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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 PSI 2020 (page 2/3 : Partie I (questions 16 à 26))

Stockage d'énergie par pompage thermique (procédé SEPT)

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Partie I : Analyse thermodynamique du procédé SEPT (suite)

I.D · Étude de la phase de déstockage

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : rendement isentropique, cycle thermodynamique

Montrer que

où et sont les rendements par rapport à l'isentropique du compresseur et de la turbine pendant la phase de déstockage.

Voir l'indice

Reprendre les expressions des températures en sortie de chaque turbomachine en adaptant les notations aux sens d'écoulement et aux rôles inversés de la phase de déstockage.

Voir la stratégie
  1. Identifier pour chaque turbomachine en phase de déstockage le fluide à l'état initial, la transformation subie, et exprimer la température de sortie isentropique à l'aide de la loi de Laplace et du rapport \Psi = (P_H/P_B)^{1-1/\gamma}.
  2. Exprimer la température réelle de sortie de la machine à l'aide de son rendement isentropique (\eta_{td} pour la turbine, \eta_{cd} pour le compresseur).
  3. Injecter les expressions des températures de stockage T_1 et T_3 obtenues à la question Q8 pour aboutir aux relations demandées.
Voir la réponse courte

Enchaînement des étapes de compression et de détente au déstockage en intégrant les rendements des turbomachines.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, en phase de déstockage, le sens de parcours du fluide est inversé par rapport au stockage :

  • le gaz issu de l'enceinte haute pression à la température T_1 et à la pression P_H traverse la turbine pour être détendu jusqu'à la pression P_B et la température T_{2d} ;
  • le gaz issu de l'enceinte basse pression à la température T_3 et à la pression P_B traverse le compresseur pour être comprimé jusqu'à la pression P_H et la température T_{0d}.

1. Détente dans la turbine en déstockage :

Pour une détente isentropique idéale de la pression P_H à P_B à partir de T_1, la relation de Laplace s'écrit :

\frac{T_{2d\text{ is}}}{T_1} = \left(\frac{P_B}{P_H}\right)^{1 - 1/\gamma} = \frac{1}{\Psi} \implies T_{2d\text{ is}} = \frac{T_1}{\Psi}

Par définition du rendement isentropique de la turbine en déstockage \eta_{td} (modèle du gaz parfait à capacité thermique massique c_p constante) :

\eta_{td} = \frac{w_{td}}{w_{td\text{ is}}} = \frac{h_1 - h_{2d}}{h_1 - h_{2d\text{ is}}} = \frac{T_1 - T_{2d}}{T_1 - T_{2d\text{ is}}}

On en déduit l'expression de la température réelle T_{2d} :

\begin{aligned} T_1 - T_{2d} &= \eta_{td}\left(T_1 - \frac{T_1}{\Psi}\right) = \eta_{td} T_1 \frac{\Psi - 1}{\Psi} \\ T_{2d} &= T_1 \left(1 - \eta_{td}\frac{\Psi - 1}{\Psi}\right) = T_1 \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi)}{\Psi}\right) \end{aligned}

Or, d'après le résultat de la question Q8, la température T_1 en sortie de compresseur lors du stockage vaut :

T_1 = T_{2n}\left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right)

En reportant cette expression dans celle de T_{2d}, on obtient :

\boxed{T_{2d} = T_{2n} \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right)\left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi)}{\Psi}\right)}

2. Compression dans le compresseur en déstockage :

Pour une compression isentropique idéale de la pression P_B à P_H à partir de T_3, la relation de Laplace s'écrit :

\frac{T_{0d\text{ is}}}{T_3} = \left(\frac{P_H}{P_B}\right)^{1 - 1/\gamma} = \Psi \implies T_{0d\text{ is}} = \Psi \, T_3

Par définition du rendement isentropique du compresseur en déstockage \eta_{cd} :

\eta_{cd} = \frac{w_{cd\text{ is}}}{w_{cd}} = \frac{h_{0d\text{ is}} - h_3}{h_{0d} - h_3} = \frac{T_{0d\text{ is}} - T_3}{T_{0d} - T_3}

On en déduit l'expression de la température réelle T_{0d} :

\begin{aligned} T_{0d} - T_3 &= \frac{\Psi T_3 - T_3}{\eta_{cd}} = T_3 \frac{\Psi - 1}{\eta_{cd}} \\ T_{0d} &= T_3 \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cd}}\right) \end{aligned}

Or, d'après le résultat de la question Q8, la température T_3 en sortie de turbine lors du stockage s'exprime par :

T_3 = T_{0n}\left(1 + \frac{\eta_{ts}(1 - \Psi)}{\Psi}\right)

En substituant T_3, on parvient directement à l'expression attendue :

\boxed{T_{0d} = T_{0n} \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cd}}\right)\left(1 + \frac{\eta_{ts}(1 - \Psi)}{\Psi}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lorsqu'un résultat est fourni par l'énoncé, une démonstration complète et rigoureuse est exigée.

