Soit une suite de réels strictement positive, strictement décroissante et convergeant vers .
On définit, pour tout entier naturel , le terme général suivant :
Déterminer la nature de la série .
Commencer par examiner le cas où le terme général ne converge pas vers .
Si converge vers , chercher un équivalent simple de faisant intervenir un logarithme pour exploiter la structure de série télescopique.
Analyse de la convergence brute (divergence grossière).
Utilisation des développements limités pour obtenir un équivalent.
Lien entre sommes et logarithmes via les séries télescopiques.
Résolution.
On commence par remarquer que, puisque la suite est strictement décroissante, on a pour tout .
Ceci implique que , et comme , on en déduit que :
La série est donc à termes strictement positifs. Pour étudier sa convergence, nous allons distinguer deux configurations selon le comportement de .
Premier cas : la suite ne converge pas vers .
Si , alors la série diverge immédiatement par la condition nécessaire de convergence.
Second cas : la suite converge vers .
Supposons maintenant que .
On peut réécrire le terme général sous la forme :
Puisque , on en déduit que le rapport tend vers .
On utilise alors le développement limité classique de la fonction logarithme au voisinage de : quand .
En posant , on obtient :
Ce qui nous donne l'équivalent suivant :
Posons . La série est une série télescopique.
Calculons sa somme partielle :
Par hypothèse, la suite tend vers par valeurs strictement positives.
Ainsi, on a :
On en déduit le comportement de la somme partielle :
La série diverge donc vers .
Comme et que ce sont des séries à termes positifs, par le théorème de comparaison des séries, on conclut que la série diverge.
Oublier de vérifier la convergence du terme général vers zéro avant d'utiliser un équivalent.
L'équivalent permet souvent de ramener l'étude d'une série à celle d'une suite via le télescopage.