Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2020 (page 3/4 : Partie 2 (questions 15 à 25))
Détection des ondes gravitationnelles par interférométrie
- 62 questions corrigées
- Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
- Faisable en Sup ((Partie 1 abordable en première année : gravitation newtonienne, théorème de Gauss, problème à deux corps et énergie mécanique).)
- Vérifié question par question
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Partie 2 : Partie 2 (suite)
D · Etude d'une cavité résonante.
Question 15
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : equation de d'alembert, equation de maxwell
Retrouver l'équation de propagation vérifiée par le champ électrique.
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- Écrire les équations de Maxwell dans le vide entre les deux conducteurs, en tenant compte de l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité vectorielle fournie dans les données.
- Injecter l'équation de Maxwell-Ampère et la condition \operatorname{div}\vec{E} = 0 pour obtenir l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E}.
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Dans le vide séparant les deux conducteurs situés en x=0 et x=L, la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0) et la densité volumique de courant est nulle (\vec{\jmath} = \vec{0}).
Les équations de Maxwell s'écrivent donc :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En substituant \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} par son expression issue de l'équation de Maxwell-Ampère et en utilisant l'identité vectorielle \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E} :
Comme \operatorname{div}\vec{E} = 0 dans le vide, et sachant que c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert :
Dans le cas d'une onde ne dépendant que de la coordonnée spatiale x, cette équation se réduit à :
Résultat
Question 16
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : onde stationnaire
On cherche un champ sous la forme . A quel type d'onde cela correspond-il ?
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- Identifier la dépendance spatiotemporelle : observer que les variables d'espace x et de temps t sont séparées sous la forme d'un produit.
- Préciser les propriétés spectrales, spatiales et de polarisation du champ électrique.
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La forme proposée pour le champ électrique est :
Cette forme présente plusieurs caractéristiques physiques :
- Onde stationnaire : les variables spatiale x et temporelle t sont factorisées sous la forme d'un produit g(x) \times \cos(2\pi ft). L'onde ne dépend pas d'une combinaison de propagation du type (t \pm x/c) : il n'y a pas de transport net d'énergie selon Ox, mais une oscillation synchrone en tous points avec une amplitude locale modulée par g(x), définissant des ventres et des nœuds d'oscillation.
- Onde monochromatique (ou harmonique) : l'évolution temporelle est purement sinusoïdale de fréquence bien déterminée f.
- Onde polarisée rectilignement : la direction du champ électrique est fixe au cours du temps et parallèle à l'axe vertical \vec{u}_y.
- Onde plane transverse : le champ ne dépend spatialement que de la seule coordonnée cartésienne x, et il est orthogonal à la direction de variation spatiale (\vec{E} \cdot \vec{u}_x = 0).
Résultat
Question 17
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : conducteur parfait
Que peut-on dire du champ électrique dans un conducteur parfait. Pourquoi ?
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À l'intérieur d'un conducteur parfait, le champ électrique est identiquement nul :
Justification :
- Par définition d'un conducteur parfait, la conductivité électrique tend vers l'infini (\gamma \to +\infty).
D'après la loi d'Ohm locale, la densité volumique de courant s'écrit :
\vec{j} = \gamma \vec{E}Pour que la densité de courant \vec{j} et la puissance volumique dissipée par effet Joule restent finies, le champ électrique doit impérativement vérifier :
\vec{E} = \frac{\vec{j}}{\gamma} \xrightarrow[\gamma \to +\infty]{} \vec{0}En régime variable harmonique de pulsation \omega, cette propriété se traduit également par une épaisseur de peau nulle :
\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} \xrightarrow[\gamma \to +\infty]{} 0L'onde électromagnétique ne pénètre donc pas dans le conducteur, assurant la stricte nullité du champ électrique en son sein.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : condition aux limites, conducteur parfait
On admet la continuité du champ tangent aux interfaces conducteur/vide. Quelles sont alors les conditions aux limites vérifiées par le champ dans la cavité ?
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- Identifier l'orientation du champ électrique par rapport aux plans d'interface x=0 et x=L.
- Appliquer la relation de passage pour la composante tangentielle en utilisant le fait que le champ électrique est nul au sein du conducteur parfait (établi en Q17).
- En déduire les conditions aux limites vérifiées par le champ \vec{E}(x,t) et par sa fonction spatiale g(x).