« Beaucoup de réponses allusives. Le résultat étant fourni, une démonstration précise était attendue. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : second principe, irréversibilité

Montrer que et que .

Voir l'indice

Étudier le signe des facteurs multiplicatifs en remarquant que \Psi > 1 et que les rendements isentropiques sont strictement inférieurs à 1.

Voir la stratégie
  1. Poser le rapport adimensionné x = \Psi - 1 > 0 et étudier la fonction produit intervenant de manière symétrique dans les deux températures.
  2. Exploiter le fait que les rendements isentropiques de compresseur et de turbine sont tous inférieurs ou égaux à 1 pour minorer terme à terme ce produit par des quantités strictement positives.
Voir la réponse courte

Vérification du signe positif des écarts grâce aux inégalités \eta \le 1 et \Psi > 1.

Voir le corrigé complet

Puisque P_H > P_B et \gamma > 1, on a :

\Psi = \left(\frac{P_H}{P_B}\right)^{1 - 1/\gamma} > 1.

Posons x = \Psi - 1 > 0. Les expressions obtenues à la question Q16 font intervenir un produit de la forme :

f(\eta_c, \eta_t) = \left(1 + \frac{x}{\eta_c}\right) \left(1 - \eta_t \frac{x}{1 + x}\right)

où \eta_c est le rendement isentropique d'une compression et \eta_t celui d'une détente.

Par définition des rendements par rapport à l'isentropique, compte tenu du second principe de la thermodynamique, on a :

0 < \eta_c \leqslant 1 \quad \text{et} \quad 0 < \eta_t \leqslant 1.

Comme x > 0, on en déduit les inégalités suivantes :

  • pour le terme de compression :

    \frac{x}{\eta_c} \geqslant x \implies 1 + \frac{x}{\eta_c} \geqslant 1 + x > 0 ;
  • pour le terme de détente :

    \eta_t \frac{x}{1 + x} \leqslant \frac{x}{1 + x} \implies 1 - \eta_t \frac{x}{1 + x} \geqslant 1 - \frac{x}{1 + x} = \frac{1}{1 + x} > 0.

Par produit d'inégalités entre grandeurs strictement positives :

f(\eta_c, \eta_t) \geqslant (1 + x) \times \frac{1}{1 + x} = 1.

En appliquant ce résultat aux deux couples de rendements :

  • pour le couple (\eta_{cd}, \eta_{ts}), f(\eta_{cd}, \eta_{ts}) \geqslant 1, ce qui donne :

    \frac{T_{0d}}{T_{0n}} = f(\eta_{cd}, \eta_{ts}) \geqslant 1 \implies \boxed{T_{0d} \geqslant T_{0n}}
  • pour le couple (\eta_{cs}, \eta_{td}), f(\eta_{cs}, \eta_{td}) \geqslant 1, ce qui donne :

    \frac{T_{2d}}{T_{2n}} = f(\eta_{cs}, \eta_{td}) \geqslant 1 \implies \boxed{T_{2d} \geqslant T_{2n}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les raisonnements mathématiques erronés pour établir les inégalités demandées.

« Question mal traitée, les démonstrations étant rarement rigoureuses. Par exemple, pour montrer que ab⩾1, il ne suffit pas de prouver que a⩾1 et b> 0 ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : cycle réversible, rendement isentropique

Dans quels cas aurait-on toujours et ? Cela est-il réaliste ?

Voir l'indice

Identifier la valeur que devraient prendre les rendements isentropiques pour assurer l'égalité des températures, et commenter la faisabilité pratique.

