Dans le plan muni d'un repère orthonormé, on considère une suite de points de coordonnées définie par un point initial et la relation de récurrence suivante :
Introduire la matrice telle que avec .
Diagonaliser la matrice pour exprimer et en fonction de .
Pour la question 1, chercher une combinaison linéaire qui reste constante au cours du temps ou qui permet d'éliminer la dépendance en la puissance de la valeur propre dominante.
Pour la question 3, identifier la direction vers laquelle s'aligne le vecteur lorsque la composante portée par la valeur propre de plus grand module devient prépondérante.
Traduction matricielle du système récurrent : .
Réduction de la matrice (recherche des valeurs propres et vecteurs propres).
Décomposition du vecteur initial dans une base de vecteurs propres pour obtenir la forme explicite.
1. Étude de l'alignement des points.
Considérons la matrice associée au système :
Calculons son polynôme caractéristique :
\begin{align*}
\chi_A(X) &= \det(XI - A) = \begin{vmatrix} X+1 & -2
3 & X-4 \end{vmatrix}
&= (X+1)(X-4) + 6 = X^2 - 3X + 2
\end{align*}
Les racines de ce polynôme sont les valeurs propres de :
Cherchons les sous-espaces propres associés :
On peut décomposer dans la base : . Par récurrence, on a , soit :
On en déduit les coordonnées :
Pour montrer l'alignement, on cherche une relation affine entre et indépendante de .
On remarque que :
\begin{align*}
y_n - \frac{3}{2}x_n &= (\alpha + 3\beta 2^n) - \frac{3}{2}(\alpha + 2\beta 2^n)
&= \alpha - \frac{3}{2}\alpha = -\frac{1}{2}\alpha
\end{align*}
La valeur est constante pour un fixé. Ainsi, les points appartiennent à la droite d'équation :
2. Limite de la suite .
La limite dépend du coefficient dans la décomposition de :
3. Limite du rapport et interprétation.
Supposons (sinon le rapport est constant égal à ). Calculons la limite du rapport :
En passant à la limite quand , on obtient :
Interprétation géométrique : Lorsque devient grand, le terme en (associé à la valeur propre dominante ) devient prépondérant devant le terme constant associé à .
Le vecteur tend donc à devenir colinéaire au vecteur propre . La pente de la droite vectorielle est précisément , ce qui explique la limite du rapport des coordonnées.
Attention à ne pas oublier le cas où est un vecteur propre associé à la valeur propre . Dans ce cas, la suite est stationnaire et le rapport ne tend pas vers mais reste égal à .