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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2024 (page 2/3 : Partie II)

Des plasmas pour la fusion thermonucléaire

  • 46 questions corrigées
  • Faisable en Sup (Partie I.1 abordable en première année : mouvement de particules chargées dans un champ magnétique stationnaire)
  • Vérifié question par question

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Partie II : Diffusion du plasma

II.1 · Équation de diffusion ambipolaire

Question 14

Établir l'équation locale de conservation des électrons :

Donner par analogie l'équation locale de conservation des ions.

Voir l'indice

Effectuer un bilan du nombre d'électrons pendant \mathrm{d}t dans une tranche unidimensionnelle comprise entre x et x+\mathrm{d}x en l'absence de terme de création ou de recombinaison volumique.

Voir la stratégie

Pour établir une équation locale de conservation unidimensionnelle :

  1. On définit un système ouvert de volume fixe (tranche de plasma entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite d'aire S).
  2. On effectue un bilan du nombre d'électrons pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t, en reliant la variation temporelle du stock aux flux entrants et sortants (en l'absence de terme source).
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Considérons le système fixe délimité par une tranche de plasma comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite d'aire S orthogonale à l'axe (Ox), pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t.

Le nombre d'électrons contenus dans cette tranche à l'instant t s'écrit :

N_e(t) = n_e(x,t)\,S\,\mathrm{d}x

La variation de ce nombre pendant la durée \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}N_e = N_e(t+\mathrm{d}t) - N_e(t) = \frac{\partial n_e}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x

Par ailleurs, les recombinaisons et créations d'espèces étant négligées au sein du plasma, la variation de N_e n'est due qu'au flux de particules à travers les surfaces frontières :

  • nombre d'électrons entrant à l'abscisse x pendant \mathrm{d}t : \delta N_e^{\text{entrant}} = j_e(x,t)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • nombre d'électrons sortant à l'abscisse x+\mathrm{d}x pendant \mathrm{d}t : \delta N_e^{\text{sortant}} = j_e(x+\mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t.

Le bilan de matière s'écrit donc :

\begin{aligned} \mathrm{d}N_e &= \delta N_e^{\text{entrant}} - \delta N_e^{\text{sortant}} \\ \frac{\partial n_e}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x &= -\left[j_e(x+\mathrm{d}x,t) - j_e(x,t)\right]S\,\mathrm{d}t \\ \frac{\partial n_e}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x &= -\frac{\partial j_e}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x\,S\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \neq 0, on obtient l'équation locale de conservation des électrons :

\boxed{\frac{\partial n_e}{\partial t} + \frac{\partial j_e}{\partial x} = 0}

De façon tout à fait analogue, en l'absence de terme source ou puits pour les ions, le bilan sur les ions de charge +e conduit à :

\boxed{\frac{\partial n_i}{\partial t} + \frac{\partial j_i}{\partial x} = 0}

Résultat

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Question 15

Les parois étant conductrices, les électrons libres et les ions arrivant sur les parois se recombinent entre eux de façon quasi-instantanée, si bien que sur les parois. En effectuant un bilan de charge électrique sur la paroi située en , établir la relation .

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Écrire la condition de neutralité électrique globale de la paroi conductrice en imposant que le flux de charge total incident s'annule pour éviter une accumulation infinie de charge.

Voir la stratégie
  1. Considérer une surface élémentaire S de la paroi située en x = L, normale à l'axe (Ox) orienté par \vec{u}_x.
  2. Exprimer le bilan de charge électrique apportée par les ions (+e) et les électrons (-e) traversant cette surface pendant un intervalle de temps dt.
  3. Exploiter la recombinaison quasi-instantanée et l'absence d'accumulation de charge pour en déduire l'égalité des flux.
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Considérons une surface S de la paroi conductrice en x = L, dont la normale orientée vers l'extérieur du plasma est \vec{u}_x.

Pendant un intervalle de temps dt, les nombres de particules atteignant cette surface sont :

  • pour les ions (de charge +e) : dN_i = j_i(L, t)\, S\, dt,
  • pour les électrons (de charge -e) : dN_e = j_e(L, t)\, S\, dt.