Voir la stratégie
  1. Repartir des expressions de T_{0d} et T_{2d} obtenues en Q16 et de l'étude de l'inégalité menée en Q17.
  2. Identifier la condition sur les rendements isentropiques (ou sur le rapport de pression) pour avoir l'égalité stricte.
  3. Conclure sur le caractère réaliste ou non d'un tel fonctionnement au vu des phénomènes physiques dissipatifs réels dans les turbomachines.
Voir la réponse courte

Égalité stricte uniquement pour des turbomachines parfaites isentropiques (\eta = 1), physiquement irréalisable par frottements visqueux.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le rapport des températures s'écrit sous la forme :

\frac{T_{0d}}{T_{0n}} = \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cd}}\right)\left(1 + \frac{\eta_{ts}(1 - \Psi)}{\Psi}\right) \quad \text{et} \quad \frac{T_{2d}}{T_{2n}} = \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right)\left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi)}{\Psi}\right)

Pour \Psi > 1 (rapport de pression strictement supérieur à 1), ces deux facteurs ne sont égaux à 1 que dans le cas où les turbomachines sont idéales, c'est-à-dire si leurs rendements isentropiques sont tous unitaires :

\boxed{\eta_{cs} = \eta_{cd} = \eta_{ts} = \eta_{td} = 1}

(Le cas trivial \Psi = 1 correspondrait à une absence totale de compression et de détente, ce qui ne permet aucun transfert thermique utile.)

Cette situation correspondrait à des compressions et des détentes purement isentropiques (adiabatiques et réversibles).

Ce cas n'est absolument pas réaliste en pratique :

  • L'écoulement rapide du gaz au sein des compresseurs et des turbines s'accompagne inévitablement de frottements visqueux (dissipation visqueuse), de décollements de couches limites et de tourbillons turbulents.
  • Il existe également des fuites aux jeux d'aubes et des échanges thermiques parasites avec le carter.

Ces irréversibilités mécaniques et thermiques entraînent nécessairement une création d'entropie s_{\text{créée}} > 0. Les rendements isentropiques des meilleures turbomachines industrielles restent donc toujours strictement inférieurs à l'unité (typiquement \eta \approx 0{,}85 \text{ à } 0{,}96).

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : échangeur thermique, transfert thermique

À chaque cycle de déstockage, la température du gaz à la sortie des enceintes doit augmenter, ce qui échauffe le matériau des enceintes. Proposer une solution pour évacuer l'excédent d'énergie en ramenant la gaz à sa température nominale.

Voir l'indice

Envisager l'insertion d'un échangeur thermique auxiliaire de refroidissement évacuant la chaleur excédentaire vers le milieu extérieur ambiant.

Voir la stratégie
  1. Identifier la cause et la localisation de l'excédent d'énergie : les irréversibilités dans les turbomachines conduisent à des températures de gaz supérieures aux valeurs nominales (T_{2d} > T_{2n} et T_{0d} > T_{0n}).
  2. Proposer un dispositif technologique simple pour évacuer ce surplus d'énergie thermique du fluide caloporteur avant son admission dans les régénérateurs.
  3. Préciser le puits thermique utilisable (milieu extérieur) ou une éventuelle valorisation.
Voir la réponse courte

Insertion d'un échangeur thermique intermédiaire rejetant l'excédent de chaleur vers le milieu ambiant.

Voir le corrigé complet

Pour éviter l'échauffement progressif des enceintes au cours des cycles successifs, il est nécessaire de dissiper l'énergie thermique excédentaire générée par les irréversibilités.

Plusieurs solutions techniques complémentaires peuvent être envisagées :

  • Mise en place d'échangeurs thermiques auxiliaires (refroidisseurs) : On peut insérer sur le circuit de gaz un ou deux échangeurs de chaleur (aérothermes à air ou échangeurs tubulaires à circulation d'eau de refroidissement) :

    • entre la sortie du compresseur et l'entrée de l'enceinte haute pression, pour refroidir l'argon de T_{0d} à T_{0n} ;
    • entre la sortie de la turbine et l'enceinte basse pression, pour ramener le gaz de T_{2d} à T_{2n}.

    L'évacuation de chaleur est particulièrement aisée pour ramener T_{0d} à T_{0n} car cette dernière est proche de la température ambiante (T_{0n} = 293\text{ K} \approx 20\text{ }^\circ\text{C}), ce qui permet d'utiliser simplement l'air atmosphérique ou une source d'eau naturelle comme puits thermique.

