Soient trois entiers naturels tels que et . On note la matrice dont tous les coefficients sont égaux à .
On considère la matrice définie par la structure en blocs suivante :
Déterminer le rang, la trace, puis les éléments propres (valeurs propres et sous-espaces propres) de .
Observer que toutes les lignes non nulles de sont identiques pour déterminer le rang.
Utiliser la propriété des matrices de rang dont la trace est non nulle.
Pour la trace, faire attention aux indices de la diagonale qui tombent dans les blocs .
Une matrice dont toutes les lignes sont proportionnelles à une même ligne non nulle est de rang .
Pour une matrice de rang , le spectre est .
Le sous-espace propre associé à (si ) est dirigé par n'importe quelle colonne non nulle de .
1. Détermination du rang.
Toutes les lignes de l'imposante matrice sont soit nulles (pour les lignes d'indice tel que ), soit égales à la ligne :
Comme et , il existe au moins une ligne non nulle et toutes les autres lui sont colinéaires.
2. Calcul de la trace.
La trace est la somme des coefficients diagonaux .
En sommant ces deux contributions, on obtient :
3. Valeurs propres.
Puisque la matrice est de rang , l'endomorphisme associé possède un noyau de dimension . Ainsi, est valeur propre de multiplicité au moins .
La somme des valeurs propres (comptées avec multiplicité dans ) étant égale à la trace, la dernière valeur propre est .
Comme , on a . La matrice est donc diagonalisable.
4. Sous-espaces propres.
L'erreur classique consiste à oublier que les blocs ne sont pas nécessairement carrés. Il faut être très vigilant sur le nombre de qui tombent sur la diagonale principale de la grande matrice , d'où l'apparition du terme .