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Mines Physique 1 MP 2013Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Oscillateur mécanique amorti
  • Condensateur plan et circuits RC
  • Premier principe pour un système ouvert
  • Détente d'un gaz parfait dans une tuyère
  • Interférences à deux ondes et interféromètre de Michelson

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficile
Autour d'un dragster à réaction : accéléromètre MEMS, propulsion par réacteur et contrôle d'épaisseur par interférences
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Le problème suit la conception d'un dragster à réaction en trois parties largement indépendantes. La première étudie un accéléromètre MEMS couplant oscillateur mécanique amorti et mesure capacitive démodulée. La deuxième applique le premier principe à un système ouvert pour calculer la poussée d'un réacteur. La troisième mesure des épaisseurs de pièces par dispositifs interférentiels.

  1. 1I. Mesure de l'accélération par un système embarquéModélisation mécanique d'un MEMS (masse, ressorts, amortisseurs) puis mesure capacitive du déplacement et démodulation synchrone du signal.
  2. 2II. Propulsion de l'engin par un réacteur d'avionPremier principe pour un système ouvert en régime permanent, détente dans la tuyère, calcul de la force de poussée et de l'accélération du dragster.
  3. 3III. Contrôle d'épaisseur de certaines piècesMesure de l'épaisseur d'un dépôt métallique par franges décrochées, puis de l'épaisseur d'une lame de verre par interféromètre de Michelson avec le doublet du sodium.

Difficile. Le rapport indique que l'épreuve n'a pas été bien réussie dans l'ensemble, par manque d'analyse physique ; plusieurs questions affichent des taux de réussite très faibles (5 %, 2 %, voire 1 % pour la question 24).

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Confusion entre référentiel du dragster et référentiel galiléen · Résolution réelle au lieu du passage en complexes · Filtre passe-bas de la cellule RC non identifié
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Le sujet, bien que constitué de questions majoritairement classiques couvrant mécanique, électrocinétique, thermodynamique et optique, n'a pas été bien réussi. Le jury pointe un manque d'analyse physique des phénomènes et un défaut de précision, notamment l'absence fréquente de schémas et une gestion approximative des chiffres significatifs.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre référentiel du dragster et référentiel galiléenQ2

    De nombreux candidats confondent l'accélération de la masse dans le référentiel en mouvement lié au dragster et celle dans le référentiel galiléen lié au sol.

    « dans le référentiel en mouvement et dans le référentiel galiléen »
  2. 2
    Résolution réelle au lieu du passage en complexesQ5

    Chercher la solution sinusoïdale forcée directement en réel, sans passer par les complexes, conduit à des calculs lourds qui n'aboutissent pas toujours à l'amplitude.

    « Il est curieux que de nombreux candidats cherchent une solution sinusoïdale forcée réelle sans passer par les complexes »
  3. 3
    Filtre passe-bas de la cellule RC non identifiéQ10

    Cette question, très mal traitée, montre que seuls quelques candidats reconnaissent que la cellule RC se comporte comme un filtre passe-bas.

    « seuls quelques candidats ont compris que la cellule RC est un filtre passe bas »
  4. 4
    Énumération de toutes les hypothèses possiblesQ11

    Alors qu'il suffisait d'invoquer le caractère permanent de l'écoulement, certains candidats énumèrent toutes les hypothèses envisageables, ce qui ne rapporte aucun point.

    « certains candidats ont livré toutes les hypothèses possibles »
  5. 5
    Absence de schéma en optiqueQ19

    Trop de candidats donnent une expression sans schéma ni explication, alors qu'un schéma des rayons interférents est indispensable pour déterminer la différence de marche.

    « Trop de candidats donnent une expression sans aucune explication ni schéma »
  6. 6
    Question de contrôle d'épaisseur impossible sans schémaQ23

    La question sur la lame de verre transparente ne peut être traitée sans un schéma clair du dispositif interférentiel, ce que peu de candidats ont fait.

    « Il est impossible de répondre à cette question sans faire de schéma »

Ce qui a été bien réussi

  • La question 1 sur les forces de rappel et d'amortissement affiche un taux de réussite de 91 %.
  • Les questions de thermodynamique sur le premier principe pour un système ouvert (Q11, Q12) sont réussies par plus de la moitié des candidats.
  • Le jury souligne l'existence d'excellentes copies témoignant d'un travail sérieux et approfondi.

