Feuille d'entraînement : Diffusion de particules
10 questions · filière BCPST · durée estimée environ 46 min
Énoncés
Exercice 1ENS Physique BCPST 2022, Q14· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 7 min
Établir, dans le cas unidimensionnel où , l'équation aux dérivées partielles liant à . On accompagnera d'un schéma le raisonnement tenu.
Dans une situation tridimensionnelle, nous admettrons que cette équation prend la forme suivante :
Exercice 2ENS Physique BCPST 2022, Q15· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Nous supposons que les gouttelettes se déplacent verticalement à la vitesse caractéristique () constante (se reporter à la question (10)).
Exprimer la densité de flux d'advection en fonction de la concentration et de . Ce calcul peut, avantageusement, s'appuyer sur un schéma.
Exercice 3ENS Physique BCPST 2022, Q16· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 4 min
Déduire alors, de l'équation (5), l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la concentration .
On donne la relation suivante :
Exercice 4ENS Physique BCPST 2020, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Énoncer la loi de Fick reliant la concentration particulaire et la densité de courant particulaire en précisant la signification et la dimension des différentes grandeurs physiques. En déduire l'expression de la densité de courant molaire [] en fonction de la concentration en nutriments.
Exercice 5ENS Physique BCPST 2020, Q4· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Relier à la norme de la densité molaire de courant et à .
Exercice 6ENS Physique BCPST 2020, Q5· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
Déterminer le profil de concentration en fonction de , , et .
Exercice 7ENS Physique BCPST 2025, Q13· Intermédiaire· ≈ 4 min
Dans la réalité, on observe que atteint une longueur limite. Indiquer comment devrait alors se comporter pour . En déduire quel phénomène il est donc nécessaire de prendre en compte pour compléter ce premier modèle.
Exercice 8ENS Physique BCPST 2025, Q19· Exigeant· ≈ 5 min
Exprimer le nombre de particules solides du nuage qui atteignent le sol (), entre les instants et . On fera apparaître, en particulier, les grandeurs et .
Exercice 9ENS Physique BCPST 2025, Q20· Exigeant· ≈ 7 min
Nous considérons que le volume du nuage reste constant. Établir un bilan sur le nombre de particules présentes dans le nuage. En déduire que la fraction volumique de solide vérifie l'équation différentielle suivante :
On exprimera la constante en fonction des paramètres , et .
Reformuler cette équation en la faisant maintenant porter sur la variable (fraction volumique solide d'excès).
Exercice 10ENS Physique BCPST 2022, Q22· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
En supposant que le processus de diffusion peut être considéré comme étant quasi-stationnaire, déterminer l'expression de la concentration (une constante d'intégration restant encore indéterminée).
Corrigés
Exercice 1ENS Physique BCPST 2022, Q14
Considérons une tranche d'espace fixe (volume de contrôle mésoscopique) délimitée par les plans perpendiculaires à l'axe (Ox) d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, d'aire transverse S. Le volume élémentaire vaut :
\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}xLe nombre de gouttelettes contenues dans ce volume à l'instant t s'écrit :
\mathrm{d}N(t) = c(x, t)\,\mathrm{d}V = c(x, t)\,S\,\mathrm{d}xEntre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation du nombre de gouttelettes est :
\mathrm{d}[\mathrm{d}N] = \left[ c(x, t+\mathrm{d}t) - c(x, t) \right] S\,\mathrm{d}x = \frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}tEn l'absence de création ou de destruction de gouttelettes au sein du volume élémentaire (pas de réactions ni de dépôts internes), cette variation est uniquement due aux échanges de matière à travers les frontières :
en x, le nombre de gouttelettes entrant dans la tranche pendant \mathrm{d}t est :
\delta N_{\mathrm{entrant}} = j_x(x, t)\,S\,\mathrm{d}ten x + \mathrm{d}x, le nombre de gouttelettes sortant de la tranche pendant \mathrm{d}t est :
\delta N_{\mathrm{sortant}} = j_x(x + \mathrm{d}x, t)\,S\,\mathrm{d}t
