Propositions pour faire évoluer l'X

Les élèves étrangers sont pris par deux voies, une trentaine passent par une prépa, et à peu près 75 sont recrutés directement de l’étranger. Ils sont pris sur un concours à part qui est assez différent. Ils apprennent le français pendant le gros de leur 1A. Ils ne changent rien pour le concours d’entrée des taupins, mais 50% d’internationaux et 50% de français peut changer drastiquement la vie de campus.

Sans compter que cela risque de râler fort car on ne comprend pas pourquoi il y aurait une méthode de sélection différente. A Lausanne il n’y a pas de concours ni pour les suisses ni pour les étrangers donc manifestement un traitement identique (on a même le sentiment que c’est plus dure pour les étrangers que pour les suisses). On aurait nous de notre côté une sélection plus dure pour les taupins de France que pour l’autre future moitié de la promo !? on à parfois du mal à suivre nos élites !

en fait les fusions, ça va beaucoup plus vite que ce qu’on croit ..

centraliens.net/documentatio … html#fam21

Daniel Verwaerde, 60 ans, Centrale ParisTech (1977), CHEAr, a réalisé le parcours suivant :

Pierre-Michel Deleglise, Centrale ParisTech, actuaire, occupait dernièrement le poste …

Très classique chez les journaleux
Le record étant le nouvel obs :
« Claire, après deux ans à Centrale Paristech a pu partir en double diplôme au MIT de Harvard »
Texto

sn35000 a écrit:

Sans compter que cela risque de râler fort car on ne comprend pas pourquoi il y aurait une méthode de sélection différente. A Lausanne il n’y a pas de concours ni pour les suisses ni pour les étrangers donc manifestement un traitement identique (on a même le sentiment que c’est plus dure pour les étrangers que pour les suisses). On aurait nous de notre côté une sélection plus dure pour les taupins de France que pour l’autre future moitié de la promo !? on à parfois du mal à suivre nos élites !
Pour info, ça se passe déjà comme ça et il n’y a pas grand monde qui le vit mal.
A système éducatif différent, concours différent.
C’est aussi le cas pour la filière universitaire française.

:open_mouth: La plupart a fait le choix de faire le mort … Ils attendent l’avis de la secrétaire d’Etat à la recherche et l’enseignement supérieur. Ah oui c’est vrai il n’y en a plus !

Le travail de Bernard Attali ne devait pas les concerner. Mais les écoles d’ingénieurs voisines de l’École polytechnique sur le plateau de Saclay se retrouvent malgré elles visées par les propositions de l’économiste. Après plusieurs mois de travail, ce dernier a rendu son rapport sur l’avenir de l’X, le 6 juin 2015. Au fil des 80 pages que constitue le dossier, il est à la fois question de rénover la pédagogie de l’école d’ingénieurs, de supprimer la solde des élèves ou encore de créer un accès postbac.

Mais Bernard Attali souhaite aussi et surtout renforcer la place de l’X sur le marché international de l’enseignement supérieur. « Le principal défi qui se pose à l’école se résume ainsi : est-il possible de rester une école d’excellence malgré une relative petite taille ? questionne l’économiste. La réponse est clairement non. L’X, comme l’ensemble des écoles françaises d’ingénieurs, souffre, face à la compétition internationale, d’une taille insuffisante, héritage de l’histoire. » La solution prônée est donc simple : rassembler au sein d’un grand établissement 10 écoles scientifiques, pour donner naissance à l’ « École polytechnique de Paris ».
Lire aussi

L’École Polytechnique de Paris, future école d’ingénieurs de Saclay (au passage, Arts&Métiers ParisTech dégagée du projet ! :open_mouth: )

Sur le papier, l’X, CentraleSupélec, Mines ParisTech, l’École des ponts ParisTech, l’Ensta ParisTech, Télécom ParisTech, l’Ensae ParisTech, AgroParisTech, l’Institut d’Optique Graduate School et l’ENS Cachan (qui ne délivre pas de diplôme d’ingénieur) pourraient ainsi, dans les prochaines années, se regrouper au sein d’une super structure. Cet ensemble serait intégré au sein de l’Université Paris-Saclay (UPS), qui rassemble déjà une majorité des écoles citées. L’École polytechnique de Paris deviendrait ainsi l’école d’ingénieurs de l’UPS, « de même qu’HEC en est la grande école de commerce », commente Bernard Attali.

