Corrigé détaillé X ENS Physique SI MP 2020 (page 4/4 : Partie 3 (questions 38 à 54))
Principe de la microscopie à force atomique
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Partie 3 : De la flèche à sa détection, sa mesure et son contrôle (suite)
3.3 · Étude de la photodétection
Question 38
La sensibilité photonique du photodétecteur est définie par le rapport :
Exprimer la sensibilité théorique en considérant que chaque photon du flux lumineux génère, au sein de ce composant, une charge élémentaire participant au courant . Estimer en adoptant les valeurs arrondies : , (constante de Planck) et (fréquence de l'émission LASER). Vérifier que le résultat obtenu est compatible avec la valeur de sensibilité déduite de la figure (11).
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Exprimer le nombre de photons incidents par unité de temps en fonction de \phi et de l'énergie photonique h\nu, en déduire le courant maximal théorique I_{\mathrm{th}} = e\phi/(h\nu), puis confronter au graphique.
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- Exprimer le débit de photons incidents à partir du flux lumineux \phi et de l'énergie d'un photon h\nu, puis en déduire le photocourant généré et la sensibilité théorique S_{\text{th}}.
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies.
- Déterminer graphiquement la sensibilité expérimentale sur la figure (11) en zone de polarisation inverse (V < 0) et comparer à la valeur théorique.
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1. Expression de la sensibilité théorique S_{\text{th}}
Un flux lumineux \phi (puissance lumineuse) correspond à un débit de photons incidents :
Si chaque photon incident génère une charge élémentaire e collectée pour former le photocourant, l'intensité photonique théorique s'écrit en valeur absolue :
D'après l'équation (13), le courant total vaut I(V,\phi) = I_{\text{inv}}\{\exp(V/V_{\mathrm{T}})-1\} - I_{\text{ph}}(\phi). La sensibilité théorique (définie positivement ou en grandeur absolue) s'exprime donc par :
(algébriquement, compte tenu de l'orientation du courant I de la figure (10), \left.\frac{\partial I}{\partial \phi}\right|_V = -S_{\text{th}}).
2. Estimation numérique de S_{\text{th}}
Avec les valeurs fournies :
- e = 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ C}
- h = 5 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
- \nu = 5 \times 10^{14}\text{ Hz}
L'énergie d'un photon vaut :
On en déduit :
Avec un chiffre significatif :
3. Vérification à partir de la figure (11)
En polarisation inverse (V \le -1\text{ V}), le terme d'obscurité en exponentielle est négligeable et le courant I est égal au plateau de photocourant -I_{\text{ph}}(\phi) :
- pour \phi = 0\text{ mW} : I \approx 0\text{ mA} ;
- pour \phi = 0{,}5\text{ mW} : I \approx -0{,}13\text{ mA} ;
- pour \phi = 1\text{ mW} : I \approx -0{,}26\text{ mA}.
La sensibilité expérimentale déduite du réseau de caractéristiques vaut donc :
Cette valeur expérimentale est du même ordre de grandeur que S_{\text{th}}. Elle lui est inférieure d'un facteur 2 environ, ce qui correspond à un rendement quantique \eta = S_{\text{exp}} / S_{\text{th}} \approx 40\text{ à }50\,\%, valeur tout à fait classique due aux pertes par réflexion à l'interface et aux recombinaisons de porteurs. Le résultat théorique est donc parfaitement compatible avec la figure (11).
Résultat
Question 39
Illustrer, à partir du réseau de caractéristiques paramétré par le flux (figure (11)), la construction graphique du point de fonctionnement (Q) adopté par le système, correspondant aux valeurs , et .
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Tracer la droite de charge I = (U-V)/R sur le réseau de caractéristiques courant-tension et repérer son intersection avec la courbe \phi = 0{,}5\text{ mW}.
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- Établir la relation tension-courant imposée par le circuit de polarisation (droite de charge) à l'aide de la loi des mailles.
- Déterminer deux points remarquables pour tracer cette droite sur le réseau de caractéristiques de la figure (11).
- Identifier le point de fonctionnement Q à l'intersection de la droite de charge et de la caractéristique correspondant au flux \phi = 0{,}5\text{ mW}.
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D'après le schéma du circuit de polarisation de la figure (12), la loi des mailles s'écrit en convention récepteur pour la résistance R et la photodiode :
On en déduit l'équation de la droite de charge reliant le courant I à la tension V :
Cette droite passe par deux points remarquables immédiatement positionnables sur les axes de la figure (11) :
pour I = 0, la tension est la tension à vide :
V = U = -5\text{ V}pour V = 0, le courant de court-circuit vaut :
I_{\mathrm{cc}} = \frac{U}{R} = \frac{-5\text{ V}}{20\times 10^3\,\Omega} = -0{,}25\text{ mA}
Le point de fonctionnement Q du circuit est l'intersection de cette droite de charge avec la caractéristique I(V) associée au flux \phi = 0{,}5\text{ mW} (courbe médiane).