  • Valorisation de la chaleur fatale : L'énergie thermique évacuée (notamment celle à haute température issue de la détente si T_{2d} > T_{2n} \approx 500\text{ }^\circ\text{C}) peut être valorisée sous forme de cogénération (réseau de chaleur urbain, séchage industriel, ou alimentation d'un cycle de Rankine secondaire).
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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : cycle thermodynamique, taux de compression

Montrer qu'il y a nécessité d'avoir un rapport de pression isentropique en stockage différent de celui en déstockage et donc d'utiliser deux paires de turbomachines (compresseur et turbine) différentes.

Voir l'indice

Écrire la condition T_{2d} = T_{2n} à partir de l'expression de T_{2d} en introduisant un taux de détente \Psi_d a priori distinct de \Psi.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le résultat établi à la question Q17 montrant que pour un même rapport de pression (\Psi_d = \Psi), les irréversibilités imposent nécessairement T_{2d} > T_{2n}.
  2. Exprimer T_{2d} en distinguant le rapport de pression isentropique de déstockage \Psi_d de celui de stockage \Psi, et traduire la condition T_{2d} = T_{2n}.
  3. En déduire que \Psi_d doit être distinct de \Psi, puis justifier l'obligation industrielle d'utiliser deux paires distinctes de turbomachines.
Voir la réponse courte

Nécessité de compenser l'échauffement irréversible pour refermer le cycle thermique en adaptant le rapport de pression au déstockage.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, si le rapport de pression isentropique était identique en stockage et en déstockage (\Psi_d = \Psi), la température du gaz en sortie de turbine lors du déstockage s'écrirait :

T_{2d} = T_{2n} \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right) \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi)}{\Psi}\right)

Or, d'après l'étude menée à la question Q17, en présence d'irréversibilités réelles (\eta_{cs} < 1 ou \eta_{td} < 1), ce produit est strictement supérieur à 1 : on a nécessairement T_{2d} > T_{2n}.

En introduisant un rapport de pression isentropique propre à la phase de déstockage :

\Psi_d = \left(\frac{P_{H,d}}{P_{B,d}}\right)^{1 - 1/\gamma}

la température en sortie de turbine de déstockage devient :

T_{2d} = T_1 \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi_d)}{\Psi_d}\right) = T_{2n} \left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right) \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi_d)}{\Psi_d}\right)

La condition imposée T_{2d} = T_{2n} requiert donc :

\left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right) \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi_d)}{\Psi_d}\right) = 1

Cette égalité ne peut pas être satisfaite pour \Psi_d = \Psi, ce qui prouve la nécessité d'avoir :

\boxed{\Psi_d \neq \Psi}

Les turbomachines (compresseurs et turbines) sont des organes conçus pour des conditions nominales de fonctionnement très précises, notamment un taux de compression ou de détente \Pi = P_H / P_B fixé de façon à maximiser leur rendement isentropique et leur stabilité aérodynamique.

Puisque les rapports de pression doivent être différents entre la charge (\Psi) et la décharge (\Psi_d), et que le sens de circulation du fluide est inversé, il est impossible d'utiliser les mêmes machines de manière optimale. Il est donc indispensable d'utiliser deux paires distinctes de turbomachines : l'une dimensionnée pour le stockage, l'autre pour le déstockage.

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : rendement isentropique, taux de compression

Exprimer en fonction des rendements et et de . Vérifier le résultat obtenu sur un cas limite.

Voir l'indice

Résoudre l'équation précédente d'inconnue \Psi_d et vérifier que lorsque les rendements tendent vers 1, on retrouve bien \Psi_d = \Psi.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation imposant T_{2d} = T_{2n} établie à la question Q20 en prenant en compte le rapport de pression isentropique propre au déstockage \Psi_d.
  2. Isoler \Psi_d par étapes algébriques successives.
  3. Tester le cas limite de turbomachines idéales (isentropiques, \eta_{cs} = \eta_{td} = 1).
Voir la réponse courte

Expression de \Psi_d garantissant la périodicité des températures, vérifiée par \Psi_d = \Psi au cas limite réversible.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, l'égalité industrielle T_{2d} = T_{2n} impose au gaz caloporteur de retrouver sa température nominale après la détente dans la turbine de déstockage, ce qui se traduit par :

\left(1 + \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}\right) \left(1 + \frac{\eta_{td}(1 - \Psi_d)}{\Psi_d}\right) = 1

Posons pour alléger l'écriture A = 1 + \dfrac{\Psi - 1}{\eta_{cs}} = \dfrac{\eta_{cs} + \Psi - 1}{\eta_{cs}}. L'égalité précédente devient :

