Corrigé détaillé X ENS Physique SI MP 2021 (page 2/3 : Partie 1 (questions 12 à 29))
L'effet piézo-électrique et deux de ses applications
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Partie 1 : Étude du comportement d’un milieu piézo-électrique (suite)
1.3 · Étude mécanique
Question 12
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à une tranche élémentaire du milieu, établir que l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la fonction prend la forme :
On précisera l'expression du coefficient (choisi positif).
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Appliquer le PFD selon (Ox) à une tranche de matière de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x soumise aux efforts de contrainte S\sigma(x+\mathrm{d}x, t) - S\sigma(x, t) avec \partial\sigma/\partial x = A'\partial^2 u/\partial x^2.
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- Définir le système fermé constitué par la tranche élémentaire de milieu piézo-électrique comprise entre x et x + \mathrm{d}x à l'instant t, et calculer sa masse \mathrm{d}m.
- Effectuer le bilan des forces extérieures exercées sur cette tranche selon l'axe (Ox), en utilisant la définition de la contrainte \sigma(x,t) donnée par l'énoncé et le principe des actions réciproques.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique et exploiter l'expression de \sigma(x,t) établie à la question Q11 pour identifier la célérité c.
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Considérons, dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le système fermé constitué par la tranche de matériau comprise entre les plans d'abscisses au repos x et x + \mathrm{d}x, de section droite S.
La masse de cette tranche élémentaire s'écrit :
Son accélération selon l'axe (Ox) est donnée au premier ordre par :
D'après l'énoncé, la pesanteur est négligée. Les seules forces appliquées à la tranche selon (Ox) sont les forces de contact surfaciques exercées par les parties adjacentes du milieu :
en x + \mathrm{d}x, la partie droite (abscisses > x + \mathrm{d}x) exerce sur la tranche (située à gauche de cette interface) la force :
\vec{F}_{\text{droite} \to \text{tranche}} = \sigma(x + \mathrm{d}x, t) \, S \, \vec{e}_xen x, d'après le principe des actions réciproques, la force exercée par la partie gauche (abscisses \le x) sur la tranche (située à droite de x) est l'opposée de celle exercée par la tranche sur la partie gauche :
\vec{F}_{\text{gauche} \to \text{tranche}} = - \sigma(x, t) \, S \, \vec{e}_x
La résultante des forces s'exerçant sur la tranche est donc :
D'après le résultat de la question Q11, la contrainte s'écrit :
La charge Q(t) ne dépendant pas de l'abscisse x, la dérivée spatiale de la contrainte vaut simplement :
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la tranche élémentaire projeté sur \vec{e}_x s'écrit :
soit :
En simplifiant par S \, \mathrm{d}x, on obtient l'équation d'onde de d'Alembert :
avec pour coefficient c positif :
Résultat
Question 13
Justifier que, structurellement, l'équation (5) impose qu'à une pulsation soient associés deux nombres d'onde et . Donner leur expression.
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Injecter la solution harmonique d'onde progressive dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation de dispersion k^2 = \omega^2 / c^2.
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- Injecter la forme d'onde harmonique proposée à l'équation (6) dans l'équation d'onde de d'Alembert (5).
- En déduire la relation de dispersion liant \omega et k, puis expliciter les deux solutions k_+ et k_-.
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Considérons la solution d'onde harmonique sous forme complexe donnée par l'équation (6) :
En dérivant deux fois successivement par rapport au temps et par rapport à l'espace, il vient :
En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde de d'Alembert (5), \dfrac{\partial^2 u}{\partial t^2} = c^2 \dfrac{\partial^2 u}{\partial x^2}, on obtient :
Pour une solution non triviale (\underline{\tilde{u}} \neq 0), on en déduit la relation de dispersion :
Structurellement, la présence d'une dérivée seconde en espace dans l'équation de d'Alembert conduit à une relation algébrique du second degré en k. À toute pulsation \omega sont donc associées deux racines opposées :
Résultat
Question 14
Dans le cas où (supposée alors positive, voire nulle), justifier que les solutions prennent la forme :
L'amplitude complexe n'est, a priori, plus celle apparaissant dans l'équation (6).
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Superposer les deux ondes planes progressives se propageant en sens opposés et imposer la condition de déplacement nul au bord fixe u(0, t) = 0.
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- Écrire la forme générale d'une solution monochromatique de pulsation \omega comme combinaison linéaire des deux modes progressif et régressif trouvés à la question précédente.
- Appliquer la condition aux limites imposée par la fixation mécanique de l'électrode en x = 0.
- Identifier la constante complexe \underline{\tilde{u}} pour obtenir la forme demandée d'onde stationnaire.
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D'après la question Q13, à une pulsation \omega \in \mathbb{R}^+ sont associés les deux nombres d'onde k_+ = k = \omega/c et k_- = -k. Par linéarité de l'équation de d'Alembert, la solution monochromatique générale s'écrit sous la forme d'une superposition d'ondes planes progressives se propageant en sens inverses :
où \underline{A} et \underline{B} sont deux constantes complexes d'intégration.
