Soit un -espace vectoriel de dimension finie et . On note l'ensemble des valeurs propres de . Pour tout , on pose et .
Pour la question 1, utiliser la décomposition de en somme directe de sous-espaces caractéristiques.
Pour la question 2, si avec , considérer la restriction de à pour raisonner sur les multiplicités des racines du polynôme minimal.
Pour la question 3, utiliser le fait qu'en dimension finie, la suite des noyaux itérés stationne dès que deux noyaux consécutifs sont égaux.
Pour la question 4, si est diagonale, trouver une base de formée de matrices élémentaires .
Pour la question 5, utiliser la décomposition de Dunford et l'expression de .
Un endomorphisme est diagonalisable ssi son polynôme minimal est scindé à racines simples.
Lien entre la dimension des noyaux itérés et la taille des blocs élémentaires (indice de nilpotence).
Utilisation de la décomposition de Dunford .
Résolution.
Sens réciproque () : Supposons que pour tout , . Ceci implique que . En effet, si , alors . Comme est scindé, est la somme directe des sous-espaces caractéristiques . L'égalité des noyaux entraîne . Donc , ce qui signifie que est diagonalisable.
Sens réciproque () : Soit et un supplémentaire de stable par . Le polynôme minimal est le PPCM des polynômes minimaux des restrictions et . Or . Comme , n'est pas valeur propre de . Ainsi, . Le polynôme minimal de n'a donc pas de racine multiple en . Ceci étant vrai pour tout , et étant scindé, est scindé à racines simples.
Attention dans la question 1 : la condition doit être vérifiée pour toutes les valeurs propres. Si elle n'est vraie que pour une seule, l'endomorphisme n'est pas forcément diagonalisable.