La charge électrique totale nette apportée à cette portion de paroi pendant dt s'écrit donc :

dq = (+e)\, dN_i + (-e)\, dN_e = e \big(j_i(L, t) - j_e(L, t)\big) S\, dt

Les parois étant conductrices et la recombinaison entre ions et électrons étant quasi-instantanée, il ne peut y avoir d'accumulation de charge électrique nette sur la paroi. La densité surfacique de charge reste nulle (\sigma = 0), d'où :

\frac{dq}{dt} = 0 \implies e \big(j_i(L, t) - j_e(L, t)\big) S = 0

Comme e \neq 0 et S \neq 0, on obtient directement :

\boxed{j_i(x = L, t) = j_e(x = L, t)}

Résultat

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Question 16

À l'aide des résultats des deux questions précédentes, montrer que .

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Effectuer la différence des équations de conservation des deux espèces en exploitant l'hypothèse de quasi-neutralité locale n_i(x,t) = n_e(x,t) et la condition aux limites en x=L.

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D'après l'hypothèse de quasi-neutralité du plasma, les densités volumiques d'ions et d'électrons sont égales en tout point et à tout instant :

n_i(x,t) = n_e(x,t) = n(x,t)

Par dérivation temporelle, il vient :

\frac{\partial n_i}{\partial t} = \frac{\partial n_e}{\partial t}

En utilisant les équations locales de conservation établies à la question Q14 :

\begin{aligned} \frac{\partial n_i}{\partial t} + \frac{\partial j_i}{\partial x} = 0 \quad &\Longrightarrow \quad \frac{\partial j_i}{\partial x} = -\frac{\partial n_i}{\partial t} \\ \frac{\partial n_e}{\partial t} + \frac{\partial j_e}{\partial x} = 0 \quad &\Longrightarrow \quad \frac{\partial j_e}{\partial x} = -\frac{\partial n_e}{\partial t} \end{aligned}

On en déduit que la dérivée spatiale de la différence des densités de flux est nulle :

\frac{\partial}{\partial x}\big(j_i(x,t) - j_e(x,t)\big) = 0

La quantité j_i(x,t) - j_e(x,t) ne dépend donc pas de x, il existe une fonction C(t) telle que :

j_i(x,t) - j_e(x,t) = C(t)

Or, d'après la condition aux limites obtenue à la question Q15 sur la paroi en x = L :

j_i(L,t) = j_e(L,t) \quad \Longrightarrow \quad C(t) = 0

Cette égalité étant vérifiée pour tout t, on en déduit finalement que pour tout x \in [0,L] et tout instant t :

\boxed{j_i(x,t) = j_e(x,t)}

Résultat

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Question 17

Comment s'appelle la loi associée au terme apparaissant dans ces deux expressions ? Que traduit physiquement le terme ?

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Nommer la première loi de diffusion de Fick pour le terme de gradient, et interpréter le second terme comme une vitesse de dérive induite par la force électrostatique.

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  • Le terme -D\,\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,n correspond à la loi de Fick (ou première loi de Fick), qui décrit le phénomène de diffusion moléculaire tendant à homogénéiser les concentrations sous l'effet de l'agitation thermique, des zones les plus concentrées vers les zones les moins concentrées.
  • Le terme \pm n\,\mu \vec{E} traduit le phénomène d'entraînement ou de dérive (migration) des particules chargées sous l'action de la force électrostatique \vec{F} = q\vec{E} créée par le champ électrique :

    • en régime permanent, l'équilibre entre la force électrique et la force de frottement fluide issue des collisions avec le milieu confère aux porteurs une vitesse moyenne de dérive \vec{v}_{\mathrm{d}} = \pm \mu \vec{E} (dans le sens de \vec{E} pour les ions de charge +e, en sens opposé pour les électrons de charge -e, avec des mobilités \mu_i > 0 et \mu_e > 0) ;
    • la densité de flux de particules correspondante est alors donnée par \vec{\jmath}_{\mathrm{d\acute{e}rive}} = n\,\vec{v}_{\mathrm{d}} = \pm n\,\mu \vec{E}.
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Question 18

Après avoir exprimé en fonction de , montrer que avec le coefficient de diffusion ambipolaire, qu'on exprimera en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Égaler les deux densités de flux pour exprimer le champ électrique ambipolaire E(x,t) en fonction de \frac{\partial n}{\partial x}, puis réinjecter ce champ dans l'une des deux équations de flux.

