BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2004Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2004
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2004.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
Dans tout l'exercice,
X est une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de paramètre
λ > 0 .
- Une première inégalité.
a. Montrer queP(|X − λ| ≥ λ) ≤ 1/λ .
b. En déduire l'inégalité (*) :P(X ≥ 2λ) ≤ 1/λ - Première amélioration de l'inégalité (*).
~ a. SoitY une variable aléatoire discrète, à valeurs positives et ayant une espérance. On noteY(Ω) = {y_0, y_1, …, y_n, …} . Montrer, en minorantE(Y) , que :∀a > 0, P(Y ≥ a) ≤ (E(Y))/a .
b. On considère une variable aléatoire discrèteZ , d'espérance nulle et de varianceσ^2 .
Montrer que, pour tout couple
(a, x) de
]0, + ∞[ × ℝ_+ :
P(Z ≥ a) ≤ P((Z + x)^2 ≥ (a + x)^2) .
c. En appliquant l'inégalité obtenue en 2a) à la variable aléatoire(Z + x)^2 , montrer que :
∀a > 0, ∀x ≥ 0, P(Z ≥ a) ≤ (σ^2 + x^2)/((a + x)^2) .
d. En déduire que :∀a > 0, P(Z ≥ a) ≤ (σ^2)/(σ^2 + a^2) (on pourra étudier la fonction
f qui, à tout
x de
ℝ_+ , associe
(σ^2 + x^2)/((a + x)^2) ).
e. Utiliser cette dernière inégalité pour montrer que :P(X ≥ 2λ) ≤ 1/(λ + 1) .
3) Deuxième amélioration de l'inégalité (*).
c. En appliquant l'inégalité obtenue en 2a) à la variable aléatoire
d. En déduire que :
e. Utiliser cette dernière inégalité pour montrer que :
3) Deuxième amélioration de l'inégalité (*).
Pour tout réel
t , on pose
G_X(t) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)P(X = k)t^k .
a. Justifier l'existence deG_X(t) et montrer que :
G_X(t) = e^(λ(t − 1)) .
b. Montrer que :∀t ∈ [1, + ∞[, ∀a > 0, P(X ≥ a) ≤ (G_X(t))/(t^a) .
c. Déterminer le minimum sur[1, + ∞[ de la fonction
g : t ↦ (e^(t − 1))/(t^2) .
d. En déduire que :P(X ≥ 2λ) ≤ (e/4)^λ .
4) Montrer que cette dernière amélioration est meilleure que celle obtenue à la question2e ) dès que
λ prend des valeur assez grandes.
a. Justifier l'existence de
b. Montrer que :
c. Déterminer le minimum sur
d. En déduire que :
4) Montrer que cette dernière amélioration est meilleure que celle obtenue à la question
Exercice 2
- On pose, lorsque c'est possible,
f(x) = ∫_1^(+ ∞)(dt)/(1 + t + t^(x + 1)) . Montrer que le domaine de définition de la fonctionf est]0, + ∞[ . - Montrer que
f est décroissante sur]0, + ∞[ . - a. Justifier l'existence de la quantité
g(x) définie sur]0, + ∞[parg(x) = ∫_1^(+ ∞)(dt)/(t(1 + t^x)) .
b. Pour toutx de]0, + ∞[ et pour toutt de[1, + ∞[ , simplifier1/t − (t^(x − 1))/(1 + t^x) , puis établir que :∀x ∈ ]0, + ∞[, g(x) = (ln2)/x .
c. En déduire que :∀x ∈ ]0, + ∞[, 0 ≤ f(x) ≤ (ln2)/x , puis déterminerlim_(x → + ∞)f(x) . - a. Montrer que:
∀x ∈ ]0, + ∞[, 0 ≤ (ln2)/x − f(x) ≤ 1/(2x + 1) .
b. En déduire la limite def(x) quandx tend vers0^+ ainsi qu'un équivalent def(x) lorsquex est au voisinage de0^+ . - Dresser le tableau de variation de
f .
Exercice 3
On considère deux variables aléatoires
X et
Y , définies toutes les deux sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), indépendantes et suivant la loi uniforme sur [ 0,1 ]. On pose
Z = X + Y .
- a. Déterminer une densité de
Z .
b. Montrer que, pour toutx de]0, 1[ , les événements (Z > 1 ) et (1 − x < Z ≤ 1 + x ) sont indépendants. - On pose
T = Max(X, Y) . On admet queT est une variable aléatoire définie elle aussi sur l'espace probabilisé(Ω, A, P) .
a. Montrer queT est une variable à densité puis donner une densité deT .
b. En déduire queT possède une espéranceE(T) et la déterminer.
c. On poseU = |X − Y| et on admet queU est une variable aléatoire définie elle aussi sur l'espace probabilisé (Ω, A, P ). Montrer queU est combinaison linéaire deZ etT , puis en déduire l'espérance deU .
