Agrégation chimie externe 2023, épreuve 3Sujet et rapport du jury
Agrégation externe section physique-chimie option chimie - Sujet de la troisième épreuve écrite de la session 2023
- Électronégativité et charges partielles
- Géométrie VSEPR
- Diagramme d'orbitales moléculaires
- Cristallographie et loi de Bragg
- Adsorption et modèle BET
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
DifficileChimie des MOF (Metal-Organic Frameworks) : synthèse, structure cristalline et stockage de CO2Afficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe problème de chimie de l'agrégation externe option chimie 2023 porte sur les MOF, des matériaux hybrides associant une composante organique et une composante inorganique. Il étudie la synthèse des briques constitutives du matériau et la formation du réseau hybride, sa structure cristalline par diffraction, puis ses propriétés d'adsorption de gaz à travers les modèles de Langmuir et BET appliqués au stockage du CO2.
- 1Partie I : synthèse des blocs et formation du réseau hybrideÉlectronégativité et charges partielles, synthèse de l'acide téréphtalique, puis formation et composition du réseau hybride par thermogravimétrie.
- 2Partie II : caractérisation structurale du solide MOFCristallographie descriptive du solide MOF à partir d'une annexe d'outils de diffraction.
- 3Partie III : porosité des MOF et stockage du CO2Modèle de Langmuir puis modèle BET d'adsorption en multicouche, et insertion sélective de CO2 dans la porosité du MOF.
Difficile. Le rapport indique une moyenne de 9,38/20 pour les candidats admissibles avec un écart-type de 3,11, et seulement 22 % du total des points obtenus en moyenne sur les questions fondamentales.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,38 / 20 · écart-type 3,11 · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 9,38/ 20
- Écart-type
- 3,11
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesConfusion sur le rôle d'un catalyseur · Confusion carbone et liaison C-C dans un alcane · Termes de la loi de Bragg mal détaillésAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesLe sujet, centré sur les matériaux MOF, aborde des domaines variés de la chimie du solide et de la cristallographie descriptive. Le jury attend davantage de rigueur dans les développements mathématiques, de clarté dans les notations et de commentaires critiques sur les résultats obtenus, notamment en regard des ordres de grandeur.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion sur le rôle d'un catalyseur
Un point de vigilance rappelé par le jury : un catalyseur agit sur la cinétique d'une réaction et non sur l'état de l'équilibre final.
« un catalyseur joue sur la cinétique d'une réaction et non sur l'état de l'équilibre final »
- 2Confusion carbone et liaison C-C dans un alcane
Le jury signale une erreur fréquente : assimiler le nombre d'atomes de carbone au nombre de liaisons C-C dans un alcane.
« et le nombre de liaison C -C dans un alcane »
- 3Termes de la loi de Bragg mal détaillés
La loi de Bragg doit être connue avec tous ses termes détaillés à l'aide d'un schéma, en particulier l'angle de diffraction.
« la loi de Bragg doit être connue et tous les termes détaillés en s'appuyant sur un schéma »
- 4Confusion sur le mécanisme d'adsorption
La différence entre l'adsorption de molécules sur le solide ou sur une couche de gaz déjà condensée a posé un problème conceptuel à de nombreux candidats.
« la différence entre l'adsorption de molécules sur le solide ou sur une couche de gaz déjà condensée a posé un problème conceptuel »
- 5Unités de l'équation des gaz parfaits
Le seul point de vigilance sur l'insertion de CO2 concerne l'utilisation des bonnes unités dans l'équation des gaz parfaits.
« l'utilisation des bonnes unités dans l'équation des gaz parfaits »
Ce qui a été bien réussi
- La sous-partie sur le modèle BET, assez calculatoire, a été plutôt bien traitée par les candidats qui l'ont abordée.
- L'utilisation raisonnée de l'annexe de cristallographie a permis de répondre à une grande majorité des questions de la partie II.