L'électrode située en x = 0 étant maintenue fixe, la condition aux limites mécanique impose :
L'expression de \underline{u}(x, t) devient alors :
En posant \underline{\tilde{u}} = -2 j \underline{A} \in \mathbb{C}, on obtient bien la structure d'onde stationnaire demandée :
Résultat
Question 15
Justifier que la pulsation est, dans ce cas, réelle (que nous choisirons positive).
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En régime libre sans terme dissipatif, le système conserve son énergie mécanique, ce qui exclut toute partie imaginaire pour \omega.
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- Identifier les échanges énergétiques du système avec le milieu extérieur aux frontières mécaniques et électriques.
- Conclure sur la nature conservative du système en l'absence de tout mécanisme de dissipation.
- Relier la conservation de l'énergie à l'annulation de la partie imaginaire de la pulsation complexe \omega.
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Considérons le système constitué de l'élément piézo-électrique entre x = 0 et x = L :
À l'extrémité gauche (x = 0) : la surface est fixe, donc sa vitesse est nulle :
\frac{\partial u}{\partial t}(0, t) = 0 \implies \mathcal{P}_{\text{méc}}(0, t) = 0À l'extrémité droite (x = L) : la surface est libre de toute contrainte extérieure, soit \sigma(L, t) = 0, d'où une puissance mécanique échangée nulle :
\mathcal{P}_{\text{méc}}(L, t) = -S\,\sigma(L, t)\,\frac{\partial u}{\partial t}(L, t) = 0Sur le plan électrique : la charge est constante et nulle (Q = 0), le courant échangé avec l'extérieur est donc nul (i = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t} = 0), ce qui implique une puissance électrique échangée nulle :
\mathcal{P}_{\text{élec}}(t) = \psi(t)\,i(t) = 0- Dans le volume du milieu : le comportement élastique est modélisé sans terme visqueux ni frottement interne (équation de d'Alembert purement conservative sans dérivée temporelle d'ordre un).
Le système mécanique et électrostatique est donc strictement conservatif : son énergie totale reste constante au cours du temps.
En décomposant la pulsation complexe sous la forme \omega = \omega_{\mathrm{r}} + \mathrm{j}\omega_{\mathrm{i}} avec (\omega_{\mathrm{r}}, \omega_{\mathrm{i}}) \in \mathbb{R}^2, le facteur d'évolution temporelle s'écrit :
- Si \omega_{\mathrm{i}} < 0, l'amplitude croîtrait exponentiellement au cours du temps, ce qui conduirait à une divergence de l'énergie, en violation de la conservation de l'énergie.
- Si \omega_{\mathrm{i}} > 0, l'amplitude décroîtrait exponentiellement au cours du temps, ce qui traduirait une dissipation d'énergie, impossible en l'absence de tout terme dissipatif.
Par conséquent, on a nécessairement \omega_{\mathrm{i}} = 0, ce qui assure :
Par convention, on choisit \omega \ge 0, le signe de la pulsation pouvant toujours être absorbé dans la phase de l'amplitude complexe.
Résultat
Question 16
Établir que les solutions de l'équation aux dérivées partielles (5) prennent alors la forme :
Donner l'expression du nombre d'onde ainsi que celle de la pulsation correspondant au mode . On choisira la dépendance de ces grandeurs avec l'entier telle que la valeur corresponde au premier mode (c'est-à-dire à celui de plus basse fréquence).
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Traduire la condition de bord libre en x = L (\sigma(L, t) = 0 avec Q=0), ce qui revient à annuler la dérivée spatiale \partial u/\partial x(L, t).
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- Exprimer la condition aux limites mécanique en x = L (extrémité libre) à l'aide de la contrainte \sigma(L, t) avec Q = 0.
- Appliquer cette condition à la solution stationnaire obtenue à la question Q14 pour déterminer la condition de quantification sur le nombre d'onde k.
- En déduire les expressions de k_q et de la pulsation propre \omega_q en indexant les modes par q \in \mathbb{N}^\star de sorte que q = 1 corresponde au mode fondamental, puis expliciter la forme réelle du déplacement.
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D'après l'expression de la contrainte établie à la question Q11 :
Dans le cadre de cette étude, Q(t) = 0 et l'extrémité droite en x = L est libre de toute contrainte mécanique extérieure, ce qui impose :
D'après la question Q14, le déplacement s'écrit en représentation complexe sous la forme :
La dérivée spatiale en x = L vaut :
Pour avoir une solution non triviale (\underline{\tilde{u}} \neq 0), la condition aux limites impose :
On en déduit la quantification du nombre d'onde k_q :
La pulsation propre associée \omega_q = c k_q s'écrit alors :
Le choix q = 1 donne la pulsation la plus basse \omega_1 = \frac{\pi c}{2L}, correspondant bien au mode fondamental.