Voir la stratégie
  1. Projeter les relations vectorielles des densités de flux sur l'axe (Ox) pour j_i(x, t) et j_e(x, t).
  2. Exploiter l'égalité des flux j_i(x,t) = j_e(x,t) issue de la question Q16 afin d'isoler le champ électrique E(x, t) en fonction de \frac{\partial n}{\partial x}.
  3. Réinjecter cette expression de E(x, t) dans l'une des expressions de flux pour identifier le coefficient de diffusion ambipolaire D_a.
Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la projection des vecteurs densité de flux d'ions et d'électrons sur le vecteur unitaire \vec{u}_x s'écrit :

\begin{aligned} j_i(x,t) &= n(x,t)\,\mu_i E(x,t) - D_i \frac{\partial n}{\partial x}(x,t) \\ j_e(x,t) &= -n(x,t)\,\mu_e E(x,t) - D_e \frac{\partial n}{\partial x}(x,t) \end{aligned}

D'après la question Q16, la quasi-neutralité impose l'égalité des flux : j_i(x,t) = j_e(x,t). On en déduit :

\begin{aligned} n\mu_i E - D_i \frac{\partial n}{\partial x} &= -n\mu_e E - D_e \frac{\partial n}{\partial x} \\ n(\mu_i + \mu_e) E &= (D_i - D_e)\frac{\partial n}{\partial x} \end{aligned}

Ce qui donne l'expression du champ électrique interne :

\boxed{E(x,t) = \frac{D_i - D_e}{\mu_i + \mu_e}\frac{1}{n}\frac{\partial n}{\partial x}}

En réinjectant cette expression de E(x,t) dans celle du flux d'ions j = j_i :

\begin{aligned} j &= n\mu_i \left(\frac{D_i - D_e}{\mu_i + \mu_e}\frac{1}{n}\frac{\partial n}{\partial x}\right) - D_i \frac{\partial n}{\partial x} \\ &= \left(\frac{\mu_i(D_i - D_e) - D_i(\mu_i + \mu_e)}{\mu_i + \mu_e}\right) \frac{\partial n}{\partial x} \\ &= \left(\frac{\mu_i D_i - \mu_i D_e - \mu_i D_i - \mu_e D_i}{\mu_i + \mu_e}\right) \frac{\partial n}{\partial x} \\ &= -\left(\frac{\mu_i D_e + \mu_e D_i}{\mu_i + \mu_e}\right) \frac{\partial n}{\partial x} \end{aligned}

On obtient bien la loi de Fick globale j = -D_a \frac{\partial n}{\partial x} avec le coefficient de diffusion ambipolaire :

\boxed{D_a = \frac{\mu_i D_e + \mu_e D_i}{\mu_i + \mu_e}}

Résultat

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Question 19

En déduire l'équation de diffusion ambipolaire :

Voir l'indice

Insérer la relation de flux j = -D_a \frac{\partial n}{\partial x} dans l'équation locale de conservation de la matière.

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D'après l'équation locale de conservation des particules établie à la question Q14 et compte tenu de la condition de quasi-neutralité n_i = n_e = n associée à l'égalité des flux j_i = j_e = j (question Q16), la densité n(x,t) vérifie :

\frac{\partial n}{\partial t} + \frac{\partial j}{\partial x} = 0

En substituant l'expression de la densité de flux ambipolaire obtenue à la question Q18, j(x,t) = -D_a \frac{\partial n}{\partial x}, et sachant que les coefficients de transport (\mu_i, \mu_e, D_i, D_e) sont supposés constants et uniformes dans le plasma, le coefficient de diffusion ambipolaire D_a est indépendant de x :

\frac{\partial n}{\partial t} + \frac{\partial}{\partial x}\left(-D_a \frac{\partial n}{\partial x}\right) = 0

On en déduit l'équation de diffusion ambipolaire :

\boxed{\frac{\partial n}{\partial t} = D_a \frac{\partial^2 n}{\partial x^2}}

Résultat

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II.2 · Résolution de l'équation de diffusion ambipolaire

Question 20

Montrer que l'équation de diffusion ambipolaire se ramène au système d'équations différentielles :

avec une constante homogène à un temps, qui sera introduite au cours du calcul et qu'on supposera positive dans les questions suivantes.

