Soient et deux matrices . On suppose que la matrice est diagonalisable dans .
Pour la question 1, utiliser le fait qu'un endomorphisme qui commute avec un autre stabilise ses sous-espaces propres. Comparer les sous-espaces propres de et ceux de .
Pour la généralisation, examiner l'injectivité de la fonction sur l'ensemble des valeurs propres de .
Pour le contre-exemple, chercher une matrice nilpotente non nulle telle que .
Lien entre commutant et stabilité des sous-espaces propres.
Injectivité de la fonction puissance sur le spectre réel.
Caractérisation des matrices diagonalisables par leurs sous-espaces propres.
Résolution.
Soit . On a , d'où par récurrence immédiate. Ceci montre que . Considérons la fonction . Cette fonction est strictement croissante, donc injective sur . Ainsi, si , alors . Les valeurs propres de sont exactement les cubes des valeurs propres de . Les sous-espaces propres de correspondent donc exactement à ceux de :
L'hypothèse implique que l'endomorphisme associé à stabilise tous les sous-espaces propres de . D'après l'égalité précédente, stabilise chaque . Soit . Comme , on a :
On en déduit que et coïncident sur chaque sous-espace propre de . Par somme directe, ces endomorphismes sont égaux sur tout entier.
Dans le cas d'un exposant pair, cela signifie qu'on ne peut pas avoir à la fois et dans le spectre de (sauf si ).
Toute matrice commute avec puisque est la matrice nulle. Pourtant, si l'on choisit , un calcul simple montre que :
On a bien mais .
L'erreur classique est d'oublier que la stabilité des sous-espaces propres de par ne suffit pas à conclure que et commutent si les sous-espaces propres de sont "plus gros" que ceux de . C'est là que l'injectivité de intervient de façon cruciale.