Alors que le projet de Saclay a mis du temps à se mettre en place, ralenti notamment par la peur des établissements de voir disparaître leur identité, l’idée de cette nouvelle structure peut surprendre. Deux jours après la publication du rapport, les principales concernées préfèrent attendre une prise de parole de leur tutelle (ministère de l’Industrie pour bon nombre d’entre elles) avant de réagir. « Après avoir tout fait pour supprimer ParisTech, voilà qu’on propose une solution qui s’en approche incroyablement », analyse-t-on au sein d’une école concernée.
FIN de ParisTech et déménagement des Mines

L’École polytechnique de Paris, un ersatz de ParisTech ? En pleine réflexion sur son modèle, ParisTech devrait proposer une nouvelle stratégie d’ici à la fin du mois de juin. Mais Bernard Attali prône une solution définitive. Selon lui, ParisTech « a longtemps eu le mérite de constituer un lieu d’échange entre les grandes écoles d’ingénieurs de la région parisienne (…). Cependant, à l’heure où l’État a fait le choix clair d’une logique territoriale de regroupements, et où la motivation de certaines écoles à poursuivre leur adhésion à ParisTech s’essouffle, il me semble inutile de disperser les efforts : je suggère donc de tirer un trait définitivement sur cette structure. »

Et Bernard Attali de poursuivre son inventaire des choses à faire… et à défaire dans l’enseignement supérieur francilien. La présence de deux universités au sein de l’UPS ? « Il est évident, qu’à terme, les universités Paris-Sud et Versailles-Saint-Quentin devront être fusionnées. »

L’absence des Mines de Paris sur le plateau de Saclay ? « Il faudrait donc que l’État reprenne le dossier et use de tout son poids pour que l’école reconsidère sa position », face à une situation décrite par l’économiste d’ « incongruité », « couverte par l’omerta ».

Le rattachement de l’École des ponts ParisTech à la Comue Université Paris-Est ? Une situation qui prive l’école « d’un lien organique avec une communauté d’excellence, alors que ses spécificités en matière de recherche et d’enseignement (génie civil, urbanisme, transports,…) en feraient un membre de l’UPS très complémentaire des autres écoles d’ingénieurs ». Nul doute que le regroupement d’établissements de l’Est parisien appréciera l’analyse…
La réforme de l’X est (de nouveau) en marche
Sur la réforme de l’École polytechnique, Bernard Attali livre dans son rapport une liste très complète de recommandations et de pistes de réflexion, regroupées en neuf thèmes. Présent à Polytechnique le 6 juin 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a annoncé vouloir suivre certaines propositions du rapport. La stratégie de l’établissement doit être revue avant la fin de l’année 2015.

  • Créer un accès post-bac à l’École polytechnique
  • Créer une formation par alternance à l’X
  • Créer sur le campus de Saclay un internat d’excellence abritant des classes préparatoires dédiées aux élèves boursiers
  • Supprimer le classement de sortie en introduisant une sélection sur dossier et un entretien de motivation
  • Étudier la vente de la « Maison des Polytechniciens »
  • Substituer à la solde des élèves un système de bourses
  • Quadrupler le nombre d’élèves internationaux du cycle polytechnicien
  • Relever très significativement les frais de scolarité

Belle présentation, pourrais tu développer sur l’effet probable d’un tel regroupement de 10 écoles sur les concours ? Sur les prépa ?

un point de « détail ». Ceux qui gèrent les concours dans le détail s’étaient toujours opposé à la fusion des deux grands concours, non seulement pour maintenir une certaine diversité à l’époque où la lutte contre la pensée unique primait sur la lutte pour taille mais aussi plus pragmatiquement pour diminuer che zle taupin le risque de l’accident idiot.

En effet, on peut toujours se planter par malchance à un concours. S’il y en a plusieurs, on se rattrape ailleurs, même au prix d’une déception. S’il n’y en a qu’un, qui classe tout le monde, … c’est mort.

Je pense de toutes façons que les gens sont d’accord pour dire que si toutes ces mesures étaient appliquées, l’univers de la prépa en serait complètement chamboulé / métamorphosé.

