BCE Maths approfondies emlyon ECS 2011Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2011
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2011.
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Concepteur : EMLYON Business School
1^(ère) épreuve (option scientifique)
MATHÉMATIQUES
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Partie I : Somme de variables aléatoires suivant la loi exponentielle de paramètre 1
- Rappeler une densité, l'espérance et la variance d'une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètre égal à 1 .
On considère une suite de variables aléatoires réelles
(X_k)_(k ∈ ℕ^∗) mutuellement indépendantes, qui suivent la loi exponentielle de paramètre égal à 1 .
Pour toutn ∈ ℕ^∗ , on note
S_n la variable aléatoire définie par
S_n = ∑_(k = 1)^n X_k .
2. a. Pour toutn ∈ ℕ^∗ , donner l'espérance et la variance de la variable aléatoire
S_n .
b. Pour toutn ∈ ℕ^∗ , rappeler une densité de
S_n .
3. Soit une variable aléatoireU suivant la loi uniforme sur l'intervalle
[0; 1] . Montrer que la variable aléatoire
Y = − ln(1 − U) suit une loi exponentielle dont on déterminera le paramètre.
4. Écrire un programme PASCAL, utilisant le générateur aléatoire PASCAL, simulant la variable aléatoireS_n , l'entier
n étant entré par l'utilisateur.
5. Pour toutt ∈ ]0; + ∞[ , on note
N_t la variable aléatoire égale à 0 si l'événement
(S_1 > t) est réalisé, et, sinon, au plus grand entier
n ∈ ℕ^∗ tel que l'événement (
S_n ⩽ t ) est réalisé.
Ainsi, pour toutt ∈ ]0; + ∞[ , pour tout
n ∈ ℕ^∗ , l'événement (
N_t = n ) est égal à l'événement
(S_n ⩽ t) ∩ (S_(n + 1) > t) .
Écrire un programme PASCAL, utilisant le générateur aléatoire PASCAL, simulant la variable aléatoireN_t , le réel
t étant entré par l'utilisateur.
Pour tout
2. a. Pour tout
b. Pour tout
3. Soit une variable aléatoire
4. Écrire un programme PASCAL, utilisant le générateur aléatoire PASCAL, simulant la variable aléatoire
5. Pour tout
Ainsi, pour tout
Écrire un programme PASCAL, utilisant le générateur aléatoire PASCAL, simulant la variable aléatoire
Partie II : Polynômes de Laguerre
On considère, pour tout
n ∈ ℕ , les applications
où
f_n^((n)) désigne la dérivée
n -ième de
f_n .
6. Calculer, pour toutx ∈ ℝ, L_0(x), L_1(x), L_2(x) .
7. Montrer :
6. Calculer, pour tout
7. Montrer :
- En déduire que, pour tout
n ∈ ℕ, L_n est une fonction polynomiale dont on précisera le degré et le coefficient du terme de plus haut degré. - Montrer :
- En déduire :
- Montrer :
- En déduire:
- Établir :
Partie III : Produit scalaire, orthogonalité, endomorphisme
On note
E le
ℝ -espace vectoriel des applications polynomiales de
ℝ dans
ℝ .
SoitN ∈ ℕ fixé. On note
E_N le sous-espace vectoriel de
E formé des applications polynomiales de
ℝ dans
ℝ de degré inférieur ou égal à
N .
14. Montrer que, pour toutA ∈ E , l'intégrale
∫_0^(+ ∞)A(x)e^(− x) dx converge.
Soit
14. Montrer que, pour tout
On considère l'application
- Montrer que < ., . > est un produit scalaire sur
E .
On considère, pour tout
P ∈ E , l'application
T(P) : ℝ ⟶ ℝ définie par :
- Vérifier que
T est un endomorphisme duℝ -espace vectorielE . - Montrer que, pour tout
P ∈ E , l'application deℝ dansℝ : x ⟼ T(P)(x)e^(− x) est la dérivée de l'application deℝ dansℝ : x ⟼ xP^′(x)e^(− x) . - En déduire, pour tout
(P, Q) ∈ E × E :
- Établir :
∀(P, Q) ∈ E × E, ⟨T(P), Q⟩ = ⟨P, T(Q)⟩ . - En utilisant le résultat de la question 13, calculer, pour tout
n ∈ ℕ, T(L_n) . - En déduire que la famille
(L_0, …, L_N) est orthogonale. - Montrer :
On note
T_N l'endomorphisme induit par
T sur
E_N , c'est-à-dire l'endomorphisme
T_N de
E_N défini par :
- Montrer que
(L_0, …, L_N) est une base deE_N . - Donner la matrice de
T_N dans la base(L_0, …, L_N) deE_N . - Est-ce que
T_N est diagonalisable ? Est-ce queT_N est bijectif ?
Partie IV : Nature d'une série de maximums
On considère, pour tout
n ∈ ℕ^∗ , l'application
- Montrer que, pour tout
n ∈ ℕ^∗, g_n admet un maximum, notéM_n , et calculerM_n .
On note, pour tout
n ∈ ℕ^∗ : μ_n = √nM_n et
a_n = lnμ_(n + 1) − lnμ_n .
27. Former le développement limité dea_n à l'ordre 2 lorsque l'entier
n tend vers l'infini.
28. En déduire la nature de la série∑_(n ⩾ 1)a_n .
29. Établir que la suite(μ_n)_(n ⩾ 1) converge et que sa limite est strictement positive.
30. Quelle est la nature de la série∑_(n ⩾ 1)M_n ?
27. Former le développement limité de
28. En déduire la nature de la série
29. Établir que la suite
30. Quelle est la nature de la série
Partie V : Étude d'extremum local pour une fonction de deux variables réelles
On considère les applications
- Montrer que
F est de classeC^2 sur l'ouvert]0; + ∞[^2 et exprimer, pour tout(x, y) ∈ ]0; + ∞[^2 , les dérivées partielles premières(∂F)/(∂x)(x, y) et(∂F)/(∂y)(x, y) en fonction def^′(x), f^′(y) etf^′(x + y) . - Établir que, pour tout
a ∈ ]0; + ∞[ , l'équationf^′(x) = f^′(a) , d'inconnuex ∈ ]0; + ∞[ , admet au plus une solution distincte dea . - En déduire que, pour tout
(x, y) ∈ ]0; + ∞[^2, (x, y) est un point critique deF si et seulement si :
- Montrer que
F admet un point critique et un seul, noté(α, α) , et montrer que1 < α < 2 . - Montrer :
f^(′′)(α) < 0 etf^(′′)(2α) > 0 . - Montrer que
F admet un extremum local, et un seul. Déterminer la nature de cet extremum.
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