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Substituer n(x,t) = F(t)G(x) dans l'équation de diffusion, diviser par F(t)G(x) pour séparer les variables et introduire une constante de séparation réelle homogène -1/\tau.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme à variables séparées n(x,t) = F(t)G(x) dans l'équation de diffusion ambipolaire obtenue en Q19.
  2. Séparer les variables en isolant la dépendance temporelle d'un côté de l'égalité et la dépendance spatiale de l'autre.
  3. Égaler les deux membres à une constante de séparation, notée -1/\tau, pour aboutir au système d'équations différentielles ordinaires demandé.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la densité n(x,t) vérifie l'équation de diffusion ambipolaire :

\frac{\partial n}{\partial t} = D_a \frac{\partial^2 n}{\partial x^2}

En introduisant la forme à variables séparées n(x,t) = F(t)G(x), les dérivées partielles s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial n}{\partial t}(x,t) &= \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t}(t) \, G(x) \\ \frac{\partial^2 n}{\partial x^2}(x,t) &= F(t) \, \frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2}(x) \end{aligned}

En reportant dans l'équation de diffusion et en divisant membre à membre par le produit non nul F(t)G(x) :

\frac{1}{F(t)}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t}(t) = \frac{D_a}{G(x)}\frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2}(x)

Le membre de gauche est une fonction dépendant uniquement du temps t, tandis que le membre de droite dépend uniquement de la variable d'espace x. Par conséquent, ces deux expressions sont nécessairement égales à une même constante indépendante de x et de t.

En notant cette constante de séparation sous la forme -\dfrac{1}{\tau}, on obtient :

\begin{aligned} \frac{1}{F(t)}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} &= -\frac{1}{\tau} \implies \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} + \frac{F}{\tau} = 0 \\ \frac{D_a}{G(x)}\frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2} &= -\frac{1}{\tau} \implies \frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2} + \frac{G}{D_a \tau} = 0 \end{aligned}

Comme \dfrac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} et \dfrac{F}{\tau} ont même dimension, [\tau] = [t] : \tau est bien une constante homogène à un temps.

On aboutit ainsi au système différentiel :

\boxed{\left\{\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} + \frac{F}{\tau} &= 0 \\[2mm] \frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2} + \frac{G}{D_a \tau} &= 0 \end{aligned}\right.}

Résultat

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Question 21

En déduire en fonction de , et de deux constantes d'intégration qu'on ne cherchera pas à déterminer à ce stade.

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Résoudre l'équation temporelle du premier ordre en exponentielle décroissante et l'équation spatiale du second ordre en combinaison de fonctions trigonométriques sinus et cosinus.

Voir le corrigé complet

D'après le système d'équations différentielles obtenu à la question Q20 :

\left\{ \begin{aligned} \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} + \frac{F}{\tau} &= 0 \\[4pt] \frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2} + \frac{G}{D_a \tau} &= 0 \end{aligned} \right.
  1. Résolution de l'équation temporelle :

    Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants. Sa solution générale s'écrit :

    F(t) = C_0 \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

    où C_0 est une constante réelle.

  2. Résolution de l'équation spatiale :

    Comme D_a > 0 et \tau > 0, le terme \frac{1}{D_a \tau} est strictement positif. L'équation différentielle du second ordre :

    \frac{\mathrm{d}^2G}{\mathrm{d}x^2} + \frac{1}{D_a \tau} G = 0

    est celle d'un oscillateur harmonique spatial de pulsation spatiale k = \frac{1}{\sqrt{D_a \tau}}. Sa solution générale s'écrit sous la forme :

    G(x) = A' \cos\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right) + B' \sin\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right)

    où A' et B' sont deux constantes réelles.

  3. Expression de n(x,t) :

    Par définition, n(x,t) = F(t)G(x). En absorbant la constante multiplicative C_0 dans les constantes spatiales (A = C_0 A' et B = C_0 B'), la solution générale fait intervenir exactement deux constantes d'intégration indépendantes A et B :

\boxed{n(x, t) = \left[ A \cos\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right) + B \sin\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right) \right] \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

Résultat

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Question 22

On rappelle que sur les parois, à tout instant. En utilisant ces conditions aux limites, montrer qu'il existe des modes de diffusion indicés par un entier tel que le temps caractéristique du mode a pour expression :