En choisissant l'amplitude complexe réelle (\underline{\tilde{u}} = A_q \in \mathbb{R}), ce qui revient à fixer l'origine des dates telle que la vitesse en t = 0 soit nulle, la partie réelle de \underline{u}(x, t) donne directement la forme demandée :
Résultat
Question 17
Représenter graphiquement la dépendance des fonctions et avec la variable .
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Tracer sur [0, 1] les fonctions f_1(x) = \sin(\pi x / (2L)) et f_2(x) = \sin(3\pi x / (2L)) en précisant nœuds et ventres.
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D'après les résultats de la question Q16, l'expression générale de la fonction spatiale associée au mode q est :
En introduisant la variable adimensionnée X = \dfrac{x}{L} \in [0, 1], on obtient pour les deux premiers modes :
Pour le mode fondamental (q = 1) :
f_1(X) = \sin\left(\frac{\pi}{2} X\right)Cette fonction est strictement croissante sur [0, 1], avec un nœud en X = 0 (f_1(0) = 0) et un ventre en X = 1 (f_1(1) = 1, avec une dérivée nulle f_1'(1) = 0).
Pour le deuxième mode (q = 2) :
f_2(X) = \sin\left(\frac{3\pi}{2} X\right)Cette fonction s'annule en X = 0 et en X = \dfrac{2}{3}, atteint un maximum égal à +1 en X = \dfrac{1}{3}, et présente un ventre d'amplitude -1 à l'extrémité libre X = 1 (avec une tangente horizontale f_2'(1) = 0).
Question 18
Justifier que, dans ce cas encore, (que nous choisirons positive).
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L'ajout d'une masse ponctuelle non dissipative ne crée aucun mécanisme de dissipation énergétique ; les modes propres restent purement oscillants.
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Pour justifier que la pulsation propre \omega est réelle, on réalise un bilan énergétique qualitatif du système global constitué de l'élément piézo-électrique et de la masse M_{\mathrm{o}}.
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Considérons le système global fermé constitué de l'élément piézo-électrique et de la masse M_{\mathrm{o}} fixée en x = L :
- L'extrémité gauche en x = 0 est fixe (u(0,t) = 0), la puissance mécanique échangée y est donc nulle ;
- La masse M_{\mathrm{o}} n'est soumise à aucune force extérieure autre que celle exercée par le barreau piézo-électrique, et aucun frottement (fluide ou solide) n'est introduit ;
- L'élément piézo-électrique est modélisé comme un milieu élastique parfait, sans viscosité ni pertes diélectriques, et la charge électrique est constante et nulle (Q = 0), excluant tout transfert ou dissipation d'énergie par voie électrique.
Le système global est donc strictement conservatif : son énergie mécanique totale est constante au cours du temps.
Or, une pulsation \omega \in \mathbb{C} s'écrirait sous la forme \omega = \omega_r + j\,\omega_i, conduisant à un facteur temporel en \mathrm{e}^{j\omega t} = \mathrm{e}^{-\omega_i t}\,\mathrm{e}^{j\omega_r t} :
- \omega_i > 0 correspondrait à un régime amorti (perte continue d'énergie mécanique, impossible sans processus dissipatif) ;
- \omega_i < 0 correspondrait à une instabilité avec divergence exponentielle (croissance infinie de l'énergie mécanique, impossible en régime libre sans source active d'énergie).
L'invariance de l'énergie mécanique impose donc \omega_i = 0, soit :
Par convention physique, on choisit \omega \ge 0.
Résultat
Question 19
Nous supposons que la longueur de l'objet, selon l'axe , vérifie . Traduire la condition limite en . Préciser en quoi l'hypothèse adoptée ici conditionne son écriture.
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L'approximation k L_o \ll 1 permet de considérer l'objet comme un solide indéformable se déplaçant d'un bloc avec l'accélération \partial^2 u/\partial t^2(L, t).
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- Interpréter la condition k L_{\mathrm{o}} \ll 1 en la reliant à la longueur d'onde acoustique afin de justifier le modèle du solide indéformable pour l'objet de masse M_{\mathrm{o}}.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à ce solide à l'interface x = L en utilisant le principe des actions réciproques pour exprimer la force exercée par le milieu piézo-électrique.
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1. Rôle et conséquence de l'hypothèse k L_{\mathrm{o}} \ll 1 :
Le nombre d'onde est relié à la longueur d'onde de vibration \lambda par k = \frac{2\pi}{\lambda}. La condition s'écrit donc :
La dimension de l'objet selon (\mathrm{O}x) est très petite devant la longueur d'onde spatiale de déformation. De manière équivalente, le temps de propagation d'une onde élastique à travers l'objet est négligeable devant la période temporelle T = \frac{2\pi}{\omega}.
Cette hypothèse permet de négliger toute déformation interne de l'objet et de le modéliser comme un solide indéformable (comportement de masse ponctuelle ou globale). L'ensemble des points de l'objet possède ainsi, à tout instant, le même déplacement et la même accélération que l'interface en x = L, soit :
Sans cette hypothèse, il aurait fallu traiter l'objet comme un milieu continu élastique siège de réflexions et transmissions d'ondes.