Sur la courbe \phi = 0{,}5\text{ mW}, le courant photonique saturé est I \approx -0{,}13\text{ mA}. L'abscisse du point de fonctionnement s'en déduit :
Résultat
Question 40
La résistance joue le rôle de convertisseur courant-tension . Nous souhaitons que la différence de potentiel permette la mesure d'un flux lumineux susceptible de varier dans la gamme . Déterminer la valeur de la résistance qui réalise le meilleur compromis, pour .
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Choisir la valeur maximale de R permettant à la droite de charge de rester dans le domaine linéaire (en polarisation inverse, V < 0) pour toute la plage de flux \phi \in [0, 1]\text{ mW}.
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- Exprimer la condition de fonctionnement de la photodiode en régime photoconducteur (polarisation inverse) pour garantir la linéarité de la conversion flux-courant.
- Identifier les contraintes opposées sur la valeur de R (maximiser la dynamique de tension vs éviter la saturation en conduction directe).
- En déduire la valeur optimale de R pour la gamme de flux [0,\, 1]\text{ mW} et effectuer l'application numérique.
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La loi des mailles appliquée au circuit de polarisation s'écrit :
Dans le domaine de polarisation inverse (V \le 0\text{ V}), le photocourant est indépendant de la tension V et proportionnel au flux incident :
La tension convertie V_R vérifie alors :
Le choix de la résistance R résulte d'un compromis :
- Maximiser la sensibilité : pour améliorer la résolution de la mesure de flux et maximiser le rapport signal sur bruit, on a intérêt à choisir une résistance R la plus grande possible afin d'obtenir la plus grande excursion de tension |V_R|.
- Maintenir la linéarité (non-saturation) : pour que la réponse reste strictement proportionnelle au flux sur toute la plage [0,\, \phi_{\max}] avec \phi_{\max} = 1\text{ mW}, la photodiode doit demeurer en régime bloqué (V \le 0\text{ V}). En effet, si V > 0, la diode commence à conduire en sens direct et le courant n'est plus proportionnel au flux.
Pour \phi = 0, le courant est quasi nul, d'où V \approx U = -5\text{ V}, ce qui respecte la contrainte imposée par l'énoncé (V \ge -5\text{ V}).
Lorsque le flux augmente jusqu'à \phi_{\max} = 1\text{ mW}, le courant I devient de plus en plus négatif et la tension V = U - R I augmente. La valeur maximale admissible pour R correspond au cas limite où la tension aux bornes de la photodiode atteint le seuil de conduction directe (V \approx 0\text{ V}) pour le flux maximal :
Le meilleur compromis consiste à exploiter toute la dynamique de tension offerte par la source, soit V(\phi_{\max}) \approx 0\text{ V} :
Sur la figure 11, pour le palier à \phi = 1\text{ mW}, on lit un courant |I(\phi_{\max})| \approx 0{,}25\text{ mA} à 0{,}26\text{ mA}. Avec U = -5\text{ V} :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 41
Dans le cadre de cette étude en régime dynamique, le courant devient une fonction (supposée connue) du temps , par l'intermédiaire du flux . Établir l'équation différentielle vérifiée par le courant .
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Appliquer la loi des nœuds et la loi des mailles au schéma dynamique équivalent associant la capacité C et la source de courant photonique en parallèle avec la résistance R.
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- Écrire la loi des mailles dans le circuit de polarisation pour exprimer la tension V(t) aux bornes de la photodiode en fonction de la tension d'alimentation continue U et du courant I(t).
- Exprimer le courant traversant le condensateur en convention récepteur, puis appliquer la loi des nœuds à la borne P du photodétecteur à l'aide du modèle dynamique proposé figure (13).
- Dériver la relation tension-courant et la combiner avec la loi des nœuds pour obtenir l'équation différentielle du premier ordre portant sur I(t).
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Considérons le circuit de polarisation représenté figure (13) :
La loi des mailles s'écrit :
U = V_R(t) + V(t) = R\,I(t) + V(t)La tension continue de polarisation U étant constante, la dérivation par rapport au temps donne :
\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = - R\,\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t}Au niveau du modèle dynamique du dipôle PN (figure (13)), la photodiode est constituée de deux branches en parallèle entre les bornes P et N :
une capacité C sous la tension V = V_{\mathrm{P}} - V_{\mathrm{N}}, traversée de P vers N (convention récepteur) par le courant de déplacement :
i_C(t) = C\,\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t}- une source idéale de courant photonique délivrant le courant I_{\mathrm{ph}}(t) dirigé de N vers P.
