Soient et deux endomorphismes d'un espace vectoriel de dimension finie sur le corps ou .
On définit l'endomorphisme . On suppose que commute avec et avec .
Utiliser le lemme classique : si deux endomorphismes commutent, les sous-espaces propres de l'un sont stables par l'autre.
Restreindre et à et utiliser la propriété de la trace d'un commutateur .
Se souvenir qu'en dimension finie, un endomorphisme diagonalisable dont la seule valeur propre est 0 est nul.
Stabilité des sous-espaces propres par un endomorphisme qui commute.
La trace d'un commutateur est toujours nulle en dimension finie.
Lien entre spectre et diagonalisabilité.
Résolution.
Puisque commute avec , il commute également avec tout polynôme en , notamment avec . Soit . On a :
\medskip Le même raisonnement s'applique à car et commutent par hypothèse. \boxed{ E_\lambda(c) \text{ est stable par } a \text{ et par } b }
Par définition de , nous avons la relation . En restreignant cette égalité au sous-espace , et sachant que agit comme l'homothétie sur cet espace, on obtient :
Appliquons l'application trace, qui est linéaire, à cette égalité d'endomorphismes d'un espace de dimension finie :
Or, pour tous endomorphismes , on sait que , d'où . On en déduit :
Comme la trace de l'identité est la dimension de l'espace, on parvient au résultat :
D'après la question précédente, l'égalité impose alors nécessairement :
Ceci démontre que la seule valeur propre possible de est 0. \boxed{ \text{Sp}(c) \subset \{0\} }
Une erreur fréquente est d'oublier de justifier la stabilité de l'espace propre avant de restreindre les endomorphismes. Sans cette stabilité, l'écriture n'a pas de sens car l'image de pourrait sortir de .