On considère deux matrices et appartenant à satisfaisant la relation suivante :
Commencer par étudier l'intersection du noyau et de l'image de l'endomorphisme canoniquement associé à .
Montrer que .
Étudier la stabilité de par les endomorphismes et .
Utiliser les propriétés de la trace d'un commutateur sur l'espace .
Étude de la somme directe pour réduire l'étude à un sous-espace où est inversible.
Utilisation de la trace : .
Passage aux endomorphismes pour manipuler les restrictions.
Résolution.
Soient et les endomorphismes de dont les matrices dans la base canonique sont respectivement et . La relation s'écrit :
Étape 1 : Séparation du noyau et de l'image.
Soit . Il existe tel que , et l'on a . Par conséquent, pour tout entier , on a .
Appliquons la relation de l'énoncé au vecteur :
Comme et , on obtient immédiatement . Ainsi . L'intersection est donc réduite au vecteur nul :
D'après le théorème du rang, on en déduit la décomposition en somme directe :
Étape 2 : Stabilité de l'image.
L'espace est trivialement stable par . Comme induit un endomorphisme injectif sur (car ) et que est de dimension finie, la restriction est un automorphisme de . En particulier, .
Soit . Il existe tel que . Alors :
Puisque et , on en déduit que . Ainsi, l'espace est stable par . Notons l'endomorphisme induit.
Étape 3 : Utilisation de la trace.
Sur le sous-espace , la relation devient :
Comme est inversible sur , on peut composer par à droite :
Calculons la trace de l'élément de gauche. Par linéarité de la trace :
Par commutativité de la trace (), on a :
On en déduit :
Or, la trace de l'identité sur est égale à la dimension de . On a donc . Cela implique que , et par conséquent :
L'erreur classique serait de composer par dès le début sans justifier que est inversible. En général, n'est pas inversible sur , d'où la nécessité de restreindre l'étude à l'image de .