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Mines Option Informatique MP 2013Sujet, corrigé et rapport du jury

Recherche de motif dans un texte

Pas encore noté
  • Théorie des langages et automates
  • Algorithmique (programmes itératifs et récursifs)
  • Complexité algorithmique
  • Programmation en Caml ou Pascal

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Présentation du sujet

Recherche d'un motif dans un texte : de l'algorithme naïf à un algorithme efficace
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Le problème étudie plusieurs algorithmes de recherche d'un motif dans un texte, représentés comme des chaînes de caractères codées sous forme de tableaux. Il part d'un algorithme naïf de recherche puis construit progressivement, à travers plusieurs parties, des méthodes plus efficaces s'appuyant sur des automates, jusqu'à un algorithme final de complexité linéaire en la taille du texte.

  1. 1Première partie : algorithme simpleÉcriture et étude de complexité d'un algorithme naïf de recherche d'un motif dans un texte.
  2. 2Deuxième partie : une amélioration de la méthode précédenteIntroduction d'une fenêtre de recherche et d'un tableau de décalage pour accélérer la recherche.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Terminaison et rigueur du code non soignées · Complexité linéaire non respectée · Complexité dépendant de la taille de l'alphabet non simplifiée
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Le sujet couvre une large partie du programme d'informatique autour de la recherche de sous-chaîne dans une chaîne de caractères. La présentation et la rédaction sont globalement bonnes, mais le jury relève un manque de rigueur récurrent sur la terminaison des algorithmes et sur le calcul de complexité, ainsi qu'une utilisation abusive des exceptions en programmation.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Terminaison et rigueur du code non soignéesQ3

    Un code rigoureux est attendu dès le début de l'énoncé, avec un contrôle explicite du dépassement de la borne supérieure du tableau.

    « Un code rigoureux en début d'énoncé est attendu. »
  2. 2
    Complexité linéaire non respectéeQ5

    L'énoncé impose une complexité linéaire pour le code demandé, condition non respectée dans un grand nombre de copies.

    « Une complexité linéaire est imposée par l'énoncé. »
  3. 3
    Complexité dépendant de la taille de l'alphabet non simplifiéeQ11-Q15

    Beaucoup de candidats ne considèrent pas qu'une complexité dépendant seulement de la taille de l'alphabet, fixée à 26 par l'énoncé, peut être vue comme constante.

    « Beaucoup de candidats ne considèrent pas qu'une complexité qui dépend seulement de la taille de »
  4. 4
    Déterminisation d'un automate mal maîtriséeQ21

    De nombreuses erreurs apparaissent sur cette question, la déterminisation d'un automate n'étant très souvent pas maîtrisée.

    « Très souvent, la déterminisation d'un automate ne semble pas »
  5. 5
    Preuve de validité de l'algorithme absenteQ22

    La preuve de validité de l'algorithme final est rarement fournie, et sa complexité ne correspond pas toujours à celle imposée par l'énoncé.

    « La preuve de validité est rarement faite. »
  6. 6
    Utilisation abusive des exceptions

    De nombreux candidats utilisent des mécanismes d'exception pour interrompre une boucle, alors que de simples instructions conditionnelles suffisaient.

    « on constate toujours une utilisation abusive des exceptions et de la »

Ce qui a été bien réussi

  • Globalement, les candidats abordent les trois premières parties du problème.
  • La présentation ainsi que la rédaction sont bonnes dans l'ensemble.

Conseils du jury

  • Toujours vérifier et justifier explicitement la terminaison et les conditions de bord d'un algorithme.
  • Respecter scrupuleusement la complexité imposée par l'énoncé pour chaque question.
  • Simplifier les complexités qui ne dépendent que d'une constante donnée par l'énoncé, comme la taille de l'alphabet.
  • Indenter soigneusement les programmes et référencer explicitement les questions déjà traitées lors de leur réutilisation.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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A 2013 INFO. MP
ECOLE DES PONTS PARISTECH, SUPAERO (ISAE), ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES DE SAINT-ETIENNE, MINES DE NANCY, TELECOM BRETAGNE, ENSAE PARISTECH (FILIERE MP) ECOLE POLYTECHNIQUE (FILIERE TSI)
CONCOURS 2013
EPREUVE d'INFORMATIQUE
Filière : MP
Durée de l'épreuve : 3 heures. L'utilisation d'une calculatrice est autorisée.
Sujet mis à la disposition des concours : Cycle International, ecoles des Mines, TELECOM SudParis, TPE-EIVP.
L'énoncé de cette épreuve comporte 14 pages.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
INFORMATIQUE - MP
Recommandations aux candidats
  • Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
  • Tout résultat fourni dans l'énoncé peut être utilisé pour les questions ultérieures même s’il n’a pas été démontré.
  • Il ne faut pas hésiter à formuler les commentaires qui semblent pertinents même lorsque l'énoncé ne le demande pas explicitement.