Le bilan de matière s'écrit donc :
\begin{aligned} \mathrm{d}[\mathrm{d}N] &= \delta N_{\mathrm{entrant}} - \delta N_{\mathrm{sortant}} \\ &= \left[ j_x(x, t) - j_x(x + \mathrm{d}x, t) \right] S\,\mathrm{d}t \end{aligned}Un développement de Taylor à l'ordre un donne :
j_x(x + \mathrm{d}x, t) = j_x(x, t) + \frac{\partial j_x}{\partial x}(x, t)\,\mathrm{d}xOn obtient ainsi :
\frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial j_x}{\partial x}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}tEn simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \neq 0, on aboutit à l'équation locale de conservation :
\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} = -\frac{\partial j_x}{\partial x}}Résultat
Exercice 2ENS Physique BCPST 2022, Q15
Considérons une surface élémentaire plane \mathrm{d}S, orientée par le vecteur normal unitaire \vec{n}, située au point \vec{r} à l'instant t. Les gouttelettes sont entraînées par le champ de pesanteur avec la vitesse constante d'advection :
\vec{v} = v_z^\star \vec{e}_z \quad (\text{avec } v_z^\star \le 0)Pendant l'intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}t, les gouttelettes qui traversent la surface \mathrm{d}S dans le sens de \vec{n} sont exactement celles qui se trouvaient initialement à l'intérieur du cylindre élémentaire de base \mathrm{d}S et de génératrice \vec{v}\,\mathrm{d}t.
Le volume de ce cylindre vaut :
\mathrm{d}^2V = (\vec{v}\cdot\vec{n})\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}tLa concentration c(\vec{r}, t) étant supposée uniforme à l'échelle mésoscopique du volume \mathrm{d}^2V, le nombre de gouttelettes traversant \mathrm{d}S pendant \mathrm{d}t s'écrit :
\mathrm{d}^2N = c(\vec{r}, t)\,\mathrm{d}^2V = c(\vec{r}, t)(\vec{v}\cdot\vec{n})\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}tLe flux particulaire algébrique \mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} à travers \mathrm{d}S s'exprime donc par :
\mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} = \frac{\mathrm{d}^2N}{\mathrm{d}t} = c(\vec{r}, t)\,\vec{v}\cdot\vec{n}\,\mathrm{d}SPar définition du vecteur densité de flux de particules \vec{j}_{\mathrm{A}}, défini par \mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} = \vec{j}_{\mathrm{A}}\cdot\vec{n}\,\mathrm{d}S, on identifie :
\vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t) = c(\vec{r}, t)\,\vec{v}En introduisant l'expression de la vitesse verticale \vec{v} = v_z^\star \vec{e}_z, on obtient :
\boxed{\vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t) = c(\vec{r}, t)\,v_z^\star\,\vec{e}_z}Résultat
Exercice 3ENS Physique BCPST 2022, Q16
La densité de flux volumique totale de gouttelettes s'écrit comme la somme de la contribution diffusive et de la contribution advective :
\vec{j}(\vec{r}, t) = \vec{j}_{\mathrm{D}}(\vec{r}, t) + \vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t)En utilisant la loi de Fick (équation (6)) et le résultat de la question 15, il vient :
\vec{j}(\vec{r}, t) = -D_R \vec{\mathrm{grad}}\,c(\vec{r}, t) + c(\vec{r}, t)\,v_z^\star\,\vec{e}_zCalculons la divergence de cette densité de flux par linéarité :
Pour le terme de diffusion, le coefficient D_R étant supposé uniforme, la relation (7) donne :
\mathrm{div}\,\vec{j}_{\mathrm{D}} = \mathrm{div}\left(-D_R \vec{\mathrm{grad}}\,c\right) = -D_R\,\mathrm{div}(\vec{\mathrm{grad}}\,c) = -D_R\,\Delta cPour le terme d'advection, la vitesse v_z^\star étant constante dans l'espace :
\mathrm{div}\,\vec{j}_{\mathrm{A}} = \frac{\partial}{\partial z}\left(c\,v_z^\star\right) = v_z^\star\,\frac{\partial c}{\partial z}
La divergence totale est donc :
\mathrm{div}\,\vec{j} = -D_R\,\Delta c + v_z^\star\,\frac{\partial c}{\partial z}En reportant cette expression dans l'équation de bilan local (5), \dfrac{\partial c}{\partial t} = -\mathrm{div}\,\vec{j}, on obtient l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la concentration c(\vec{r}, t) :
\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} + v_z^\star \frac{\partial c}{\partial z} = D_R \Delta c}que l'on peut également écrire sous la forme \dfrac{\partial c}{\partial t} = D_R \Delta c - v_z^\star \dfrac{\partial c}{\partial z}.