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Les deux parois conductrices occupent les plans x=0 et x=L, dont le vecteur unitaire normal est \vec{u}_x. Par conséquent, tout vecteur orthogonal à \vec{u}_x, en particulier \vec{u}_y, est contenu dans le plan tangent aux interfaces.
Le champ électrique dans la cavité s'écrit \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(2\pi f t)\,\vec{u}_y : il est donc purement tangentiel aux deux interfaces :
D'après le résultat de la question Q17, le champ électrique est strictement nul à l'intérieur des conducteurs parfaits situés en x < 0 et x > L. La continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la traversée des interfaces impose donc :
Cette relation étant valable à tout instant t, la fonction spatiale g(x) doit vérifier :
ou, sous forme vectorielle pour le champ électromagnétique :
Résultat
Question 19
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : onde stationnaire, cavite resonante
Etablir l'équation différentielle vérifiée par et la résoudre.
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- Injecter l'expression du champ électrique stationnaire \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(2\pi f t)\vec{u}_y dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q15.
- Identifier l'équation différentielle linéaire d'ordre deux vérifiée par la fonction spatiale g(x).
- Exprimer la solution générale, puis utiliser la condition aux limites en x=0 établie à la question Q18 pour déterminer l'une des constantes d'intégration.
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D'après la question Q15, le champ électrique dans le vide vérifie l'équation de propagation de d'Alembert :
Le champ recherché est unidimensionnel et polarisé selon \vec{u}_y : \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(\omega t)\vec{u}_y, avec la pulsation \omega = 2\pi f.
Calculons les dérivées partielles nécessaires :
En reportant dans l'équation de d'Alembert, il vient :
Cette relation étant vraie à tout instant t, g(x) vérifie l'équation différentielle de l'oscillateur harmonique spatial :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est :
En appliquant la condition aux limites en x = 0 obtenue à la question Q18, g(0) = 0 :
On en déduit la forme de la fonction g(x) :
où B est une constante d'amplitude réelle.
Résultat
Question 20
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : mode propre, cavite resonante
En déduire qu'un champ électromagnétique harmonique ne peut exister dans la cavité que pour certaines fréquences. On exprimera ces fréquences ainsi que leur longueur d'onde associée.
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- Appliquer la seconde condition aux limites établie à la question Q18, g(L) = 0, à l'expression de g(x) obtenue à la question Q19.
- Exclure la solution triviale identiquement nulle pour déterminer les valeurs permises du vecteur d'onde k, puis en déduire la quantification des fréquences propres f_p et des longueurs d'onde associées \lambda_p.
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D'après la question Q19, la solution générale respectant la condition aux limites en x=0 s'écrit :
La condition aux limites en x = L établie à la question Q18 impose :
Pour obtenir un champ électromagnétique non identiquement nul dans la cavité, l'amplitude B doit être non nulle, ce qui conduit à :
Le vecteur d'onde ne peut donc prendre qu'un ensemble discret de valeurs k_p = \frac{p\pi}{L}.
Comme k = \frac{2\pi f}{c}, les fréquences permises (fréquences des modes propres de la cavité) sont quantifiées :
La longueur d'onde dans le vide associée à chaque mode propre s'en déduit par \lambda_p = \frac{c}{f_p} :
Ce qui équivaut à la condition de résonance géométrique :
Résultat
E · Etude du dispositif complet.
Question 21
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : cavite fabry-perot, dephasage
Exprimer le déphasage entre deux ondes successives émergeant de () dans le sens de en fonction de , , .
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Calculer le chemin optique supplémentaire parcouru lors d'un aller-retour dans la cavité d'indice n_x et d'épaisseur l_x.
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- Identifier la différence de trajet entre deux ondes consécutives émergeant de la cavité formée par (M'_x) et (M_x).
- Exprimer la différence de marche optique \delta correspondante en tenant compte de l'indice n_x du milieu.
- En déduire le déphasage \psi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta.
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Considérons deux ondes successives émergeant de la lame partiellement réfléchissante (M'_x) dans le sens de -\vec{u}_x :
- La première onde subit une transmission à travers (M'_x), un aller-retour dans la cavité entre (M'_x) et (M_x), puis une transmission à travers (M'_x).
- L'onde suivante subit un aller-retour supplémentaire dans la cavité avant d'émerger : elle parcourt une distance géométrique supplémentaire égale à 2l_x dans un milieu d'indice de réfraction n_x.
