Soit et une matrice non nulle. On considère l'application définie sur par :
Pour la première question, utiliser la linéarité de la trace pour calculer .
Un endomorphisme de rang 1 est diagonalisable si et seulement si sa trace est non nulle. Ici, on peut utiliser un polynôme annulateur simple déduit de la question 1.
Penser à la dimension de l'image de pour identifier les valeurs propres possibles.
Utilisation d'un polynôme annulateur scindé à racines simples.
Relation entre le rang d'un endomorphisme et la dimension de ses sous-espaces propres.
Propriété de la forme linéaire .
Résolution.
Par linéarité de la trace, on peut sortir le scalaire :
Comme , on obtient :
Ceci étant vrai pour tout , on en déduit l'égalité d'endomorphismes :
Premier cas : (A) \neq 0.} Le polynôme est scindé sur et possède deux racines simples ( et ). D'après le critère de diagonalisation par les polynômes annulateurs, est diagonalisable.
Second cas : (A) = 0.} Ici, annule . L'endomorphisme est donc nilpotent. Un endomorphisme nilpotent est diagonalisable si et seulement s'il est nul.
Vérifions si peut être nul. Puisque , considérons sa transposée . On a , donc . Ainsi .
Par conséquent, si , n'est pas diagonalisable.
Conclusion :
D'après le théorème du rang, . Le noyau de est le sous-espace propre associé à la valeur propre . Comme , l'application est une forme linéaire non nulle.
D'après la question 1, . Comme et , est un vecteur propre associé à la valeur propre . Puisque , la seule autre valeur propre possible est pour que la somme des dimensions égale .
Le spectre est donc .
L'erreur classique est d'oublier de prouver que dans le cas où . Il ne suffit pas de dire que , il faut montrer qu'il existe une matrice telle que . Le choix de (ou sur ) est l'argument standard utilisant le produit scalaire canonique.