[A]$}
Soit un entier naturel supérieur ou égal à . On considère la matrice définie par :
Pour , on pourra observer l'image des vecteurs de la base canonique et montrer que est un vecteur cyclique.
Pour l'irréductibilité sur , le critère d'Eisenstein est un outil parfaitement adapté ici.
Pour la structure de corps, utiliser l'isomorphisme entre et .
Pour les sous-espaces stables, se souvenir que si est stable par , le polynôme minimal de l'endomorphisme induit divise le polynôme minimal de .
Vecteur cyclique et lien avec le polynôme minimal.
Critère d'Eisenstein pour l'irréductibilité sur .
Lien entre l'irréductibilité du polynôme minimal et l'absence de sous-espaces stables non triviaux.
Résolution.
On en déduit par récurrence immédiate que pour tout , . La famille n'est autre que la base canonique, elle est donc libre. Cela implique que le polynôme minimal est de degré au moins .
De plus, , donc . Puisque est un vecteur cyclique (ses images successives engendrent l'espace), la relation entraîne .
Le polynôme est un polynôme annulateur de , unitaire et de degré . Par argument de degré :
Le spectre complexe est donc :
Pour une valeur propre , un vecteur est propre si , ce qui donne le système :
D'après le critère d'Eisenstein, est irréductible dans . Par le lemme de Gauss, un polynôme de irréductible dans l'est aussi dans . Ainsi, est irréductible sur .
Or, est irréductible dans , qui est un anneau principal. L'idéal est donc maximal. Par conséquent, l'anneau quotient est un corps.
Or, nous avons montré que est irréductible dans . Ses seuls diviseurs unitaires sont donc et lui-même.
Premier cas : . Cela signifie que , ce qui n'est possible que si .
Second cas : . Dans ce cas, . Comme , on a nécessairement .
En conclusion, les seuls sous-espaces de stables par sont les sous-espaces triviaux :
Une erreur fréquente est de chercher des sous-espaces stables en dimension 1 (droites propres) sur . Or, n'a pas de racine dans pour , donc ne possède aucune valeur propre rationnelle, et ainsi aucune droite stable.