Conseils du jury

  • Faire systématiquement un schéma pour préciser les grandeurs introduites, en particulier en optique.
  • N'invoquer que l'hypothèse pertinente plutôt que d'énumérer toutes les hypothèses possibles.
  • Passer par les complexes pour résoudre une équation différentielle en régime sinusoïdal forcé.
  • Respecter le nombre de chiffres significatifs donné dans l'énoncé (trois ici) sans donner de résultat à six chiffres.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉCOLE DES PONTS PARISTECH SUPAERO (ISAE), ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES DE SAINT-ÉTIENNE, MINES DE NANCY, TÉLÉCOM BRETAGNE, ENSAE PARISTECH (FILIÈRE MP) ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI) CONCOURS D'ADMISSION 2013 PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Filière MP

(Durée de l'épreuve: 3 heures)L'usage de la calculatrice est autorisé

Sujet mis à disposition des concours : Cycle international, ENSTIM, TELECOM INT, TPE-EIVP
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
PHYSIQUE I —MP.
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages.
  • Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il est invité à le signaler sur sa copie et à poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il aura été amené à prendre.
  • Il ne faudra pas hésiter à formuler les commentaires (incluant des considérations numériques) qui vous sembleront pertinents, même lorsque l'énoncé ne le demande pas explicitement. Le barème tiendra compte de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie.

AUTOUR D'UN DRAGSTER À RÉACTION

Il existe des courses automobiles pour lesquelles le but est de parcourir le plus rapidement quelques centaines de mètres. Pour cela, des engins surpuissants appelés dragsters sont fabriqués par des passionnés, de façon «artisanale » au sens où il ne s'agit pas de modèles de série. Ce problème aborde certaines problématiques que l'on peut rencontrer lors de la fabrication de tels engins. Pour les applications numériques on utlisera 3 chiffres significatifs, le module de l'accélération de la pesanteur sera g = 9, 81 m ⋅ s^(− 2). Les vecteurs sont surmontés d'un chapeau s'ils sont unitaires e_x ˆ ou d'une flèche dans le cas général v⃗. La dérivée totale par rapport au temps sera notée par un point : x˙ = (dx)/(dt). Les trois parties de ce problème sont largement indépendantes.

I. - Mesure de l'accélération par un système embarqué

Pour mesurer l'accélération du dragster, le choix se porte sur un Mems ( Micro-Electro-Mechanical-System). Il s'agit d'une famille technologique très utilisée par l'industrie automobile (notamment pour l'airbag) mais aussi par les particuliers car on les retrouve dans certaines manettes de consoles de jeu. La taille de ces capteurs est inférieure à celle d'une pièce de monnaie!

I.A. - Analyse du mouvement mécanique

On modélise le fonctionnement du Mems par le système représenté sur la figure 1. Seule la masse mobile de masse m, cube d'arête b, de centre de gravité O peut se déplacer. Le reste du dispositif, appelé bâti, est fixé au dragster et demeure solidaire de celui-ci.
Figure 1 - Modélisation mécanique 1D du Mems
Le mouvement, sans frottements, ne peut se faire que selon l'axe des x. La masse est liée à deux ressorts de raideur k et de longueur à vide ℓ_0, mais aussi à deux amortisseurs induisant une force proportionnelle à la vitesse relative de la masse par rapport au bâti avec le coefficient de frottement f. On ne se préoccupe pas de la présence éventuelle d'autres forces notament électrostatiques. On note x_e = 1/2(x_1 + x_2), la position du centre de gravité O de la masse m lorsque celle-ci et le dragster sont immobiles, par ailleurs on note x la position de O à un instant t quelconque dans le référentiel lié au sol. On suppose que les ressorts n'ont pas d'allongement à l'équilibre. On introduira les quantités L = x − x_e, ω_o = √((2k)/m) et μ = √((f^2)/(2km)). L'accéléromètre est fixé sur le châssis de la voiture qui se déplace en ligne droite. La direction de déplacement du dragster est la même que celle de la masse et de l'accéléromètre.
  • 1 - Exprimer la résultante F⃗_r des forces de tension des ressorts appliquée à la masse en fonction de k, L et du vecteur eˆ_x. Exprimer la résultante F⃗_a des forces d'amortissement appliquée à la masse en fonction de f, L˙ et du vecteur eˆ_x.
  • 2 - En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié au sol, déterminer l'équation différentielle vérifiée par L et décrivant le mouvement de la masse m lorsque le dragster possède une accélération de module a dans la direction des x > 0.
  • 3 - Afin d'étudier la réponse mécanique globale de ce système, on s'intéresse au cas particulier d'une accélération sinusoïdale de pulsation ω, les représentations complexes des grandeurs physiques L et a sont notées a_– = A_m e^(jωt) et L_– = L_–_m e^(jωt); calculer la transmittance L_–/a_– de ce système en fonction de ξ = ω/(ω_o), μ et G = ω_o^(− 2). En déduire le régime de pulsation dans lequel une mesure de L permet de déterminer l'accélération subie par le système. On justifiera le raisonnement.