2. Condition aux limites en x = L :
Système : solide de masse M_{\mathrm{o}}, dans le référentiel galiléen du laboratoire.
Bilan des forces : la seule force s'exerçant sur le solide est l'action de contact exercée par la surface d'abscisse x = L du milieu piézo-électrique. D'après la définition de la contrainte \sigma(x,t) (force par unité de surface exercée par la partie x > L sur la partie x \le L) et le principe des actions réciproques :
En régime libre sans charge électrique (Q = 0), la contrainte s'écrit d'après la relation (4) :
L'application du principe fondamental de la dynamique au solide projeté selon l'axe (\mathrm{O}x) donne :
soit la condition aux limites :
En régime harmonique (u(x, t) = \operatorname{Re}\left(\underline{u}(x, t)\right) avec \underline{u}(x,t) \propto \mathrm{e}^{j\omega t}), cette condition s'écrit de manière équivalente :
Résultat
Question 20
Établir que le nombre d'onde est alors solution de l'équation :
Donner l'expression de la constante positive en fonction de , , et . En proposer une interprétation physique.
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Écrire le PFD sur la masse M_o soumise à la seule force de contrainte exercée par le barreau en x=L, puis injecter la forme propre stationnaire.
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- Injecter l'expression du champ de déplacement stationnaire issue de la question Q14 dans la condition aux limites dynamique établie à la question Q19.
- Exprimer la pulsation \omega en fonction de k et de la célérité c = \sqrt{A'/\rho} (établie à la question Q12) pour faire apparaître la variable \theta = kL.
- Identifier le coefficient \mu et l'interpréter physiquement comme le rapport de deux masses caractéristiques du problème.
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D'après la question Q14, le champ de déplacement en régime harmonique s'écrit sous la forme stationnaire :
avec la relation de dispersion \omega = c k, où c = \sqrt{A'/\rho} d'après la question Q12, soit :
Calculons les dérivées partielles nécessaires en x = L :
La condition aux limites dynamique établie à la question Q19 en x = L s'écrit :
En introduisant les expressions précédentes en notation complexe :
En simplifiant par -c^2 k \neq 0 (pour un mode non trivial) :
Pour \sin(kL) \neq 0, cela conduit à :
En posant \theta = kL, on retrouve bien la relation demandée :
avec :
Résultat
Question 21
Nous envisageons le cas où . La figure (4) représente graphiquement la fonction sur l'intervalle . Donner, à l'aide de cette figure, l'expression approchée du nombre d'onde et celle de la fréquence correspondante , en fonction de (c'est-à-dire de ce seul paramètre), pour . Calculer la valeur de . On présentera la démarche suivie. Nous rappelons que le mode numéro est celui de plus basse fréquence.
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Identifier graphiquement les abscisses des intersections entre la courbe \cot\theta et la droite de pente \mu = 3 ; pour q \ge 2, exploiter la proximité des asymptotes.
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- Identifier la droite d'intersection avec la courbe \theta \mapsto \cot(\theta) à partir de l'équation obtenue à la question précédente pour \mu = 3.
- Constater graphiquement que pour q \ge 2, l'ordonnée de l'intersection est très grande, ce qui rapproche la solution de l'asymptote verticale \theta = (q-1)\pi.
- En déduire les expressions approchées de k_q et f_q dépendant uniquement de l'entier q, puis calculer numériquement f_2.
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D'après la question Q20, le paramètre sans dimension vaut :
L'équation de dispersion (9) s'écrit alors :
Les solutions \theta_q = k_q L sont les abscisses des points d'intersection entre la courbe y = \cot(\theta) et la droite y = 3\theta pour \theta > 0.
Pour le mode q \ge 2, la solution \theta_q se situe dans l'intervalle ](q-1)\pi, (q-1/2)\pi[. Dès le mode q = 2 :
Comme le montre la figure (4), sur la branche ](q-1)\pi, (q-1/2)\pi[, la fonction \cot(\theta) décroît très rapidement depuis +\infty en \theta = (q-1)\pi^+ : pour une ordonnée y \ge 3\pi \approx 9{,}4, la valeur de \theta est extrêmement proche de l'asymptote verticale. On a donc au premier ordre :
Le nombre d'onde k_q = \theta_q / L s'écrit donc :
Numériquement, avec L = 0{,}2\text{ mm} = 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} :
soit :
La relation de dispersion des ondes élastiques s'écrivant \omega_q = c k_q (d'après la question Q12), la fréquence propre f_q = \omega_q / (2\pi) associée est :
La célérité c vaut (avec A' = 10^9\text{ Pa} et \rho = 2 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) :
D'où le facteur fréquentiel :
L'expression de la fréquence en fonction de l'unique paramètre q est ainsi :
Pour le mode q = 2, on obtient directement :
Résultat
Question 22
Analyser successivement les situations telles que et . Donner une interprétation du cas particulier correspondant au mode .
