Soit une fonction de classe satisfaisant les conditions suivantes : , sur , et .
On considère la suite réelle définie par un premier terme et la relation de récurrence :
Pour la question 1, montrer par récurrence que la suite est à valeurs strictement positives, puis étudier son sens de variation en utilisant le fait que est strictement décroissante.
Pour la question 2, effectuer un développement limité de au voisinage de pour obtenir un développement de en fonction de .
Utiliser ensuite la technique classique consistant à étudier la différence afin d'appliquer le théorème de Cesàro (ou lemme de l'escalier).
Étude de point fixe pour la convergence d'une suite récurrente.
Utilisation du développement limité pour trouver un équivalent (méthode de la "puissance" ou de l'inverse).
Comparaison avec une série de Riemann via l'équivalent.
Résolution.
Montrons par récurrence que pour tout , . Par hypothèse, . Si , comme la fonction est strictement positive sur , alors . La suite est donc bien définie et à valeurs strictement positives.
Étudions les variations de la suite. Pour tout :
Or, est strictement décroissante sur et . Puisque , on en déduit que . Ainsi, , ce qui prouve que la suite est strictement décroissante.
La suite est strictement décroissante et minorée par , donc elle converge vers une limite réelle . Puisque est continue en , le passage à la limite dans la relation de récurrence donne :
Ceci implique ou . Comme est strictement décroissante et , l'équation n'admet que comme solution. Dans tous les cas :
Puisque et est de classe , effectuons un développement limité de en :
En injectant ce développement dans la relation de récurrence :
Cherchons un équivalent de la différence des inverses (méthode standard pour ) :
En utilisant le développement quand :
On obtient ainsi la limite de la différence :
D'après le théorème de Cesàro appliqué à la suite , on a :
Par télescopage, cela revient à :
Puisque , le terme est négligeable devant , d'où :
Sachant que , la constante est positive (ou nulle si , mais nous supposons ici ). On en déduit l'équivalent :
Le terme général est positif et équivalent à celui d'une série de Riemann divergente (). Par théorème de comparaison des séries à termes positifs :
Application du critère de d'Alembert dans le cas limite 1.
Méthode de l'inverse pour les suites de type .