I.B. - Mesure du déplacement

Comme le montre la figure 1, le mobile est solidaire d'une lame pouvant se déplacer devant les faces 1 et 2 . La face 1 et la lame forment un condensateur C_1. La face 2 et la lame forment un condensateur C_2. Ces capacités dépendent de L.
Dans un Mems une série de de micro-lamelles sont imbriquées comme si deux peignes à cheveux étaient en regard l'un de l'autre. Les condensateurs sont alors simplement plus nombreux que dans le modèle que nous utilisons. Le dispositif formé par les condensateurs est alimenté par les tensions v_1(t) = 1/2V_s + V_1 sin(ωt) et v_2(t) = 1/2V_s − V_1 sin(ωt). Le modèle électrique du Mems est celui de la figure 2. On introduit la constante de temps τ = 1/2R(C_1 + C_2).
Figure 2 - Modélisation électrique
  • 4 - Déterminer l'équation différentielle vérifiée par v_3(t) en fonction de V_s, τ, ω, cos(ωt) et de la tension V_2 = (C_1 − C_2)/(C_1 + C_2)V_1
  • 5 - Résoudre cette équation en trouvant l'expression de v_3(t) en fonction de V_s, V_2, ω, τ, cos(ωt + φ) et d'une constante V_0 associée au régime libre, fixée par les conditions initiales et que l'on ne cherchera pas à déterminer. En particulier, on exprimera d'une part la phase à l'origine φ en fonction de ω et τ et d'autre part l'amplitude des oscillations en régime permanent en fonction de ω, V_2 et τ.
  • 6 - On fixe τ = 5 ms et ω = 10^5 rad.s^(− 1), la mesure de v_3(t) est faite pour t≫τ. En déduire, dans ces conditions, une expression approchée de v_3(t) ne dépendant plus que de V_s, V_2 et sin(ωt).
  • 7 - Soit deux plaques parallèles, chacune de surface S, séparées par une distance e petite devant les autres dimensions. La normale aux plaques est un vecteur e_x ˆ orientant l'axe Ox. On néglige les effets de bords ainsi que l'épaisseur des plaques. La première plaque située en x = 0, porte la charge Q et la seconde située en x = e porte la charge − Q. Déterminer la capacité C du condensateur plan formé par ces plaques en admettant que le champ est nul à l'extérieur de ce dernier. On exprimera C en fonction de S, e et de la permittivité du vide ε_o
  • 8 - Les condensateurs du schéma de principe de l'accéléromètre de la figure 1 sont plans et les surfaces en regard ont une aire S. En utilisant le résultat de la question précédente, exprimer C_1 et C_2 en fonction de d, L, S et ε_o.
    ◻9 - Sous les hypothèses de la question 6, exprimer v_3(t) en fonction de V_1, L, d, V_s et sin(ωt). On conservera cette expression pour la suite de l'étude.
    Pour extraire l'information, le principe utilisé est celui de la démodulation synchrone : le signal v_3(t) est multiplié par v_1(t) pour obtenir un signal s_1(t) = h × v_1(t) × v_3(t) où h est un gain positif, puis le résultat est filtré pour obtenir le signal s(t). L'ensemble de ce dispositif d'acquisition est représenté sur la figure 3.
Figure 3 - Module d'acquisition de l'accélération
  • 10 - Après avoir écrit l'expression de s_1(t), déterminer le signal s(t) qu'il est possible d'observer en mode DC sur un oscilloscope. On détaillera le raisonnement permettant d'obtenir cette expression, on exprimera tout d'abord s(t) en fonction de h, V_1, L, d et V_s puis, en supposant que L et a ne dépendent pas du temps, en fonction de h, V_1, a, m, k, d et V_s.

