Soit un entier naturel tel que . On considère une suite de points de l'espace . On note les coordonnées du point au rang .
La suite est définie par un point initial et par la relation de récurrence suivante :
Étudier la convergence de la suite et déterminer, le cas échéant, sa limite en fonction de .
Traduire la relation de récurrence sous forme matricielle .
Exprimer en fonction de la matrice dont tous les coefficients valent 1.
Déterminer les éléments propres de (diagonalisabilité, spectre).
Étudier le comportement de en distinguant le cas du cas .
Utiliser l'invariant de la suite (somme des coordonnées) pour identifier la limite.
Modélisation matricielle d'un système récurrent linéaire.
Réduction d'une matrice de structure simple ().
Étude de la convergence des puissances d'une matrice par son spectre.
1. Modélisation matricielle.
Posons le vecteur colonne .
La relation de récurrence s'écrit pour tout , où est définie par :
On remarque que peut s'écrire en fonction de la matrice ne contenant que des 1 :
Par une récurrence immédiate, on a pour tout : .
2. Réduction de la matrice .
La matrice est de rang 1 (toutes ses colonnes sont égales au vecteur ).
Ainsi, est valeur propre de de multiplicité géométrique .
Le sous-espace propre associé est l'hyperplane .
De plus, , donc est la seconde valeur propre de (de multiplicité 1 car la somme des multiplicités atteint ).
Puisque est une fonction polynomiale de , les valeurs propres de sont les où et .
est symétrique réelle, donc elle est diagonalisable.
3. Étude de la convergence.
Soit la décomposition de sur la somme directe .
On a alors .
Cas 1 : .
Dans ce cas, . Alors .
La suite converge donc vers , qui est la projection de sur parallèlement à .
Pour déterminer , utilisons l'invariant de la suite. On remarque que la somme des coordonnées est constante. En effet :
Si , alors par continuité de la somme, .
Cas 2 : .
Si , les valeurs propres sont et . La matrice est .
On a . La suite converge si et seulement si est un vecteur propre associé à la valeur propre 1.
L'erreur classique est d'affirmer la convergence pour tout sans vérifier la condition sur le rayon spectral. Pour , la valeur propre empêche la convergence générale.