Conseils du jury
- Détailler systématiquement les termes d'une loi comme celle de Bragg à l'aide d'un schéma légendé.
- Vérifier l'unité de chaque grandeur physique utilisée, notamment dans l'équation des gaz parfaits.
- Ne pas se limiter à un résultat donné par l'énoncé sans développement mathématique rigoureux.
- Aller chercher les questions abordables dans tout le sujet plutôt que de rester bloqué sur une question.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe en chimie, session 2023.
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AGRÉGATION
CONCOURS EXTERNE
Section : PHYSIQUE-CHIMIE Option : CHIMIE
PROBLÈME DE CHIMIE
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est rigoureusement interdit.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire
INFORMATION AUX CANDIDATS
| Concours | Section/option | Epreuve | Matière |
| E|A|E |
|
1|0|3 | 27109 |
Les MOF -Metal Organic Framework- des matériaux hydrides multifonctionnels

Table des matières
A. Les 'briques' inorganiques ..... 3
B. Les briques organiques ..... 6
C. Formation du réseau hybride ..... 8
II. Analyse structurale d'un MOF ..... 9
III. Porosité des MOF et application pour le stockage du
A. Mesure de porosité du solide par adsorption de gaz et modèle Brunauer, Emmett et Teller (BET) ..... 12
B. Le stockage du
Données pour le problème de chimie 2023 ..... 16
I. Synthèse de MOF : Metal Organic Framework
A. Les 'briques' inorganiques
A. 1. Du concept d'électronégativité au modèle des charges partielles
- 1.Citer un exemple d'utilisation du concept d'électronégativité en chimie.
- 2.Pour définir l'échelle de Pauling entièrement, il faut choisir un atome de référence et lui attribuer une valeur d'électronégativité. Citer l'atome pris comme référence ainsi que la valeur de son électronégativité.
- 3.Décrire l'évolution de l'électronégativité des atomes selon les colonnes et les périodes de la classification périodique.
- 4.Déterminer l'électronégativité de l'atome d'hydrogène dans l'échelle de Pauling.
- 5.En utilisant les données thermodynamiques de formation d'hydrocarbures, déterminer l'électronégativité de l'atome de carbone dans l'échelle de Pauling.
- 6.Tracer l'allure du diagramme d'orbitales moléculaires de l'acide fluorhydrique HF en sachant que la population électronique de l'atome de fluor est de 7,46 électrons dans les orbitales 2s et 2p et celle de l'atome d'hydrogène est de 0,54 électron dans l'orbitale 1s lorsque les atomes atteignent leur distance d'équilibre dans la molécule (
0, 92Å ). Expliciter l'influence de l'électronégativité sur ce diagramme.
- 7.Écrire les équations des réactions correspondant à l'affinité électronique et l'ionisation d'un atome en prenant l'atome de carbone comme exemple.
- 8.Citer la famille d'éléments dont l'électronégativité est accessible par cette définition alors qu'ils ne l'étaient pas avec celle de Pauling.

- 9.Montrer que cette définition de l'électronégativité permet de retrouver la définition de Mulliken en utilisant deux développements de Taylor de la fonction
E(n) pour des valeurs de n judicieusement choisies.
- i.Dans une entité moléculaire (neutre ou chargée), l'établissement d'une charge partielle
δ_i (rapportée à la charge de l'électron) sur un atome i modifie son électronégativitéχ_i selon la relation (2)
χ_i = χ_i^∗ + δ_i η_i
oùχ_i^∗ est l'électronégativité de l'atome isolé (ou électronégativité absolue) etη_i est la dureté de l'atomei , c'est-à-dire la résistance du potentiel chimique électronique au changement du nombre d'électrons autour de l'atome. - ii.En première approximation, la dureté d'un atome est reliée à son électronégativité absolue par la relation (3) :
η_i = k√(χ_i^∗)
où k est une variable d'ajustement prise égale à 1,36 ; - iii.Quelle que soit leur position dans un édifice moléculaire, tous les atomes chimiquement identiques ont la même électronégativité
χ_i et la même charge partielleδ_i . - iv.Selon le principe de modification de l'électronégativité
χ_i de chacun des atomes d'une entité moléculaire par transfert partiel d'électrons entre atomes voisins, il en résulte que l'électronégativité de tous les atomes va s'égaliser à une valeur moyenneχ_i = χ¯ appelée aussi électronégativité de l'entité moléculaire.