1 + \eta_{td}\left(\frac{1}{\Psi_d} - 1\right) = \frac{1}{A}

En isolant le terme en 1/\Psi_d :

\begin{aligned} \frac{\eta_{td}}{\Psi_d} &= \eta_{td} - \left(1 - \frac{1}{A}\right) = \eta_{td} - \frac{A - 1}{A} \\ \frac{1}{\Psi_d} &= 1 - \frac{A - 1}{\eta_{td} A} \end{aligned}

Or, le quotient \dfrac{A - 1}{A} s'exprime directement à l'aide de \Psi et \eta_{cs} :

\frac{A - 1}{A} = \frac{\dfrac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}}{1 + \dfrac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}} = \frac{\Psi - 1}{\eta_{cs} + \Psi - 1}

On en déduit l'inverse de \Psi_d :

\frac{1}{\Psi_d} = 1 - \frac{\Psi - 1}{\eta_{td}(\eta_{cs} + \Psi - 1)} = \frac{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)}{\eta_{td}(\eta_{cs} + \Psi - 1)}

Soit finalement :

\boxed{\Psi_d = \frac{\eta_{td}(\eta_{cs} + \Psi - 1)}{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)}}

Vérification sur un cas limite :

  • Turbomachines isentropiques idéales (\eta_{cs} = \eta_{td} = 1) : En remplaçant les rendements par 1 dans l'expression trouvée :

    \Psi_d = \frac{1 \cdot (1 + \Psi - 1)}{1 \cdot 1 - (1 - 1)(\Psi - 1)} = \frac{\Psi}{1} = \Psi

    En l'absence d'irréversibilités mécaniques et thermiques dans les turbomachines, le cycle est idéalement réversible : le rapport de compression en stockage et le rapport de détente en déstockage sont rigoureusement identiques.

  • Absence de compression (\Psi = 1) : Pour \Psi = 1, on obtient immédiatement \Psi_d = 1, ce qui est également physiquement attendu.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à simplifier les expressions analytiques obtenues.

« Assez peu de bonnes réponses pour ce calcul. Les formes données sont rarement simplifiées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : taux de compression, rendement isentropique

Comparer les rapports de pression au déstockage et au stockage.

Voir l'indice

Comparer le numérateur et le dénominateur de l'expression de \Psi_d ou évaluer numériquement pour montrer que \Psi_d > \Psi, ce qui implique un rapport de pression plus élevé en déstockage.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence \Psi_d - \Psi à partir de l'expression établie à la question Q21.
  2. Étudier le signe de cette différence en tenant compte du fait que \Psi > 1 et que les rendements isentropiques réels vérifient \eta_{cs} < 1 et \eta_{td} < 1.
  3. En déduire la comparaison entre les rapports de pression \left(\frac{P_H}{P_B}\right)_d et \left(\frac{P_H}{P_B}\right)_s via la fonction croissante reliant le rapport de pression à \Psi.
Voir la réponse courte

Déduction de \Psi_d < \Psi du fait des rendements isentropiques inférieurs à l'unité.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q21, le paramètre \Psi_d s'exprime par :

\Psi_d = \frac{\eta_{td}(\eta_{cs} + \Psi - 1)}{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)}

Calculons la différence \Psi_d - \Psi :

\begin{aligned} \Psi_d - \Psi &= \frac{\eta_{td}(\eta_{cs} + \Psi - 1) - \Psi \left[\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)\right]}{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)} \\ &= \frac{\eta_{cs}\eta_{td}(1 - \Psi) + \eta_{td}(\Psi - 1) + \Psi(1 - \eta_{td})(\Psi - 1)}{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)} \\ &= \frac{(\Psi - 1)\left[\eta_{td}(1 - \eta_{cs}) + \Psi(1 - \eta_{td})\right]}{\eta_{cs}\eta_{td} - (1 - \eta_{td})(\Psi - 1)} \end{aligned}

Analysons les termes en jeu :

  • La haute pression étant strictement supérieure à la basse pression, P_H > P_B, et comme \gamma > 1, on a \Psi = \left(\frac{P_H}{P_B}\right)^{1 - 1/\gamma} > 1, soit \Psi - 1 > 0.
  • Dans une installation réelle, les turbomachines ne sont pas parfaites : 0 < \eta_{cs} < 1 et 0 < \eta_{td} < 1. Par conséquent :

    \eta_{td}(1 - \eta_{cs}) > 0 \quad \text{et} \quad \Psi(1 - \eta_{td}) > 0

    Le numérateur est donc strictement positif.

