Soit un espace vectoriel de dimension finie . On considère un endomorphisme nilpotent .
Soit un sous-espace vectoriel de que l'on suppose stable par , c'est-à-dire .
On suppose par ailleurs que .
Démontrer que .
On pourra chercher à généraliser l'hypothèse en montrant par récurrence que pour tout entier .
Utiliser la définition de la nilpotence pour conclure à partir d'un certain rang .
Propagation de la propriété de somme par récurrence.
Exploitation de la stabilité de par .
Utilisation de l'indice de nilpotence pour annuler le terme d'image résiduel.
Résolution.
Montrons par récurrence que pour tout entier , on a la propriété :
Initialisation : Pour , l'égalité est exactement l'hypothèse de l'énoncé. La propriété est donc vérifiée.
Hérédité : Soit . Supposons que est vraie, c'est-à-dire que .
Appliquons l'endomorphisme à l'ensemble des éléments de cette égalité :
Par hypothèse, le sous-espace est stable par . On a donc l'inclusion . On en déduit :
Réutilisons maintenant l'hypothèse initiale . En injectant l'inclusion précédente dans cette égalité, nous obtenons :
Comme , il vient immédiatement :
L'inclusion réciproque étant évidente par structure d'espace vectoriel, on conclut que :
La propriété est donc démontrée, ce qui achève la récurrence.
Conclusion : Puisque est un endomorphisme nilpotent, il existe un entier tel que .
Pour cet entier , l'image de est réduite au vecteur nul :
En appliquant la propriété démontrée par récurrence au rang , on obtient :
Ce qui nous permet de conclure :
Attention à ne pas oublier de justifier l'inclusion . Sans la stabilité de par , l'étape de l'hérédité ne permettrait pas de "résorber" le terme dans .