Résultat
Exercice 4ENS Physique BCPST 2020, Q1
La première loi de Fick modélise le transport diffusif de matière. Elle s'énonce :
\vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t) = - D \, \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, n(\vec{r}, t)Les grandeurs physiques intervenant dans cette loi sont :
- \vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t) : le vecteur densité volumique de flux (ou de courant) particulaire. Il représente le nombre de particules traversant une surface élémentaire unitaire par unité de temps, orthogonale à cette surface. Sa dimension est [\jmath_{\text{part}}] = \mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-1} (en \text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}).
- n(\vec{r}, t) : la concentration particulaire (nombre de particules de soluté par unité de volume). Sa dimension est [n] = \mathrm{L}^{-3} (en \text{m}^{-3}).
- D : le coefficient de diffusion du soluté dans le milieu. Sa dimension est [D] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1} (en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}).
- \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, n(\vec{r}, t) : le gradient spatial de la concentration, de dimension [\mathrm{grad}\, n] = \mathrm{L}^{-4} (en \text{m}^{-4}).
La concentration particulaire n(\vec{r}, t) et la concentration molaire c(\vec{r}, t) sont reliées par le nombre d'Avogadro \mathcal{N}_{\text{A}} :
n(\vec{r}, t) = \mathcal{N}_{\text{A}} \, c(\vec{r}, t)De même, le flux molaire traversant une surface élémentaire correspond au flux particulaire divisé par \mathcal{N}_{\text{A}}, d'où la relation entre densités de courant :
\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = \frac{\vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t)}{\mathcal{N}_{\text{A}}}En introduisant la loi de Fick particulaire et en exploitant la linéarité du gradient :
\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = -\frac{D}{\mathcal{N}_{\text{A}}} \, \overrightarrow{\mathrm{grad}}\bigl(\mathcal{N}_{\text{A}} \, c(\vec{r}, t)\bigr)\boxed{\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = - D \, \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, c(\vec{r}, t)}Résultat
Exercice 5ENS Physique BCPST 2020, Q4
Par définition donnée par l'énoncé, le flux \Phi_0(r) = \Phi_0 correspond à la quantité de matière entrant par unité de temps à travers la sphère \mathcal{S}(r) de rayon r centrée sur la bactérie.
Le vecteur surface élémentaire orienté vers l'extérieur de la sphère étant \mathrm{d}^2\vec{S} = r^2\sin\varphi\,\mathrm{d}\varphi\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_r, la normale rentrante est -\vec{e}_r. Le flux entrant s'écrit donc :
\Phi_0 = \iint_{\mathcal{S}(r)} \vec{\jmath}(\vec{r})\cdot(-\vec{e}_r)\,\mathrm{d}^2SEn utilisant l'expression \vec{\jmath}(\vec{r}) = j(r)\vec{e}_r établie à la question 2 :
\begin{aligned} \Phi_0 &= \iint_{\mathcal{S}(r)} \left(j(r)\vec{e}_r\right)\cdot(-\vec{e}_r)\,\mathrm{d}^2S \\ &= - j(r) \iint_{\mathcal{S}(r)} \mathrm{d}^2S \\ &= - 4\pi r^2 j(r) \end{aligned}Les nutriments diffusant vers la bactérie (qui agit comme un puits), le courant molaire est centripète, soit j(r) < 0. La norme de la densité molaire de courant est ainsi :
\|\vec{\jmath}(r)\| = |j(r)| = -j(r)On en déduit la relation reliant le flux \Phi_0 à la norme de la densité de courant et au rayon r :
\boxed{\Phi_0 = 4\pi r^2 \|\vec{\jmath}(r)\|}ce qui correspond, en termes de la composante radiale algébrique j(r), à :
j(r) = -\frac{\Phi_0}{4\pi r^2}Résultat
Exercice 6ENS Physique BCPST 2020, Q5