La différence de chemin optique associée à cet aller-retour supplémentaire est donc :
Le déphasage de propagation correspondant s'écrit :
Par ailleurs, l'onde qui réalise cet aller-retour supplémentaire subit deux réflexions de plus :
- une réflexion sur le miroir parfait (M_x), induisant un déphasage de \pi ;
- une réflexion sur la face interne de la lame partiellement réfléchissante (M'_x), induisant également un saut de phase (souvent modélisé par \pi pour une réflexion interne ou compensé par les propriétés diélectriques de la lame).
Le déphasage lié aux deux réflexions supplémentaires vaut ainsi 2\pi \equiv 0 \pmod{2\pi} (ou est absorbé dans la définition de l'état résonant).
Le déphasage \psi entre deux ondes successives s'écrit donc :
Résultat
Question 22
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : cavite fabry-perot, resonance
En l'absence d'onde gravitationnelle, on souhaite que ces ondes successives soient en phase. En déduire une condition entre et . Commenter compte tenu de la question D.20.
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Écrire la condition d'interférences constructives \psi = 2p\pi, ce qui conduit directement à une condition analogue aux modes propres de la cavité.
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- Exprimer le déphasage \psi en l'absence d'onde gravitationnelle, où l'indice du milieu est n_x = 1.
- Écrire la condition d'interférences purement constructives (ondes en phase), c'est-à-dire \psi \equiv 0 \pmod{2\pi}.
- En déduire la relation liant l_x, \lambda et un entier p.
- Comparer ce résultat à la condition d'existence des modes propres obtenue à la question D.20.
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En l'absence d'onde gravitationnelle (\tau = 0), l'indice de réfraction du vide dans le bras selon \vec{u}_x vaut :
D'après le résultat de la question Q21, le déphasage entre deux ondes successives émergeant de (M'_x) se réduit à :
Pour que ces ondes successives soient en phase, leur déphasage doit être un multiple entier de 2\pi :
On en déduit immédiatement la relation entre l_x et \lambda :
soit :
Commentaire :
À la question D.20, l'étude d'une cavité unidimensionnelle de longueur L entre deux conducteurs parfaits a montré que les longueurs d'onde des modes stationnaires résonants vérifient :
On retrouve exactement la même condition de résonance pour la cavité de Fabry-Pérot \{(M'_x) + (M_x)\} de longueur l_x : la cavité n'est à la résonance que si sa longueur est un multiple entier de la demi-longueur d'onde de l'onde incidente. Cela correspond à la formation d'ondes stationnaires résonantes par interférences constructives des allers-retours au sein de la cavité.
Résultat
Question 23
Difficulté estimée 3 sur 4 : ExigeantNotions : cavite fabry-perot, amplitude complexe
En déduire l'expression de l'amplitude complexe émergeant de () en fonction de l'amplitude complexe incidente , , , et .
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Adapter l'expression donnée pour le bras x au bras y en substituant l_x \to l_y, n_x(t) \to n_y(t), et noter l'inversion de signe liée à n_y = 1+\tau.
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- Identifier les symétries et les analogies entre les deux cavités résonantes des bras x et y.
- Prendre en compte la différence de signe de la perturbation d'indice induite par l'onde gravitationnelle entre les deux bras : n_x = 1 - \tau(t) alors que n_y = 1 + \tau(t).
- Transposer l'expression donnée pour \underline{S}'_x au bras y en substituant les grandeurs adéquates.
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La cavité résonante située dans le bras y, délimitée par la lame partiellement réfléchissante (M'_y) et le miroir (M_y), est géométriquement et optiquement analogue à celle du bras x :
- l'amplitude incidente sur la cavité est notée \underline{S}_2 (au lieu de \underline{S}_1) ;
- la longueur de la cavité est l_y (au lieu de l_x) ;
- le coefficient de réflexion de la lame (M'_y) est identique à celui de (M'_x), soit r, ce qui conserve le même facteur F = \dfrac{1+r}{1-r}.
En revanche, le passage de l'onde gravitationnelle induit une anisotropie d'indice :
L'écart à l'indice du vide dans le bras y est donc opposé à celui du bras x :
Par conséquent, pour obtenir l'amplitude complexe \underline{S}'_y émergeant de (M'_y) dans le sens -\vec{u}_y, il convient de remplacer dans l'expression de \underline{S}'_x :
- \underline{S}_1 par \underline{S}_2 ;
- l_x par l_y ;
- \tau(t) par -\tau(t).