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Appliquer les conditions de Dirichlet n(0,t)=0 et n(L,t)=0 pour annuler l'amplitude en cosinus et quantifier les pulsations spatiales autorisées par p\pi/L.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la condition aux limites en x = 0 à la forme générale établie à la question précédente pour éliminer la composante en cosinus.
  2. Appliquer la condition aux limites en x = L pour obtenir la condition de quantification du temps caractéristique \tau assurant l'existence d'une solution non identiquement nulle.
  3. Isoler \tau_p pour établir la relation demandée et expliciter les modes spatio-temporels n_p(x, t).
Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, la solution séparable s'écrit sous la forme :

n(x, t) = \left[ A \cos\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right) + B \sin\left(\frac{x}{\sqrt{D_a \tau}}\right) \right] \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

Les conditions aux limites imposent que la densité s'annule sur les deux parois en x = 0 et en x = L, et ce à tout instant t :

  • En x = 0 :

    n(0, t) = A \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) = 0 \quad \forall t \implies A = 0
  • En x = L :

    n(L, t) = B \sin\left(\frac{L}{\sqrt{D_a \tau}}\right) \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) = 0 \quad \forall t

Pour obtenir une solution non identiquement nulle (B \neq 0), l'argument du sinus doit être un multiple entier non nul de \pi :

\frac{L}{\sqrt{D_a \tau}} = p\pi \quad \text{avec} \quad p \in \mathbb{N}^*

(le choix de p < 0 ne conduirait qu'à un changement de signe de la constante d'intégration B, et p = 0 correspondrait à la solution identiquement nulle).

En élevant au carré, le temps caractéristique associé à l'entier p est quantifié et s'écrit :

\boxed{\tau_p = \frac{1}{D_a}\left(\frac{L}{p\pi}\right)^2}

À chaque entier p \in \mathbb{N}^* est ainsi associé un mode de diffusion :

n_p(x, t) = B_p \sin\left(\frac{p\pi x}{L}\right) \exp\left(-\frac{t}{\tau_p}\right)

Résultat

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Question 23

Si tous les modes de diffusion sont a priori présents à l'instant initial, seul le mode perdure de façon visible. Expliquer pourquoi. Donner l'expression de en fonction de , et d'une constante multiplicative, puis tracer sur l'intervalle pour deux instants et . Expliquer qualitativement pourquoi la densité de charge du plasma diminue au cours du temps.

Voir l'indice

Comparer les temps de décroissance \tau_p = \tau_1/p^2 des harmoniques d'ordre supérieur à celui du mode fondamental p=1, puis interpréter la décroissance par recombinaison sur les parois conductrices.

Voir la stratégie
  1. Comparer les temps caractéristiques \tau_p des différents modes pour interpréter l'atténuation préférentielle des harmoniques supérieures d'ordre p \ge 2.
  2. Exprimer le mode fondamental n_1(x,t) à partir des résultats de la question précédente en explicitant \tau_1 en fonction de D_a et L.
  3. Tracer les profils spatiaux sinusoïdaux amortis pour deux dates t_1 < t_2.
  4. Relier la diminution globale de la densité de particules chargées à la diffusion vers les parois et à la recombinaison de surface.
Voir le corrigé complet

1. Prépondérance du mode fondamental p=1
D'après la question Q22, le temps caractéristique d'amortissement du mode p s'écrit :

\tau_p = \frac{\tau_1}{p^2} \quad \text{avec} \quad \tau_1 = \frac{L^2}{\pi^2 D_a}

Pour tout p \ge 2, on a \tau_p \le \frac{\tau_1}{4} \ll \tau_1. L'exponentielle temporelle \exp(-t/\tau_p) = \exp(-p^2 t / \tau_1) décroît beaucoup plus rapidement que celle du mode p=1.

Dès que t \gtrsim \tau_2 = \frac{\tau_1}{4}, les modes d'ordres supérieurs p \ge 2 sont fortement atténués : seul subsiste de façon significative le mode fondamental p = 1.

2. Expression de n_1(x,t)
En introduisant une constante multiplicative N_1, l'expression du mode fondamental s'écrit :

\boxed{n_1(x,t) = N_1 \sin\left(\frac{\pi x}{L}\right) \exp\left(-\frac{\pi^2 D_a}{L^2} t\right)}

3. Tracé des profils de densité à t_1 et t_2 > t_1
À chaque instant, la fonction x \mapsto n_1(x,t) présente une demi-arche sinusoïdale s'annulant en x = 0 et x = L, avec un maximum en x = L/2. Comme t_2 > t_1, le facteur d'amortissement vérifie \exp(-t_2/\tau_1) < \exp(-t_1/\tau_1), d'où une amplitude décroissante :

4. Diminution de la densité au cours du temps
Le gradient de densité dirige un flux net de diffusion de particules chargées (ions et électrons) du centre du plasma vers les bords x=0 et x=L. Arrivées au contact des parois conductrices, ces particules s'y recombinent quasi-instantanément pour former des espèces neutres (condition absorbante n=0).

