Soit un espace euclidien de dimension . On note le produit scalaire sur et le groupe des transformations orthogonales de .
Pour la stabilité de , utiliser la conservation du produit scalaire et le fait que restreint à est une bijection.
Procéder par récurrence sur la dimension de . On pourra admettre que tout endomorphisme d'un espace vectoriel réel de dimension possède au moins une droite stable ou un plan stable.
Pour les valeurs propres complexes, penser à la structure des blocs de la matrice de réduction.
Propriété d'isométrie : .
Récurrence sur la dimension avec décomposition .
Étude du spectre des matrices de rotation .
Résolution.
Comme tout endomorphisme orthogonal est injectif (son noyau est réduit au vecteur nul), est un endomorphisme injectif d'un espace de dimension finie. Il en résulte que est un automorphisme. On en déduit :
Par conservation du produit scalaire par :
Tout endomorphisme d'un -espace vectoriel de dimension admet au moins un sous-espace stable de dimension 1 ou 2. Soit un tel sous-espace stable par . D'après la question 1, est également stable par et .
Premier cas : . Il existe non nul tel que . Puisque est une isométrie, , donc ou . On normalise pour avoir une base orthonormée de .
Second cas : . La restriction est un élément de . Si possède une valeur propre réelle, on retombe sur le cas précédent (droite stable). Sinon, est une rotation d'angle . Dans une base orthonormée de , sa matrice est .
En appliquant l'hypothèse de récurrence à sur l'espace , on obtient une base orthonormée de par concaténation. Par réarrangement des vecteurs de base, on regroupe les valeurs propres , puis , puis les blocs de rotation. On obtient bien la forme demandée :
Les valeurs propres complexes de sont les mêmes que celles de . Le spectre de est la réunion des spectres de ses blocs diagonaux :
Les racines de ce polynôme sont et . Ces nombres complexes ont pour module :
L'erreur classique consiste à oublier de justifier la stabilité de en omettant d'utiliser le fait que . Sans la surjectivité de la restriction (vraie ici car on est en dimension finie et est injective), la stabilité de est fausse en général.