  • Le dénominateur est également positif pour toute valeur physique admissible de \Psi_d > 0.

On en déduit :

\Psi_d > \Psi

Le rapport de pression r_p = \frac{P_H}{P_B} est relié à \Psi par r_p = \Psi^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}. Comme \frac{\gamma}{\gamma - 1} > 0, la fonction x \mapsto x^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}} est strictement croissante sur \mathbb{R}^{+*}. Par conséquent :

\boxed{\left(\frac{P_H}{P_B}\right)_d > \left(\frac{P_H}{P_B}\right)_s}

Le rapport de pression au déstockage est strictement supérieur au rapport de pression au stockage.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : premier principe en écoulement, travail utile

Par la même méthode qu'à la question 10, exprimer , énergie massique mise en jeu lors du déstockage.

Voir l'indice

Effectuer un bilan de travail net massique similaire à celui de la question Q10 en tenant compte du nouveau rapport \Psi_d et des températures de déstockage.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail massique net e_d = w_{c,d} + w_{t,d} échangé par le gaz avec les turbomachines lors de la phase de déstockage.
  2. Relier les écarts de température (T_{0d} - T_3) au compresseur et (T_{2d} - T_1) à la turbine aux rendements isentropiques \eta_{cd} et \eta_{td} ainsi qu'au facteur de pression isentropique \Psi_d.
  3. Factoriser (\Psi_d - 1) par la même méthode qu'à la question Q10, puis exprimer éventuellement e_d avec la condition industrielle T_{2d} = T_{2n}.
Voir la réponse courte

Bilan de premier principe en système ouvert fournissant le travail massique net e_d extrait lors du déstockage.

Voir le corrigé complet

Lors de la phase de déstockage, le gaz caloporteur circule en sens inverse et échange du travail avec deux turbomachines :

  • Dans le compresseur, il subit une compression adiabatique de la basse pression P_{B,d} (température d'entrée T_3) à la haute pression P_{H,d} (température de sortie T_{0d}) :

    w_{c,d} = h_{0d} - h_3 = c_p(T_{0d} - T_3)
  • Dans la turbine, il subit une détente adiabatique de la haute pression P_{H,d} (température d'entrée T_1) à la basse pression P_{B,d} (température de sortie T_{2d}) :

    w_{t,d} = h_{2d} - h_1 = c_p(T_{2d} - T_1)

L'énergie massique nette mise en jeu lors du déstockage s'écrit donc :

e_d = w_{c,d} + w_{t,d} = c_p \left( (T_{0d} - T_3) + (T_{2d} - T_1) \right)

Pour le compresseur de déstockage, une évolution isentropique conduirait à la température T_{0d\text{ is}} = T_3 \Psi_d. Par définition du rendement isentropique :

\eta_{cd} = \frac{w_{cd\text{ is}}}{w_{c,d}} = \frac{T_{0d\text{ is}} - T_3}{T_{0d} - T_3} = \frac{T_3(\Psi_d - 1)}{T_{0d} - T_3} \implies T_{0d} - T_3 = \frac{T_3}{\eta_{cd}}(\Psi_d - 1)

Pour la turbine de déstockage, une évolution isentropique mènerait à la température T_{2d\text{ is}} = \dfrac{T_1}{\Psi_d}. Par définition du rendement isentropique :

\eta_{td} = \frac{w_{t,d}}{w_{td\text{ is}}} = \frac{T_{2d} - T_1}{T_{2d\text{ is}} - T_1} = \frac{T_{2d} - T_1}{T_1\left(\dfrac{1}{\Psi_d} - 1\right)} \implies T_{2d} - T_1 = - \frac{\eta_{td} T_1}{\Psi_d}(\Psi_d - 1)

En regroupant ces deux termes et en factorisant par (\Psi_d - 1) exactement comme à la question Q10, on obtient :

\boxed{e_d = c_p (\Psi_d - 1)\left(\frac{T_3}{\eta_{cd}} - \frac{\eta_{td} T_1}{\Psi_d}\right)}

En tenant compte de la condition industrielle T_{2d} = T_{2n} retenue à la question Q20, on a T_{2d} - T_1 = T_{2n} - T_1 = -T_{2n}\dfrac{\Psi - 1}{\eta_{cs}}, ce qui permet également d'écrire :

e_d = c_p \left( \frac{T_3}{\eta_{cd}}(\Psi_d - 1) - \frac{T_{2n}}{\eta_{cs}}(\Psi - 1) \right)

où T_3 = T_{0n}\left(1 - \eta_{ts}\dfrac{\Psi - 1}{\Psi}\right) d'après la question Q8.

