On considère la suite de fonctions (fn)n≥1 définies sur R par :
∀x∈R,fn(x)=(1+n2)(1+lnn)neinx
On note SN(x)=∑n=1Nfn(x) la somme partielle associée.
Déterminer l'ensemble des réels x pour lesquels la série ∑fn(x) converge simplement.
La série de fonctions ∑fn converge-t-elle normalement sur son domaine de définition ?
1.
Pour la convergence simple, distinguer le cas où x est un multiple de 2π du cas général.
2.
Dans le cas x∈2πZ, utiliser une comparaison avec une série de Bertrand.
3.
Dans le cas x∈/2πZ, utiliser la transformation d'Abel en exploitant le caractère borné des sommes de complexes de module 1 en progression géométrique.
4.
Pour la convergence normale, étudier le supremum du module du terme général sur R.
Idées clés
•
Transformation d'Abel (sommation par parties).
•
Étude d'une série de Bertrand ∑nα(lnn)β1.
•
Majoration uniforme des sommes trigonométriques ∑eikx.
1. Étude de la convergence simple.
Soit x∈R. Posons un=(1+n2)(1+lnn)n. Le terme général s'écrit fn(x)=uneinx.
Premier cas : x∈2πZ.}
Dans ce cas, pour tout n∈N∗, einx=1. On a alors :
fn(x)=un=(1+n2)(1+lnn)n
Effectuons un équivalent au voisinage de +∞ :
un∼n2lnnn=nlnn1
La série ∑nlnn1 est une série de Bertrand avec α=1 et β=1.
Par comparaison série-intégrale, la fonction t↦tlnt1 admet pour primitive ln(lnt), qui tend vers +∞ en +∞.
Ainsi, la série ∑un diverge.
La seˊrie diverge pour x∈2πZ
Deuxième cas : x∈/2πZ.}
Nous allons utiliser la transformation d'Abel. Soit An(x)=∑k=1neikx.
Comme eix=1, il s'agit d'une somme géométrique :
An(x)=eix1−eix1−einx
En passant au module, on a la majoration classique :
∣An(x)∣≤∣1−eix∣2=∣sin(x/2)∣1
La suite (An(x))n≥1 est donc bornée pour x fixé.
Étudions la monotonie de la suite (un). Soit g(t)=(1+t2)(1+lnt)t.
Pour t assez grand, un calcul de dérivée montre que g′(t)<0. En effet :