D'après la loi de Fick projetée selon \vec{e}_r (question Q2) et l'expression issue de la conservation du flux de matière entrant \Phi_0 (question Q4), nous avons :
j(r) = - D \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = -\frac{\Phi_0}{4\pi r^2}On en déduit l'équation différentielle séparable vérifiée par le profil de concentration c(r) pour r \ge R :
\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r^2}En intégrant entre une distance r quelconque et l'infini, où la concentration tend vers c_\infty :
\begin{aligned} \int_{c(r)}^{c_\infty} \mathrm{d}c &= \int_{r}^{+\infty} \frac{\Phi_0}{4\pi D {r'}^2} \, \mathrm{d}r' \\ c_\infty - c(r) &= \left[ -\frac{\Phi_0}{4\pi D r'} \right]_{r}^{+\infty} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r} \end{aligned}Il vient finalement :
\boxed{c(r) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r}}Résultat
Exercice 7ENS Physique BCPST 2025, Q13
Si la longueur du nuage atteint une valeur finie L_{\infty} = \lim_{t \to +\infty} L(t), la vitesse d'avancée du front doit nécessairement s'annuler en temps long :
\lim_{t \to +\infty} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} = 0D'après l'équation différentielle (4) issue de la question Q10 :
L^{1/2}\,\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} = A \psi^{1/2}Comme L(t) tend vers une limite finie non nulle L_\infty, le membre de gauche tend vers 0 lorsque t \to +\infty. La constante A étant strictement positive, cela implique que :
\boxed{\lim_{t \to +\infty} \psi(t) = 0}Lorsque \psi \to 0, la fraction volumique solide tend vers sa valeur critique \phi_{\min}, ce qui annule la gravité effective g' (d'après l'équation (2)) : la masse volumique du nuage devient égale à celle de l'air ambiant (\rho_{\mathrm{c}} \to \rho_0), de sorte que la poussée d'Archimède compense exactement le poids du nuage, éteignant le moteur gravitaire de l'écoulement.
Dans la réalité, les particules solides en suspension ne restent pas indéfiniment dans le nuage : sous l'action de la pesanteur, elles tombent et se déposent sur le sol. Le phénomène physique indispensable à prendre en compte pour compléter ce modèle est donc la sédimentation (ou le dépôt gravitaire) des particules solides.
Résultat
Exercice 8ENS Physique BCPST 2025, Q19
Le nuage est modélisé par un pavé droit de longueur L(t), de largeur constante W_0 selon l'axe (\mathrm{O}y) et de hauteur h(t). La surface de contact entre la base du nuage et le sol horizontal (z=0) est donc :
S(t) = L(t) \, W_0Chaque particule solide chute verticalement vers le sol à la vitesse constante v_{\mathrm{s}}. Pendant la durée infinitésimale \mathrm{d}t, les particules qui atteignent le sol sont celles qui se trouvaient initialement à une altitude z \le v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t. Elles sont donc issues d'un volume élémentaire adjacent au sol :
\mathrm{d}V = S(t) \times v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t = L(t) \, W_0 \, v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}tComme la turbulence maintient la fraction volumique solide \phi(t) spatialement uniforme dans tout le nuage, le volume total de solide contenu dans cette tranche s'écrit :
\mathrm{d}V_{\mathrm{s}} = \phi(t) \, \mathrm{d}V = \phi(t) \, L(t) \, W_0 \, v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}tLes particules étant des sphères identiques de diamètre d, le volume propre d'une particule est :
v_{\mathrm{p}} = \frac{4}{3}\pi \left(\frac{d}{2}\right)^3 = \frac{\pi d^3}{6}Le nombre \mathrm{d}N_{\mathrm{s}} de particules solides atteignant le sol entre t et t + \mathrm{d}t est le rapport de ces volumes :
