Soit un espace vectoriel normé et une partie compacte non vide de . On considère une application telle que :
Montrer que admet un unique point fixe dans .
Pour l'existence, considérer la fonction . Justifier qu'elle est continue sur le compact .
Raisonner par l'absurde en supposant que le minimum de sur est strictement positif.
Pour l'unicité, utiliser directement la propriété de contraction stricte.
Application du théorème des bornes atteintes sur un compact.
Continuité de la distance et d'une application contractante.
Raisonnement par l'absurde pour l'existence.
Résolution.
1. Existence du point fixe.
L'application vérifie pour tous (l'inégalité est stricte si , et l'égalité est triviale si ). L'application est donc 1-lipschitzienne, ce qui implique qu'elle est continue sur .
Considérons l'application définie par :
Par composition et somme d'applications continues (, et la distance ), est continue sur le compact . D'après le théorème des bornes atteintes, admet un minimum sur . Il existe donc tel que :
Supposons par l'absurde que . Alors . En appliquant l'hypothèse de l'énoncé au couple , on obtient :
Ce qui se réécrit :
Ceci contredit la minimalité de puisque . L'hypothèse est donc fausse. On en conclut que , soit :
2. Unicité du point fixe.
Supposons qu'il existe deux points fixes distincts et dans . On a , donc par hypothèse :
Comme et , cette inégalité devient :
Ceci est absurde. Le point fixe est donc unique.
Ce théorème nécessite impérativement la compacité, contrairement au théorème de Picard.
Une application strictement contractante sur un compact admet un unique point fixe.