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Faire tendre \mu vers 0 (retour au barreau libre) puis vers l'infini (masse dominante bloquant l'extrémité pour les harmoniques et oscillant en bloc pour le fondamental).
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L'équation aux valeurs propres s'écrit \cot(\theta) = \mu\theta avec \theta = kL > 0 et \mu = \frac{M_{\mathrm{o}}}{m}. Pour analyser les régimes asymptotiques :
- Lorsque \mu \ll 1, le second membre tend vers zéro pour \theta borné : on identifie les zéros de la fonction cotangente.
- Lorsque \mu \gg 1, la droite y = \mu\theta possède une très grande pente : on distingue le mode fondamental q = 1 (pour lequel \theta_1 \ll 1) des harmoniques supérieurs q \ge 2 (qui se rapprochent des asymptotes verticales de la cotangente).
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1. Cas d'une faible charge inertielle : µ \ll 1 (M_{\mathrm{o}} \ll m)
Dans cette limite, le terme \mu\theta est petit tant que \theta n'est pas trop grand. L'équation \cot(\theta) = \mu\theta se réduit à :
On en déduit les nombres d'onde et les pulsations propres :
On retrouve exactement les modes propres du barreau à extrémité libre en x = L établis à la question 16 : l'inertie de la masse M_{\mathrm{o}} est négligeable, la force d'extrémité est quasi-nulle et l'extrémité x=L constitue un ventre de déplacement (\cos(k_q L) \approx 0).
2. Cas d'une forte charge inertielle : µ \gg 1 (M_{\mathrm{o}} \gg m)
La pente \mu de la droite y = \mu\theta est très grande.
Modes supérieurs (q \ge 2) : Dans chaque intervalle ](q-1)\pi, q\pi[, la droite coupe la branche de cotangente là où celle-ci tend vers +\infty, c'est-à-dire très près de l'asymptote à gauche :
\theta_q \approx (q-1)\pi^+ \implies \boxed{k_q \approx (q-1)\frac{\pi}{L} \quad (q \ge 2)}Comme \sin(k_q L) = \sin(\theta_q) \approx 0, l'extrémité x = L devient un nœud de déplacement : l'inertie considérable de la masse M_{\mathrm{o}} bloque le mouvement à ces fréquences élevées. Le barreau se comporte comme s'il était encastré (bloqué) à ses deux extrémités.
Cas particulier du mode fondamental (q = 1) : Dans l'intervalle ]0, \pi[, l'intersection se produit au voisinage immédiat de l'origine (\theta_1 \ll 1). En effectuant le développement limité \cot\theta \approx \frac{1}{\theta}, l'équation devient :
\frac{1}{\theta_1} \approx \mu \theta_1 \implies \theta_1 \approx \frac{1}{\sqrt{\mu}}D'où le nombre d'onde et la pulsation propre du fondamental :
k_1 \approx \frac{1}{L\sqrt{\mu}} = \frac{1}{L}\sqrt{\frac{m}{M_{\mathrm{o}}}}\boxed{\omega_1 = c k_1 \approx \sqrt{\frac{A'}{\rho}}\frac{1}{L}\sqrt{\frac{\rho S L}{M_{\mathrm{o}}}} = \sqrt{\frac{A'S / L}{M_{\mathrm{o}}}}}
Interprétation du mode q = 1 :
Puisque \theta_1 = k_1 L \ll 1, la longueur d'onde est très grande devant la longueur L du barreau. Le déplacement spatial vérifie u(x, t) \propto \sin(k_1 x) \approx k_1 x, ce qui correspond à une déformation élastique uniforme le long du barreau (\frac{\partial u}{\partial x} \approx \frac{\Delta}{L}).
Le barreau se comporte ainsi comme un simple ressort sans masse de raideur statique K^0 = \frac{A'S}{L}, associé à la masse ponctuelle M_{\mathrm{o}}. On retrouve la pulsation propre d'un oscillateur harmonique à un degré de liberté :
Résultat
1.4 · Adaptation de la modélisation à un cadre pratique
Question 23
Imposons que l'énergie cinétique du système reste, à tout instant, égale à celle (notée ) du système , pour . Établir la relation liant la masse effective à la masse de l'élément piézo-électrique assurant cette égalité. Analyser ce résultat.
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Calculer l'énergie cinétique continue par intégration de \frac{1}{2}\rho S (\partial u/\partial t)^2 sur [0, L] pour le profil du mode fondamental et égaler à \frac{1}{2}m^\star \dot{\Delta}^2.
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- Exprimer la vitesse \dot{\Delta}(t) de la masse ponctuelle m^\star et en déduire l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}}^\star(t) du système discret \mathcal{S}^\star.
