Bonjour,
Ce qui est certain, c’est que tout ce qui permettra d’éviter le « gâchis » d’un ou d’une excellent.e élève qui se retrouve dans une prépa dont le rythme le ou la décourage, serait une bonne chose.
Dans la prépa de ma fille, le prof de maths qui sélectionnait les étudiants il y a deux ans, désespérait de réussir à départager correctement les (milliers de) dossiers reçus : tous avaient 20 en maths et d’excellents commentaires de leurs enseignants. Il relevait que ce qui avait augmenté, ce n’était pas le niveau des élèves mais celui des commentaires.
Dans une telle situation on ne peut reprocher au recruteur de faire confiance aux lycées « connus » et aux profs connus de ces lycées connus pour identifier les repères qui leur permettent de sélectionner de bons éléments.
Il a été maintes fois répété ici que de très bons élèves peuvent s’épanouir dans des CPGE moins sélectives que le fameux top 5 ou top 10. C’est un discours qui a du mal à passer car, quand on voit le pourcentage d’élèves que 5 prépa à elles seules (et encore, parfois même pas 5) envoient dans les quelques meilleures écoles d’ingénieurs, on ne peut que comprendre l’obstination des meilleurs élèves à intégrer ces prépa… au prix de lourds sacrifices géographiques, financiers, etc…
Mais on voit aussi régulièrement fleurir sur le forum des témoignages de parents/élèves découragés (voire pire) qui ne s’en sortent pas. Ils sont souvent dans de très bonnes prépa, et sont donc probablement de très bons élèves.
En sup, on ne peut pas redoubler dans une même filière (et puis, redoubler quand on a été toute sa vie un premier de classe, c’est un vrai coup à l’image de soi).
On ne peut pas non plus être transféré dans une prépa moins exigeante.
La bascule en fac n’est pas toujours possible et pas toujours souhaitable car c’est un environnement tellement différent.
Lorsque j’étais enfant, on faisait des groupes de niveau en ski et quand on s’était collé dans un groupe trop fort/faible, les prof s’organisaient pour corriger après quelques jours/semaine. certes, en ski, il y avait un enjeu de sécurité à laisser un trop faible dans un groupe de forts. celui qui était « rétrogradé » était un peu vexé mais au moins, il ne se blessait pas. quant à celui qui demandait son changement, ce n’était jamais refusé.
N’y a-t-il pas un enjeu de santé mentale pour celui qui se retrouve face à un sentiment d’échec en CGPE ?
Je. pose peut-être de mauvaise questions… mais ça m’a toujours fait de la peine de lire les témoignages de ces bons élèves qui craquent.
Si je comprends bien le témoignage du parent qui a posté la question c’était précisément de traiter ce risque : mon enfant a un excellent dossier dans un lycée « inconnu ». n’y a-t-il pas un risque qu’il soit sélectionné dans une prépa trop « dure » par rapport à son niveau national ?
« Notre fils était 1er de classe avec de très bonnes appréciations (excellent travail, félicitations) dans un lycée qui n’envoie pas d’élèves dans les six ou sept prépas les plus sélectives comme Ginette LLG Stanislas Henri IV Saint-Louis ou encore Lazaristes, et très rarement au Parc.
Comment savoir, s’il était pris dans ces prépas hypersélectives, ce qui est arrivé, s’il fallait accepter ? Est-ce qu’il n’allait pas être coulé et passer une extrêmement mauvaise année, ou même devoir se réorienter en cours d’année ? La lecture de ce forum montre que cela n’est pas rare du tout. »
Plutôt que de chercher le moyen d’atteindre un 100% sans faute en recrutement (est-ce seulement possible ?), il faudrait plutôt voire comment assouplir les moyens de corriger rapidement les situations vraiment douloureuses pour les élèves.
L.