Enfin globalement autant des écoles type Télécom/ENSAE/Ponts ont un intérêt à se placer dans Paris-Saclay comme écoles spécialisés et 1ère dans leurs domaines respectifs, autant les Mines avec Centrale et l’X à coté bof…
Le fait d’être « généraliste » n’empêche pas d’être reconnue dans plusieurs domaines et d’avoir d’excellents labos. Plasma, combustion, génie civil … sont des exemples pour l’ECP. L’X et l’ECP ont intérêt au regroupement géographique, ça augmente la proximité avec des gros industriels (Danone, TRT ..), des organismes de recherche (CEA, CNRS …), des organismes mixtes privés-public (III-V lab…), et ça en motivera d’autres à venir. Qu’on soit généraliste ou spécialisé, le futur est dans la recherche, le futur est dans le financement privé, et être tout seul dans son coin à chatenay malabry n’est pas idéal pour voir des industriels.
@Strelok : Pour info, l’école des Ponts est clairement généraliste. Il y a deux pôles « phares » (finance et génie civil) et d’autres (génie indu, environnement/transport, maths/info…) qui marchent très bien aussi. Etre généraliste ce n’est pas faire un peu de tout pendant 3 ans mais plutôt proposer un large éventail de cursus.
Dope a écrit:
@Strelok : Pour info, l’école des Ponts est clairement généraliste.
Clairement non ! Quid de l’électrotechnique, des télécoms, de l’électronique, de l’automatique, de l’aéronautique,…
L’X et l’ECP ont intérêt au regroupement géographique, ça augmente la proximité avec des gros industriels (Danone, TRT ..), des organismes de recherche (CEA, CNRS …), des organismes mixtes privés-public (III-V lab…), et ça en motivera d’autres à venir. Qu’on soit généraliste ou spécialisé, le futur est dans la recherche, le futur est dans le financement privé, et être tout seul dans son coin à chatenay malabry n’est pas idéal pour voir des industriels.
Oui enfin tout cela repose sur un postulat très autocentrique bien normal quand les universitaires et professionnels de l’éducation prennent le pas sur les entrepreneurs. Mais "passez devant les autres vous suivront, ca rappelle un peu la DATAR de la fin des sixties, et ca a envoyé pas mal de courageux décentralisés dans le mur.
Penser que le centre du monde sera là où les labos se regrouperont et que vu de San Francisco, de Vancouver, de Hong-Kong,de Dubai, de Sao Paulo ou de Bengalore , la fine distinction entre Chatenay Malabry et Saclay est pertinente est assez amusant. Ca rappelle la vieille histoire du francais qui a mis 3 semaines et 14 correspondances à arriver de proche en proche en train dans le nord de la Chine et qui, lorsqu’il veut acheter son billet de retour se voit demander par le guichet s’il va à Massy Verrières ou à Massy Palaiseau. Saclay, ravitaillé par des bataillons de corbeaux, et un futur métro à côté d’une autoroute déjà saturée au dessus d’une ligne de RER qui serait la honte d’un PVD.
Avant de jeter l’éponge, plusieurs membres éminents du CA de l’AECP ont milité pour que Centrale participe à un un véritable pôle stratégique qui regroupe également des business schools et des formations sciences humaines, et regarde un peu plus loin que le microcosme dans lequel elle se complait mais n’ont pas été entendus.
Il est vrai que pour faire cela il aurait fallu avoir une stratégie alors que lorsqu’on ne vise QUE la taille, pour gruger, comme cela est rappelé plus haut, le classement de Shangai, point n’est besoin de stratégie, juste se mettre à la remorque d’un plus gros en essayant de trainer un plus petit derrière soi. Grand classique dans le monde de l’entreprise, quand on n’a pas de stratégie on peut toujours faire des fusions et des absorptions, Tapie ( pas celui de la CGE, l’autre, le Nanard) a survécu longtemps comme ça.
SI on vous dit :
*
« Dès lors que nous ne nous battons plus entre ingénieurs du sud de l’Ile de France , dès lors qu’il n’y a plus de rivalités immédiates et qu 'il n 'y a pas de guerre, ni même de guerre imaginable, entre l’ECP et l’X, entre l’ECP et les Mines et, bien entendu, entre la l’ECP, l’X les Mines et HEC , eh bien ! il est absolument normal que s’établisse entre ces écoles d’ingénieur une solidarité. C’est cela les vrais pôles d’enseignement et de recherche, et je crois que cette solidarité doit être organisée. Il s’agit de savoir comment et sous quelle forme.
Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « Saclay», « Saclay », « Saclay » mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien.
Je répète : il faut prendre les choses comme elles sont. Comment sont-elles ? Vous avez l’ECP, on ne peut pas le discuter, il y en a une. Vous avez l’X, on ne peut pas le discuter, il y en a une. Vous avez les Mines, vous avez les Ponts, vous avez Orsay, vous avez l’ENSTA et vous avez, un peu plus loin, HEC et vous avez Sc po , etc. Ce sont des institutions, elles ont leur histoire, elles ont leur langue, elles ont leur manière de vivre et ils sont des ECP, des X, des Mineurs, des Ponts,des universitaires, des Epices, des ScPo, etc .. Ce sont ces institutions là qu’il faut habituer progressivement à vivre ensemble et à agir ensemble. A cet égard, je suis le premier à reconnaître et à penser qu’un pôle de coopération est essentiel, car si on arrive à l’organiser, et, par conséquent, à établir une réelle solidarité entre ces institutions on aura fait beaucoup pour le rapprochement fondamental et pour la vie commune. »*
Vous aurez reconnu aisément le texte à peine détourné ( seule les instanciations ont été changées).
Mutas mutandis, le « machin » objet de la citation originale n’a jamais eu de gouvernance politique sérieuse, s’est contenté de traités économiques, et démontre 50 ans plus tard brillamment son impuissance à régler les problèmes politiques ET les problèmes économiques.
Et quelle gouvernance à Saclay ? Une guerre d’egos entre petits marquis et une stratification de couches de pseudo gouvernance, sans projet commun, si ce n’est de contribuer à la lutte contre le chômage dans la fonction publique.
Même les opérateurs à compétence urbanistique se plaignent du non sens du projet actuel de Saclay. On juxtapose péniblement des projets sans envergure et chacun tente de construire sur le pelouse de son copain ou le terrain vague qu’on lui a mis à disposition.
Il suffirait pourtant de relire ne serait-ce que Delouvrier, pour voir qu’on ne fait pas une « ville nouvelle » en juxtaposant des bidonvilles et des campings. Mais où est le plan d’urbanisme de l’OIN ? Où est le préfet en charge du tout ?
Nulle part, car le projet n’est pas financé, ou plutôt était vaguement financé in futurum par une majorité disparue, et que depuis, l’état fauché taille à la serpe dans les projets dont le rapport coût/intérêt est défavorable.
Et puis l’épanadiplose n’est pas loin. Qui a lancé tout cela ? Le corps des Mines ! Qu’ont décidé les Mines . ? « Passez devant, nous on reste à Paris ». Cherchez l’erreur ..
Le projet Saclay actuel est loin d’être parfait, et effectivement il n’y a aucune autorité centrale ferme pour unifier tous les égos qui travaillent à leurs intérêts propres et ne feront rien de plus que des alliances de circonstances (X/CS/HEC/etc.).
Mais il y a un mouvement de l’histoire indéniable vers une diminution du nombre d’établissements et un alignement sur le système anglo-saxon de grosses universités pluri-disciplinaires échelonnées en prestige. Même s’il y a des menaces graves qui pèsent sur le projet, ne rien faire serait bien plus dangereux à mon sens. Les finances de l’état français sont fragiles et se dégradent, si l’état se retrouvait d’un coup obligé de couper à tour de bras dans les financements, la baffe pourrait être dramatique pour les établissements isolés.
Tout à fait. Mais l’ardente obligation de faire quelque chose d’intelligent ne doit pas se transformer en blanc seing pour faire n’importe quoi … avec des coûts disproportionnés.
Parmi les perles de Saclay, 1.2 milliards pour déménager Orsay de qq centaines de mètres, et l’éloigner du métro … Pourquoi ? Pour "donner corps au projet CS sur le plateau " ?
Les exemples (étrangers) de manquent pourtant pas de véritables campus intégrés avec ingéniérie, fac, business, etc …
LA solution pourrait venir des centraliens, il y en avait un qui avait la recette …
SI seulement celui là était encore vivant … il suffirait de le laisser rentrer dans l’un des pow-wov de coordination transversalo-géographico-fonctionnello-inutile et de le laisser appliquer sa recette
*Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d´Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s´excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite
Mais sitôt qu´ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n´en est rien resté
*
Après, les choses seraient plus simples et moins couteuses … et pas forcément moins intelligentes ..
