Soit un espace vectoriel de dimension finie sur un corps et un endomorphisme de .
On considère l'ensemble des sous-espaces vectoriels de défini par :
Commencer par montrer que pour tout polynôme , , où désigne le polynôme minimal de .
Utiliser la décomposition du polynôme minimal en facteurs irréductibles dans .
Appliquer le lemme des noyaux pour décomposer pour tout diviseur de .
Pour l'étude du cardinal, prouver la croissance stricte de la suite des noyaux itérés associée à chaque facteur irréductible.
Lien entre noyaux et diviseurs du polynôme minimal.
Utilisation du lemme des noyaux pour la structure en somme directe.
Argument de minimalité du degré pour prouver l'injectivité de la correspondance.
1. Finitude de l'ensemble .}
Soit le polynôme minimal de . Pour tout , posons .
D'après le théorème de Bézout, il existe deux polynômes tels que .
En évaluant en , puisque , on obtient :
Ceci implique immédiatement que .
Réciproquement, comme divise , il existe tel que , d'où , ce qui donne .
Par conséquent, on a l'égalité :
L'ensemble est donc l'image de l'ensemble des diviseurs unitaires de par l'application .
Comme un polynôme non nul en dimension finie n'admet qu'un nombre fini de diviseurs unitaires, l'ensemble est fini.
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2. Détermination du cardinal.
Soit la décomposition de en facteurs irréductibles unitaires distincts dans :
où les sont irréductibles, deux à deux distincts, et .
Tout diviseur unitaire de s'écrit de manière unique sous la forme :
D'après le lemme des noyaux, pour un tel , on a :
Posons . Pour un indice fixé, la suite de sous-espaces est croissante au sens de l'inclusion.
Montrons que cette croissance est stricte. Supposons qu'il existe tel que .
Par un argument classique sur les suites de noyaux itérés, la suite stationne à partir du rang , donc .
Considérons alors le polynôme .
D'après le lemme des noyaux appliqué à , on a .
Or, par hypothèse, , donc , ce qui signifie que .
Ceci contredit la définition du polynôme minimal , car .
Ainsi, pour chaque , on a les inclusions strictes :
L'application est donc injective sur l'ensemble des indices.
Le nombre de choix pour chaque est . Le cardinal de est donc :
Une erreur fréquente est de penser que le cardinal est simplement lié au degré du polynôme minimal ou au nombre de ses diviseurs sans vérifier l'injectivité de l'application . La croissance stricte des noyaux itérés est l'argument clé.