Composition de l'épreuve

L'épreuve comporte un seul problème.
Préliminaire concernant la programmation. Il faudra écrire des fonctions ou des procédures à l'aide d'un langage de programmation qui pourra être soit Caml, soit Pascal, tout autre langage étant exclu. Indiquer en début de problème le langage de programmation choisi; il est interdit de modifier ce choix au cours de l'épreuve. Certaines questions du problème sont formulées différemment selon le langage de programmation ; cela est indiqué chaque fois que nécessaire. Par ailleurs, pour écrire une fonction ou une procédure en langage de programmation, le candidat pourra définir des fonctions ou des procédures auxiliaires qu'il explicitera, ou faire appel à d'autres fonctions ou procédures définies dans les questions précédentes.
Dans l'énoncé du problème, un même identificateur écrit dans deux polices de caractères différentes désigne la même entité, mais du point de vue mathématique pour la police écrite en italique (par exemple : p ) et du point de vue informatique pour celle écrite en romain (par exemple : p).
Le but du sujet est d'étudier plusieurs algorithmes de recherche d'un mot, appelé motif, dans un texte.
Un alphabet Σ est un ensemble fini d'éléments appelés lettres. Un mot sur Σ est une suite finie, éventuellement vide, de lettres de Σ; la longueur d'un mot u est le nombre de lettres composant u; le mot de longueur nulle est noté ε. L'ensemble des mots sur Σ est noté Σ^∗. L'alphabet Σ utilisé est un sous-ensemble de l'alphabet usuel composé des 26 lettres de a à z. Si u est un mot, on note l(u) la longueur de u; la notation u_i désigne la (i + 1)^e lettre de u. Le mot u s'écrit donc : u = u_0 u_1…u_(l(u) − 1). On dit que la lettre u_i est à la position i.
On dit qu'un mot f sur Σ est un facteur d'un mot u sur Σ s'il existe deux mots v et w sur Σ avec u = vfw, où vfw désigne le mot obtenu en concaténant v, f et w; on appelle alors position de f l'indice de u où f commence ; on dit que f figure dans u à la position l(v). Si v est le mot de longueur nulle, on dit que f est un préfixe de u; si w est le mot de longueur nulle, on dit que f est un suffixe de u. Il peut exister dans un mot plusieurs occurrences d'un même facteur. Le mot de longueur nulle, ε, est considéré comme étant préfixe et suffixe de tout mot.
Dans tout l'énoncé, on considère deux mots t et m sur un alphabet Σ de longueurs non nulles, appelés respectivement texte et motif. On suppose que toute lettre de l'alphabet Σ apparaît au moins une fois dans t.
On veut résoudre le problème (P) suivant :

( P ) déterminer la position de chaque occurrence de m dans t.

On supposera toujours qu'on a: l(m) ≤ l(t); on ne vérifiera pas cette condition dans la programmation.
Par exemple, quand m = abab et t = aaabababbbbababbbaa, m est un facteur de t et figure aux positions 2,4 et 11 .

Indications pour la programmation

Caml

Les mots sont codés en utilisant le type string de Caml.
Si u est de type string et si i est un entier correspondant à un indice d'une lettre de u, string_length u renvoie le nombre de lettres de u et u. [i] est le caractère se trouvant dans u à l'indice i.

Fin des indications pour Caml

Pascal
On utilise les définitions suivantes:
const MAX_LONGUEUR = 100;
const MAX_SIGMA = 26;
type tab_char = array[0 .. MAX_LONGUEUR - 1] of char;
type tab_int_sigma = array[0 .. MAX_SIGMA - 1] of integer;
type pile = RECORD
    nb : integer;
    table : array[0 .. MAX_LONGUEUR - 1] of integer;
end;
La constante MAX_LONGUEUR donne la longueur maximum des mots considérés.
La constante MAX_SIGMA donne le nombre maximum de lettres de l'alphabet.
Les mots sont toujours codés en utilisant des tableaux de type tab_char ; les lettres du mot sont écrites consécutivement dans ce tableau à partir de l'indice 0.
Fin des indications pour Pascal

