Pour chacune des matrices suivantes de , déterminer si elle est diagonalisable. Dans l'affirmative, donner une base de vecteurs propres, la matrice de passage et la matrice diagonale correspondante.
Commencer par calculer le polynôme caractéristique pour chaque matrice.
Si le polynôme est scindé à racines simples, la matrice est immédiatement diagonalisable.
Si une racine est multiple, il faut vérifier que la dimension du sous-espace propre associé est égale à la multiplicité de la racine.
Pour la matrice , remarquer sa symétrie réelle pour conclure rapidement sur sa diagonalisabilité.
Calcul du polynôme caractéristique par opérations élémentaires.
Détermination des sous-espaces propres par résolution de systèmes linéaires.
Condition nécessaire et suffisante de diagonalisation (somme des dimensions des sous-espaces propres).
1. Étude de la matrice
Calculons le polynôme caractéristique :
\begin{align*}
\chi_A(X) &= \begin{vmatrix} X-3 & 1 & -1
2 & X-4 & -2
1 & -1 & X-5 \end{vmatrix}
L_1 \leftarrow L_1 + L_2 &: \begin{vmatrix} X-1 & X-3 & -3
2 & X-4 & -2
1 & -1 & X-5 \end{vmatrix} \text{ (peu efficace, essayons autre chose)}
\end{align*}
Effectuons plutôt :
Puis :
Finalement, on obtient :
Le polynôme est scindé à racines simples dans , donc est diagonalisable. Les valeurs propres sont et . La recherche des vecteurs propres mène aux sous-espaces : , et .
D'où les matrices :
2. Étude de la matrice
Calculons :
Effectuons pour faire apparaître un facteur commun :
Puis :
On trouve alors :
Les trois valeurs propres sont distinctes, donc est diagonalisable. En résolvant les systèmes , on trouve :
3. Étude de la matrice
On remarque que est une matrice symétrique réelle. D'après le théorème spectral, elle est donc diagonalisable dans une base orthonormée.
Calculons . Notons que . Toutes les colonnes sont proportionnelles à la première, donc . Ainsi, est valeur propre de et .
La somme des valeurs propres est égale à la trace : . Soit la troisième valeur propre. On a , d'où .
Le sous-espace est défini par l'équation . Une base est . Pour , on résout , ce qui donne .
En conclusion :
Une erreur classique consiste à développer le déterminant brutalement. Il est toujours préférable d'utiliser des opérations sur les lignes ou colonnes pour factoriser le polynôme au fur et à mesure.