- Calculer la vitesse locale \frac{\partial u}{\partial t}(x, t) de chaque tranche du milieu continu \mathcal{S} en fonction de \dot{\Delta}(t), puis intégrer la densité volumique d'énergie cinétique sur toute la longueur L pour déterminer E_{\mathrm{c}}(t).
- Identifier m^\star en égalant E_{\mathrm{c}}^\star(t) et E_{\mathrm{c}}(t) à tout instant, et analyser physiquement le facteur obtenu.
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Le déplacement de l'extrémité x = L pour le premier mode propre s'écrit, d'après l'équation (10) :
Or k_1 = \frac{\pi}{2L}, d'où \sin(k_1 L) = \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1, ce qui donne :
L'énergie cinétique du système discret \mathcal{S}^\star constitué de la masse ponctuelle m^\star est donc :
Pour le système continu \mathcal{S}, la vitesse d'une tranche située en x s'écrit :
L'énergie cinétique totale du milieu piézo-électrique de section S et de masse volumique \rho s'obtient par sommation sur les tranches élémentaires de masse \mathrm{d}m = \rho S \, \mathrm{d}x :
En linéarisant le sinus :
La masse totale du barreau étant m = \rho S L, on en déduit :
L'égalité E_{\mathrm{c}}^\star(t) = E_{\mathrm{c}}(t) imposée à chaque instant conduit immédiatement à :
Résultat
Question 24
En adaptant le critère énergétique adopté pour identifier , déterminer l'expression de la raideur effective en fonction des grandeurs , et . On présentera chaque étape de ce calcul. Comparer cette expression à celle de la raideur que l'élément présente en statique (ou dans la limite quasi-statique).
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Intégrer la densité volumique d'énergie potentielle élastique \frac{1}{2}A' (\partial u/\partial x)^2 sur le volume du barreau et égaler à l'énergie potentielle du ressort équivalent \frac{1}{2}K^\star \Delta^2.
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- Exprimer l'énergie potentielle élastique E_{\mathrm{p}}^\star du système discret équivalent constitué d'un ressort de raideur K^\star allongé de \Delta(t).
- Établir l'expression de l'énergie potentielle élastique E_{\mathrm{p}} du milieu continu \mathcal{S} en intégrant la densité volumique d'énergie élastique pour le premier mode de vibration.
- Égaler les deux énergies pour en déduire K^\star, puis comparer la valeur obtenue à la raideur statique K^0 d'un barreau en traction.
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Pour le système discret \mathcal{S}^\star, l'énergie potentielle élastique emmagasinée dans le ressort de raideur K^\star sous l'allongement \Delta(t) est :
Pour le système continu \mathcal{S}, en l'absence de charges (Q = 0), la contrainte mécanique s'écrit d'après l'équation (4) :
La densité volumique d'énergie potentielle élastique est w_{\mathrm{p}}(x,t) = \frac{1}{2} \sigma(x,t) \frac{\partial u}{\partial x} = \frac{1}{2} A' \left(\frac{\partial u}{\partial x}\right)^2. L'énergie potentielle élastique totale du barreau de section S s'obtient par intégration sur sa longueur :
Pour le premier mode propre, le champ de déplacement s'écrit :
puisque le déplacement en bout de barreau vaut \Delta(t) = u(L,t) = u_1 \cos(\omega_1 t) \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = u_1 \cos(\omega_1 t).
La déformation s'exprime donc par :
En injectant cette relation dans l'intégrale de l'énergie potentielle élastique :
En posant le changement de variable \theta = \frac{\pi x}{2L}, l'intégrale se calcule aisément :
Il vient ainsi :
L'égalité E_{\mathrm{p}}^\star(t) = E_{\mathrm{p}}(t) à tout instant conduit directement à l'expression de la raideur effective :
Comparaison avec la raideur statique K^0 :
En régime statique (ou quasi-statique), sous l'action d'une force axiale F, la contrainte est uniforme le long du barreau :
La raideur statique s'identifie donc à :
On en déduit le rapport :
La raideur effective dynamique K^\star est donc supérieure d'environ 23\,\% à la raideur statique K^0.
Résultat
Question 25
Vérifier que les expressions trouvées conduisent bien à la pulsation du premier mode (se reporter aux questions (12) et (16)).
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Calculer la pulsation propre \sqrt{K^\star / m^\star} du modèle discret et vérifier qu'elle redonne exactement \omega_1 = \pi c / (2L).
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- Exprimer la pulsation propre \omega^\star de l'oscillateur mécanique équivalent \mathcal{S}^\star constitué du couple masse-ressort (m^\star, K^\star) : \omega^\star = \sqrt{K^\star/m^\star}.
- Injecter les grandeurs effectives m^\star et K^\star déterminées aux questions 23 et 24 en fonction des caractéristiques du barreau.
- Comparer l'expression obtenue à la pulsation \omega_1 issue du modèle continu (questions 12 et 16).