La loi des nœuds appliquée au nœud P s'écrit alors :
I(t) + I_{\mathrm{ph}}(t) = i_C(t) = C\,\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t}
En substituant l'expression de \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} dans la loi des nœuds, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 42
Exprimer puis calculer la fréquence de coupure de ce photodétecteur dans son circuit de polarisation. On adoptera les valeurs suivantes : et .
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Déterminer la fonction de transfert fréquentielle du circuit RC parallèle et en déduire la fréquence de coupure f_{\mathrm{cp}} = 1/(2\pi RC).
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- Identifier la constante de temps \tau du circuit à partir de l'équation différentielle du premier ordre établie à la question précédente.
- Exprimer la pulsation de coupure à -3\text{ dB}, \omega_{\mathrm{cp}} = 1/\tau, puis la fréquence de coupure associée f_{\mathrm{cp}} = \omega_{\mathrm{cp}}/(2\pi).
- Effectuer l'application numérique en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif.
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D'après l'équation différentielle établie à la question Q41 :
Le comportement dynamique du circuit est celui d'un filtre passe-bas d'ordre 1, de constante de temps :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega, la réponse en amplitude est atténuée d'un facteur \sqrt{2} à la pulsation de coupure définie par \omega_{\mathrm{cp}} \tau = 1, soit :
On en déduit la fréquence de coupure à -3\text{ dB} du photodétecteur :
Application numérique : Avec R = 25\text{ k}\Omega = 25 \times 10^3\ \Omega et C = 40\text{ pF} = 40 \times 10^{-12}\ \text{F}, la constante de temps vaut :
D'où la fréquence de coupure :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 43
La résistance intervient dans l'expression du facteur de conversion courant-tension du photodétecteur (se reporter à la question (40)), ainsi que dans celle de sa fréquence de coupure. Commenter le compromis qui apparaît entre sensibilité et temps de réponse.
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Exprimer le gain statique en tension S_V = R \cdot S et former le produit gain-bande passante S_V \cdot f_{\mathrm{cp}} pour mettre en évidence son indépendance vis-à-vis de R.
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- Exprimer la sensibilité en tension du photodétecteur ainsi que son temps de réponse caractéristique en fonction de la résistance de charge R.
- Mettre en évidence la dépendance opposée de ces deux grandeurs vis-à-vis de R et dégager l'invariant (produit gain-bande passante).
- Conclure sur les exigences contradictoires imposées par le fonctionnement de l'AFM (amplitude du signal versus rapidité d'acquisition).
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La conversion courant-tension est assurée par la résistance R, aux bornes de laquelle la tension de mesure vaut en régime quasi statique :
La sensibilité en tension du dispositif, définie par le facteur de conversion, s'écrit :
Elle est directement proportionnelle à la résistance R.
D'après les questions précédentes, le circuit se comporte comme un filtre passe-bas du premier ordre de constante de temps \tau = R\,C et de fréquence de coupure :
Le temps de réponse du photodétecteur (par exemple le temps de montée à 10\,\% - 90\,\%, t_{\mathrm{m}} \approx 2{,}2\,\tau = 2{,}2\,R\,C) est donc proportionnel à R, tandis que sa bande passante utile est inversement proportionnelle à R.
Un compromis classique sensibilité / rapidité apparaît :
- Choisir une forte valeur de R augmente la sensibilité S_V, ce qui fournit une tension V_R plus élevée, plus facile à mesurer et moins sensible aux bruits électroniques de la chaîne d'amplification ultérieure. En contrepartie, le temps de réponse \tau augmente et la fréquence de coupure f_{\mathrm{cp}} diminue, ce qui limite la cadence de mesure et empêche de suivre des variations rapides de la déflexion.
- Choisir une faible valeur de R élargit la bande passante et assure un temps de réponse court (détection rapide des oscillations à haute fréquence de la lame), mais au détriment de l'amplitude du signal de sortie V_R, qui risque d'être noyé dans le bruit.
Ce compromis s'illustre par l'invariance du produit gain-bande passante du montage :
Ce produit ne dépend que des caractéristiques intrinsèques de la photodiode (S et C) et fixe la limite absolue des performances du montage de détection.
Résultat
3.4 · Cartographie iso-force d'une surface en mode contact
Question 44
Préciser ce que représente, physiquement, chacun des paramètres , et .
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Interpréter F_1 comme l'amplitude de modulation du potentiel atomique, k = 2\pi/a_{\mathrm{at}} comme le vecteur d'onde spatial du réseau et K_0 comme la raideur de contact locale pointe-surface.
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L'expression de la force exercée par la surface sur la pointe s'écrit :
où u = X_4 repère l'abscisse de translation le long de la surface et r la distance normale pointe-surface.
- Paramètre F_1 : C'est l'amplitude de modulation spatiale de la force d'interaction, induite par le relief atomique (la corrugation du potentiel cristallin à la surface du matériau).
