Soit et . On considère la matrice suivante :
Pour , le résultat est immédiat. Supposer .
Traduire l'équation aux valeurs propres sous forme d'une relation de récurrence linéaire d'ordre 2 sur les composantes de .
Utiliser les conditions aux limites et pour restreindre les valeurs possibles de .
Exploitation de la structure tridiagonale via une récurrence.
Utilisation de la symétrie réelle pour la diagonalisabilité.
Résolution d'équations caractéristiques trigonométriques.
Résolution.
D'après le théorème spectral, toute matrice réelle symétrique est diagonalizable dans une base orthonormée.
Supposons désormais . Soit et non nul tel que . En posant et , le système se traduit par la relation de récurrence suivante :
Ce qui se réécrit :
L'équation caractéristique associée est . Le produit des racines est 1, donc les racines sont de la forme et .
Si , alors est de la forme . Les conditions imposent , ce qui donne , impossible.
Ainsi les racines sont distinctes. On peut poser avec . La relation devient .
La solution générale de la récurrence est . Comme , on a , donc .
La condition impose , d'où avec . On en déduit les valeurs de :
Comme les valeurs propres trouvées sont distinctes (la fonction cosinus est injective sur ), chaque sous-espace propre est une droite vectorielle :
Attention à l'indice de la somme dans les conditions aux limites. L'introduction de et est un artifice classique pour transformer un système fini en une suite infinie vérifiant une relation de récurrence.