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Le système discret équivalent \mathcal{S}^\star est un oscillateur harmonique non amorti de masse m^\star et de raideur K^\star. Sa pulsation propre d'oscillation libre s'écrit :
D'après les résultats des questions 23 et 24 :
En substituant ces deux expressions :
Or, d'après la question 12, la célérité des ondes longitudinales est c = \sqrt{A'/\rho}, et d'après la question 16 (avec q = 1), la pulsation propre du premier mode est :
On constate ainsi l'égalité rigoureuse :
Le modèle masse-ressort équivalent restitue donc exactement la dynamique du premier mode propre de vibration.
Résultat
Question 26
Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse . En déduire la relation liant l'amplitude complexe de la force extérieure aux amplitudes complexes et de la vitesse et du potentiel. On ne fera intervenir, dans cette relation, que le paramètre et la grandeur définie par la relation :
Cette grandeur définit l'impédance mécanique du système masse-ressort .
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Appliquer le PFD à la masse mobile M = m^\star + M_o en exprimant la force interne du barreau à potentiel imposé \psi via les équations électromécaniques.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse mobile totale M = m^\star + M_{\mathrm{o}} dans le référentiel du laboratoire, en identifiant les forces qui lui sont appliquées selon l'axe (Ox) grâce au principe des actions réciproques.
- Exprimer la charge Q en fonction de \psi et \Delta à l'aide de la première relation du système (11), puis l'injecter dans la force piézo-électrique F_L pour faire apparaître la raideur modifiée K^{\star\star} et le coefficient de couplage \gamma.
- Passer en régime harmonique pour relier l'amplitude complexe \underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} à la vitesse complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}} et au potentiel \underline{\tilde{\psi}} via l'impédance mécanique Z_{\text{méca}}(j\omega).
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Considérons le système constitué de la masse mobile totale M = m^\star + M_{\mathrm{o}}, repérée par son élongation \Delta(t) = u(L, t), dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Ce système est soumis à deux forces portées par l'axe (Ox) :
- la force extérieure \vec{F}_{\mathrm{o}} = F_{\mathrm{o}}(t)\,\vec{e}_x ;
- l'action mécanique exercée par le reste de l'élément piézo-électrique. D'après l'énoncé, la force exercée par l'extérieur sur le milieu piézo-électrique en x = L est \vec{F}_L = F_L\,\vec{e}_x. Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par le milieu piézo-électrique sur la masse M est -\vec{F}_L = -F_L\,\vec{e}_x.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse M en projection sur l'axe (Ox) s'écrit :
D'après le système d'équations électromécaniques (11) :
En injectant l'expression de Q dans celle de F_L, il vient :
En introduisant les notations données par l'énoncé :
la force F_L s'exprime simplement sous la forme :
L'équation du mouvement (1) devient alors :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega, en adoptant la notation complexe \underline{s}(t) = \underline{\tilde{s}}\exp(j\omega t), les dérivées temporelles se traduisent par une multiplication par j\omega :
Le regroupement des termes inertiel et élastique fait apparaître l'impédance mécanique Z_{\text{méca}}(j\omega) :
On en déduit la relation liant les amplitudes complexes :
Résultat
Question 27
Exprimer l'amplitude complexe du courant en fonction des amplitudes complexes et . On ne fera intervenir, dans cette relation, que le paramètre et la capacité électrique .
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Dériver temporellement la charge électrique Q(t) issue de la relation constitutive liant \psi, Q et \Delta, pour obtenir le courant i(t) = \mathrm{d}Q/\mathrm{d}t.
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D'après le système d'équations (11) donné par l'énoncé, la différence de potentiel \psi(t) s'exprime en fonction de la charge Q(t) et du déplacement \Delta(t) par :
En exprimant la charge Q(t) portée par l'électrode droite, on obtient :
En introduisant le paramètre de couplage électromécanique \gamma = \dfrac{C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}B, cette relation devient :
Le courant débité par le générateur alimentant l'électrode est relié à la charge par i(t) = \dfrac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}. En dérivant par rapport au temps :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega, en utilisant la notation complexe s(t) = \underline{\tilde{s}}\exp(j\omega t), l'opérateur de dérivation temporelle \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} se traduit par une multiplication par j\omega. Il vient ainsi immédiatement :
Résultat
Question 28
Les résultats établis en réponse aux question (26) et (27) permettent d'établir que ce système électromécanique peut être symboliquement représenté selon le schéma de la figure (7). L'opérateur (T) symbolise le couplage électromécanique apparaissant dans un élément piézo-électrique. Il joue un rôle analogue à celui d'un transformateur électrique.
Donner l'expression de chacune des grandeurs et . En déduire l'expression du rapport de transformation défini par le rapport .
Représenter le contenu du dipôle (B) en restant dans la logique de cette représentation, c'est-à-dire en utilisant les symboles de l'électrocinétique.
Indiquer pourquoi le transformateur (T) est dit « parfait ».
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Identifier les lois de couplage liant F_e à \psi et J à \dot{\Delta} pour caractériser le convertisseur idéal, et représenter l'impédance Z_{\mathrm{m\acute{e}ca}} par une branche RLC série.
