Soit un entier naturel tel que . On considère la matrice définie par :
Plus formellement, si l'on note , on a :
L'objectif est de diagonaliser cette matrice, c'est-à-dire de déterminer ses valeurs propres, leurs multiplicités respectives, ainsi qu'une base de vecteurs propres.
Introduire la matrice et étudier ses propriétés (rang, symétrie).
Utiliser le lien entre le rang de et la multiplicité de la valeur propre .
Exploiter la trace de et de pour trouver les valeurs propres non nulles de .
Se souvenir que si , alors .
Étude d'une perturbation de l'identité : .
Relation rang-multiplicité pour la valeur propre .
Utilisation de la trace et de la symétrie réelle pour la diagonalisabilité.
1. Décomposition de la matrice.
Posons . La matrice s'écrit :
Puisque , les vecteurs propres de et de sont identiques.
Si est une valeur propre de , alors est une valeur propre de .
2. Recherche des éléments propres de .
La matrice est réelle et symétrique, elle est donc diagonalisable dans d'après le théorème spectral.
Observons le rang de . Les colonnes sont toutes égales au vecteur .
Ainsi, l'image de est engendrée par et . Comme ces deux colonnes sont linéairement indépendantes (car ), on a :
D'après le théorème du rang, le noyau de est de dimension :
Par conséquent, est une valeur propre de de multiplicité au moins .
Puisque est diagonalisable, la multiplicité de la valeur propre est exactement .
3. Détermination des valeurs propres non nulles.
Notons et les deux valeurs propres manquantes de (éventuellement confondues).
Nous utilisons les relations sur la trace :
D'où .
Calculons maintenant , qui est la somme des carrés des valeurs propres :
En effet, dans , il y a coefficients égaux à sur la première ligne (hors diagonale) et coefficients égaux à sur la première colonne.
On en déduit l'équation :
4. Synthèse pour la matrice .
Les valeurs propres de sont obtenues en ajoutant à celles de :
5. Recherche des vecteurs propres.
Ne pas oublier de décaler les valeurs propres à la fin. On a diagonalisé , mais la question porte sur . L'erreur classique est de donner le spectre de comme réponse finale.