Propositions pour faire évoluer l'X

Si, mais tu profites de Roland Garros en tant qu’excuse pour le déposer au pressing.

Ils la veulent la reconnaissance internationale !

Petite critique argumentée et chiffrée trouver sur la toile (auteur Martin T)

Rapport totalement à côté de la plaque.
Une petite liste des bêtises qu’on à pu y lire:

N°1 « est-il possible de rester une école d’excellence malgré une relative petite taille?
la réponse est clairement non »
California Institute of Technology, USA: 2200 étudiants, 18 prix nobel, 6 prix turing et 1 médaille fields en 125 ans d’existence
Ecole Polytechnique, France: 2900 étudiants, 3 prix nobel, 1 médaille fields en 220 ans d’existence.
Sans commentaire.

N°2: il faudrait tout fusionner pour être mieux positionner dans la compétition internationale.
Que l’on prenne le classement de Shanghai, le classement du Times, ou le classement QS, seule 15% des universités du top 20 font plus de 30 000 étudiants, et 30% de celles du top 50. L’université Paris Sud fait déjà plus de 30 000 étudiants. La fusionner avec l’UVSQ qui n’est même pas située à côté ne servira strictement à rien..
En parallèle de ça quand on regarde les deux clusters d’innovations les plus cités au monde, ils ont au contraire plusieurs universités indépendantes sur une même zone
Silicon Valley: UC Berkeley (38 000 étudiants), Stanford (16 000), Caltech (2200), University of San Francisco (10 000), University of California Santa Cruz (18 000), San Jose State University (32 000)
Cambridge Massachusetts: MIT (11 500 étudiants), Harvard University (21 000), Boston University (33 500), Tufts University (10 500).

N°3 Concernant les Mines « Il faudrait donc que l’État reprenne le dossier et use de tout son poids pour que l’école reconsidère sa position ».
Quid du cluster de la montagne Sainte Geneviève? Les Mines sont à deux pas de l’ESPCI ParisTech, de Chimie ParisTech et de l’ENS Ulm, et font partie de la COMUE PSL. Déplacer tout le reste de ParisTech sur le plateau de Saclay ne rime à rien à part à transformer toujours un peu plus Paris en ville musée.
Pour rappel, Columbia University (29000 étudiants), en plein coeur de New York, s’en sort très bien, tout comme Imperial College (15 000 étudiants) à Londres ou l’ETH Zurich (19000 étudiants) en Suisse.

Someone1348 a écrit:

[quote=« Tompouce67 »]
Les places à Roland-Garros sont offertes à des gens de la section tennis sous condition qu’ils y aillent en grand uniforme.
Ils ne choisissent pas d’y aller habillés comme ça, parce que il y a beaucoup plus agréable comme tenue pour assister à des matchs à 25°C au soleil.
Je plussoie. Être dans un espèce de costume noir très épais et étouffant n’est pas très agréable en été.
Il y a des gens qui vont à Rolland Garros sans les invitations dont Tompouce parle et qui du coup ne mettent pas leur grand uniforme.
[/quote]
Quand on dit que les polytechniciens n’ont aucun sens pratique …

sn35000 a écrit:

Petite critique argumentée et chiffrée trouver sur la toile (auteur Martin T)

Rapport totalement à côté de la plaque.
Une petite liste des bêtises qu’on à pu y lire:

N°1 « est-il possible de rester une école d’excellence malgré une relative petite taille?
la réponse est clairement non »
California Institute of Technology, USA: 2200 étudiants, 18 prix nobel, 6 prix turing et 1 médaille fields en 125 ans d’existence
Ecole Polytechnique, France: 2900 étudiants, 3 prix nobel, 1 médaille fields en 220 ans d’existence.
Sans commentaire.