FIN DE LA PARTIE I

II. - Propulsion de l'engin par un réacteur d'avion !

II.A. - Premier principe pour un système ouvert

On considère le volume 𝒱_(pc) d'une partie commune, toutes les grandeurs physiques utiles de cette partie, grisée sur la figure 4, seront notées avec un indice pc, par exemple, l'énergie interne de la partie commune est ainsi notée U_(pc). Un fluide s'écoule de gauche à droite sur le schéma de la figure 4 . On considère le système fermé Σ constitué par le fluide compris entre les frontières A et B à l'instant t puis A^′ et B^′ à l'instant t + dt. La masse de fluide contenue dans la partie commune est notée m_(pc)(t) à la date t et m_(pc)(t + dt) à la date t + dt. Pendant l'intervalle de temps dt, une masse dm_e entre dans la partie commune par une ouverture de section S_e et une quantité de matière de masse dm_s en sort par une ouverture de section S_s.
On suppose que le régime est permanent. Les grandeurs intensives (pression, température...) ont des valeurs uniformes avant la partie commune et seront notées P_e, T_e… De même, elles sont toujours uniformes après la partie commune où elles seront notées P_s, T_s… Toutes les parois sont calorifugées.
Figure 4 - Schéma d'un système ouvert
  • 11 - Démontrer que le débit massique D_m est constant entre l'entrée et la sortie du système.
    12- On indice avec un e les grandeurs en entrée et avec un s les grandeurs en sortie, on note W_i le travail autre que celui des forces de pression. Appliquer le premier principe au système fermé Σ entre les instants t et t + dt en régime permanent et trouver une relation entre les énergies internes ( U_e, U_s ), potentielles ( E_(p, e), E_(p, s) ), cinétiques ( E_(c, e), E_(c, s) ), les pressions ( P_e, P_s ), les sections ( S_e, S_s ), les longueurs ( dℓ_e, dℓ_s ) et le travail δW_i.
  • 13 - La vitesse macroscopique du fluide entrant est notée c⃗_e = c_e eˆ_x et celle du fluide sortant c⃗_s = c_s eˆ_x, on note z_e et z_s les altitudes correspondantes (l'axe z est orienté vers le haut) et ω_i = (δW_i)/(dm) le travail indiqué massique en posant dm = dm_e = dm_s. Le volume massique à l'entrée de la partie commune est v_e et v_s à la sortie, les enthalpies massiques sont notées h. Réécrire le premier principe pour obtenir une expression massique de ce dernier reliant h_e, h_s, c_e, c_s, g, z_e, z_s et ω_i.