Les parois jouent ainsi le rôle d'un puits de charges : le plasma perd continûment ses porteurs par diffusion et recombinaison surfacique, ce qui entraîne la décroissance globale de sa densité au cours du temps.

Résultat

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II.3 · Diffusion en présence de champ magnétique

Question 24

On suppose que le coefficient de diffusion peut s'exprimer en fonction de la vitesse quadratique moyenne de l'espèce diffusante et de la durée moyenne entre deux collisions. Par analyse dimensionnelle, exprimer en fonction de et de , à un facteur sans dimension près, qui sera pris égal à 1. Donner une explication physique de la dépendance de avec .

Voir l'indice

Vérifier par les unités [D] = \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} le produit d'une vitesse au carré par un temps de vol libre moyen, et expliquer physiquement l'influence du temps entre collisions sur l'étalement spatial.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension du coefficient de diffusion D à partir de la loi de Fick ou de l'équation de diffusion, puis poser D = (v^*)^\alpha (\tau^*)^\beta pour identifier les exposants par analyse dimensionnelle.
  2. Relier la durée libre de parcours \tau^* au libre parcours moyen \ell^* = v^* \tau^* pour interpréter physiquement l'efficacité du transport par diffusion.
Voir le corrigé complet

D'après l'équation de diffusion \dfrac{\partial n}{\partial t} = D \dfrac{\partial^2 n}{\partial x^2} (ou la loi de Fick j = -D \dfrac{\partial n}{\partial x}), la dimension de D vérifie :

[D] = \frac{[x]^2}{[t]} = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1}

Les grandeurs v^* et \tau^* ont pour dimensions respectives :

[v^*] = \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1} \quad \text{et} \quad [\tau^*] = \mathrm{T}

En cherchant D sous la forme D = (v^*)^\alpha (\tau^*)^\beta, l'égalité aux dimensions impose :

\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1} = \left(\mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1}\right)^\alpha \cdot \mathrm{T}^\beta = \mathrm{L}^\alpha \cdot \mathrm{T}^{\beta - \alpha}

Par identification :

\begin{aligned} \alpha &= 2 \\ \beta - \alpha &= -1 \implies \beta = 1 \end{aligned}

Avec un facteur sans dimension pris égal à 1, on en déduit l'expression de D :

\boxed{D = (v^*)^2 \tau^*}

Explication physique : La grandeur \ell^* = v^* \tau^* représente le libre parcours moyen d'une entité entre deux collisions successives. Plus la durée \tau^* entre collisions est grande, plus ce libre parcours moyen est important : l'entité effectue de plus grands pas rectilignes dans l'espace avant de voir sa trajectoire déviée aléatoirement. Les collisions constituent un frein au transport macroscopique ; moins elles sont fréquentes (c'est-à-dire plus \tau^* est grand), plus l'entité s'éloigne rapidement de sa position d'origine par marche au hasard, ce qui se traduit par une diffusion spatiale plus rapide et donc une valeur accrue de D.

Résultat

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Question 25

À quelle condition sur le terme peut-on affirmer que le plasma est magnétisé ? À quelle condition est-il non magnétisé ?

Voir l'indice

Comparer la fréquence cyclotronique au taux de collision : le plasma est magnétisé si une particule réalise un grand nombre de girations complètes entre deux chocs consécutifs.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de diffusion transverse des ions en présence d'un champ magnétique stationnaire et uniforme s'écrit :

D_i' = \frac{D_i}{1 + (\omega_c \tau^*)^2}
  • Plasma non magnétisé : par définition, l'effet du champ magnétique sur la diffusion transverse est négligeable, c'est-à-dire que D_i' \simeq D_i. Cela impose que le terme correctif au dénominateur soit négligeable devant 1 :

    (\omega_c \tau^*)^2 \ll 1 \iff \boxed{\omega_c \tau^* \ll 1}
  • Plasma magnétisé : le champ magnétique réduit notablement le coefficient de diffusion transverse (D_i' \ll D_i). Le terme correctif domine alors largement 1 au dénominateur :

    (\omega_c \tau^*)^2 \gg 1 \iff \boxed{\omega_c \tau^* \gg 1}

Résultat

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Question 26

Montrer que pour un plasma non magnétisé, est proportionnel à , tandis que pour un plasma magnétisé, est proportionnel à l'inverse de . Vérifier qu'un plasma magnétisé l'est d'autant plus que le champ magnétique est intense.