N°2: il faudrait tout fusionner pour être mieux positionner dans la compétition internationale.
Que l’on prenne le classement de Shanghai, le classement du Times, ou le classement QS, seule 15% des universités du top 20 font plus de 30 000 étudiants, et 30% de celles du top 50. L’université Paris Sud fait déjà plus de 30 000 étudiants. La fusionner avec l’UVSQ qui n’est même pas située à côté ne servira strictement à rien..
En parallèle de ça quand on regarde les deux clusters d’innovations les plus cités au monde, ils ont au contraire plusieurs universités indépendantes sur une même zone
Silicon Valley: UC Berkeley (38 000 étudiants), Stanford (16 000), Caltech (2200), University of San Francisco (10 000), University of California Santa Cruz (18 000), San Jose State University (32 000)
Cambridge Massachusetts: MIT (11 500 étudiants), Harvard University (21 000), Boston University (33 500), Tufts University (10 500).
Mais oui cette histoire de taille est ridicule car tant que la recherche sera majoritairement effectuée dans les grands organismes publics (CEA, CNRS, ONERA, INSERM, INRA, etc) que les MC seront payés 30keuros/an et pas 150 keuros/an comme à l’étranger, que la culture du mécénat ne sera pas plus répandue, que le pilotage sera parisien et soviétique, la remontée dans ces classements n’est pas pour demain. Et puis il faut arrêter avec cette obsession scolaire des classements !

Il faut commencer par bosser (comme les suisses) au lieu de vouloir construire des grands ensembles bruxellois inefficaces et en perte de vitesse

On demande à l’accueil qqn pour défendre un peu la partouze saclaysienne.
Visiblement, le truc est en route depuis trop longtemps, ceux qui savent pourquoi on fait ce cluster chmapètre et grande taille sont partis.
A moins que ce n’ait été que des mineurs, repartis bvd St Germain se marrer de leur bonne plaisanterie.

Bon, je ne suis pas forcément pour Paris Saclay et je trouve qu’il est tout à fait normal que les Mines restent à côté du Luxembourg : le 5ème arrondissement est un environnement intellectuel bien plus entraînant que le plateau de Saclay actuellement.

Pour l’X qui pour le moment n’a pour voisins que l’ENSTA et SupOp (et Supélec un peu plus loin), l’arrivée d’autres écoles comme Agro et l’ENS Cacham permet de diversifier la population. Pour le moment, on est que entre scientifiques « durs ». Au moins dans les autres universités étrangères ils ont, par exemple, des voisins en lettres ou bien les facultés des universités en elles mêmes sont bien plus diverses.

XCM2012: je me suis mal exprimé, je veux tout simplement dire que personne ne met l’uniforme en été s’il a le choix de ne pas le faire.

XCM2012: je me suis mal exprimé, je veux tout simplement dire que personne ne met l’uniforme en été s’il a le choix de ne pas le faire.
Faudrait songer à faire une pétition pour déplacer le 14 Juillet en hiver :slight_smile:

Il faudrait aussi supprimer la jupe pour les filles. Ces jupes ne sont pas assez sexy, mieux vaut un unif’ unisexe mais peut-être que ça risque d’occuper 5 ans de débats de l’AX qui a mieux à faire en ce moment … par exemple organiser une riposte au rapport à Nanard

L’AX … et au fait comment va X.ORG ? ca existe toujours ?

XCM2012 a écrit:

Il faudrait aussi supprimer la jupe pour les filles. Ces jupes ne sont pas assez sexy, mieux vaut un unif’ unisexe mais peut-être que ça risque d’occuper 5 ans de débats de l’AX qui a mieux à faire en ce moment …
Tu voudrais détourner le débat en le masquant derrière une vague polémique? Une telle manoeuvre ferait frémir le moindre politicien. Tu devrais avoir honte.

Du Dorcel spécial geek alors : x.org/wiki/

dailymotion.com/video/x2ti6rw

Rien de bien génial à dire mais c’est comme celà

Le débat est lancé. Commandé en décembre dernier par le premier ministre Manuel Valls à Bernard Attali, ancien président d’Air France, un rapport sur l’Ecole polytechnique a été présenté samedi 6 juin par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le rapport pose clairement la question de l’avenir de la prestigieuse école d’ingénieurs et de son rôle pour l’Etat et l’économie française. Il recommande un bouleversement profond du fonctionnement de l’école militaire. Si certaines de ses recommandations sont saluées par la communauté polytechnicienne, d’autres font débat. Laurent Billès-Garabédian, président de l’Association des anciens élèves et diplômés de l’École polytechnique, en fait le bilan.