Première partie : algorithme simple

1 - Soit s un entier positif ou nul vérifiant la relation s + l(m) ≤ l(t). Il s'agit d'écrire une fonction est_present qui permette de savoir si m figure dans t à la position s. La fonction parcourt les lettres du motif m de la gauche vers la droite et arrête la recherche dès que possible.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée est_present telle que, si :
  • m et t , de type string, codent m et t,
  • s code l'entier s, alors est_present m t s renvoie le booléen true si m figure dans t à la position s et le booléen false dans le cas contraire.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée est_present telle que, si :
  • m et t , de type tab_char, contiennent m et t,
  • lm, de type integer, contient la longueur de m,
  • s, de type integer, contient la valeur de s, alors est_present (m, lm, t, s) renvoie le booléen true si m figure dans t à la position s et le booléen false dans le cas contraire.
    2 - Préciser la complexité de la fonction est_present dans le pire cas et le meilleur cas.
    3 - Il s'agit d'écrire une fonction nommée positions qui résout le problème ( P ) en utilisant la fonction est_present.
    Caml : Écrire en Caml la fonction positions telle que si m et t, de type string, codent m et t, alors positions m t renvoie une liste contenant les positions de m dans t.
Pascal : Écrire en Pascal la fonction positions telle que si :
  • m et t , de type tab_char, contiennent m et t,
  • lm et lt, de type integer, contiennent les longueurs de m et t, alors positions(m, lm, t, lt) renvoie un résultat de type pile contenant, dans le champ (ou membre) nb, le nombre de positions de m dans t et, dans le champ table, la liste des positions de m dans t.
4 - Préciser, pour une valeur de l(t) ≥ 1 quelconque et l(m) ≤ l(t) quelconque, la complexité dans le pire cas de la fonction positions ; on exprimera cette complexité en fonction de l(t) et l(m). Donner un exemple de deux mots m et t pour lesquels cette complexité est atteinte.