Paramètre k : C'est la pulsation spatiale (ou nombre d'onde) associée à la périodicité du réseau cristallin de la surface. Elle est reliée au pas du réseau atomique (ou paramètre de maille) a_{\text{at}} par la relation :
k = \frac{2\pi}{a_{\text{at}}}Paramètre K_0 : C'est la raideur du contact pointe-surface (ou gradient normal de la force d'interaction au point de fonctionnement r^0) :
K_0 = -\left(\frac{\partial F}{\partial r}\right)_{r^0}En régime de contact répulsif, une diminution de la distance normale (r < r^0) entraîne un accroissement de la force répulsive (F > F_0), ce qui correspond bien à un paramètre K_0 > 0.
Question 45
Nous notons () la fréquence de coupure (haute) de l'ensemble du dispositif de photodétection et de traitement du signal. Proposer une estimation numérique (argumentée) de la vitesse maximale de translation de la surface sous la pointe de détection.
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Écrire la fréquence temporelle du signal perçu f_{\mathrm{mes}} = k V_{\mathrm{M}}/(2\pi) = V_{\mathrm{M}}/\lambda_{\mathrm{at}} et imposer que cette fréquence reste inférieure à la bande passante F_{\mathrm{c}}.
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- Exprimer la fréquence temporelle f_{\text{osc}} associée à la traversée du réseau atomique de pas \lambda_{\text{at}} = \frac{2\pi}{k} à la vitesse de balayage V.
- Établir la condition de non-atténuation du signal par la chaîne de détection de fréquence de coupure F_{\mathrm{c}} pour en déduire V_{\mathrm{M}}.
- Effectuer l'estimation numérique à un chiffre significatif à partir de l'ordre de grandeur de la maille cristalline atomique.
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Lorsque la surface se déplace à la vitesse constante V = \dot{u} sous la pointe, l'abscisse vérifie u(t) = V t. La composante périodique de la force d'interaction s'écrit alors :
La fréquence temporelle d'oscillation du signal modulé par le défilement des atomes est donc :
où \lambda_{\text{at}} = \frac{2\pi}{k} représente la période spatiale du réseau atomique de la surface.
Pour que les variations de force associées à la corrugation atomique soient fidèlement mesurées par l'ensemble photodétecteur-conditionneur sans être filtrées par sa coupure haute, la fréquence f_{\text{osc}} doit rester inférieure à la fréquence de coupure F_{\mathrm{c}} du dispositif :
La vitesse maximale de translation admissible est par conséquent :
Application numérique. La distance interatomique caractéristique d'un solide cristallin est de l'ordre de grandeur du paramètre de potentiel déterminé à la question 13 :
Avec F_{\mathrm{c}} = 10^5\text{ Hz}, on obtient (avec un chiffre significatif) :
(une valeur de l'ordre de 10\text{ à }50\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1} est tout aussi acceptable selon la valeur exacte retenue pour le pas cristallin).
Résultat
Question 46
Établir l'équation différentielle dont est solution la différence . Nous l'écrirons sous la forme :
Préciser alors l'expression de chacune des grandeurs et .
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Appliquer le PFD à la masse effective m_{\mathrm{eff}}, substituer r-r^0 = (Y_{\mathrm{A}}^0+f) - (Y_{\mathrm{A}}^0+f_{\mathrm{c}}) - v = \varepsilon - v, et identifier les coefficients de l'équation normalisée.
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- Exprimer l'écart à la position de référence r - r^0 en fonction de l'écart de flèche \varepsilon = f - f_{\mathrm{c}} et du déplacement vertical v de la surface.
- Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'élément mobile de masse effective m_{\mathrm{eff}}, en prenant en compte la force de rappel élastique de la lame, la force de frottement fluide et la force d'interaction avec la surface F(u,r).
- Utiliser la condition d'équilibre dans la situation de référence (F_0 = K f_{\mathrm{c}}) pour faire apparaître la variable d'écart \varepsilon, puis identifier terme à terme avec l'équation (16) proposée par l'énoncé.