\mathrm{d}N_{\mathrm{s}} = \frac{\mathrm{d}V_{\mathrm{s}}}{v_{\mathrm{p}}} = \frac{\phi(t) \, L(t) \, W_0 \, v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t}{\dfrac{\pi d^3}{6}}d'où l'expression recherchée :
\boxed{\mathrm{d}N_{\mathrm{s}} = \frac{6 \, W_0 \, v_{\mathrm{s}}}{\pi d^3} \, L(t) \, \phi(t) \, \mathrm{d}t}Résultat
Exercice 9ENS Physique BCPST 2025, Q20
Le volume total du nuage est supposé constant au cours de l'écoulement :
V = L(t)\, h(t)\, W_0 = L_0\, h_0\, W_0 = \text{cte}Soit v_{\mathrm{p}} = \frac{\pi d^3}{6} le volume d'une particule solide. Le volume total occupé par les particules dans le nuage est V_{\mathrm{s}}(t) = \phi(t) V, de sorte que le nombre total de particules solides présentes dans le nuage à l'instant t s'écrit :
N(t) = \frac{V_{\mathrm{s}}(t)}{v_{\mathrm{p}}} = \frac{\phi(t) V}{v_{\mathrm{p}}}Entre les instants t et t+\mathrm{d}t, les particules qui se déposent au sol ne participent plus à la dynamique du nuage. Le bilan sur le nombre de particules s'écrit donc :
\mathrm{d}N(t) = N(t+\mathrm{d}t) - N(t) = -\mathrm{d}N_{\mathrm{s}}En utilisant l'expression de \mathrm{d}N_{\mathrm{s}} établie à la question Q19 (\mathrm{d}N_{\mathrm{s}} = \frac{\phi(t)\, L(t)\, W_0\, v_{\mathrm{s}}\, \mathrm{d}t}{v_{\mathrm{p}}}), il vient :
\frac{V}{v_{\mathrm{p}}}\,\mathrm{d}\phi(t) = -\frac{W_0\, v_{\mathrm{s}}}{v_{\mathrm{p}}}\, L(t)\, \phi(t)\,\mathrm{d}tEn divisant par \mathrm{d}t et en simplifiant par v_{\mathrm{p}}, on obtient :
\frac{\mathrm{d}\phi(t)}{\mathrm{d}t} = -\frac{W_0\, v_{\mathrm{s}}}{V}\, L(t)\, \phi(t) = -\frac{W_0\, v_{\mathrm{s}}}{L_0\, h_0\, W_0}\, L(t)\, \phi(t) = -B\, L(t)\, \phi(t)On identifie ainsi l'expression de la constante B :
\boxed{B = \frac{v_{\mathrm{s}}}{L_0\, h_0}}Par définition (question Q5), la fraction volumique solide d'excès s'écrit \psi(t) = \phi(t) - \phi_{\min}, où \phi_{\min} est une constante. On a donc :
\frac{\mathrm{d}\psi(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\phi(t)}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad \phi(t) = \psi(t) + \phi_{\min}En injectant ces relations dans l'équation différentielle (6), on obtient :
\boxed{\frac{\mathrm{d}\psi(t)}{\mathrm{d}t} = -B\, L(t)\,\big(\psi(t) + \phi_{\min}\big)}Résultat
Exercice 10ENS Physique BCPST 2022, Q22
Dans le cadre de l'approximation quasi-stationnaire, la dépendance temporelle explicite de la concentration est négligée devant la diffusion spatiale :
\frac{\partial c_{\mathrm{w}}}{\partial t} = 0L'équation de diffusion (10) devient alors une équation différentielle ordinaire sur c_{\mathrm{w}}(r) :
\frac{D_{\mathrm{w}}}{r^2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r} \left( r^2 \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} \right) = 0Le coefficient de diffusion D_{\mathrm{w}} étant non nul, on intègre une première fois par rapport à r :
\begin{aligned} r^2 \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} &= C_1 \quad (C_1 = \text{Cste}) \\ \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} &= \frac{C_1}{r^2} \end{aligned}Une seconde intégration conduit à :
c_{\mathrm{w}}(r) = -\frac{C_1}{r} + C_2 \quad (C_2 = \text{Cste})La condition aux limites à grande distance de la gouttelette impose :
\lim_{r \to +\infty} c_{\mathrm{w}}(r) = c_0 \implies C_2 = c_0En posant C_1 = -c_0 b (ou en conservant une constante additive A = -C_1), l'expression de la concentration s'écrit :
\boxed{c_{\mathrm{w}}(r) = c_0 + \frac{A}{r} = c_0 \left( 1 + \frac{b}{r} \right)}où la constante b (ou A) reste à déterminer à l'aide des conditions à la surface de la gouttelette.
Résultat
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