Deuxième partie : une amélioration de la méthode précédente

Dans la recherche simple, lorsque la recherche du motif m en position s est terminée, on poursuit la recherche en position s + 1. On peut améliorer cet algorithme en poursuivant si possible la recherche un peu plus loin dans le texte t; pour cela, on suit la méthode décrite plus bas nommée algorithme amélioré.
On note nb_Σ le cardinal de Σ. On numérote les lettres de Σ de 0 à nb_Σ − 1.
On suppose que l'on a défini en langage de programmation une fonction numero telle que :
  • en Caml, si x, de type char, code une lettre x de Σ, numero x renvoie le numéro de la lettre x dans Σ;
  • en Pascal, si x, de type char, code une lettre x de Σ, numero ( x ) renvoie une valeur de type integer donnant le numéro de la lettre x dans Σ.
    On ne demande pas d'écrire en langage de programmation la fonction numero. On suppose que cette fonction a une complexité constante.
On introduit un tableau D d'entiers défini comme suit. Si l'entier k vérifie 0 ≤ k ≤ nb_Σ − 1, la case d'indice k du tableau D contient la position de la dernière occurrence de la lettre de numéro k dans le motif m. Par convention, si cette lettre n'est pas présente dans le motif m, cette position est égale à -1 . Par exemple, pour Σ = {a, b, c} et pour le motif bbaa, on a nb_Σ = 3, le numéro de la lettre a est 0 , celui de la lettre b est 1 , celui de la lettre c est 2 et le tableau D contient :
  • dans la case d'indice 0 , la valeur 3,
  • dans la case d'indice 1 , la valeur 1 ,
  • dans la case d'indice 2 , la valeur -1 .
    ◻5 - Il s'agit de construire le tableau D en un temps linéaire en la longueur l(m) du motif m. On justifiera la complexité linéaire de la construction du tableau D.
    Caml : Écrire en Caml une fonction nommée calcul_D telle que, si :
  • m, de type string, code le motif m,
  • nbSigma contient le nombre de lettres de l'alphabet Σ, alors calcul_D m nbSigma renvoie un vecteur (ou tableau) codant le tableau D.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée calcul_D telle que, si :
  • m, de type tab_char, contient m,
  • lm, de type integer, contient la longueur de m,
  • nbSigma, de type integer, contient le nombre de lettres de l'alphabet Σ,
alors calcul_D(m, lm, nbSigma); tab_i nt_s igma codant le tableau D.
Pour décrire l'algorithme amélioré, on introduit la notion de fenêtre de recherche. Cette fenêtre dépend d'un indice φ vérifiant 0 ≤ φ ≤ l(t) − l(m); cette fenêtre contient les l(m) lettres consécutives de t comprises entre les indices φ et φ + l(m) − 1; ces lettres sont mises en regard avec les l(m) lettres du motif m. On dit alors que la fenêtre est à la position φ. Dans l'algorithme, la fenêtre se déplace toujours de la gauche vers la droite ; le motif se déplace avec la fenêtre alors que le texte ne bouge pas.
On considère l'exemple défini par :
Exemple1 : t1 = a babbaaacabbaab; m1 = bbaa
Au départ de l'algorithme amélioré, φ = 0 et la fenêtre de recherche est en gris sur la figure 1 .
Indices 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
t1 a b a b b a a a c a b b a a b
m1 b b a a
Figure 1 : fenêtre de recherche à la position 0
On examine cette position de la fenêtre en comparant le facteur abab de t1 qui est dans la fenêtre avec le motif m1 qui est en regard et on constate que ce facteur n'est pas une occurrence de m1 dans t1.
On considère alors la lettre de t1 qui se trouve à droite de la fenêtre de recherche ; c'est la lettre b à l'indice 4 de t1 en gras sur la figure 1 ; on note clé cette lettre. On remarque que si on considère la fenêtre de recherche positionnée à l'indice 1 ou à l'indice 2 , la lettre du motif m1 qui se trouve en regard de clé n'est pas la lettre b, c'est la lettre a dans les deux cas : l'examen de ces deux positions de la fenêtre ne permettrait pas de découvrir une occurrence du motif dans le texte. C'est pourquoi on n'examine pas les positions 1 et 2 de la fenêtre. En revanche, si on met la fenêtre en position 3, clé est en regard de la dernière apparition de la lettre b dans m1, en gras sur la figure 1 ; on retient cette position pour savoir si le motif figure on non à l'indice 3 du texte.
La fenêtre de recherche est maintenant en gris sur la figure 2 :
Indices 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
t1 a b a b b a a a c a b b a a b
m1 b b a a
Figure 2 : fenêtre de recherche à la position 3
On examine la fenêtre et on constate que t1 contient une occurrence de m1 à la position 3 .
Maintenant, clé est la lettre de t1 qui se trouve à l'indice 7 en gras sur la figure 2 : il s'agit de la lettre a. On déplace la fenêtre pour que clé se trouve en regard de la dernière occurrence de la lettre a dans m1, en gras sur la figure 2 ; on déplace en conséquence la fenêtre d'une seule case, elle se trouve alors à la position 4 et est représentée sur la figure 3 . On examine la fenêtre et on constate que t1 ne contient pas une occurrence de m1 à l'indice 4 .
