Comme A possède deux valeurs propres distinctes en dimension 2, elle est diagonalisable.
Cherchons les sous-espaces propres associés :
Pour λ=3 : A−3I=(−222−2), donc E3=Vect((11)).
Pour λ=−1 : A+I=(2222), donc E−1=Vect((1−1)).
En posant P=(111−1), on a D=P−1AP=(300−1).
Un calcul rapide donne :
P−1=21(111−1)
2. Propriétés de la solution X.
Soit X∈M2(C) une solution de X2+X=A. On a :
XA=X(X2+X)=X3+X2=(X2+X)X=AX
Ainsi, X commute avec A.
Comme A a deux valeurs propres distinctes, les sous-espaces propres de A sont des droites vectorielles stables par X.
Soit v1=(11) et v2=(1−1) les vecteurs propres de A.
Comme X commute avec A, on a X(E3)⊂E3 et X(E−1)⊂E−1.
Il existe donc des complexes μ1 et μ2 tels que Xv1=μ1v1 et Xv2=μ2v2.
Ceci signifie que X est diagonalisée par la même matrice de passage P :
X=P(μ100μ2)P−1
3. Résolution des équations scalaires.
L'équation X2+X=A devient, en conjuguant par P :
(μ12+μ100μ22+μ2)=(300−1)
On obtient le système :
μ12+μ1−3=0
μ22+μ2+1=0
Pour la première équation, le discriminant est Δ1=1+12=13. Les racines sont :
μ1∈{2−1−13,2−1+13}
Pour la deuxième équation, le discriminant est Δ2=1−4=−3. Les racines sont :
μ2∈{2−1−i3,2−1+i3}={j,j2}
4. Conclusion.
Il y a 2×2=4 couples (μ1,μ2) possibles. Pour chaque couple, on calcule X=Pdiag(μ1,μ2)P−1 :
X=21(111−1)(μ100μ2)(111−1)
X=21(μ1+μ2μ1−μ2μ1−μ2μ1+μ2)
L'ensemble des solutions est constitué des matrices de la forme :
X=(2μ1+μ22μ1−μ22μ1−μ22μ1+μ2)
avec μ1∈{2−1±13} et μ2∈{2−1±i3}.
Attention à ne pas oublier que si l'énoncé demande les solutions dans Mn(C), il faut impérativement traiter les racines complexes. Ici, l'équation en μ2 n'a pas de solutions réelles.