En tant que président de l’Association des anciens élèves et diplômés de l’École polytechnique (AX), que pensez-vous du rapport Attali?

Laurent Billès-Garabédian: L’AX a contribué à la discussion sur ce rapport. Des questions importantes y sont posées. La principale étant: que veut-on faire de l’École polytechnique? Le débat est sain, il faut l’avoir franchement et jusqu’au bout sans l’escamoter. L’X est un outil au service du pays, outil qui a un coût. Dans une situation où la France est en perte de vitesse, avec des problèmes d’économie et d’emploi, l’École polytechnique doit être un outil au service de la Nation dans son ensemble.

L’X est là pour créer du savoir, servir l’Etat , innover dans les sciences, les technologies et l’industrie et créer de la richesse et de l’emploi pour le pays. Elle joue ce rôle aujourd’hui illustré , entre autres, par les succès dans l’aéronautique ou l’énergie. Elle peut le faire encore davantage par exemple grâce aux mathématiques dans lesquelles la France et l’X en particulier excellent et qui sont un socle pour de formidables innovations et sources d’avantage concurrentiel. La question est de savoir si le pays souhaite utiliser cet outil à son service et comment l’Ecole peut encore mieux servir à l’avenir.

Pour cela, le rapport Attali prône un agrandissement de l’école jusqu’à une «taille critique», de fusionner avec les autres grandes écoles du plateau de Saclay et de quadrupler le recrutement d’étudiants étrangers.

L’internationalisation et le plateau de Saclay sont les vrais défis à venir pour l’X. Il faut se développer à l’international, il faut que l’Ecole se fasse encore davantage connaître internationalement, une voie étant une plus grande collaboration avec les écoles de Paris-Saclay. L’X ne peut pas se lancer tête baissée dans un projet qui n’est pas encore complètement clair. La stratégie et les enjeux de Paris-Saclay doivent être précisés et l’X devra y jouer pleinement son rôle. Je regrette que l’X n’ait pas assumé davantage un rôle moteur dans Paris-Saclay, en particulier en montrant son engagement à travers un siège permanent à son conseil. Pour le recrutement des étudiants étrangers, il ne faut pas passer de 100 à 400 étudiants directement mais quand elle aura su attirer un vivier d’un grand nombre de candidats du meilleur niveau et il y en a dans le monde!

Il faudra le faire, dans le temps et de manière mesurée, car le plus important est de conserver le niveau d’excellence qui est la marque de fabrique de l’Ecole polytechnique. Le rapport propose également de tripler le recrutement par la filière universitaire. Je ne sais pas si on peut multiplier leur nombre par trois instantanément, mais les étudiants qui accèdent à l’X par cette voie aujourd’hui sont très peu nombreux, 17 par promotion. Ce serait malheureux si on n’arrivait pas à en recruter 50 en gardant le niveau d’excellence requis, d’autant qu’ils sont plus faciles à identifier ; on peut également penser à d’autres filières , en particulier la filière biologie.

Bernard Attali propose également des mesures plus polémiques, qui touchent aux traditions de l’école. La suppression du classement de sortie, de la solde des élèves ou encore la création d’une voie d’accès post-bac suscitent des inquiétudes.

Concernant le classement de sortie, l’AX n’est pas hostile à un changement de mode de sélection des élèves destinés à intégrer les grands Corps de l’Etat et ce sera aux Corps de définir en coordination avec l’école leur besoin de formation et les mécanismes de sélection gardant la plus grande objectivité. Si l’on supprime le classement, il faut néanmoins conserver le principe d’une évaluation exigeante. Faire disparaître le classement ou le réserver à ceux qui le souhaitent, permettrait de rendre plus flexible la formation de la grande majorité des élèves et de leur permettre de choisir les matières dans lesquelles ils souhaitent atteindre le meilleur niveau et ainsi mieux répondre aux attentes des employeurs et des élèves.