- 10.A partir de la description faite du modèle des charges partielles, et en considérant que la charge globale z+ (z pouvant être nul) d'une entité moléculaire est égale à la somme des charges partielles des atomes qui la constituent, retrouver les expressions données ci-dessous de l'électronégativité moyenne
χ¯ et de la charge partielleδ_i sur chaque atome.
χ¯ = (∑p_i√(χ_i^∗) + 1, 36z)/(∑p_i/√(χ_i^∗)); δ_i = (χ¯ − χ_i^∗)/(1, 36√(χ_i^∗))
oùp_i est le nombre d'atomei présents dans l'entité moléculaire considérée. - 11.En utilisant le modèle des charges partielles, estimer la valeur des charges partielles sur les différents atomes d'une molécule d'eau.
- 12.Représenter la molécule d'eau en représentation de Lewis et indiquer sa géométrie VSEPR. Déterminer les valeurs de charges partielles à partir des données expérimentales sur l'eau et les comparer à celles déterminées à partir du modèle précédent.
A2. Réactivité des cations métalliques en solution aqueuse.
- 13.En utilisant le modèle précédent, estimer la charge partielle d'une molécule d'eau (comme la somme des charges partielles des atomes qui la constituent) dans le complexe
[Fe(OH_2)_6]^(2 +) et la comparer à celle d'une molécule d'eau libre.
- 14.Citer une manifestation expérimentale de ce phénomène appelé hydrolyse lors de la mise en solution de cations métalliques.
- 15.Déterminer le pH d'une solution de chlorure de fer (III) de concentration
0, 1 mol ⋅ L^(− 1) .
- 16.Écrire l'équation de la réaction modélisant la formation d'un dimère de Fe (III) à partir de deux monomères mono-hydroxylés qui forment deux ponts
μ_2 − OH . Représenter ce dimère.
- 17.Décrire l'évolution de symétrie du complexe liée au départ d'une molécule d'eau.
- 18.Représenter les remplissages des niveaux électroniques d des centres métalliques
Cr^(3 +) etFe^(3 +) en géométrie octaédrique (on envisagera des complexes haut spin). En déduire les énergies de stabilisation de champs cristallins correspondantes. - 19.En considérant que l'énergie d'activation est directement liée à la stabilité de l'état initial, justifier la différence de constante cinétique entre les deux ions.
- 20.Montrer que cette condition est vérifiée dans le cas d'un complexe mono-hydroxylé de Fe (III) mais qu'elle ne l'est pas dans le dimère formé de sorte à être stable.
B. Les briques organiques
L'acide téréphtalique est produit à hauteur de 60 millions de tonnes par an pour son utilisation dans la synthèse de polymères. Il est obtenu industriellement par oxydation du para-xylène (ou 1,4 dimethylbenzène) par l'air via le procédé AMOCO.
- 21.Citer un polymère courant dont la fabrication implique l'acide téréphtalique et écrire son motif répété.
- 22.Justifier l'économie d'atomes de la synthèse industrielle via le procédé AMOCO vis-à-vis de l'oxydation du paraxylène en acide téréphtalique par le permanganate de potassium.

- 23.Justifier les observations que l'oxydation du para-xylène est beaucoup plus rapide que celle de l'acide para-méthyle benzoïque et que l'estérification de cet acide carboxylique accélère la seconde oxydation.
- 24.Dans le procédé Dynamit-Nobel, le catalyseur au cobalt accélère l'oxydation de l'intermédiaire radicalaire d'état de spin singulet par le dioxygène d'état de spin triplet, oxydation bloquée cinétiquement par cette différence d'état de spin. Illustrer par un schéma le caractère triplet de l'état fondamental du dioxygène.
