On considère, pour tout réel , la somme suivante :
Déterminer la limite de lorsque tend vers .
Introduire la fonction pour .
Étudier les variations de pour justifier l'utilisation d'une comparaison série-intégrale. On pourra noter le point où atteint son maximum.
Calculer l'intégrale et montrer qu'elle est constante.
Encadrer la différence en utilisant le caractère unimodal (croissant puis décroissant) de .
Comparaison entre une somme et une intégrale pour une fonction non monotone.
Utilisation de la convergence de l'intégrale et de la décroissance de la fonction après son maximum.
Encadrement par la valeur maximale de la fonction (variation totale).
1. Étude de la fonction auxiliaire.
Pour fixé, on définit la fonction sur par :
Cette fonction est de classe sur . Sa dérivée est donnée par :
On observe que s'annule en .
2. Calcul de l'intégrale.
L'intégrale converge car au voisinage de . Par le changement de variable (), on obtient :
On calcule la primitive :
On en déduit la valeur de l'intégrale :
3. Comparaison série-intégrale.
La fonction est monotone sur chaque intervalle ne contenant pas . Soit l'entier tel que .
Pour tout , est décroissante sur , donc :
En sommant pour allant de à , on obtient :
De même, sur , la fonction est croissante. Par un raisonnement analogue sur les sommes finies et les intégrales, on montre que l'écart entre la somme et l'intégrale est contrôlé par les valeurs extrêmes.
De manière plus générale, pour une fonction unimodale (croissante puis décroissante), la différence entre la somme et l'intégrale est majorée par :
Calculons la valeur maximale de :
En simplifiant, on trouve :
4. Conclusion sur la limite.
On a donc l'encadrement suivant :
Or, par croissance comparée ou calcul direct :
Par le théorème des gendarmes, on conclut :
Utiliser la comparaison série-intégrale sans découper l'intervalle de monotonie.
Majoration de l'écart somme-intégrale par la variation totale de la fonction.