Voir l'indice

Effectuer les approximations asymptotiques du dénominateur selon que \omega_c \tau^* \ll 1 ou \omega_c \tau^* \gg 1, et expliciter la dépendance de \omega_c vis-à-vis du champ B_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le coefficient de diffusion en l'absence de champ magnétique D_i en fonction de la vitesse quadratique moyenne v_i^* et du temps moyen entre collisions \tau^* d'après la question Q24.
  2. Développer l'expression de D_i' donnée par l'énoncé dans les deux régimes limites définis à la question Q25.
  3. Relier le paramètre \omega_c \tau^* à l'intensité du champ magnétique B_0 pour conclure sur le degré de magnétisation.
Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q24, le coefficient de diffusion des ions en l'absence de champ magnétique s'écrit :

D_i = (v_i^*)^2 \tau^*

où v_i^* est la vitesse quadratique moyenne des ions. L'expression du coefficient de diffusion transverse est :

D_i' = \frac{D_i}{1 + (\omega_c \tau^*)^2} = \frac{(v_i^*)^2 \tau^*}{1 + (\omega_c \tau^*)^2}

Cas d'un plasma non magnétisé (\omega_c \tau^* \ll 1) : Le dénominateur se réduit au premier ordre à 1 + (\omega_c \tau^*)^2 \approx 1. Il vient immédiatement :

\boxed{D_i' \approx (v_i^*)^2 \tau^* \propto \tau^*}

Le coefficient de diffusion transverse D_i' est donc bien proportionnel à \tau^*.

Cas d'un plasma magnétisé (\omega_c \tau^* \gg 1) : Le terme dominant au dénominateur est (\omega_c \tau^*)^2. Par conséquent :

D_i' \approx \frac{(v_i^*)^2 \tau^*}{(\omega_c \tau^*)^2} = \frac{(v_i^*)^2}{\omega_c^2 \tau^*}

soit :

\boxed{D_i' \propto \frac{1}{\tau^*}}

Le coefficient de diffusion transverse D_i' est donc bien proportionnel à l'inverse de \tau^*.

Influence du champ magnétique : La pulsation cyclotron des ions est donnée d'après la question Q4 par \omega_c = \dfrac{e B_0}{m}. Le paramètre de magnétisation s'exprime ainsi :

\omega_c \tau^* = \frac{e B_0 \tau^*}{m}

Ce produit est strictement proportionnel à la norme B_0 du champ magnétique. Plus le champ magnétique appliqué est intense :

  • plus la condition \omega_c \tau^* \gg 1 est largement satisfaite ;
  • plus la diffusion transverse est entravée, le coefficient variant selon :

    D_i' \approx \left(\frac{m v_i^*}{e}\right)^2 \frac{1}{B_0^2 \tau^*} \propto \frac{1}{B_0^2}

Le plasma est donc bien d'autant plus magnétisé que le champ magnétique est intense.

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Question 27

Identifier, en justifiant votre réponse, quelle figure correspond à un plasma magnétisé.

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Rechercher sur les trajectoires la présence d'hélices bien formées entre les centres de choc pour caractériser la prépondérance du guidage magnétique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère de magnétisation obtenu à la question Q25 reliant \omega_c \tau^* au nombre de révolutions cyclotroniques entre deux collisions successives.
  2. Analyser le comportement de la particule représenté sur chacune des deux figures (a) et (b) au regard de ce critère pour conclure.
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D'après la question Q25, un plasma est dit magnétisé lorsque :

\omega_c \tau^* \gg 1 \iff \tau^* \gg \frac{T_c}{2\pi}

où T_c = \frac{2\pi}{\omega_c} est la période cyclotron de la particule chargée. Cette condition signifie que la particule effectue un grand nombre de gyrations cyclotroniques autour d'une ligne de champ magnétique entre deux collisions successives avec des espèces neutres.