- 25.Justifier l'importance de cette différence de solubilité pour la mise en place du procédé industriel impliquant des étapes de séparation.
- 26.Expliquer pourquoi on utilise des complexes de cobalt et manganèse comme catalyseurs dans le procédé AMOCO et du palladium dans l'étape de recyclage du polluant.
- 27.Proposer une synthèse en deux étapes de cette molécule à partir de l'acide téréphtalique en indiquant la nature des transformations mises en œuvre.
C. Formation du réseau hybride
«
- 28.Le mélange liquide méthanol-DMF est miscible en toute proportion et se comporte comme un mélange idéal. Le diagramme ne présente pas d'azéotrope. Justifier à partir des températures d'ébullition des solvants purs qu'on est bien dans des conditions solvothermales.
- 29.Écrire l'équation de la réaction modélisant la formation du MIL-125 en envisageant parmi les réactifs l'eau présente dans l'isopropanolate de titane et dans les solvants non totalement 'secs'.

- 30.Écrire l'équation de la réaction modélisant cette étape de décomposition.
- 31.En déduire la perte de masse théorique associée à cette décomposition.
II. Analyse structurale d'un MOF
- 32.Indiquer le système cristallin et le mode de réseau.
- 33.Décrire la sous-unité inorganique (présentée dans la figure 6 selon différentes orientations) en indiquant la géométrie des polyèdres de titane et la manière selon laquelle ils sont associés.
- 34.En vous appuyant sur la symétrie du 'cluster' de titane, justifier la stoechiométrie entre clusters inorganiques et téréphtalates pontants.
- 35.Indiquer le degré d'oxydation du titane dans le MOF.
- 36.Le groupe ponctuel associé au groupe d'espace du MIL-125 est
4/mmm . Montrer que l'on retrouve ces éléments de symétrie dans le cluster inorganique.
- 37.Réaliser la projection stéréographique (comme décrite en annexe) du groupe ponctuel
4/mmm en positionnant tous les éléments de symétrie (même ceux générés par les premiers éléments de symétrie indiqués dans le groupe ponctuel) et indiquer le nombre de positions équivalentes (appelé ordre du groupe ponctuel). - 38.Lorsqu'un point se trouve sur un élément de symétrie, l'opération de symétrie associée ne génère pas de nouveau point car celui-ci se superpose au premier. Ainsi, un atome positionné sur un élément de symétrie sera répété moins de fois que s'il est sur une position quelconque. Indiquer sur quels éléments de symétrie se trouvent les atomes de titane, les groupements oxo (O pontants) et les groupements hydroxo (OH pontants).
Figure 6 : représentations de l'unité inorganique du MIL-125 selon différentes orientations
- 39.Expliciter les différentes grandeurs physiques intervenant dans la loi de Bragg :
2d_(hkl)sinθ_(hkl) = nλ_(CuKα) . On pourra s'appuyer sur un schéma. Que signifie la précision Kα dans la longueur d'onde du rayon X ? - 40.Représenter les plans (2 2 ) et (0 0 4) dans des mailles modèles.
- 41.Utiliser les pics du diffractogramme associés aux plans
(4, 0, 0) et(0, 0, 4) pour retrouver les paramètres de maille de la structure du MIL-125. - 42.A partir des indices de Miller des pics présents sur la figure 7, indiquer la condition sur h, k et I pour observer un pic de diffraction sachant que, de par la symétrie du système, les plans (h k l) et (kh l) conduisent aux mêmes distances entre plans et donc un seul des deux est noté dans le diffractogramme.
- 43.Représenter la maille avec le mode de réseau I et donner les coordonnées réduites des atomes M (on ne donnera pas les positions des atomes obtenus à partir d'un autre atome de la maille par translation d'un vecteur entier de la maille).
