa ou en école au lieu d’aller à la fac… Je sais plus la référence exacte, ça remonte déjà à un certain temps, mais bon… Je doute qu’elle ait le moindre scrupule vis-à-vis des prépas.
Erylis a écrit:
des projets (de je ne sais plus quel recteur notamment) de pénaliser les classes ayant moins de … 48 ! élèves (supppressions d’heures…) (ça existe vraiment les lycées ou toutes les classes ont au moins 48 élèves ?)
Un prof’ de physique a Janson me l’a dit. « On » (je ne sais pas qui) les a obligé a avoir des classes l’année prochaine de 48 élèves.
En tout cas les petites structures sont belle et bien en voie de disparition…
En tout cas les petites structures sont belle et bien en voie de disparition…
Si c’est pour se retrouver qu’avec des usines à gaz et plus aucune « petite prepa », merci…
weldan6 a écrit:
Mme Pécresse a fait prépa à Sainte Geneviève je doute que temps qu’elle soit là elle autorise une suppression ou diminution des moyens des prépas..
Certes, mais elle s’est permis de donner du crédit à la tendance aux réformes peu judicieuses (euphémisme…) des concours: pressions sur la CGE pour accepter davantage de « diversité » (et je vois mal comment faire sans remettre en cause les concours eux-mêmes), massacre de l’épreuve de LV1 à Centrale…
En revanche, il y a des gens à gauche qui souhaitent la fin des prépas et grandes écoles… gageons que la pression de leurs futurs chefs de cabinet X-ENA ou ScPo-ENA saura les y faire renoncer ![]()
feych20 a écrit:
[quote=« Erylis »]
des projets (de je ne sais plus quel recteur notamment) de pénaliser les classes ayant moins de … 48 ! élèves (supppressions d’heures…) (ça existe vraiment les lycées ou toutes les classes ont au moins 48 élèves ?)
Un prof’ de physique a Janson me l’a dit. « On » (je ne sais pas qui) les a obligé a avoir des classes l’année prochaine de 48 élèves.
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les classes de 50 élèves ne sont pas vraiment un problème en prépa. Les élèves sont généralement sages en cours, et je préfère être à 50 en MPSI qu’à 25 en TS…
Je vous passe les détails, mais dans les textes, une classe de prépa « normale » au sens fort du terme, c’est entre 24 et 35 élèves inclus. Or, pour diverses raisons, certains politiques essaient de faire croire que l’effectif normal est de 48 et qu’en dessous de 48 (ie dès 47 étudiants), on pourrait appliquer des pénalités financières aux établissements et ce bien que dès que l’effectif est d’au moins 36 étudiants, la classe soit considérée comme ayant un effectif pléthorique.
Vlastilin a écrit:
les classes de 50 élèves ne sont pas vraiment un problème en prépa. Les élèves sont généralement sages en cours, et je préfère être à 50 en MPSI qu’à 25 en TS…
Pour les cours magistraux, on peut même être 200, certes, mais dès qu’on est en demi groupe, mon expérience de prof qui a eu des classes entre 30 et 44 me dit qu’on travaille énormément mieux à 15 qu’à 22 en TP. C’est vraiment le jour et la nuit.
Malheureusement, toutes ces gens sont tellement loin de nous… ![]()
Vlastilin a écrit:
[quote=« feych20 »]
[quote=« Erylis »]
des projets (de je ne sais plus quel recteur notamment) de pénaliser les classes ayant moins de … 48 ! élèves (supppressions d’heures…) (ça existe vraiment les lycées ou toutes les classes ont au moins 48 élèves ?)
Un prof’ de physique a Janson me l’a dit. « On » (je ne sais pas qui) les a obligé a avoir des classes l’année prochaine de 48 élèves.
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les classes de 50 élèves ne sont pas vraiment un problème en prépa. Les élèves sont généralement sages en cours, et je préfère être à 50 en MPSI qu’à 25 en TS…
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Ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire… Le problème **principal **n’est pas (côté étudiant en tout cas) la difficulté de faire cours à 48, mais le recrutement de ces 48 élèves.
Pour un « petit » lycée, ce n’est pas évident, dès la sup de trouver autant d’élèves. C’est il me semble encore plus vrai en lettres ou en éco ; mais même dans les filières scientifiques, ce n’est pas si simple, la majorité des élèves visant en priorité des « grandes » prépas ou des prépas intégrées (choix discutable, mais bon, ce n’est pas le sujet, juste une constatation).
En spé, ça me parait tout simplement impossible, sauf peut-être pour les très grand lycées.
