On considère les suites réelles (xn)n∈N, (yn)n∈N et (zn)n∈N définies par leurs premiers termes x0,y0,z0 et les relations de récurrence suivantes :
En développant par rapport à la deuxième ligne, on obtient :
χA(x)=(x+1)x−2−10x−1=(x+1)(x−1)(x−2)
Le spectre de A est donc Sp(A)={−1,1,2}.
La matrice A possède trois valeurs propres distinctes en dimension 3, elle est donc diagonalisable.
3. Détermination des sous-espaces propres.
Pour λ=1 : X∈E1(A)⟺(A−I3)X=0⟺111357−3−5−7xyz=0.
On trouve x=0 et y=z. Soit V1=011.
Pour λ=−1 : X∈E−1(A)⟺(A+I3)X=0⟺311377−3−5−5xyz=0.
L1⟹x+y−z=0. En substituant z=x+y dans L2, on a x+7y−5(x+y)=0⟹−4x+2y=0⟹y=2x.
On déduit z=3x. Soit V−1=123.
Pour λ=2 : X∈E2(A)⟺(A−2I3)X=0⟺011347−3−5−8xyz=0.
L1⟹y=z. L2⟹x+4y−5y=0⟹x=y.
Soit V2=111.
4. Expression du terme général.
Puisque (V1,V−1,V2) est une base de R3, il existe (α,β,γ)∈R3 tels que X0=αV1+βV−1+γV2.
Alors, pour tout n∈N :
Xn=α1nV1+β(−1)nV−1+γ2nV2
Déterminons α,β,γ en fonction de x0,y0,z0 :
⎩⎨⎧β+γα+2β+γα+3β+γ=x0=y0=z0
Par soustraction L3−L2, on trouve β=z0−y0.
Ensuite, γ=x0−β=x0−z0+y0.
Enfin, α=y0−2β−γ=y0−2z0+2y0−x0+z0−y0=2y0−z0−x0.
En remplaçant dans l'expression de Xn, on obtient :
Ne pas oublier que les coefficients α,β,γ dépendent des conditions initiales. Une erreur classique est de calculer An sans expliciter ces coefficients en fonction de x0,y0,z0.