Indices 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
t1 a b a b b a a a c a b b a a b
m1 b b a a
Figure 3 : fenêtre de recherche à la position 4
On continue avec le même principe pour trouver d'autres éventuelles occurrences de m1 dans t1. Maintenant, clé est la lettre de t1 qui se trouve à l'indice 8 , en gras sur la figure 3 : il s'agit de la lettre c. Le déplacement suivant consistera à décaler la fenêtre vers la droite en n'examinant pas les positions qui mettraient en regard de clé une lettre de m1 différente de la lettre c.
6 - Dans l'exemple de la figure 3, indiquer la prochaine position de la fenêtre de recherche et dire si cette position correspond ou non à une occurrence de m1 dans t1.
7 - Décrire la suite du déroulement de l'algorithme appliqué à Exemple1 jusqu'à ce qu'on puisse conclure que toutes les occurrences de m1 dans t1 ont été déterminées. On poursuivra les déplacements de la fenêtre vers la droite en utilisant le même principe que précédemment.
8 - On revient au déroulement de l'algorithme amélioré dans le cas général. On suppose que la fenêtre est à la position φ et que l'on a l(t) > φ + 2l(m). En utilisant le tableau D et la fonction numero décrits plus haut, indiquer la position suivante de la fenêtre.
9 - Il s'agit d'écrire une fonction positions2 qui résout le problème (P) en appliquant l'algorithme amélioré.
Caml : Écrire en Caml la fonction positions2 telle que si :
  • m et t , de type string, codent m et t,
  • nbSigma contient le nombre de lettres de l'alphabet Σ,
    alors positions2 m t nbSigma renvoie une liste contenant les positions de m dans t déterminées selon l'algorithme amélioré.
    Pascal : Écrire en Pascal la fonction positions2 telle que si :
  • m et t , de type tab_char, contiennent m et t,
  • lm et lt, de type integer, contiennent les longueurs de m et t,
  • nbSigma, de type integer, contient le nombre de lettres de l'alphabet Σ, alors positions2(m, lm, t, lt, nbSigma) renvoie un résultat de type pile contenant, dans le champ nb, le nombre de positions de m dans t et, dans le champ table, la liste des positions de m dans t déterminées selon l'algorithme amélioré.
10 - Préciser, en fonction de l(t) et l(m), la complexité dans le meilleur cas de la fonction positions2. On ne prendra pas en compte la complexité du calcul du tableau D. Donner un exemple qui atteint cette complexité.
Dans toute la suite, on se propose de résoudre le problème ( P ) à l'aide d'automates.
Un automate A est décrit par un quintuplet ( Σ, Q, I, F, T ), où :
  • Σ est un alphabet ;
  • Q est un ensemble fini et non vide appelé ensemble des états de A;
  • I ⊆ Q est appelé ensemble des états initiaux de A;
  • F ⊆ Q est appelé ensemble des états finals de A;
  • T ⊆ Q × Σ × Q est appelé l'ensemble des transitions; étant donnée une transition (p, x, q) ∈ T, on dit qu'elle va de l'état p à l'état q et qu'elle est d'étiquette x; on pourra la noter p ^x → q; on dit aussi que p est l'origine de la transition et q son extrémité.
Un calcul de A est une suite de la forme p_0 ^(x_0) → p_1 ^(x_1) → p_2…p_(k − 1) ^(x_(k − 1)) → p_k où, pour 0 ≤ i ≤ k − 1, p_i ^(x_i) → p_(i + 1) est une transition; p_0 est l'origine du calcul, p_k son extrémité. L'étiquette du calcul est le mot x_0 x_1 x_2…x_(k − 1) formé par la suite des étiquettes des transitions successives.
Un calcul de A est dit réussi si son origine est dans I et son extrémité dans F. Un mot m sur Σ est reconnu par A s'il est l'étiquette d'un calcul réussi. Le langage reconnu par A, noté L(A), est l'ensemble des mots reconnus par A.
L'automate A est dit déterministe si I contient exactement un élément et si, pour tout p ∈ Q et tout x ∈ Σ, il existe au plus un état q ∈ Q avec (p, x, q) ∈ T.
L'automate A est dit complet si, pour tout p ∈ Q et tout x ∈ Σ, il existe au moins un état q ∈ Qavec(p, x, q) ∈ T.
Si A est un automate déterministe complet, on définit sa fonction de transition δ de (Q × Σ) dans Q par: δp, x) = q si et seulement si (p, x, q) ∈ T. On définit alors, récursivement, une fonction δ^∗ de ( Q × Σ^∗ ) dans Q par :
  • si p ∈ Q, δ^∗(p, ε) = p,
  • si p ∈ Q, u ∈ Σ^∗ et x ∈ Σ, δ^∗(p, ux) = ∅δ^∗(p, u), x).
Dans tout le sujet, les automates considérés auront un seul état initial. On notera nbQ le nombre d'états d'un automate; les états seront numérotés de 0 à nbQ − 1. L'état initial possédera toujours le numéro 0. Si p est le numéro d'un état, on dira qu'il s'agit de l'état p, identifiant ainsi un état avec son numéro.
Un automate peut être représenté par un dessin comme il est fait ci-dessous pour représenter l'automate Aex, qui est déterministe et non complet.
Aex possède trois états : 0,1 et 2 .
L'état 0 est l'état initial.
Aex possède un seul état final, l'état 2 .
Aex possède trois transitions, les transitions (0, a, 1), (1, a, 1) et (1, b, 2).
Figure 4 : l'automate Aex

