On se propose d'étudier la réduction des matrices symétriques à coefficients complexes, en soulignant les différences avec le cas réel.
Pour la question 1, chercher une matrice dont le polynôme caractéristique possède une racine double, mais qui n'est pas l'identité.
Pour la question 2.(a), utiliser la définition de la symétrie () et l'unicité de la décomposition en parties réelle et imaginaire.
Pour la question 2.(b), utiliser le théorème spectral pour les matrices réelles symétriques et le résultat sur la codiagonalisation de matrices qui commutent.
Contre-exemple via une matrice nilpotente ou à spectre réduit à un singleton.
Théorème spectral : toute matrice réelle symétrique est diagonalisable par une matrice orthogonale.
Codiagonalisation : deux matrices diagonalisables commutent si et seulement si elles sont simultanément diagonalisables.
Résolution.
Calculons son polynôme caractéristique :
L'unique valeur propre de est . Si était diagonalisable, elle serait semblable à la matrice . Or, la seule matrice semblable à est elle-même. Comme , on en conclut que :
Par linéarité de la transposition, cela donne . En identifiant les parties réelles et imaginaires (car sont toutes à coefficients réels), on obtient :
Ainsi, et sont des matrices réelles symétriques.
De plus, l'énoncé suppose que et commutent (). Un résultat classique du cours affirme que deux matrices diagonalisables qui commutent sont simultanément diagonalisables.
Il existe donc une matrice telle que :
On peut alors écrire :
La matrice , étant la somme de deux matrices diagonales, est elle-même une matrice diagonale.
L'erreur classique est de croire que le théorème spectral s'étend tel quel aux matrices complexes. C'est faux : la symétrie ne garantit pas la diagonalisabilité sur . C'est la propriété d'être hermitienne () qui garantit la diagonalisabilité pour une matrice complexe.