II.B. - Force de poussée du réacteur - Étude de la tuyère

Schématiquement, un turboréacteur absorbe de l'air par «une manche d'entrée d'air ». La première partie est une partie active qui comprime l'air et le chauffe. La seconde partie (grisée sur la figure 5 et appelée tuyère) est chargée d'éjecter l'air à l'extérieur. Pour fournir une poussée, la vitesse l'éjection doit être supérieure à celle de l'admission. Le rôle de la tuyère est de maximiser la
Figure 5 - Schéma du réacteur
vitesse d'éjection.
L'écoulement du gaz dans la tuyère est supposé unidimensionnel, horizontal ( z_e ≃ z_s ), permanent, adiabatique et réversible. Le gaz, supposé parfait, y subit une détente. La vitesse d'entrée des gaz dans la tuyère est négligeable. En effet, la partie active reçoit de l'air à vitesse non négligeable, mais ceux-ci ressortent avec une vitesse insignifiante dans le référentiel lié au réacteur. Il n'y a pas de travail indiqué dans la tuyère ( ω_i = 0 ). A l'entrée de la tuyère, on mesure une pression P_e = 3, 00 bar et une température θ_e = 850^∘C, et en sortie de la tuyère une pression P_s = 1, 00 bar. Dans les conditions d'utilisation, le rapport des capacités calorifiques à pression constante et à volume constant de l'air vaut Γ = 7/5 et sa capacité thermique massique à pression constante c_p = 1, 17 kJ ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1).
  • 14 - Déterminer l'expression de la température θ_s du gaz à la sortie de la tuyère et sa valeur numérique.
  • 15 - Exprimer la vitesse c⃗_s du gaz à la sortie de la tuyère en fonction de c_p et des températures θ_e et θ_s. Calculer la valeur numérique de sa norme.
16-La variation de la quantité de mouvement du gaz qui entre et qui sort du réacteur au cours du temps, lorsque l'on est en régime permanent, génère une force appelée force de poussée du réacteur. On se place dans le référentiel lié au réacteur supposé galiléen. Calculer cette force Π⃗ en fonction du débit massique de gaz D_m (entrant dans le réacteur) et des vitesses d'entrée c⃗_e et de sortie c⃗_s exprimées dans le référentiel lié au réacteur. Déterminer la valeur numérique de la norme de la force de poussée subie par le dragster lors d'un départ arrêté, pour un débit massique constant D_m = 80, 0 kg ⋅ s^(− 1) et en l'absence de vent.
  • 17 - Déterminer la valeur de la norme a de l'accélération subie au démarrage par un dragster de 1, 06 ⋅ 10^3 kg équipé du réacteur décrit dans la question précédente. On exprimera cette accélération en g (accélération de la pesanteur).
  • 18 - Le débit massique est supposé constant. On admet que la force de poussée calculée dans le référentiel lié au réacteur garde la même valeur (norme, direction et sens) dans le référentiel lié au sol. Calculer le temps mis par le dragster pour parcourir les 305 m de la piste dans le cas ou la seule force existante serait la force de poussée. Le résultat attendu est numérique à deux chiffres, et non littéral, de manière à pouvoir conclure sur la capacité de ce véhicule à faire mieux qu'un dragster classique (sans réacteur) qui parcourt la distance en 3, 80 s.

FIN DE LA PARTIE II

III. - Contrôle d'épaisseur de certaines pièces

Pour une bonne mise au point mécanique et aérodynamique du dragster, il est important de contrôler précisément certaines épaisseurs, on utilise pour cela des dispositifs interférentiels. La première mesure consiste en la vérification de l'épaisseur d'un dépôt métallique opaque destiné à protéger certaines pièces, la seconde est la mesure de l'épaisseur d'une pièce en verre et donc transparente.

III.A. - Contrôle d'épaisseur d'un dépôt métallique

On éclaire une lame de verre semi-réfléchissante, supposée infiniment fine, et formant un angle ε = 0, 1^∘ avec une plaque réfléchissant totalement la lumière sur laquelle le dépôt métallique a été effectué. L'éclairement est assuré par une lumière monochromatique de longueur d'onde λ_0 = 532 nm. L'incidence est quasi normale. Le dépôt est assimilable à un parallélépipède métallique opaque d'épaisseur constante posé au contact de la lame réfléchissante. L'ensemble est représenté sur la partie gauche de la figure 6 .
Figure 6 - Dispositif optique et franges observées sur l'écran
Au voisinage des lames, on observe des franges non rectilignes, on dit qu'elles sont «décrochées». Ces franges sont observées sur un écran placé à 50 cm d'une lentille convergente de distance focale f^′ = 4 cm. Elles sont représentées sur la partie droite de la figure 6 .
19 - Déterminer l'expression de l'interfrange d_i observée sur l'écran dans la zone où le dépôt est absent. On exprimera d_i en fonction de λ_0, ε et du grandissement γ de la lentille et on calculera sa valeur numérique.
20 - Expliquer ce que l'on observe sur l'écran (présence du décroché) et montrer que l'épaisseur e du dépôt métallique dépend de la valeur u du décroché mesurée sur l'écran (partie droite de la figure 6). On explicitera la relation entre e, u et d'autres paramètres utiles de l'expérience. On mesure u = 0, 59 mm sur l'écran, quelle est la valeur numérique de l'épaisseur du dépôt? On commentera ce résultat.
  • 21 - Qu'observe-t-on sur l'écran si on remplace l'air par de l'eau dans la même expérience. Préciser, en le justifiant, ce qui est modifié et ce qui ne l'est pas.
22 - Qu'observe-t-on sur l'écran si l'on augmente l'angle ε. Préciser, en le justifiant, ce qui est modifié et ce qui ne l'est pas.