Troisième partie : implémentation d'un automate

L'automate Aex représenté sur la figure 4 sert d'exemple ci-dessous pour illustrer le codage d'un automate en langage de programmation.

Indications pour Caml

On utilise une constante définie par :
let MAX_Q = 100 ;;
MAX_Q donne le nombre maximum d'états des automates considérés.
Pour représenter l'ensemble des états finals d'un automate, on utilise une liste, de type int list, qui contient les numéros des états finals.
Si p est un état d'un automate, une transition d'origine p est codée par un couple de type (char * int) contenant l'étiquette de cette transition et le numéro de l'extrémité de cette même transition.
Si p est un état d'un automate, on représente l'ensemble des transitions d'origine p par la liste des transitions d'origine p; cette liste est de type (char * int) list.
L'ensemble des transitions d'un automate A est codé par un vecteur ; si p vérifie les inégalités 0 ≤ p ≤ nbQ − 1, l'élément d'indice p de ce vecteur contient la liste des transitions d'origine p. Ce vecteur est ainsi en Caml de type (char * int) list vect.
Pour définir un automate A, on utilise le type enregistrement (type produit) suivant :
type automate = {nbQ : int;
        F : int list;
        T : (char * int) list vect;
    };;
dans lequel les champs (ou membres) correspondent:
  • pour nbQ, au nombre d'états de A,
  • pour F , à la liste des états finals de A,
  • pour T, à l'ensemble des transitions de A.
L'automate Aex de la figure 4 peut être défini par :
let T_Aex = make_vect 3 [];;
T_Aex. (0) <- [(a,1)];
T_Aex.(1) <- [(a,1); (b,2)];;
let Aex = {nbQ = 3 ; F = [2]; T = T_Aex};;
Fin des indications pour Caml
Indications pour Pascal
On ajoute les définitions suivantes aux définitions données plus haut :
const MAX_Q = 100;
type transition = RECORD
    etiquette : char;
    extremite : integer;
end;
type tab_int_Q = array[0 .. MAX_Q - 1] of integer;
type tab_transition = array[0 .. MAX_SIGMA - 1] of transition;
type tab_tab_transition = array[0 .. MAX_Q - 1] of tab_transition;
type automate = RECORD
        nbQ : integer;
        nbF : integer;
        F : tab_int_Q;
        nbT : tab_int_Q;
        T : tab_tab_transition;
end;
La constante MAX_Q donne le nombre maximum d'états des automates considérés.
Si p est un état d'un automate, une transition d'origine p est codée par un enregistrement de type transition, le champ (ou membre) etiquette contenant l'étiquette de cette transition et le champ extremite le numéro de l'extrémité de cette même transition.
Si p est un état d'un automate, on représente l'ensemble des transitions d'origine p en utilisant un tableau de type tab_transition (on ne codera que des automates déterministes avec le type automate).
L'ensemble des transitions d'un automate est codé par un tableau de type tab_tab_transition, la case d'indice p de ce tableau contenant la liste des transitions d'origine p.
Un automate déterministe A sera codé par un enregistrement de type automate dans lequel les champs (ou membres) correspondent :
  • pour nbQ, au nombre d'états de A;
  • pour nbF, au nombre d'états finals de A;
  • pour F , à un tableau contenant la liste des états finals de A;
  • pour nbT, à un tableau donnant les nombres de transitions issues de chaque état ; plus précisément, si p est compris entre 0 et nbQ - 1, nbT[p] contient le nombre de transitions d'origine p;
  • pour T, à l'ensemble des transitions de A.
L'automate Aex de la figure 4 peut être défini par une variable Aex de type automate avec les instructions:
Aex.nbQ := 3;
Aex.nbF := 1;
Aex.F[0]:= 2;
Aex.nbT[0] := 1;
Aex.T[0][0].etiquette := 'a';
Aex.T[0][0].extremite := 1;
Aex.nbT[1] := 2;
Aex.T[1][0].etiquette := 'a';
Aex.T[1][0].extremite := 1;
Aex.T[1][1].etiquette := 'b';
Aex.T[1][1].extremite := 2;
Aex.nbT[2] := 0;
Fin des indications pour Pascal
Soit A un automate déterministe sur un alphabet Σ.
11 - Il s'agit de savoir si un état est final ou non. On rappelle qu'un état est identifié avec son numéro.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée est_final telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • p est un entier codant un état de A, alors est_final A p renvoie le booléen true si p est un état final de A et false sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée est_final telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • p , de type integer, contient un état de A, alors est_final(A, p) renvoie un booléen qui vaut true si p est un état final de A et false dans le cas contraire. Indiquer la complexité de cette fonction.
    ◻12 - On suppose que p est un état et x une lettre ; on veut connaître l'état q atteint à partir de l'état p par la transition d'étiquette x si cette transition existe.
    On rappelle que le cardinal de l'alphabet est majoré par une constante (égale à 26).
    Caml : Écrire en Caml une fonction nommée etat_suivant telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • p est un entier codant un état de A,
  • x est une lettre appartenant à Σ,
    alors etat_suivant A p × renvoie un entier codant l'état q tel que ( p, x, q ) soit une transition de A si cette transition existe et -1 sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée etat_suivant telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • p , de type integer, contient le numéro d'un état de A,
  • x, de type char, contient une lettre appartenant à Σ, alors etat_suivant (A, p, x) renvoie une valeur de type integer contenant l'état q tel que ( p, x, q ) soit une transition de A si cette transition existe et -1 sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
13 - Il s'agit de déterminer l'état, s'il existe, qui est extrémité du calcul dont l'origine est l'état initial et dont l'étiquette est un mot donné.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée execution telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • u, de type string, code un mot u sur Σ, alors execution A u renvoie un entier codant l'état q qui est l'extrémité du calcul dont l'origine est l'état initial et dont l'étiquette est u, si q existe, et -1 sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée execution telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • u, de type tab_char, contient un mot u sur Σ,
  • lu, de type integer, contient la longueur de u, alors execution( A, u, lu ) renvoie une valeur de type integer donnant l'état q qui est extrémité du calcul dont l'origine est l'état initial et dont l'étiquette est u, si q existe, et -1 sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
14 - Il s'agit de savoir si un mot est reconnu ou non par un automate.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée reconnait telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • u, de type string, code le mot u sur Σ, alors reconnait A u renvoie le booléen true si le mot u est reconnu par A et false sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
    Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée reconnait telle que si :
  • A, de type automate, code l'automate A,
  • u, de type tab_char, contient le mot u sur Σ,
  • lu, de type integer, contient la longueur de u, alors reconnait (A, u, lu) renvoie le booléen true si le mot u est reconnu par A et false sinon. Indiquer la complexité de cette fonction.
    ◻15 - On considère un automate A déterministe complet sur un alphabet Σ, un état p de A et une lettre x de Σ. L'objectif de la question est de concevoir une fonction permettant de modifier l'extrémité de la transition d'origine p et d'étiquette x.
    Caml : On considère une liste, nommée trans, de type (char * int) list, codant l'ensemble des transitions d'origine p. Écrire en Caml une fonction remplace telle que, si :
  • x code la lettre x,
  • q code un état de A,
    alors remplace x trans q renvoie une liste identique à trans sauf que le couple contenant l'étiquette x est remplacé par le couple ( x, q ). Indiquer la complexité de cette fonction.
    Pascal : On considère un tableau, nommé trans, de type tab_transition, codant l'ensemble des transitions d'origine p. Écrire en Pascal une fonction remplace telle que, si :
  • x , de type char, contient la lettre x,
  • q, de type integer, contient un état de A, alors remplace( x, trans, q ) renvoie un tableau de type tab_transition identique à trans sauf que le couple contenant l'étiquette x est remplacé par le couple ( x, q ). Indiquer la complexité de cette fonction.