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : rendement de cycle, optimisation thermodynamique

À quelles conditions peut-on obtenir un rendement théorique de en supposant que la turbomachine chaude ne peut pas dépasser ?

Voir l'indice

Lire sur le faisceau de courbes de la figure 7 l'intersection entre le seuil de 90\,\% et l'abscisse maximale T_1 = 1000\,^\circ\text{C} pour en déduire les contraintes sur \eta.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur la figure 7 la droite horizontale correspondant à l'objectif de rendement \Gamma = 0{,}90 (soit 90\,\%).
  2. Déterminer, pour chaque courbe d'isovaleur de \eta, la température minimale T_1 permettant d'atteindre ce seuil sous la contrainte T_1 \leqslant 1000\,^\circ\text{C}.
  3. Conclure sur la valeur minimale admissible du rendement isentropique \eta des turbomachines et la plage de température T_1 associée.
Voir la réponse courte

Détermination du jeu de paramètres (\Psi, \eta) satisfaisant le rendement de 90

Voir le corrigé complet

La figure 7 donne le rendement théorique \Gamma du procédé en fonction de la température d'entrée T_1 (en ^\circ\text{C}) pour différentes valeurs du rendement isentropique \eta supposé commun aux quatre machines.

Pour obtenir un rendement théorique supérieur ou égal à 90\,\% (\Gamma \geqslant 0{,}90) sous la contrainte d'une température maximale T_1 \leqslant 1000\,^\circ\text{C}, on observe l'intersection des courbes avec la ligne horizontale \Gamma = 0{,}90 :

  • Pour \eta \leqslant 0{,}92, le rendement maximal à T_1 = 1000\,^\circ\text{C} est inférieur à 0{,}90 (pour \eta = 0{,}92, \Gamma \approx 0{,}84). Le seuil de 90\,\% ne peut donc jamais être atteint sur la plage de température accessible.
  • Pour \eta = 0{,}94, la courbe atteint \Gamma = 0{,}90 précisément à la limite technologique :

    T_1 \approx 1000\,^\circ\text{C}
  • Pour \eta = 0{,}96, le rendement \Gamma \geqslant 0{,}90 est atteint dès :

    T_1 \geqslant 600\,^\circ\text{C}
  • Pour \eta = 0{,}98, la condition est vérifiée dès :

    T_1 \geqslant 300\,^\circ\text{C}
\boxed{\eta \geqslant 0{,}94 \quad \text{avec} \quad T_1 \geqslant T_{1,\min}(\eta) \quad \text{et} \quad T_1 \leqslant 1000\,^\circ\text{C}}

où T_{1,\min} \approx 1000\,^\circ\text{C} pour \eta = 0{,}94, T_{1,\min} \approx 600\,^\circ\text{C} pour \eta = 0{,}96 et T_{1,\min} \approx 300\,^\circ\text{C} pour \eta = 0{,}98.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploitez correctement les courbes fournies afin de bien mettre en évidence le compromis.

« Le graphique est rarement correctement exploité et la notion de compromis rarement vraiment dégagée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : rendement isentropique, tenue des matériaux

Montrer que le choix des turbomachines nécessite un compromis entre rendement isentropique et résistance aux températures élevées.

Voir l'indice

Mettre en balance la tenue mécanique et thermique des aubes de turbine à très haute température avec la recherche d'un profil aérodynamique garantissant un haut rendement isentropique.

Voir la réponse courte

L'augmentation de pression améliore le rendement mais expose les aubes de turbine à des contraintes thermiques critiques.

Voir le corrigé complet

L'analyse de la figure 7 montre que pour atteindre un rendement global \Gamma élevé du procédé SEPT, il est nécessaire de maximiser simultanément :

  • la température haute du cycle T_1 (à rendement isentropique fixé, \Gamma est une fonction strictement croissante de T_1) ;
  • le rendement isentropique \eta des turbomachines (à température T_1 fixée, une légère baisse de \eta dégrade considérablement \Gamma).