- 44.Écrire le facteur de structure avec les atomes M listés à la question précédente et déterminer pour quelle(s) condition(s) sur h, k et I le facteur de structure ne s'annule pas.
- 45.À partir de la géométrie de la maille reportée en figure 8, justifier la différence significative d'intensité entre les pics (002) et (200).


- 46.Déterminer la masse volumique de l'IRMOF-1
- 47.En supposant en première approximation que le volume de cavité d'une maille correspond à celui d'une sphère inscrite dans la maille cubique et que la surface accessible dans cette maille est égale à la surface de cette sphère, estimer le volume spécifique et la surface spécifique de l'IRMOF-1 en
cm^3 ⋅ g^(− 1) etm^2 ⋅ g^(− 1) respectivement. - 48.Proposer une comparaison permettant de se représenter la surface spécifique de l'IRMOF-1.
III. Porosité des MOF et application pour le stockage du
CO_2
A. Mesure de porosité du solide par adsorption de gaz et modèle Brunauer, Emmett et Teller (BET)

- 49.En reprenant l'approche de Langmuir d'égalisation des cinétiques d'adsorption et de désorption à l'équilibre, donner la relation entre
θ_0 etθ_1 . On noteraα_1 etβ_1 les constantes cinétiques d'adsorption et de désorption de la première couche etE_1 la valeur positive de « l'énergie d'adsorption » de la première couche. - 50.Établir une relation similaire entre
θ_(i − 1) etθ_i . On noteraα_i etβ_i les constantes cinétiques d'adsorption et de désorption de la ième couche etE_i la valeur positive de « l'énergie d'adsorption » de la ième couche. - 51.Écrire la relation entre les fractions de surfaces couvertes
θ_i . - 52.Exprimer la quantité totale
n de molécules de gaz adsorbées sur le solide en fonction de la capacité maximale par couchen_m (supposée identique pour toutes les couches) et des fractions de surfaceθ_i .
- 53.Proposer une interprétation pour justifier de la validité de cette hypothèse.
- 54.Montrer que l'on peut exprimer
θ_i en fonction deθ_0 sous la forme :
θ_i = Cx^i θ_0
avecx = P/ge^(((E_L)/(RT)))
et C une constante que l'on définira. - 55.Montrer que l'on peut alors exprimer le nombre moyen de couches occupées
n/(n_m) sous la forme :
n/(n_m) = C∑_(i = 1)^∞ix^i θ_0 - 56.Montrer la relation suivante :
n/(n_m) = (Cx)/((1 − x)(1 − x + Cx))
- 57.Montrer que cela induit que
x = P/P^∘ .
- 58.En partant de l'équation (10), déterminer la pente
s de cette droite et son ordonnée à l'originei en fonction de C etn_m . - 59.Inversement, exprimer C et
n_m en fonction dei ets .
| x |
|
| 0,200 | 0,0122 |
| 0,210 | 0,0127 |
| 0,220 | 0,0132 |
| 0,225 | 0,0134 |
| 0,230 | 0,0137 |
| 0,240 | 0,0143 |
| 0,250 | 0,0148 |
- 60.Extraire de ces données la capacité spécifique d'une monocouche
n_m exprimée ici enmol ⋅ kg^(− 1) . - 61.En considérant que dans les conditions de l'expérience, une molécule de
CO_2 occupe une surface de0, 218 nm^2 , déterminer la surface spécifique de l'IRMOF-1 enm^2 ⋅ g^(− 1) . - 62.Comparer cette valeur à celle estimée à la question 47 et proposer une origine à cette différence.