A Paris intra aussi ca se fighte dans les groupements : letudiant.fr/educpros/actual … sites.html
padpad a écrit:
Parmi les perles de Saclay, 1.2 milliards pour déménager Orsay de qq centaines de mètres, et l’éloigner du métro … Pourquoi ? Pour "donner corps au projet CS sur le plateau " ?
Comment ça? Que signifie « déménager Orsay de qq centaines de mètres »? (la fac d’Orsay c’est pas un bâtiment, c’est un concept.)
j’espère que les millions d’euros qui seraient gaspillés là dedans resteront aussi à l’état de concept
vieux liens
leparisien.fr/essonne-91/la- … 278879.php
poiulisorsay.unblog.fr/2010/05/0 … a-faculte/
sciences.blogs.liberation.fr/hom … -vue-.html
Les coûts? Lorsque l’université a travaillé sur le prix d’une rénovation de son campus, le devis est monté à 1,3 milliard. Pour construire tout à neuf sur le plateau, un texte de la Fondation de coopération scientifique (FCS) qui sera le «réceptacle» des crédits de l’opération – avance «1 milliard», dans un flou total. Si on l’évoque devant Guy Couarraze, président de l’université Paris-Sud, il fait la moue. Et souligne qu’il faudra retirer du dit milliard au moins cent millions rien que pour l’achat des terrains et leur viabilisation
entre temps les chiffres se sont d’ailleurs inversés ..
Effectivement maintenant ça me rappelle quelque chose, j’ai dû vaguement entendre parler de qque chose.
De toute façon, ce serait déplacer quelques bâtiments sur le plateau, où il y en a déjà un certain nombre.
Mais tout ça me paraît très compliqué, en fait je n’en sais pas assez pour avoir un avis.
padpad a écrit:
j’espère que les millions d’euros qui seraient gaspillés là dedans resteront aussi à l’état de concept
Faut bien que les impôts servent à quelque chose
En tout cas maintenant Supelec est officielement une ecole specialisé.
Voir nouvelle interview ce jour dans lemonde.fr/education avec un article au coeur de la fusion
Perso je pense pas que cette strategie de com va ameliorer la sélectivité déjà en declin ces dernieres annees
Je te trouve bien pessimiste !!!
L’article me semble bien, et pas si catégorique :
« Pour autant leur philosophie de formation est très proche avec des troncs communs et des spécialisation mais il est vrai que Supélec forme des ingénieurs un peu plus spécialisés. »
Et je vois pas d’où tu tires que la sélectivité est en déclin ??
En meme temps a centrale ils entendent jamais parler d’electrotech ou d’elec, donc je dirais que centrale est specialiste dans son domaine: la mecanique sous toutes ses formes.
[troll]c’est beau de voir le lobby supélec si réactif [/troll] ![]()
Si on prend juste la MP/MP*, le rang moyen des intégrés Supélec entre les 3 campus passe de 600-630 avant 2007 à 700-740 en 2009-2012, et ce n’est pas expliqué par une hausse des places.
Pour l’ECP on tourne autour de 340-380 depuis 10 ans, donc pas de gros changement, à périmètre de places constant.
Après il faudrait voir avec les autres filières ce que ça donne ![]()
VincentR a écrit:
[troll]c’est beau de voir le lobby supélec si réactif [/troll]
le « [troll] » c’est juste pour dire ce que tu penses, mais bon des ad hominem ça veut juste dire que tu sais que j’ai raison
Le « troll », c’est juste pour dire que je vous taquine.
Sinon, peut être que tu as raison, peut être que Centrale ne fait pas d’électronique du tout (un peu étrange), mais j’en sais rien, je connais pas leur programme ![]()
squaro a écrit:
Je te trouve bien pessimiste !!!
L’article me semble bien, et pas si catégorique :
« Pour autant leur philosophie de formation est très proche avec des troncs communs et des spécialisation mais il est vrai que Supélec forme des ingénieurs un peu plus spécialisés. »
Et je vois pas d’où tu tires que la sélectivité est en déclin ??
Ce qui me derange dans la nouvelle com et que supelec a plein d opportunité en 3a et dans tous les domaines
Or le nouveau dg supelec parle seulement de supelec comme specialisée et je pense que les taupins peuvent prendre peur.
Pour la selectivite a mon epoque en 2000 en psi supelec etait plus dur a avoir que centrale lyon ou ensta ce qui n est plus le cas il me semble.
si c’est encore le cas