Soit et . On se propose d'étudier la réduction de par "congruence complexe", c'est-à-dire sous la forme .
Montrer l'équivalence des deux assertions suivantes :
Pour , calculer en utilisant l'expression fournie et observer la structure de la matrice obtenue.
Pour , introduire l'application -semi-linéaire . Étudier l'endomorphisme -linéaire et utiliser ses sous-espaces propres.
Exploiter le fait que si est une application semi-linéaire telle que , alors l'espace se décompose en somme directe de sous-espaces sur liés par la multiplication par .
Interprétation de comme la matrice d'une application semi-linéaire.
Utilisation de la structure des involutions semi-linéaires.
Lien entre le rang de et la restriction de l'application au noyau.
Démonstration du sens (1) (2).
Supposons qu'il existe et tels que .
En prenant le conjugué, on obtient . Calculons alors le produit :
La matrice est une matrice diagonale dont les coefficients sont les . On en déduit immédiatement :
Concernant le rang, on sait que multiplier par une matrice inversible ne change pas le rang :
Comme est diagonale, son rang est le nombre de ses coefficients non nuls. Or si et seulement si . Ainsi, . Comme est semblable à (via une transformation de type qui préserve le rang), on a :
Démonstration du sens (2) (1).
Considérons l'application définie par . Cette application est -semi-linéaire (elle est -linéaire et ).
Calculons son itérée seconde pour :
Ainsi, est l'endomorphisme -linear associé à la matrice . Par hypothèse, est diagonalisable et ses valeurs propres sont des réels positifs. On peut noter ces valeurs propres avec .
On a la décomposition de en somme directe de sous-espaces propres pour :
Étude du noyau : L'hypothèse implique, par le théorème du rang, que . Comme on a toujours l'inclusion , on en déduit :
Étude des espaces propres associés à : Soit pour un . Comme et commutent, stabilise . Soit la restriction de à renormalisée. Alors est semi-linéaire et :
Considérons comme un espace vectoriel sur et définissons . est un -sous-espace vectoriel. Pour tout , on peut écrire :
Soit une telle base. Dans cette base, agit comme l'identité, donc agit comme la multiplication par . La matrice de la restriction de dans cette base est .
Conclusion : En concaténant les bases obtenues pour chaque sous-espace, on forme une -base de dans laquelle la matrice de l'application semi-linéaire est une matrice diagonale réelle à coefficients positifs. Si est la matrice de passage de la base canonique vers cette base, la formule de changement de base pour une application semi-linéaire donne :
Attention à la formule de changement de base ! Pour une application semi-linéaire , si est sa matrice dans la base et sa matrice dans la base , on a , où est la matrice de passage de à . C'est différent du cas linéaire.