B. Le stockage du
CO_2 dans les MOF

- 63.A partir des données de la figure 10, calculer la quantité de matière de
CO_2 que l'on peut stocker dans un mètre cube d'IRMOF-1 à 25 °C sous 30 bar de pression. - 64.Comparer ce résultat à la quantité de
CO_2 pur que l'on pourrait stocker sous 30 bar dans ce même volume d'un mètre cube à cette même température. - 65.Convertir la valeur de la question 63 en kilogramme de
CO_2 stocké par kilogramme de MOF. - 66.Des modélisations ont déterminé que la consommation d'énergie nécessaire pour l'insertion du
CO_2 sous 30 bar dans I'IRMOF-1 est de 231 J par kilogramme deCO_2 stocké. Sachant que la production électrique d'un kWh d'électricité en France génère 60 g deCO_2 , comparer la quantité deCO_2 nécessaire au stockage et celle effectivement stockée dans une même masse de MOF. - 67.Indiquer d'autres sources de consommation d'énergie qui doivent être prises en compte dans le bilan
CO_2 du stockage de ce gaz dans les MOF. - 68.L'intérêt de l'usage des MOF est aussi lié à leur sélectivité d'adsorption. Calculer la sélectivité de I'IRMOF-1 à 30 bar à partir des données de la figure 10.
- 69.Proposer une explication à la différence de sélectivité observée.
Données pour le problème de chimie 2023
| H 2,10 | He 3,20 | ||||||||||||||||
| Li 0,97 | Be 1,57 | B 2,02 | C 2,50 | N 3,07 | O 3,50 | F 4,10 | Ne 5,10 | ||||||||||
| Na 1,01 | Mg 1,29 | Al 1,47 | Si 1,74 | P 2,11 | S 2,48 | Cl 2,83 | Ar 5,10 | ||||||||||
| K 0,91 | Ca 1,04 | Sc 1,23 | Ti 1,32 | V 1,56 | Cr 1,59 | Mn 1,63 | Fe 1,72 | Co 1.75 | Ni 1,80 | Cu 1.75 | Zn 1,66 | Ga 1,82 | Ge 2,00 | As 2,20 | Se 2,50 | Br 2,69 | Kr 3.10 |
| Rb 0,89 | Sr 0,99 | Y 1,19 | Zr 1,29 | Nb 1,45 | Mo 1,56 | Tc 1,67 | Ru 1,78 | Rh 1,84 | Pd 1,85 | Ag 1,68 | Cd 1,60 | In 1,49 | Sn 1,89 | Sb 1,98 | Te 2,15 | I 2,33 | Xe 2,60 |
| Cs 0,87 | Ba 0,89 | * | Hf 1,36 | Ta 1,50 | W 1,59 | Re 1,88 | Os 1,99 | Ir 2,05 | Pt 2,00 | Au 2,02 | Hg 1,80 | Tl 1,60 | Pb 1,92 | Bi 2,03 | Po 2,12 | At 2,28 | Rn 2,30 |
| H 1 1 | ||||||||||||||||||||||||
| 3 7 |
|
B | C | N | O | F | Ne
|
|||||||||||||||||
|
|
|
AI |
|
|
16 | Ar
|
||||||||||||||||||
| K 39 | Ca
|
|
Ti 48 | V 51 | Cr
|
|
|
|
Ni 59 |
|
|
|
|
|
|
Br
|
|
|||||||
|
|
Sr
|
Y 89 | Zr
|
|
|
Tc
|
|
|
|
|
|
In
|
|
|
Te
|
I 127 |
|
|||||||
|
|
|
|
Ta
|
|
|
Os
|
Ir
|
Pt
|
|
|
|
|
Bi
|
|
At
|
|
||||||||
- -Énergies de dissociation des liaisons :
D_(F − F) = 159 kJ ⋅ mol^(− 1), D_(H − F) = 570 kJ ⋅ mol^(− 1), D_(H − H) = 436 kJ ⋅ mol^(− 1) - -Enthalpies de réaction :
Δ_f H^∘_(méthane) = − 76 kJ ⋅ mol^(− 1) etΔ_f H^∘_(propane) = − 105 kJ ⋅ mol^(− 1), Δ_(sub)H^∘C_(graphite) = 713 kJ ⋅ mol^(− 1) - -Données géométriques et de charge des molécules d'eau : angle
HOHˆ = 104, 5^∘ ; longueur de liaisonO − Hd_(OH) = 95, 7pm ; moment dipolaire expérimental 1,85D(1D = 3, 33.10^(− 30)C ⋅ m) .e = 1, 602 ⋅ 10^(− 19)C - -Constante d'équilibre acido-basique à 25 °C :
pK_a([Fe(OH_2)_6]^(3 +)/[Fe(OH)(OH_2)_5]^(2 +)) = 2, 7 - -Potentiels standards d'oxydoréduction à