Déjà, certains élèves quitte la prépa au cours ou à la fin de la sup. Donc pour avoir des classes à 48 en spé, il faudrait qu’il y ait systématiquement plus de 50 élèves en sup. (pas sûr qu’il y ait assez de place dans les salle de cours
)
Mais même sans cela, si l’on considère qu’en moyenne 1/3 des MPSI partent en PSI, 2/3 en MP, et qu’en PCSI 2/3 en PC et 1/3 en PSI (bon j’avoue que je ne suis pas du tout sure des chiffres mais ça ne change pas grand chose au résultat…). Pour avoir des classes « complètes » en spé , il faudrait alors avoir : 3 MPSI, 2MP, 3 PCSI, 2 PC, 2 PSI. Ce qui fait quand même beaucoup pour un lycée de province…
Bien sûr, on pourrait imaginer que ces différentes classes soient réparties dans plusieurs lycées différents, mais alors l’attractivité du lycée est encore réduite (on préfère aller dans un lycée offrant la possibilité d’effectuer sa deuxième année dans ce lycée), et il devient encore plus dur de recruter en sup…
Bref, si ça se mettait en place de manière systématique, beaucoup de prépa seraient condamnées à fermer, et la majorité des autres devraient se débrouiller avec des moyens réduits, donc un encadrement réduit…
Quetzalcoatl a écrit:
Je vous passe les détails, mais dans les textes, une classe de prépa « normale » au sens fort du terme, c’est entre 24 et 35 élèves inclus. Or, pour diverses raisons, certains politiques essaient de faire croire que l’effectif normal est de 48 et qu’en dessous de 48 (ie dès 47 étudiants), on pourrait appliquer des pénalités financières aux établissements et ce bien que dès que l’effectif est d’au moins 36 étudiants, la classe soit considérée comme ayant un effectif pléthorique.
Effectivement, la rectrice de mon académie pense plutôt qu’une prépa doit tourner à 48 élèves et non pas 24… ![]()
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Mais c’est sérieux cette histoire ou cette juste une idée de réforme qui a été émise je ne sais quand et qui a le vent en côte ces derniers temps ?
Parce que supprimer les prépas … outre tous les aspects sus évoqués, serait faire un pas de plus vers la décadence de la culture (esprit) française ![]()
Bon après il faut voir que supprimer les prépas est un choix politique pas forcément facile à assumer et les politiques aiment les choix faciles à assumer. Alors, on peut espérer le statit quo…
pas facile à assumer auprès d’une minorité de la population. L’immense majorité des gens n’a pas fait de prépa. Et ce n’est pas évident du tout que les gens n’étant pas passés par la case prépa en aient quelque chose à faire que ces classes soient supprimées.
Il y a quand même pas mal de gens qui seraient sans nul doute assez malheureux de savoir que l’état est prêt à dépenser (plus de) 50€ par kholle, avec des dizaines de kholles de maths par élève et par année, alors que ces élèves sont déjà censés être bons, quand, parallèlement des milliers de lycéens qui ont de réelles difficultés en maths n’ont évidemment pas droit à ces cours quasi particuliers.
Pas mal de gens n’apprécieraient pas que la prépa coute si cher à l’état (un étudiant de CPGE coute en gros 50% plus cher qu’un étudiant en université) alors que la moitié des étudiants de CPGE sont des fils de « professions libérales/cadres supérieurs », (à titre de comparaison, il n’y en a environ qu’un tiers en fac de droit, un quart environ en fac de lettres), alors qu’il y a 2fois plus de fils d’ouvriers en fac qu’en CPGE, bref, je suis persuadé que beaucoup de gens n’aimeraient pas que les prépa soient ce qui coute le plus cher quand les élèves de prépa sont des « fils de riches », donc des gens qui sont déjà favorisés par rapport aux étudiants de fac.
Et franchement, j’avoue moi même que je préférerais que personne ne soit laissé sur le banc de touche en primaire, au collège, ou au lycée, plutôt que d’avoir ce système injuste de CPGE. Injuste au sens où de fait, il perpétue sans le vouloir des inégalités qui devraient être supprimées.
Sans compter qu’en ce qui me concerne, clairement, une bonne partie de l’argent dépensé par l’état pour payer mes colleurs a été un pur gaspillage, puisque je n’apprenais jamais mon cours avant d’aller en colle. Et une colle où le colleur n’a pas pu faire autre chose que faire un mini cours particulier à l’élève parce que celui-ci n’a pas fait l’*effort * d’apprendre son cours, c’est une colle gâchée. Une colle où l’élève connait à peu près son cours mais n’est pas capable de faire autre chose qu’une application directe du cours parce qu’il n’a même pas essayé de faire des exos chez lui pour s’entrainer, c’est aussi une colle gachée.
Et je sais que je ne suis pas le seul à « compter sur la colle pour comprendre/apprendre le cours » alors que le bosser un peu plus chez soi tout seul aurait pu avoir une effet similaire.
Tout ça pour dire qu’il est loin d’être évident que la population verrait d’un mauvais oeil la suppression des prépas. Et là où ça m’attriste, c’est que comme ça a été dit plus haut, on peut compter sur nos « élites », dont une partie est sortie de ce système, pour le sauvegarder autant que possible, uniquement parce que ce système est leur système, uniquement à cause d’un sentiment d’appartenance.