Problème
Dans tout le problème, la lettre
n désigne un entier naturel.
Partie 1
On note
E_n le
ℝ -espace vectoriel des fonctions réelles de classe
C^n sur [ 0,1 ].
En particulier,E_0 est le
ℝ -espace vectoriel des fonctions réelles continues sur [ 0,1 ].
On noteN l'ensemble des fonctions
f de
E_2 vérifiant de plus
f(0) = f(1) = 0 .
On considère l'applicationu de
N dans
E_0 qui, à toute fonction
f de
N associe sa dérivée seconde, notée
f^(′′) .
En particulier,
On note
On considère l'application
- Montrer que
N est un sous-espace vectoriel deE_2 . - Montrer que
u est une application linéaire injective. - Soit
g un élément deE_0 . Pour toutx de[0, 1] , on poseG(x) = 1/2∫_0^1|x − t|g(t)dt .
a. Justifier queG est élément deE_1 et montrer que :
b. En déduire que
G est élément de
E_2 et déterminer
G ".
c. Pour toutx de
[0, 1] , on pose
H(x) = G(x) + ax + b . Déterminer les réels
a et
b (sous forme d'intégrales) pour que
H appartienne à
N .
d. Détermineru(H) puis en déduire que
u est surjective.
e. Que peut-on déduire des questions 2) et 3d) ?
4) Vérifier que, pour toutx élément de
[0, 1] :
c. Pour tout
d. Déterminer
e. Que peut-on déduire des questions 2) et 3d) ?
4) Vérifier que, pour tout
Partie 2
On note
P_n l'espace vectoriel des fonctions polynomiales réelles de degré inférieur ou égal à
n . Pour tout entier naturel
k et pour tout réel
x , on pose
e_k(x) = x^k , avec bien sûr
e_0(x) = 1 , et on rappelle que
𝔅 = (e_0, e_1, …, e_n) est une base de
P_n .
On noteN_n le sous-espace vectoriel de
P_n constitué des fonctions polynomiales
P de degré inférieur ou égal à
n et telles que
P(0) = P(1) = 0 .
Pour tout entier naturelk et pour tout réel
x on pose
f_k(x) = x^(k + 1)(x − 1) .
On note
Pour tout entier naturel
- Montrer que
C = (f_0, f_1, …, f_n) est une base deN_(n + 2) .
On considère l'application linéaire
v de
N_(n + 2) dans
P_n qui, à toute fonction
P de
N_(n + 2) associe sa dérivée seconde, notée
P^(′′) .
2) a. Pour toutk de
{0, 1, …, n} , déterminer
v(f_k) en fonction de certains des vecteurs de
ℬ , puis en déduire la matrice
A de
v relativement aux bases
C et
𝔹 .
b. En déduire quev est un isomorphisme de
N_(n + 2) sur
P_n .
c. Simplifier, pour tout réelx et pour tout entier naturel
k , la somme
∑_(j = 0)^k f_j(x) .
d. Justifier que le résultat de la quatrième question de la partie 1 peut s'appliquer ici, puis déterminer, en utilisant le résultat de la question 2c), la matriceA^(− 1) .
e. Vérifier cette dernière, dans le cas oùn = 2 (les calculs devront figurer sur la copie).
3) On considère l'applicationw qui à tout élément
P de
P_n associe
w(P) , où
w(P) est la dérivée seconde de l'application qui à tout réel
x associe
(x^2 − x)P(x) .
a. Montrer quew est un endomorphisme de
P_n .
b. Pour toutk de
{0, 1, …, n} , déterminer
w(e_k) .
c. En déduire que la matrice dew dans
B n'est autre que la matrice
A de la question 2a).
d. L'endomorphismew est-il diagonalisable ? Est-ce un automorphisme de
P_n ?
e. Dans le casn = 2 , déterminer les sous-espaces propres de
w .
2) a. Pour tout
b. En déduire que
c. Simplifier, pour tout réel
d. Justifier que le résultat de la quatrième question de la partie 1 peut s'appliquer ici, puis déterminer, en utilisant le résultat de la question 2c), la matrice
e. Vérifier cette dernière, dans le cas où
3) On considère l'application
a. Montrer que
b. Pour tout
c. En déduire que la matrice de
d. L'endomorphisme
e. Dans le cas
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