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D'après la géométrie du dispositif (figures (14) et (15)), l'altitude de la pointe de la lame s'écrit Y_{\mathrm{B}} = Y_{\mathrm{A}}^0 + f et celle de la surface vaut Y_4 = v. La distance pointe-surface r est donc donnée par :
Dans la situation de référence (v = 0 et f = f_{\mathrm{c}}), cette distance vaut r^0 = Y_{\mathrm{A}}^0 + f_{\mathrm{c}}. On en déduit :
L'interaction répulsive exercée par la surface sur la pointe s'écrit, d'après l'équation (14) :
Par ailleurs, dans la situation de référence statique, la force moyenne F_0 compense exactement la force de rappel élastique de la lame fléchie de f_{\mathrm{c}}, soit :
Appliquons le principe fondamental de la dynamique à la lame dans le référentiel galiléen du bâti, modélisée par sa masse effective m_{\mathrm{eff}} associée à la coordonnée verticale de flèche f(t) :
Comme la consigne f_{\mathrm{c}} est constante, on a \dot{\varepsilon} = \dot{f} et \ddot{\varepsilon} = \ddot{f}. En remplaçant F(u,r) par son expression, il vient :
En divisant par m_{\mathrm{eff}}, on obtient :
En identifiant avec la forme imposée par l'équation (16), sachant que \omega_{\mathrm{p}0}^2 = \frac{K}{m_{\mathrm{eff}}} et \frac{\omega_{\mathrm{p}0}}{Q_0} = \frac{\alpha}{m_{\mathrm{eff}}}, on identifie :
Résultat
Question 47
La contre-réaction visant l'asservissement de la flèche à la consigne agit par l'intermédiaire de la variable commandant le positionneur vertical (élément piézoélectrique) représenté figure (15). Elle est traduite globalement par la relation :
Préciser d'abord (en le justifiant) quel doit être le signe du facteur pour que l'asservissement soit effectif. Écrire ensuite l'équation différentielle, décrivant maintenant le système bouclé, vérifiée par la variable .
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Analyser physiquement l'action requise : si f > f_{\mathrm{c}}, la surface doit s'éloigner (v < 0), d'où \beta > 0. Injecter ensuite v = -\beta\varepsilon dans l'équation différentielle.
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- Analyser le sens physique de la correction : observer comment doit varier l'ordonnée v de la surface lorsque la flèche s'écarte de sa consigne (f > f_{\mathrm{c}}).
- Injecter la loi de commande v = -\beta\varepsilon dans l'équation différentielle établie à la question précédente afin d'obtenir l'équation du système asservi.
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Signe du facteur \beta :
Supposons que la flèche devienne supérieure à sa consigne (f > f_{\mathrm{c}}, soit \varepsilon > 0). Cela signifie que la lame est excessivement fléchie vers le haut, signe d'une force répulsive de contact trop intense due à une proximité trop grande avec la surface. Pour ramener la flèche f vers f_{\mathrm{c}}, la boucle d'asservissement doit éloigner la surface de la pointe, c'est-à-dire abaisser la surface (v < 0).
D'après la loi de commande :
Pour que \varepsilon > 0 entraîne un abaissement de la surface (v < 0), il est nécessaire d'avoir :
Équation différentielle du système bouclé :
D'après le résultat de la question précédente (Q46), l'équation régissant l'écart \varepsilon est :
En substituant v = -\beta\,\varepsilon, on obtient :
Soit, en regroupant les termes en \varepsilon dans le membre de gauche :
Résultat
Question 48
Nous imaginons que la pointe, lors de son déplacement, rencontre une « marche » formée par l'abord d'une couche atomique supplémentaire. Nous modélisons cette situation en remplaçant le terme par la fonction échelon . Décrire (qualitativement) la réponse du système bouclé à cette sollicitation. Exprimer la limite et commenter ce résultat.
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Reconnaître un oscillateur linéaire du second ordre soumis à un échelon : la réponse est pseudo-périodique amortie tendant vers une valeur constante finie non nulle \varepsilon_\infty.
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- Écrire l'équation différentielle régissant l'écart \varepsilon(t) issue de la question Q47 en remplaçant la perturbation spatiale par l'échelon \Gamma_1 H(t).
- Analyser l'ordre de grandeur de l'amortissement pour déduire la nature du régime transitoire (pseudo-périodique amorti).
- Calculer la valeur asymptotique \varepsilon_\infty = \lim_{t\to+\infty} \varepsilon(t) directement à l'équilibre statique ou par le théorème de la valeur finale, puis l'exprimer en fonction des grandeurs mécaniques.
- Commenter l'erreur statique résiduelle propre à un asservissement proportionnel pur.
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D'après la question Q47, en substituant le terme périodique \cos ku(t) par la fonction échelon H(t), l'équation différentielle décrivant le système bouclé devient :
1. Description qualitative de la réponse transitoire : Le coefficient d'ordre 0, \omega_{\mathrm{cl}}^2 = \omega_{\mathrm{p}0}^2 + (1+\beta)\omega_{\mathrm{i}}^2, est strictement positif puisque \beta > 0. Le facteur de qualité du système bouclé est :
L'amortissement est donc très faible. En réponse à l'échelon H(t), la variable \varepsilon(t) présente un régime transitoire pseudo-périodique fortement oscillant, avec un premier dépassement important, avant que les oscillations ne s'amortissent pour tendre vers la valeur permanente \varepsilon_\infty.