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- Identifier les grandeurs J et F_{\mathrm{e}} en reliant les lois des nœuds et des mailles du schéma de la figure (7) aux équations électromécaniques obtenues aux questions précédentes.
- Exprimer le rapport de transformation F_{\mathrm{e}}/\psi et en déduire les caractéristiques du couplage.
- Traduire l'impédance mécanique Z_{\text{méca}} sous forme d'une association de dipôles électriques usuels (analogie masse \leftrightarrow inductance, ressort \leftrightarrow condensateur).
- Justifier le qualificatif de transformateur « parfait » par le bilan de puissance instantanée et l'absence de pertes ou de stockage d'énergie.
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1. Expressions de J, F_{\mathrm{e}} et du rapport de transformation
D'après le schéma de la figure (7), la loi des nœuds appliquée à l'électrode supérieure s'écrit en grandeurs instantanées :
Or, d'après la relation établie à la question précédente (en représentation temporelle ou complexe) :
Par identification directe, il vient :
soit en amplitudes complexes : \underline{\tilde{J}} = -\gamma (j\omega \underline{\tilde{\Delta}}).
Considérons à présent la maille mécanique de droite. La vitesse \dot{\Delta} circule dans le sens trigonométrique le long de cette maille. En appliquant la loi des mailles (analogue à la loi d'Ohm généralisée pour une force) :
Or, d'après la question 26, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
Par identification, on en déduit l'expression de la force électromécanique :
soit en amplitudes complexes : \underline{\tilde{F}}_{\mathrm{e}} = \gamma \underline{\tilde{\psi}}.
Le rapport de transformation s'en déduit immédiatement :
2. Contenu du dipôle (B)
L'impédance mécanique définie par l'équation (13) s'écrit :
Dans l'analogie électromécanique directe (force \leftrightarrow tension, vitesse \leftrightarrow courant) :
- le terme d'inertie j\omega M correspond à une inductance L_{\mathrm{m}} = M ;
- le terme d'élasticité \dfrac{K^{\star\star}}{j\omega} correspond à un condensateur de capacité C_{\mathrm{m}} = \dfrac{1}{K^{\star\star}}.
Le dipôle (B) est donc constitué de l'association en série d'une bobine d'inductance M et d'un condensateur de capacité 1/K^{\star\star}.
3. Caractère « parfait » du transformateur (T)
Le transformateur (T) est dit « parfait » car :
il est non dissipatif (sans pertes) : la puissance totale instantanée absorbée par le quadripôle est rigoureusement nulle à tout instant :
\mathcal{P}(t) = \psi(t) J(t) + F_{\mathrm{e}}(t) \dot{\Delta}(t) = \psi(t) \big(-\gamma \dot{\Delta}(t)\big) + \big(\gamma \psi(t)\big) \dot{\Delta}(t) = 0- les lois de transfert entre grandeurs d'entrée et de sortie sont purement algébriques et instantanées, sans stockage d'énergie interne (pas d'inductance de fuite ni de magnétisation).
Résultat
Question 29
Nous nous plaçons dans le cas où . À partir du modèle du transformateur représenté sur la figure (7), préciser la composition de l'impédance électrique perçue par le générateur délivrant la différence de potentiel .
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Ramener l'impédance de la branche mécanique au primaire à travers le rapport de transformation \gamma pour obtenir le circuit électrique équivalent vu du générateur.
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- Exprimer la vitesse de déplacement complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}} en fonction du potentiel \underline{\tilde{\psi}} lorsque la force extérieure est nulle (\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = 0).
- En déduire l'impédance ramenée par le transformateur au primaire, puis l'admittance totale perçue par le générateur.
- Identifier la nature et la disposition des dipôles électrocinétiques équivalents constituant Z_Q.
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Lorsque la force extérieure est nulle (\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = 0), la relation dynamique issue de la question Q26 donne :
D'après la question Q27, le courant complexe \underline{\tilde{\imath}} fourni par le générateur s'écrit comme la somme du courant traversant le condensateur C_{\mathrm{e}} et du courant \underline{\tilde{J}} entrant dans le transformateur électromécanique (\mathrm{T}) :
En substituant l'expression de la vitesse complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}}, on obtient pour le courant motionnel :
L'admittance de cette branche ramenée au primaire s'écrit donc :
En remplaçant l'impédance mécanique par son expression Z_{\text{méca}}(j\omega) = j\omega M + \dfrac{K^{\star\star}}{j\omega} (équation 13) :
Cette impédance Z_{\mathrm{m}} s'interprète comme l'association en série :
d'une inductance équivalente (dite « motionnelle ») :
L_{\mathrm{m}} = \frac{M}{\gamma^2}d'une capacité équivalente :
C_{\mathrm{m}} = \frac{\gamma^2}{K^{\star\star}}
L'admittance totale Y_Q = 1/Z_Q perçue par le générateur s'exprime donc sous la forme :
Résultat
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