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On considère un entier . L'objectif est de déterminer l'ensemble des morphismes de groupes tels que, pour tout , la composante est une fraction rationnelle sur .
Commencer par étudier la restriction du morphisme à .
Utiliser le changement de variable pour transformer le problème en une équation différentielle portant sur .
Exprimer à l'aide de l'exponentielle matricielle et analyser la nature des coefficients.
Étudier les valeurs propres de la matrice ainsi que sa diagonalisabilité en observant la croissance des coefficients.
Conclure sur en utilisant la rigidité des fractions rationnelles.
Lien entre morphismes de groupes continus et exponentielle matricielle.
Analyse des fonctions de type et au regard des fractions rationnelles en .
Prolongement par densité ou prolongement analytique pour les fractions rationnelles.
1. Étude sur le sous-groupe des réels strictement positifs.
Soit un tel morphisme. On pose, pour tout , .
Puisque est un morphisme de vers , l'application est un morphisme de vers .
On a donc, pour tous :
Comme les coefficients de sont des fractions rationnelles sans pôle sur , ils sont de classe . Par composition, est également de classe .
En dérivant la relation par rapport à , on obtient . En évaluant en , on trouve où .
L'unique solution de ce problème de Cauchy est donnée par l'exponentielle matricielle :
Ainsi, pour tout , on a .
2. Analyse de la matrice .
Les coefficients de doivent être des fractions rationnelles en la variable .
i) Valeurs propres de : Soit une valeur propre de et un vecteur propre associé. On a :
Les coordonnées de ce vecteur sont de la forme . Pour un tel que , la fonction doit être une fraction rationnelle en .
Il existe donc tel que , soit pour tout . En dérivant, , d'où , ce qui donne .
En décomposant en éléments simples, on sait que les pôles sont de résidus entiers (correspondant aux multiplicités des racines). On en déduit :
ii) Diagonalisabilité de : Supposons que ne soit pas diagonalisable. Alors il existe une valeur propre telle que .
Soit . On pose . On a . Le calcul de l'exponentielle donne :
Les coefficients de contiendraient alors des termes de la forme . En posant , cela donne .
Or, une fonction de la forme (avec ) n'est jamais une fraction rationnelle (son comportement en ou sa dérivée seconde l'interdisent).
Par conséquent, est diagonalisable. Comme ses valeurs propres sont entières, il existe telle que :
On en déduit que pour :
3. Extension à ^*.}
Considérons l'application . Puisque est une fraction rationnelle pour tout , est une fraction rationnelle sur .
D'après l'étude précédente, pour tout . Une fraction rationnelle constante sur un intervalle est constante sur tout son domaine de définition par le principe d'identité.
Ainsi, pour tout .
Conclusion : Les morphismes cherchés sont exactement les applications de la forme :
L'erreur classique consiste à oublier de justifier la diagonalisabilité de . L'existence de valeurs propres entières ne suffit pas à garantir que a des coefficients rationnels en ; il faut aussi s'assurer de l'absence de blocs de Jordan (ou de termes en dans le développement).