2. Détermination de la limite \varepsilon_\infty : Une fois le régime transitoire amorti (t \to +\infty), le système atteint un état d'équilibre stationnaire où \dot{\varepsilon} \to 0 et \ddot{\varepsilon} \to 0. Pour t > 0, H(t) = 1, d'où :
soit :
En introduisant les grandeurs mécaniques \Gamma_1 = F_1/m_{\mathrm{eff}}, \omega_{\mathrm{p}0}^2 = K/m_{\mathrm{eff}} et \omega_{\mathrm{i}}^2 = K_0/m_{\mathrm{eff}}, cette limite s'écrit de manière équivalente :
3. Commentaire :
- La limite \varepsilon_\infty est non nulle : le système présente une erreur statique (ou écart de traînage résiduel). Un correcteur purement proportionnel (v = -\beta \varepsilon) ne permet pas d'annuler parfaitement l'erreur en régime permanent face à une perturbation en échelon.
- L'introduction du gain \beta > 0 permet néanmoins de diviser l'écart statique par rapport à la boucle ouverte (\beta = 0, où \varepsilon_{\infty,\mathrm{BO}} = F_1/(K+K_0)) : plus le gain \beta est grand, plus l'écart à la consigne \varepsilon_\infty est réduit, sans jamais s'annuler strictement.
Résultat
Question 49
La contre-réaction est maintenant de la forme :
Écrire l'équation intégro-différentielle vérifiée par la variable (avec, de nouveau, le terme de l'équation (14)).
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Remplacer v(t) = -\beta\varepsilon(t) - \Omega_{\mathrm{I}}\int \varepsilon(t)\mathrm{d}t dans l'équation dynamique de la flèche.
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- Exprimer la commande v(t) issue de la contre-réaction (18) en fonction de l'écart \varepsilon = f - f_{\mathrm{c}}.
- Injecter cette loi de commande dans l'équation de mouvement (16) établie à la question Q46 et regrouper les termes portant sur \varepsilon dans le membre de gauche.
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Par définition de l'écart à la consigne, on a :
La loi de contre-réaction proportionnelle-intégrale (18) s'exprime donc sous la forme :
D'après l'équation différentielle (16) régissant le système en présence du déplacement v de l'échantillon (question Q46) :
En substituant l'expression de v(t) dans cette équation :
En regroupant l'ensemble des termes dépendant de \varepsilon dans le premier membre, on obtient l'équation intégro-différentielle recherchée :
Résultat
Question 50
Nous appliquons au système ainsi bouclé la sollicitation en échelon décrite à la question (48). Déterminer la limite puis commenter ce résultat.
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Prendre la transformée de Laplace de l'équation intégro-différentielle, isoler \varepsilon(p), puis appliquer le théorème de la valeur finale \lim_{p\to 0} p\,\varepsilon(p).
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- Écrire l'équation régissant l'erreur \varepsilon(t) soumise à une perturbation en échelon \Gamma_1 H(t), sous forme différentielle ou via la transformée de Laplace en utilisant les données du formulaire.
- Appliquer le théorème de la valeur finale (ou raisonner en régime permanent) pour déterminer la limite \varepsilon_\infty = \lim_{t\to+\infty} \varepsilon(t).
- Commenter le rôle de l'action intégrale introduite dans la loi de commande.
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En appliquant la sollicitation en échelon \Gamma_1 H(t) à l'équation intégro-différentielle établie à la question Q49, il vient pour t \ge 0 :
En dérivant cette relation par rapport au temps pour t > 0, on obtient une équation différentielle du troisième ordre :
Sous l'hypothèse de stabilité du système en boucle fermée (tous les régimes transitoires s'amortissent, si bien que \dot{\varepsilon}, \ddot{\varepsilon} et \dddot{\varepsilon} tendent vers zéro lorsque t \to +\infty), le passage à la limite donne directement :
Comme \omega_{\mathrm{i}}^2 > 0 et \Omega_{\mathrm{I}} > 0, on en déduit :
On retrouve rigoureusement ce résultat par transformée de Laplace. En prenant les conditions initiales nulles en 0^-, la transformée de Laplace de l'équation intégro-différentielle s'écrit :
soit :
D'après le théorème de la valeur finale rappelé dans l'énoncé :
Commentaires :
- L'introduction d'une action intégrale (\Omega_{\mathrm{I}} > 0) annule strictement l'erreur statique en régime permanent : on a f_\infty = f_{\mathrm{c}}, ce qui élimine le défaut de statisme observé avec un régulateur purement proportionnel à la question Q48.
- La consigne de flèche (et donc la force de contact) est parfaitement respectée à terme. C'est le déplacement vertical de la surface v(t), commandé par le positionneur piézoélectrique via la boucle d'asservissement, qui compense intégralement la hauteur de la marche atomique. La mesure de v fournit ainsi une restitution fidèle de la topographie de l'échantillon.