On en déduit directement :
Résultat
Question 24
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : formule des interferences, cavite fabry-perot
Expliquer comment est modifiée l'expression, obtenue en B.10. de l'éclairement mesuré en sortie de l'interféromètre.
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Constater que l'écart de phase induit par l'onde gravitationnelle \delta\varphi est amplifié d'un facteur global F par les allers-retours dans chaque cavité.
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- Comparer le déphasage induit par l'onde gravitationnelle avec et sans les cavités résonantes de Fabry-Pérot formées par (M'_x, M_x) et (M'_y, M_y).
- Exprimer la nouvelle différence de phase globale \varphi(t) entre les deux bras en tenant compte de l'approximation l_x \approx L_x et l_y \approx L_y.
- Effectuer le développement au premier ordre en \tau pour donner la forme modifiée du rapport \frac{E_y}{E_0}.
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D'après les questions précédentes, en présence des cavités résonantes, les amplitudes complexes réémises par chaque bras s'écrivent :
où F = \dfrac{1+r}{1-r} et où \underline{S}_1 et \underline{S}_2 sont les amplitudes des ondes incidentes sur les cavités, issues de la séparatrice.
En sortie de l'interféromètre, la différence de phase \varphi(t) = \varphi_y(t) - \varphi_x(t) entre les deux ondes recombinées s'écrit alors :
où \varphi_0 est le déphasage statique en l'absence d'onde gravitationnelle, et où le déphasage dynamique induit par l'onde gravitationnelle vaut désormais :
puisque l_x \approx L_x et l_y \approx L_y.
Par rapport au cas sans cavité de la question B.10, la perturbation de phase est multipliée par le facteur d'amplification F.
L'éclairement en sortie s'exprime toujours par la formule de Fresnel :
Au premier ordre en \tau (car \delta\varphi \ll 1) :
On en déduit que le terme variable proportionnel à \tau(t) dans le rapport d'éclairement est simplement multiplié par le facteur F :
(ou de manière équivalente avec l_x + l_y à la place de L_x + L_y).
Résultat
Question 25
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : sensibilite
On se place à . En déduire que par rapport à l'étude sans les lames () et () la sensibilité du dispositif est multipliée par un coefficient numérique qu'on déterminera et qu'on évaluera numériquement pour . Sachant que le bruit est inchangé, conclure sur la faisabilité de la détection d'ondes gravitationnelles.
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Calculer F = (1+r)/(1-r) pour r=0{,}995 et vérifier que le seuil de sensibilité minimal \tau_M est abaissé jusqu'au niveau requis (10^{-21}).
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- Exprimer la variation de puissance mesurée au point de fonctionnement \varphi_0 = \frac{\pi}{2} et en déduire l'expression du coefficient multiplicatif de sensibilité F.
- Réaliser l'application numérique de F pour r = 0{,}995.
- En déduire le nouveau seuil minimal de détection \tau_{M,\text{min}} à partir de la question Q14 et conclure sur la faisabilité de la détection de l'onde gravitationnelle.
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D'après la relation établie en Q24, pour un point de fonctionnement \varphi_0 = \frac{\pi}{2}, on a \cos\varphi_0 = 0 et \sin\varphi_0 = 1. L'éclairement s'écrit :
La variation d'éclairement (et donc de puissance optique sur le détecteur) liée à l'onde gravitationnelle est donnée par :
où \Delta P_{y,0}(t) est la variation de puissance obtenue en l'absence des cavités (question Q11). La sensibilité du dispositif, définie par le taux de variation de la puissance par rapport à la déformation \tau, est ainsi directement multipliée par le facteur :
Pour r = 0{,}995 :
Le bruit de grenaille photonique restant inchangé (\Delta P_y conservé), la condition d'un rapport signal sur bruit supérieur à 1 impose :
La plus petite valeur mesurable de \tau_M est donc divisée par F :
En utilisant la valeur minimale sans cavité calculée en Q14, \tau_M^{(0)} \approx 4\cdot 10^{-19}, on obtient :
Cette valeur coïncide précisément avec l'ordre de grandeur de l'amplitude de l'onde gravitationnelle attendue (\tau_M = 10^{-21}, énoncé page 7). L'insertion des cavités résonantes de Fabry-Pérot permet d'atteindre le seuil de sensibilité requis : la détection directe des ondes gravitationnelles devient expérimentalement faisable.
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.