Je pense de toutes façons que les gens sont d’accord pour dire que si toutes ces mesures étaient appliquées, l’univers de la prépa en serait complètement chamboulé / métamorphosé.
Surtout en n’oubliant pas qu’un autre des axes du programme, largement publié mais soigneusement passé sous silence, est de rattacher les prépas aux facs en les détachant du lycée et de leur statut spécial, ce dont tous les enseignants ici présents savent bien que c’est le meilleur moyen de les démanteler.

Je serais curieux de savoir si en Allemagne, on développe le même complexe d’infériorité que les français vis-à-vis des classements internationaux.

J’observe que dans ces classements, ils sont aussi « mal classés » voire moins bien classés encore avec cependant une plus grande homogénéité des classements des universités techniques.

Ils ont un peu les mêmes handicaps (langue « exotique »), également des établissements de recherche centralisés hors université mais sûrement certains avantages (pas de centralisme étatique, un état financièrement un peu moins en faillite).

A mon avis ce regroupement des Top 10 sous le parapluie de l’X hormis, ce qui serait nature, de l’X avec ses écoles d’appli serait une véritable catastrophe pour l’ESR (renforcement de la dichotomie Paris/province, pensée unique pour ne pas dire soviétique etc)

sn35000 a écrit:

Sans compter que cela risque de râler fort car on ne comprend pas pourquoi il y aurait une méthode de sélection différente. A Lausanne il n’y a pas de concours ni pour les suisses ni pour les étrangers donc manifestement un traitement identique (on a même le sentiment que c’est plus dure pour les étrangers que pour les suisses). On aurait nous de notre côté une sélection plus dure pour les taupins de France que pour l’autre future moitié de la promo !? on à parfois du mal à suivre nos élites !
C’est déjà le cas, et de toutes manières avec tant de filières différentes il y a forcément des concours différents. C’est pas forcément negatif, ça enrichit les profils des élèves.

Mettre le nom « polytechnique » sur une école de rang B n’en fait pas une école excellente, de même que fusionner Skema et HEC ne fera pas des skemiens les meilleurs pipoteurs du monde

Sinon je voulais juste faire une sélection choisie :

  • Créer sur le campus de Saclay un internat d’excellence abritant des classes préparatoires dédiées aux élèves boursiers
  • Étudier la vente de la « Maison des Polytechniciens »
  • Substituer à la solde des élèves un système de bourses
  • Relever très significativement les frais de scolarité
    Coupage dans les couts, internat d’excellence pour les boursiers, frais de scolarité relevés, qui trinque dans tout ça ? La classe moyenne, non boursière mais qui ne peut pas se permettre de balancer x milliers d’euros par an ! Quand bien même la classe moyenne verse 20% de son revenu net en IR, 20% de toutes ses dépenses en TVA, et au total probablement 60 à 70% au total de la richesse qu’elle créé par son travail qui part pour l’état !!
    Les boursiers subiront toujours autant l’autocensure et voilà comment mettre à sac la méritocratie !

Toujours est-il que c’est vrai
Mettre le nom « POLYTECHNIQUE » sur la devanture et habiller les étudiants d’un bicorne ne changera rien au niveau intrinsèque des cours dispensés.
C’est un fait, et personne ne pourra le contredire sérieusement

J’aurais ajouté une proposition :

Interdire au polytechniciens de ridiculiser l’uniforme en s’exhibant à Roland Garros au risque de passer pour des branleurs prétentieux :wink:

Oh j’ai raté ça :frowning:

Les places à Roland-Garros sont offertes à des gens de la section tennis sous condition qu’ils y aillent en grand uniforme.
Ils ne choisissent pas d’y aller habillés comme ça, parce que il y a beaucoup plus agréable comme tenue pour assister à des matchs à 25°C au soleil.

Fifredieu, j’aurais du faire l’X

Tompouce67 a écrit:

Les places à Roland-Garros sont offertes à des gens de la section tennis sous condition qu’ils y aillent en grand uniforme.
Ils ne choisissent pas d’y aller habillés comme ça, parce que il y a beaucoup plus agréable comme tenue pour assister à des matchs à 25°C au soleil.
Je plussoie. Être dans un espèce de costume noir très épais et étouffant n’est pas très agréable en été.
Il y a des gens qui vont à Rolland Garros sans les invitations dont Tompouce parle et qui du coup ne mettent pas leur grand uniforme.

Tu veux dire qu’un polytechnicien n’est pas obligé de porter le GU en permanence? Je tombe des nues.