Résultat
Question 51
La surface est maintenant déplacée à la vitesse constante. Nous posons . Préciser à quelles conditions, portant sur , nous pouvons considérer que le système est sollicité de façon quasistatique (on raisonnera ici simplement sur le système non bouclé). Nous nous placerons maintenant toujours dans le cas d'une sollicitation quasistatique, y compris lorsque le système est bouclé.
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Comparer la pulsation de balayage \omega = kV à la pulsation propre du système pour négliger les dérivées temporelles \dot{\varepsilon} et \ddot{\varepsilon}.
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- Exprimer le terme d'excitation temporelle en introduisant la loi horaire u(t) = V t dans l'équation différentielle du système non bouclé issue de la question Q46.
- Identifier la condition sous laquelle les effets inertiels et d'amortissement sont négligeables devant les forces de rappel élastique, ce qui caractérise un comportement quasistatique où le système est à l'équilibre à chaque instant.
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La surface étant translatée à vitesse constante V, l'abscisse de balayage s'écrit u(t) = V t (à une constante d'origine près). L'excitation liée à la corrugation atomique devient donc harmonique de pulsation \omega = k V :
Pour le système non bouclé (v = 0), l'équation différentielle établie à la question Q46 s'écrit :
En régime sinusoïdal forcé, en notation complexe, cette relation devient :
Le système est sollicité de façon quasistatique si la réponse dynamique \varepsilon(t) est à chaque instant égale à la réponse statique obtenue en annulant les dérivées temporelles, c'est-à-dire si le terme d'accélération et le terme dissipatif sont totalement négligeables devant le terme de rappel élastique :
Comme Q_0 \gg 1 et \sqrt{\omega_{\mathrm{p}0}^2 + \omega_{\mathrm{i}}^2} > \omega_{\mathrm{p}0}, la seconde condition est automatiquement satisfaite dès que la première est vérifiée.
La condition portant sur \omega pour que la sollicitation soit quasistatique est donc :
(une condition suffisante plus restrictive étant \omega \ll \omega_{\mathrm{p}0}).
Résultat
Question 52
Étudier la qualité de respect de la consigne dans le cas où la contre-réaction est décrite par l'équation (17).
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Résoudre l'équation algébrique statique résultante pour obtenir l'erreur de flèche résiduelle en régime proportionnel et discuter de l'influence du gain \beta.
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- Partir de l'équation différentielle régissant le système bouclé établie à la question Q47 sous l'excitation harmonique liée au défilement de la surface : u(t) = V t d'où \cos(k u) = \cos(\omega t).
- Exploiter l'approximation quasistatique justifiée à la question Q51 (\omega \ll \omega_{\mathrm{cl}}) pour négliger les dérivées temporelles \ddot{\varepsilon} et \dot{\varepsilon}.
- Exprimer l'amplitude des fluctuations de l'erreur \varepsilon(t) = f(t) - f_{\mathrm{c}} et analyser l'influence du gain \beta sur la fidélité de l'asservissement.
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Dans le cadre de l'approximation quasistatique validée à la question Q51 (\omega = k V \ll \sqrt{\omega_{\mathrm{p}0}^2 + (1+\beta)\omega_{\mathrm{i}}^2}), les termes dynamiques \ddot{\varepsilon} et \frac{\omega_{\mathrm{p}0}}{Q_0}\dot{\varepsilon} sont négligeables devant le terme de rappel élastique.
L'équation différentielle établie à la question Q47 se réduit alors à :
En remplaçant \omega_{\mathrm{p}0}^2 = K/m_{\mathrm{eff}}, \omega_{\mathrm{i}}^2 = K_0/m_{\mathrm{eff}} et \Gamma_1 = F_1/m_{\mathrm{eff}} (questions Q46 et Q47), il vient :
L'amplitude résiduelle de l'écart à la consigne vaut donc :
On en déduit les caractéristiques du respect de la consigne avec un correcteur purement proportionnel :
- Erreur non nulle : Le respect de la consigne est imparfait. La flèche f(t) oscille autour de la consigne f_{\mathrm{c}} avec une amplitude \varepsilon_0 \neq 0.
Rôle du gain \beta : Par rapport au système non asservi (\beta = 0), l'amplitude des variations de flèche est atténuée d'un facteur :
\frac{K + K_0}{K + (1+\beta)K_0}Une augmentation du gain \beta améliore la précision en réduisant l'écart \varepsilon_0. Cependant, pour toute valeur finie de \beta, l'erreur de suivi reste strictement non nulle.
Résultat
Question 53
Étudier la qualité de respect de la consigne dans le cas où la contre-réaction est décrite par l'équation (18).
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Passer en notation complexe pour une entrée harmonique \exp(i\omega t) avec l'action intégrale, et calculer l'amplitude de l'écart dynamique à basse fréquence.
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- Partir de l'équation intégro-différentielle régissant \varepsilon avec la contre-réaction proportionnelle-intégrale (établie à la question Q49).