  • Sur la figure (a), la particule chargée (boule blanche) décrit plusieurs spires d'hélice complètes autour des lignes de champ magnétique \vec{B} entre deux chocs avec les diffuseurs (boules noires). La durée moyenne entre deux collisions \tau^* est donc nettement supérieure à la période cyclotron T_c, ce qui correspond bien à \omega_c \tau^* \gg 1.
  • Sur la figure (b), la trajectoire est interrompue par des collisions avant même que la particule n'ait le temps d'effectuer une révolution cyclotronique complète (\omega_c \tau^* \lesssim 1), ce qui caractérise un plasma non magnétisé.
\boxed{\text{La figure (a) correspond à un plasma magnétisé.}}

Résultat

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Question 28

Expliquer qualitativement, en vous appuyant sur la figure 6, pourquoi est d'autant plus faible que est élevé dans un plasma magnétisé.

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Raisonner sur la marche au hasard du centre de guidage de la particule : le pas spatial transversal étant bloqué au rayon de Larmor, augmenter l'intervalle temporel entre sauts ralentit la progression moyenne.

Voir la stratégie
  1. Décrire le mouvement de la particule entre deux collisions d'après la figure 6(a) (piégeage cyclotronique autour d'une ligne de champ).
  2. Identifier le rôle d'une collision sur le déplacement transverse (saut du centre de guidage de l'ordre du rayon de Larmor r_L).
  3. En déduire l'expression microscopique de la diffusion transverse et conclure sur l'influence de \tau^*.
Voir le corrigé complet

Dans un plasma magnétisé (figure 6(a), où \omega_c \tau^* \gg 1) :

  • Entre deux collisions, le cation effectue de nombreuses rotations cyclotroniques autour d'une même ligne de champ : son déplacement perpendiculairement à \vec{B} est borné et confiné dans un tube de rayon de l'ordre du rayon de Larmor r_L. Sans collision, il n'y aurait aucune diffusion transverse.
  • Une collision avec une espèce neutre modifie brutalement la direction de la vitesse du cation, ce qui déplace le « centre de guidage » de sa trajectoire d'une distance élémentaire transversale :

    \Delta r_\perp \sim r_L
  • La diffusion transverse s'interprète donc comme une marche au hasard du centre de guidage, dont la longueur de pas \Delta r_\perp \sim r_L est fixée par le champ magnétique et indépendante de \tau^*, et dont la durée entre deux pas est \tau^*.

Le coefficient de diffusion transverse s'écrit donc en ordre de grandeur :

\boxed{D_i' \sim \frac{(\Delta r_\perp)^2}{\tau^*} \sim \frac{r_L^2}{\tau^*}}

Ainsi, plus la durée moyenne \tau^* entre deux collisions est élevée (collisions plus rares), moins les sauts du centre de guidage sont fréquents : le cation reste piégé plus longtemps autour de la même ligne de champ, ce qui diminue le coefficient de diffusion transverse D_i'.

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Question 29

Justifier brièvement l'intérêt d'un fort champ magnétique pour confiner un plasma de fusion tel que celui présent dans un tokamak (figure 2). On admettra que les conclusions qualitatives concernant l'influence du champ magnétique restent valables pour un plasma de fusion.

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Relier la forte diminution du coefficient de diffusion transverse D_\perp \propto 1/B_0^2 à la réduction des pertes de particules chaudes vers les parois matérielles de la chambre.

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Dans la géométrie toroïdale d'un tokamak, les lignes de champ magnétique sont refermées sur elles-mêmes : les particules chargées s'enroulent autour de ces lignes de champ et ne peuvent s'échapper vers les parois matérielles que par transport perpendiculaire (diffusion transverse).

Or, pour un plasma magnétisé (\omega_c \tau^* \gg 1), le coefficient de diffusion transverse établi en Q26 vérifie :

D' \approx \frac{D}{(\omega_c \tau^*)^2} \propto \frac{1}{B_0^2}

Un champ magnétique B_0 très intense présente ainsi un double intérêt :

  • Réduire drastiquement la diffusion transverse vers les parois (D' \propto B_0^{-2}), ce qui limite considérablement les pertes de matière et assure un temps de confinement suffisant des réactifs ;
  • Protéger les parois du tokamak en évitant le contact direct avec le plasma porté à des dizaines de millions de degrés.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.