Quatrième partie : utilisation d'automates.

On considère un mot m sur Σ : m = m_0 m_1…m_(l(m) − 1).
◻16 - Dessiner un automate déterministe comportant l(m) + 1 états reconnaissant le langage réduit au seul mot m. On note A_m cet automate.
◻17 - Il s'agit de construire l'automate A_m en langage de programmation.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée automate_de_mot telle que, si m, de type string, code le mot m, alors automate_de_mot m renvoie un résultat de type automate codant l'automate A_m.
Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée automate_de_mot telle que, si :
  • m, de type tab_char, contient le mot m,
  • lm, de type integer, contient la longueur de m, alors automate_de_mot( m, lm ) renvoie un résultat de type automate codant l'automate A_m.
18 - Il s'agit d'utiliser l'automate A_m pour déterminer si un mot u sur Σ est préfixe du mot m.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée est_prefixe telle que, si m et u, de type string, codent les mots m et u, alors est_prefixe m u renvoie le booléen true quand u est préfixe de m et false dans le cas contraire.
On utilisera les fonctions automate_de_mot et execution.
Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée est_prefixe telle que, si :
  • m et u , de type tab_char, contiennent les mots m et u,
  • lm et lu, de type integer, contiennent les longueurs de m et u, alors est_prefixe(m, lm, u, lu) renvoie le booléen true quand u est préfixe de m et false dans le cas contraire.
    On utilisera les fonctions automate_de_mot et execution.
    ◻19 - On s'intéresse à présent au langage composé des mots dont m est suffixe. On le note LS_m. Montrer que ce langage est rationnel.
20 - Expliquer comment on peut modifier l'ensemble des transitions de A_m pour obtenir un automate non déterministe reconnaissant LS_m. On note AS_m cet automate. On considère le cas où Σ = {a, b} et m = ab. Dessiner l'automate AS_(ab).
21 - Déterminiser l'automate AS_(ab) dessiné à la question précédente. On utilisera pour cela un algorithme de déterminisation d'automate.
Soit t un texte et m un motif. On note DS_m un automate déterministe complet reconnaissant le langage LS_m; on suppose que DS_m a un seul état final.
◻22 - Décrire les principes d'un algorithme utilisant l'automate DS_m pour résoudre le problème (P). L'algorithme devra avoir une complexité de l'ordre de la longueur de t. Justifier la validité de cet algorithme avec soin.
◻23 - Il s'agit de programmer l'algorithme précédent.
Caml : On suppose que l'on dispose d'une fonction DS telle que, si m est de type string, alors DS m renvoie un résultat de type automate codant l'automate DS_m. En utilisant cette fonction, écrire en Caml une fonction nommée positions3 telle que, si m et t , de type string, codent le motif m et le texte t, alors positions 3 m t résout le problème (P), c'est-à-dire renvoie une liste contenant les positions du motif m dans le texte t.
Pascal : On suppose que l'on dispose d'une fonction DS telle que, si :
  • m, de type tab_char, contient le mot m,
  • lm, de type integer, contient la longueur de m, alors DS(m, lm) renvoie un résultat de type automate codant l'automate DS_m. En utilisant cette fonction, écrire en Pascal une fonction nommée positions3 telle que, si :
  • m et t , de type tab_char, contiennent m et t,
  • lm et lt, de type integer, contiennent les longueurs de m et t, alors positions3(m, lm, t , lt) résout le problème ( P ), c'est-à-dire renvoie un résultat de type pile contenant, dans le champ nb, le nombre de positions de m dans t et, dans le champ table, la liste des positions du motif m dans le texte t.