- Se placer dans le cadre quasistatique imposé par la question Q51 en négligeant les dérivées d'ordre supérieur (\ddot{\varepsilon} et \dot{\varepsilon}) devant les termes de rappel et d'intégration.
- Résoudre en régime sinusoïdal permanent en représentation complexe afin d'exprimer l'amplitude de l'erreur |\underline{\varepsilon}| en fonction de la vitesse de balayage via \omega = k V, puis comparer à celle obtenue à la question Q52.
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D'après la question Q49, l'écart \varepsilon = f - f_{\mathrm{c}} vérifie :
avec \omega = kV. Dans l'approximation quasistatique (question Q51), les termes d'inertie \ddot{\varepsilon} et d'amortissement \frac{\omega_{\mathrm{p}0}}{Q_0}\dot{\varepsilon} sont négligeables, ce qui conduit à :
En dérivant cette relation par rapport au temps t, il vient :
En adoptant la représentation complexe \underline{\varepsilon}(t) = \underline{\varepsilon}_0 \mathrm{e}^{i\omega t} en régime sinusoïdal forcé, on obtient :
En réintroduisant les paramètres mécaniques \omega_{\mathrm{p}0}^2 = \frac{K}{m_{\mathrm{eff}}}, \omega_{\mathrm{i}}^2 = \frac{K_0}{m_{\mathrm{eff}}} et \Gamma_1 = \frac{F_1}{m_{\mathrm{eff}}}, l'amplitude complexe de l'erreur s'écrit :
L'amplitude du signal d'erreur vaut donc :
En définissant la pulsation caractéristique \omega_{\mathrm{int}} = \frac{K_0\Omega_{\mathrm{I}}}{K + (1+\beta)K_0}, on constate que pour une sollicitation très lente vérifiant \omega = kV \ll \omega_{\mathrm{int}} :
La qualité de respect de la consigne est donc nettement supérieure à celle observée avec une correction uniquement proportionnelle (question Q52) :
- à vitesse nulle (\omega = 0), l'erreur est rigoureusement nulle (|\underline{\varepsilon}| = 0), conformément au résultat de la question Q50 ;
- à vitesse de balayage V finie mais faible, l'amplitude de l'erreur est proportionnelle à la vitesse V et peut être rendue arbitrairement petite en choisissant une vitesse d'exploration suffisamment modérée ou un gain intégral \Omega_{\mathrm{I}} suffisamment grand.
Résultat
Question 54
Préciser pourquoi la contre-réaction décrite par l'équation (18), en comparaison à celle décrite par l'équation (17), expose le système à un risque d'instabilité.
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Dériver l'équation intégro-différentielle pour obtenir une équation du troisième ordre, et appliquer le critère de Routh-Hurwitz pour montrer l'existence d'une borne supérieure critique sur le gain intégral \Omega_{\mathrm{I}}.
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- Montrer que l'action intégrale augmente l'ordre de l'équation différentielle régissant le système asservi, en passant de l'ordre 2 à l'ordre 3.
- Analyser la stabilité du polynôme caractéristique d'ordre 3 à l'aide du critère de Routh-Hurwitz et en déduire la condition limite d'instabilité sur le gain intégral \Omega_{\mathrm{I}}.
- Compléter par une interprétation fréquentielle en termes de retard de phase et de marge de phase.
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En dérivant par rapport au temps l'équation intégro-différentielle établie à la question Q49 :
on obtient une équation différentielle linéaire scalaire du troisième ordre :
L'équation caractéristique associée s'écrit sous la forme p^3 + a_2 p^2 + a_1 p + a_0 = 0, avec :
- Avec la contre-réaction proportionnelle (équation (17)) : le système bouclé est d'ordre 2 à coefficients strictement positifs. Ses deux pôles sont à partie réelle strictement négative : le système est donc inconditionnellement stable.
Avec la contre-réaction proportionnelle-intégrale (équation (18)) : le système est d'ordre 3. D'après le critère de Routh-Hurwitz, la stabilité asymptotique exige la condition :
a_2 a_1 - a_0 > 0 \iff \Omega_{\mathrm{I}} < \frac{\omega_{\mathrm{p}0}}{\omega_{\mathrm{i}}^2 Q_0} \left[\omega_{\mathrm{p}0}^2 + (1+\beta)\omega_{\mathrm{i}}^2\right]
Comme la lame est très faiblement amortie (Q_0 \gg 1, Q_0 \approx 50), le terme d'amortissement a_2 est très faible. Si le gain intégral \Omega_{\mathrm{I}} est choisi trop élevé, la condition de stabilité est violée : deux pôles passent dans le demi-plan complexe droit (\mathrm{Re}(p) > 0), conduisant à une divergence exponentielle des oscillations.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.