Soit . On considère l'espace vectoriel . Pour tout polynôme , on définit l'application par :
Commencer par vérifier que le degré du polynôme image ne dépasse pas .
Étudier la matrice de dans la base canonique .
Distinguer les cas selon le degré de : si , s'intéresser aux éléments diagonaux ; si , s'intéresser à la nilpotence.
Utiliser le fait qu'un endomorphisme nilpotent est diagonalizable si et seulement s'il est nul.
Stabilité du degré par l'opérateur .
Structure triangulaire de la matrice de l'endomorphisme dans la base canonique.
Caractérisation des endomorphismes nilpotents diagonalisables.
1. Nature de l'application .
Soit . Comme et , le produit est un polynôme de degré au plus .
Par dérivation -ième, on obtient :
L'image de tout polynôme de est donc dans . La linéarité de la dérivation et de la multiplication par assure la linéarité de .
2. Condition de diagonalisabilité.
Soit la base canonique de . Notons . Pour tout , on calcule :
Le terme est nul si . Si , on a :
Cas 1 : .
Supposons . Pour tout , le terme de plus haut degré de est obtenu pour :
Dans la base , la matrice de est donc supérieurement triangulaire. Ses coefficients diagonaux sont :
Vérifions si ces valeurs propres sont distinctes. Soit .
La suite est donc strictement monotone (croissante ou décroissante selon le signe de ). Les valeurs propres sont distinctes.
Cas 2 : .
Si , alors pour tout et tout , le degré de est . La matrice de dans est alors strictement supérieurement triangulaire.
L'unique valeur propre de est . est donc un endomorphisme nilpotent. Un endomorphisme nilpotent est diagonalizable si et seulement s'il est nul.
L'endomorphisme n'est donc pas diagonalizable dans ce sous-cas, sauf si .
Conclusion.
Ne pas oublier le cas . Même si le degré de est souvent noté , l'endomorphisme nul est toujours diagonalizable. Un autre piège est de ne pas justifier que les valeurs propres sont distinctes dans le cas .