25^∘C : E^∘(Co^(3 +)/Co^(2 +)) = 1, 77 V/ENH; E^∘(Pd^(2 +)/Pd) = 0, 92 V/ENH - -Températures d'ébullition (à 1 bar) : méthanol, 64,7 °C ; DMF, 153 °C
- -Développement de Taylor :
f(x_0 + h) = f(x_0) + hf^′(x_0) + (h^2)/(2!)f^(′′)(x_0) + ⋯ + (h^n)/(n!)f^((n))(x_0) + h^n ε(h) - -Résultats des sommes géométriques :
∑_(i = 1)^∞x^i = x/(1 − x) et∑_(i = 1)^∞ix^i = x/((1 − x)^2)
Annexe du Problème de chimie 2023
Une maille est l'unité de volume finie du solide cristallin qui, suite à reproduction par translation permet de produire tout le cristal. Une maille est définie par ses 3 vecteurs de base et sa description se fait à partir des normes de ces trois vecteurs
| Système cristallin | Conditions sur les paramètres de maille | Répartition des 32 groupes ponctuels | Mode de réseau compatible | Directions privilégiées
|
| Triclinique |
|
1,
|
P |
|
| Monoclinique |
|
|
P, C |
|
| Orthorhombique |
|
|
P, I, F, C |
|
| Rhomboédrique |
|
|
P |
|
| Hexagonal |
|
|
P |
|
| Quadratique |
|
|
P,I |
|
| Cubique |
|
|
P, I, F |
|
un axe

| Axes directs | Axes inverses | ||
| Symbole de l'axe | Représentation graphique | Symbole de l'axe | Représentation graphique |
| 1 |
|
||
| 2 | 0 |
|
0 |
| 3 | A |
|
△ |
| 4 | ■ |
|
0 |
| 6 | ● |
|
0 |

Les isothermes d'adsorption de gaz par physisorption

La théorie de Langmuir
Si, dans un cas idéal, la probabilité de désorption d'une molécule adsorbée de la surface est indépendante du taux couverture de la surface (c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interactions latérales entre les molécules adsorbées), alors la valeur de E est constante pour un système d'adsorption particulier. L'équation (1) est alors applicable sur toute la gamme de la couverture monocouche. En réarrangeant et en simplifiant l'équation (1), on obtient l'équation de l'isotherme de Langmuir :
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le problème de chimie de l'agrégation externe option chimie 2023 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le problème de chimie de l'agrégation externe option chimie 2023 ?
Le sujet porte sur les matériaux MOF : électronégativité et charges partielles, synthèse organique, cristallographie descriptive et loi de Bragg, puis adsorption de gaz avec les modèles de Langmuir et BET.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce problème de chimie ?
Le jury relève des erreurs sur l'électronégativité, des équations de réaction sans état physique précisé, une confusion entre géométrie VSEPR et géométrie réelle, et un manque de rigueur dans les développements mathématiques.
Quelle est la moyenne à l'épreuve C, problème de chimie, de l'agrégation externe chimie 2023 ?
Le rapport indique une moyenne de 9,38/20 pour les candidats admissibles, avec un écart-type de 3,11.
Ce sujet nécessite-t-il des connaissances de niveau L3 ?
Non, il permet d'évaluer la maîtrise de savoirs et savoir-faire développés au moins jusqu'au niveau L3, avec des questions fondamentales représentant environ un quart des questions du sujet.
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