III.B. - Mesure de l'épaisseur de la pièce transparente

La pièce transparente dont on veut déterminer l'épaisseur L est une lame de verre homogène. On utilise un interféromètre de Michelson réglé en lame d'air et éclairé par une lampe à vapeur de sodium dont on a isolé le doublet jaune de longueur d'onde moyenne λ_m = 589, 3 nm. On considère dans un premier temps cette source comme monochromatique. Il est configuré pour l'observation d'anneaux d'égale inclinaison. On se place au contact optique (teinte plate). On introduit la lame à mesurer devant le miroir mobile M_2, à son contact. On translate M_2 en l'éloignant de la lame. Des anneaux finissent par être visibles. On continue de charioter de façon à retrouver une teinte plate (à ne pas confondre avec une anticoïncidence), et l'on note la position du chariot. Soit d la distance de chariotage depuis le contact optique. A la longueur d'onde moyenne du doublet jaune du sodium, le verre possède un indice n = 1, 517.
23- On note i l'incidence, par rapport à la normale de la lame, du rayon lumineux et r son angle de réfraction dans la lame de verre. Montrer que la différence de marche entre deux rayons peut s'écrire δ = 2Acos(i) + 2Bcos(r) où l'on exprimera A et B en fonction de L, d et n. À quel endroit l'observation se fait-elle?
◻24 - En prenant en compte le fait que r et i sont de petits angles, montrer que lorsque l'on atteint le contact optique il est possible d'exprimer l'épaisseur L en fonction de d et n.
La source n'est plus considérée comme monochromatique. Pour obtenir les valeurs du doublet du sodium λ_1 = λ_m − 1/2Δλ et λ_2 = λ_m + 1/2Δλ, on cherche les positions du brouillage lorsque la lame de verre n'est plus là. On supposera que λ_m≫Δλ. On part du contact optique et on translate le chariot mobile. Une première anticoïncidence correspond à la division e_1 = 9, 69 mm pour la position du chariot. La onzième anticoïncidence correspond à la division e_(11) = 12, 61 mm. On suppose que les sources de ces deux raies ont la même intensité.
  • 25 - Exprimer la différence Δλ entre les des deux longueurs d'onde de la raie double du sodium en fonction de e_1, e_(11) et λ_m. En déduire la valeur numérique de cette différence.

FIN DE LA PARTIE III

FIN DE L'ÉPREUVE

Questions fréquentes

4 questions
Le sujet Mines physique 1 MP 2013 porte-t-il sur un dragster ?
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Le sujet Mines physique 1 MP 2013 porte-t-il sur un dragster ?

Oui, il suit la conception d'un dragster à réaction à travers un accéléromètre MEMS, la propulsion par réacteur et le contrôle d'épaisseur de pièces par interférences.

Le sujet Mines physique 1 MP 2013 est-il difficile ?

Le rapport indique que l'épreuve n'a pas été bien réussie dans l'ensemble, avec plusieurs questions dont le taux de réussite descend sous les 10 %.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Mines physique 1 MP 2013 ?

Un manque d'analyse physique, l'absence de schémas, la confusion entre référentiels, et l'énumération d'hypothèses inutiles au lieu de la seule pertinente.

Ce sujet Mines MP physique 1 2013 nécessite-t-il de bien connaître le premier principe pour un système ouvert ?

Oui, la deuxième partie sur la propulsion par réacteur repose entièrement sur le premier principe appliqué à un système ouvert en régime permanent.

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