Or, sur le plan technologique et des matériaux, ces deux exigences s'opposent :

  1. Contraintes thermomécaniques à haute température : aux températures considérées (pouvant atteindre 1000\,^\circ\text{C} soit près de 1273\text{ K}), les matériaux des aubages sont soumis à d'intenses contraintes mécaniques et thermiques (dilatations différentielles, risque de fluage).
  2. Dégradation du rendement isentropique : pour éviter le contact entre les parties tournantes et le carter lors des dilatations, il est nécessaire de prévoir des jeux de fonctionnement plus larges en extrémité d'aubes. De plus, la tenue thermique impose parfois l'injection d'un débit de fluide de refroidissement. Ces jeux accrus génèrent des écoulements de fuite et des dissipations visqueuses supplémentaires, ce qui diminue directement le rendement isentropique \eta.
  3. Exigence de géométrie précise pour \eta élevé : inversement, l'obtention d'un rendement isentropique très élevé (\eta \geqslant 0{,}94) impose des profils aérodynamiques optimisés et des jeux mécaniques extrêmement faibles, incompatibles avec des régimes thermiques trop sévères.

Le concepteur d'une installation SEPT doit donc nécessairement réaliser un compromis entre le choix de matériaux capables de supporter de très hautes températures T_1 et la préservation d'un rendement isentropique \eta suffisamment élevé pour maintenir la rentabilité du stockage.

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous rigoureusement sur le graphique pour dégager la notion de compromis.

« Le graphique est rarement correctement exploité et la notion de compromis rarement vraiment dégagée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : irréversibilité, perte de charge, fuite thermique

Le rendement théorique étudié précédemment correspond à la limite supérieure du rendement réel puisqu'il ne prend en compte que les pertes liées aux irréversibilités des turbomachines. Citer d'autres facteurs susceptibles d'expliquer la différence entre le rendement réel et le rendement théorique.

Voir l'indice

Citer les pertes thermiques pariétales au travers des parois des enceintes, les pertes de charge visqueuses dans le lit poreux ou encore les pertes mécaniques et électriques des convertisseurs.

Voir la réponse courte

Pertes de charge visqueuses dans le lit poreux, fuites thermiques aux parois et écarts de température finis gaz-solide.

Voir le corrigé complet

Le modèle thermodynamique développé jusqu'ici ne prend en compte que les irréversibilités internes aux turbomachines (rendements isentropiques \eta < 1). Dans une installation réelle, d'autres phénomènes dissipatifs et transferts d'énergie viennent dégrader le rendement global :

  1. Pertes électromécaniques : le convertisseur électromécanique (moteur électrique en phase de stockage, génératrice en phase de déstockage) présente un rendement électrique et mécanique inférieur à l'unité en raison de l'effet Joule dans les bobinages, des pertes ferromagnétiques et des frottements mécaniques dans les paliers et les réducteurs.
  2. Pertes de charge dans le circuit fluide : l'écoulement du gaz à fort débit à travers le lit granulaire poreux des régénérateurs, les canalisations et les vannes s'accompagne de pertes de charge visqueuses non négligeables, ce qui augmente le travail de compression requis et réduit le travail récupérable à la détente.
  3. Pertes thermiques vers l'environnement extérieur : l'isolation thermique des enceintes et des conduites n'étant pas idéale, des fuites de chaleur vers le milieu extérieur ont lieu en continu, particulièrement au niveau de l'enceinte haute température.
  4. Irréversibilités des transferts thermiques gaz-solide : l'échange thermique entre l'argon et le matériau granulaire nécessite un écart de température fini entre le fluide et le solide (\Delta T = T_f - T_s \neq 0), ce qui est source d'irréversibilité thermique (création d'entropie). De plus, la diffusion thermique axiale (étudiée en partie ) tend à homogénéiser les températures et dégrade le front thermique.
  5. Pertes liées à l'évacuation de l'excédent thermique : comme établi à la question Q17, les irréversibilités provoquent un échauffement résiduel du fluide en sortie d'enceinte (T_{0d} > T_{0n} et T_{2d} > T_{2n}). L'énergie thermique évacuée (par exemple par un aéroréfrigérant) pour stabiliser le cycle est définitivement perdue.
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne qualifiez pas toute dissipation thermique d'effet Joule et évitez d'invoquer des fuites d'argon infondées.

« L’effet Joule est souvent mentionné pour désigner toute dissipation d’énergie sous forme thermique quelle qu’en soit l’origine. Certains candidats parlent de « fuite » d’argon pour justifier d’une baisse de rendement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.