Sur la solde, je suis partagé. Elle était un outil dans le passé pour attirer les meilleurs candidats au service de l’Etat ; sa suppression ne me choquerait pas, mais elle contractualise aujourd’hui un lien avec le ministère de la Défense, qui assure la tutelle de l’école. Cela risque de distendre le lien avec le ministère dont la tutelle est essentielle car elle offre aux étudiants une formation militaire exceptionnelle, qui leur inculque un vrai attachement à l’intérêt général et à la Défense et qui permettra d’avoir demain des décideurs et des responsables d’entreprises ayant été confrontés aux problématiques de défense au sens large, militaires, économiques, technologiques et industrielles.

Pour la création d’une voie d’accès post-bac, je suis extrêmement circonspect. Quel est l’objectif? Qui va-ton recruter par ce moyen? Va-t-on se mettre en concurrence avec les INSA qui sont une formation remarquable ou avec les classes préparatoires qui aujourd’hui accueillent des élèves de toutes les classes sociales et les forment de façon personnalisée avec de grandes exigences? Je ne comprends pas bien à quel public cela s’adresse, ni pour quoi faire. Si l’objectif est de faire davantage connaître l’X au niveau international, ce n’est pas au niveau licence qu’il faut se battre mais au niveau master et PhD.

Je trouve que le passage : " La question est de savoir si le pays souhaite utiliser cet outil à son service et comment l’Ecole peut encore mieux servir à l’avenir. "
à : « Pour cela, le rapport Attali prône un agrandissement de l’école jusqu’à une «taille critique» » n’a pas de sens et entretient une confusion.

Si l’Etat souhaite former des fonctionnaires et ou des citoyens à son service il faudrait que ceux ci travaillent pour lui ou pour des entreprises qui ont encore leurs sièges sociaux en France. Or elles sont de moins en moins nombreuses et de plus en plus attirées par l’optimisation fiscale !

L’histoire de la taille critique répond plus à un objectif d’image qu’autre chose. Il pourrait être envisagé une croissance endogène de l’école à la place du système de fusion acquisition.

Concernant l’augmentation du recrutement via la filière universitaire celle ci à déjà commencée au détriment de la filière PCSI. Il est dommage que la question n’ait pas été posée pour savoir si l’augmentation future (triplement, passage de 18 à 54) se fera de la même manière ou pas. Tout changement important devrait être annoncé 2 ans à l’avance pour ne pas pénaliser les étudiants de prépa.

sn35000 a écrit:

Concernant l’augmentation du recrutement via la filière universitaire celle ci à déjà commencée au détriment de la filière PCSI
PC, pas PCSI. Les quelques places supprimées en PC ont été attribuées aux PSI (accessibles aussi aux PCSI) et pas à la filière universitaire il me semble.

Y a-t-il eu des réactions des autres directeurs d’établissement depuis la remise de ce rapport ?

Et des autres écoles concernées par les fusions ? Ou tout le monde attend encore pour voir venir ?

PS: Concernant Attali il est encore président d’honneur de Air France !

sn35000 a écrit:

Et des autres écoles concernées par les fusions ? Ou tout le monde attend encore pour voir venir ?
Pas vu grand chose sur les sources ouvertes. Comme si tout le monde en effet se disait .. laissons passer l’orage.
sn35000 a écrit:
PS: Concernant Attali il est encore président d’honneur de Air France !
ce qui accrédite, le concernant, le dicton citation-celebre.com/citations/71637

L’idée d’augmenter les places pour les étrangers (lire les étrangers n’ayant pas fait prépa) pose quand même problème. Il suffit de prendre le classement pour voir que le dernier quart d’une promo a un taux d’étrangers dits EV2 très élevé…