Cinquième partie : automate des suffixes

Le but de cette la partie est d'écrire un automate déterministe complet, avec un seul état final, reconnaissant le langage LS_m.
On considère un alphabet Σ et un mot m = m_0 m_1…m_(l(m) − 1) sur Σ.
On note Pref(m) l'ensemble des préfixes de m.
Soit h_m l'application de Σ^∗ dans Pref(m) définie par : pour tout mot u sur Σ, h_m(u) est le plus long mot à la fois suffixe de u et préfixe de m.
24 - Préciser h_m(u) pour tout mot u quand m est réduit à une seule lettre x ∈ Σ.
On revient au cas général : m est un mot quelconque sur Σ.
25 - Soit u ∈ Σ^∗. Montrer que u ∈ LS_m si et seulement si h_m(u) = m.
26 - Préciser h_m(ε). Préciser h_m(u) quand u est un préfixe de m.
27 - Montrer que h_m(ux) = h_m(h_m(u)x) pour tout mot u et toute lettre x.
On définit un automate déterministe et complet sur l'alphabet Σ, noté S_m, de la façon suivante :
  • les états de S_m sont les préfixes de m,
  • l'état initial de S_m est ε,
  • l'état final de S_m est m,
  • pour tout préfixe u de m et toute lettre x, ( u, x, h_m(ux) ) est une transition de S_m et S_m n'admet pas d'autres transitions que les transitions de cette forme.
    Convention : on numérote les états de S_m; l'état initial ε est noté 0 et pour i compris entre 1 et l(m), le préfixe m_0 m_1…m_(i − 1) est noté i.
    28 - On suppose que l'on a Σ = {a, b}. Dessiner l'automate S_E.
    Indication : cet automate n'a qu'un seul état, noté 0.
    29 - On suppose que l'on a Σ = {a, b} et on considère le mot ab. Dessiner l'automate S_(ab) en représentant les états par leurs numéros.
    Indication : cet automate a trois états, les états ε, a, ab, numérotés 0,1 et 2 .
    30 - On considère l'automate S_m et un mot u sur Σ; on note δ la fonction de transition de S_m. Montrer l'égalité δ^∗(ε, u) = h_m(u).
    31 - Montrer que S_m reconnaît le même langage que DS_m, c'est-à-dire LS_m.
Soit m un mot sur Σ et x une lettre de Σ. On pose m^′ = mx. On note h = h_m et h^′ = h_(m^′). On admet les propriétés suivantes de la fonction h^′.
Soit u^′ un préfixe de m^′ et y une lettre.
(i) Si u^′ est préfixe de m et u^′ ≠ m : h^′(u^′ y) = h(u^′ y).
(ii) Si u^′ = m : h^′(my) = h(my) quand y ≠ x et h^′(mx) = mx.
(iii) Si u^′ = m^′ : h^′(m^′ y) = h^′(h(mx)y).
32 - Donner des règles simples de construction pour passer de S_m à S_(m^′).
33 - On considère le cas Σ = {a, b} et le mot aba. Illustrer les règles énoncées à la question précédente en traçant l'automate S_(aba) à partir de l'automate S_(ab) obtenu à la question 29.
34 - Il s'agit de programmer la fonction DS pour l'alphabet Σ = {a, b}.
Caml : Écrire en Caml une fonction nommée DS telle que, si m, de type string, code un mot m, alors DS m renvoie un résultat, de type automate, codant l'automate S_m. On supposera si nécessaire qu'on a défini une constante entière MAX_LONGUEUR et que les mots considérés ont au plus MAX_LONGUEUR lettres.
Pascal : Écrire en Pascal une fonction nommée DS telle que, si :
  • m, de type tab_char, contient le mot m sur Σ,
  • lm, de type integer, contient la longueur de m, alors DS(m, lm) renvoie un résultat, de type automate, codant l'automate S_m.
    35 - On revient à un alphabet Σ quelconque. Donner la complexité de la fonction positions3.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve d'informatique option info MP Mines-Ponts 2013 ?
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Sur quels chapitres porte l'épreuve d'informatique option info MP Mines-Ponts 2013 ?

Le sujet porte sur la recherche d'un motif dans un texte : théorie des langages et automates, algorithmique itérative et récursive, et analyse de complexité, en Caml ou en Pascal.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet d'informatique MP Mines-Ponts 2013 ?

Le jury relève un manque de rigueur sur la terminaison des algorithmes, des complexités ne respectant pas celle imposée par l'énoncé, une déterminisation d'automate mal maîtrisée et une utilisation abusive des exceptions en programmation.

Quelles parties du sujet informatique MP Mines-Ponts 2013 sont le plus souvent traitées ?

Le rapport indique que les candidats abordent globalement les trois premières parties du problème, la présentation et la rédaction étant bonnes dans l'ensemble.

Faut-il bien maîtriser les automates pour ce sujet d'informatique MP Mines-Ponts 2013 ?

Oui, le sujet mobilise la théorie des langages et des automates, et le rapport signale que la déterminisation d'un automate (question 21) n'est très souvent pas maîtrisée.

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